Elm Merry Street Christmas: Dans les griffes du père noël

Chapitre 2 : Le cauchemar de Jane

2517 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 08/01/2017 22:17

Bonsoir,


Deuxième chapitre de ce crossover spécial noël. Bonne lecture à ceux qui viendront lire.


Bonne soirée et à bientôt.



Dans la chaufferie, un sapin décoré, là, comme il se doit, magnifique, des cadeaux jonchant le sol.


-Tu ne veux pas aller ouvrir tes cadeaux ?


-Non, sans façon. répondant, le corps tremblant.


-Oh ! Tu vas me vexer. Ces cadeaux sont pourtant tous pour toi, espèce d’ingrat !


-J’en veux pas. Je veux partir.


-Bon ! Je vais les ouvrir à ta place.


Freddy s’avance alors en direction des paquets de toutes les couleurs, en prend un, le déballe, faisant ensuite rebondir le ballon de foot qui était à l’intérieur sous le regard craintif du mentaliste dont les rebonds fous courent à toute vitesse vers lui, parvenant à éviter le dernier en se couchant à terre sur le côté droit. S’en suit, un gant de base-ball dont les griffes d’acier tente de s’attaquer, ratant la proie allongée encore sur le sol, une poupée montrant des dents, celle-ci balancée en sa direction, rejetée plus loin par un coup puissant de la main de Jane, une console vidéo dont l’un des fils des manettes s’enroule à sa cheville avant de le tirer. Heureusement, un outil pointu traînant à sa portée, lui permet de sectionner le fil tenace et ainsi de s’en libérer, la frayeur demeurant comme jamais dans ses yeux. Un téléphone portable cracheur d’une substance très collante, évitée aussi, un skate board fonceur qui se glissent sous les semelles du mentaliste au moment où celui-ci, relevé, se met à courir, l’engin non inoffensif le conduisant droit vers un mur de brique. In-extremis, Jane saute, un peu sonné mais sans gravité. Des rollers qui le poursuivent ensuite, le faisant trébucher sans causer de blessures, un mp3 sur pattes que sa chaussure écrase par peur, des lunettes 3D que Krueger se met plus tard sur le nez, des boîtes de chocolats vivants, sortant de là, en nombre telle une armée de fourmis, en écrasant quelques-uns sur son passage. Un livre volant qui coince durant un instant les boucles avant de s’en libérer en prenant en main le livre agresseur, jeté à son tour par terre, du parfum dont son essence qui s’extrait du flacon, se transforme en épaisse brume, se propageant, n’y voyant plus rien. Des cadeaux à n’en plus finir.


-Tu as été gâté !


Jane tente alors de s’enfuir dans le brouillard, complètement désorienté, en tournant les chaussures, celui-ci se dissipant à la voix du croque mitaine qui le fait disparaître. Motivation ; Bloquer Jane et se planter face à lui, les lunettes 3D jetées au loin par la suite, causant un sursaut du souffre-douleur.


-Déjà fait !


Par le bout d’une griffe qui s’accroche sous le petit gilet du mentaliste, les semelles de celui-ci décollent du sol grâce à la force surréaliste de Freddy, alimentée par la peur, le maintenant brièvement toutefois en l’air avant de le renvoyer dans la réalité.


-Et si tu allais voir de plus près maintenant les cadeaux à découvert, tous rassemblés à présent, espèce de sale petit merdeux ! haussant le ton en fin de cet ordre menaçant, l’exécutant à sa place.


Le consultant remue une nouvelle fois la tête avec davantage d’énergie, complètement submergé par la terreur, jambes gigotant.


-Non… Non.


-Non ?


-Non, lui répondant d’une façon timorée.


- Oh ! Trop tard, boucle d’or ! Ne m’enlèves pas de te souhaiter un joyeux noël quand même !


Krueger l’envoie à cette seconde, valser au loin, aspirer soudainement par un tourbillon noir, totalement secoué par la maltraitance du voyage retour, sans compter celle que lui a fait psychiquement subir l’affreux plaisantin à l’humour sombre.


En de fugaces secondes, Jane se réveille violemment, se redresse avec brusquerie sur le canapé, en sueur, criant, ses collègues ne faisant alors plus preuve d’indifférence. Tout est redevenu normal.


-Jane, ça va pas ?


Cho s’empresse de le questionner, plus que surpris, Rigsby, Van Pelt s’y joignant, après que leur attention immédiate se soit tournée vers leur ami.


-Pourquoi t’as crié ?


-Tu te sens pas bien ? soucieux tous deux de le voir dans cet état.


Le cri est entendu bien sûr par tout le monde, yeux braqués sur lui, Lisbon, Minelli, depuis leur bureau, ayant distinctement capté celui-ci, se demandant ce qui se passe. Inquiets, tous deux sortent, réactifs, marchent à vive allure, l’agent sénior n’ayant que quelques mètres à parcourir, placée dans le périmètre, le patron du bureau californien arrivant peu après, l’expression renfrognée comme souvent.


-Qu’est-ce qui se passe ?


L’agent chef le scrute, sourcils froncés, remarquant des gouttelettes qui ont élu domicile sur son front avant que celles-ci ne dégoulinent en direction des tempes.


-C’est affreux à quoi j’ai rêvé.


-Bon sang ! Qui a hurlé ainsi ?! Ce n’est pas un zoo !


-C’est Jane. Il s’est mal réveillé. Rigsby  informant son chef supérieur, timbre teinté d’indulgence contrairement à celui de Minelli qui se tourne ensuite vers le mentaliste, se rapprochant du canapé.


-Vous vous mettez à hurler à présent ? Vous devriez essayer de dormir un peu plus la nuit ! Ça vous éviterez peut-être de crier et d’ameuter tout le C.B.I ! Bientôt on se croira dans un cirque si on n’y est pas déjà.


Le ton du réprobateur se baisse légèrement vers la fin de ces réflexions ne voulant que l’attention s’attise vers eux tandis que Van Pelt, timidement plaide la cause de Jane.


-Ce n’est pas de sa faute, patron. Il ne l’a pas fait exprès.


Minelli se tourne alors en direction de l’agent, le regard autoritaire avant d’engager une pointe d’ironie, tonalité sarcastique, très agacé.


-Non ! Bien sûr ! C’est de ma faute ! Jamais de la sienne ! Je suis un père fouettard qui le martyrise ! C’est pour ça qu’il se réveille en criant.


-Non… C’est pas ce que j’ai voulu dire.


Le patron se retourne à nouveau, sans attendre vers le consultant, le pointe du doigt, voix menaçante par l’énervement, sonnant telle une promesse.


-Je vais vous faire prescrire des somnifères, moi, si ça se reproduit. puis repart, insupporté par ce dérangement, un qui s’ajoute à une longue liste, sous le regard de l’équipe, qui ne pipe pas mot, avant que le mentaliste n’ouvre la bouche, l’expression toujours marquée par la frayeur, ne manquant pas au passage, malgré la tonalité neutre, d’en plaisanter ce qui fait esquisser un petit sourire chez Lisbon.


-Il serait même capable de mes les faire avaler en se servant d’un entonnoir comme on gave une oie pour son foie.


-Je crois que vous avez raison.


Voyant que Jane ne se décrispe, ne pouvant se débarrasser de cette mine à l’air terrifiée, l’agent senior en vient à penser que c’est plus inquiétant qu’elle ne l’aurait imaginé, lui proposant un verre d’eau fraîche, gentiment.


-Oui, je veux bien.


-Je vous apporte ça.


Pendant qu’elle part vers la salle de restauration, dévouée, serviable, Cho, Van Pelt, Rigsby se lèvent, allant le questionner, cette réaction ne ressemblant nullement à leur ami.


-T’as rêvé à quoi pour que ça te mette dans un tel état ? interroge, le premier, Wayne.


-Cauchemardé serait plus exacte. C’était affreux tant c’était réel.


Le mentaliste ramène ses mains sur son visage, courbe légèrement le dos, le langage gestuel, de son corps replié sur lui-même au sens figuré, éloquent. Grace s’approche, pose sa main sur l’avant-bras et d’une voix douce lui demande de raconter son cauchemar. Les mains de Jane dégagent sa figure, se redresse, leur résumant en détail, Lisbon arrivant quelques secondes après, le verre à la main, qui lui est remis, la remerciant.


-Tenez.


-Merci.


L’eau est bu d’une traite sous le regard, là, écarquillé des agents.


-Vous aviez soif !


Le verre est remis ensuite à Lisbon qui lui propose de nouveau un autre verre, le consultant répondant non, qu’il n’a plus soif, un peu plus calme.


-D’accord. Je le ramène.


-Patron. s’adresse Rigsby.


-Oui.


-Jane était en train de nous raconter son rêve et vous devriez écouter. C’est assez flippant.


-Celui qui a fait accourir Minelli furieusement ?


La supérieure en plaisante un peu, en fixant le mentaliste qui ne se déride pas, conservant ce sérieux.


-Racontez-moi, alors.


Après avoir terminé son récit, plus tard, Lisbon se montre étonnée par le contenu du songe, surtout concernant le passage que Jane n’a pas censuré, non embarrassé de raconter le baiser sous le gui, dû au retournement qui vint par la suite.


-Freddy Krueger ! ? Le mec aux griffes d’acier ! ? C’est pas banal en tout cas votre cauchemar. Je m’imagine assez mal, par contre en train de vous proposer de vous embrasser sous le gui. Mais ce n’est qu’un rêve de toute façon.


-Croyez-moi. Vous étiez très convaincante et ce petit quoi d’entreprenante. J’admets que ça a été le seul moment agréable.


Les sourcils de l’agent senior se haussent, les yeux agréablement surpris ainsi qu’une petite touche amusée par la manière naturelle qu’a eu Jane de l’exprimer.


-Je vous comprends. Quand on est poursuivi par le croque mitaine en personne… Ça fiche une trouille bleue.


-Vous vous moquez de moi, non ?


-Juste un petit peu. ce qui amuse les agents, lèvres qui en témoignent.


-Plus sérieusement. Ça ne serait pas le vin chaud que nous avons tous bu, hier, lors du pot d’avant noël ? Les effets subsistent encore, qui sait ?


-Je n’en n’ai bu que deux verres. Et depuis hier…


-Vu que vous dormez peu, peut-être que l’alcool n’a pas été complètement éliminé. Le fait d’être reposé rend plus résistant à l’alcool.


-Le sommeil débrouille l'écheveau confus de nos soucis  car il est l'aliment principal du *tutélaire festin de la vie. (*Divinité, rôle protecteur, source larousse.)


-Shakespeare.


Les connaissances pointues de Cho en matière de littérature, lui permet de faire partager sa science aux autres.


-Ça veut dire quoi exactement ? questionne Van Pelt, cette citation qui a le mérite que l’on en démêle justement le sens.


-Que de dormir comme il faut, désembrouille ce qu’il y a d’emmêlé dans notre cerveau, telle les éléments d’une intrigue à éclairer pour qu’ainsi la tête fonctionne et qu’on se porte le mieux possible. définition simplifiée résumée par le fin mentanalyste, (mot complètement inventé) qui éclaire en effet la compréhension de Rigsby, Grace et Lisbon.


-Freddy Krueger ne doit pas penser la même chose.


Humour de la part, là, de Rigsby, qui fait sourire ses collègues excepté le sujet central dont sa bouche se force à s’étirer, ricanant par ironie sans trop tenir rigueur de la manière dont sa peur est prise avec légèreté.


-Très drôle, oui.


-Jane. On ne se moque pas de vous. Ne le prenez pas mal.


-Ce n’est pas le cas, je vous assure. le ton parfaitement sincère, remarqué par ses coéquipiers, sa patronne faisant preuve à cet instant, davantage de sentiment de révérence à l’égard du pauvre craintif, essayant de le rassurer.


-Bon ! C’est seulement un rêve. Ça ne vaut pas le coup de vous mettre dans cet état. Il n’y a rien de réel là-dedans. Ne vous inquiétez pas. Moi, je crois, que le vin chaud ne vous a pas réussi. Vous avez dormi combien d’heure cette nuit ?


-Trois heures environ.


-Vous voyez ! Je pense que ça a eu une incidence. C’est fort possible.


Le consultant médiocrement convaincu, s’efforce néanmoins d’acquiescer en effectuant un minime hochement de tête, voulant y croire tant il souhaite que Lisbon ait raison. Il se rallonge ensuite sur le canapé, s’en persuadant, allant de son commentaire vis-à-vis du sévère père fouettard.


-En tout cas, le vin chaud réussi à Minelli, même à faible consommation. Il est beaucoup plus détendu, sympathique sans être bourré.


Cho, Van Pelt, Rigsby, repartent à leur poste tandis que leur supérieure, restée postée face à Jane lui conseille toutefois de ne pas se recoucher.


-Je ne crois pas que Minelli supportera à nouveau de vous entendre crier si vous vous remettez à rêver. Faites votre sudoku.


-Vous vous moquez encore ? lui demandant, bouche un tantinet déridée cette fois.


-Un peu, oui.


Lisbon lui adresse un sourire petitement narquois, mignonnet avant de repartir quant à elle vers son bureau où de la paperasse l’attend, s’échangeant tous deux une plus large complicité souriante.


-Si je vous refaisais une petite grenouille sauteuse en papier à mettre ensuite sur votre bureau ? proposé bien sûr sur le ton de la plaisanterie.


-Faites donc ça !


A ce moment, la frayeur du cauchemar semble s’apaiser, suivant le conseil de sa patronne. A l’assaut du sudoku !

Stylo en main quelques secondes plus tard, Jane se concentre sur les grilles de ce jeu très cérébral, les paupières se maintenant, avec volonté, ouvertes. Tandis que les cases se remplissent sans tellement de difficultés, chiffres allant de 1 à 9 en veillant toujours à ce qu'un même chiffre ne figure qu'une seule fois par colonne, une seule fois par ligne, et une seule fois par carré de neuf cases, le consultant souhaite halluciner. La pointe de son stylo s’enfonce subitement dans l’une des cases vierge, de plus en plus, jusqu’à atteindre la limite du bout des doigts, entendant le rire du maître du jeu, sadique Krueger. Le stylo est immédiatement jeté sur le canapé, grilles de sudoku repoussées d’emblée, ne faisant là, retourner aucun membre, dû au non trop sonore bruit provoqué.


« -Plus de sudoku pour le moment ! » se chuchote-t-il, le regard choqué, psychisme commotionné.


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