MHA IMPACTUM; Tome 1: Sous les cendres de la société
Le soleil laissait place à la lune et l'obscurité lorsque Hino sortit de la maison qu'il partageait avec sa famille adoptive.
Il pleuvait, c'était le moment parfait pour organiser des crimes. Que les vilains étaient prévisibles. Les civils couraient, mettant pour la plupart leurs bras au dessus de la tête pour se protéger de l'eau et du vent. Hino, lui, se fichait de la météo, car il était toujours protégé des intempéries par son costume, inspiré par celui de Deku, un grand héros des légendes, un de ceux qui avaient vaincus Shigaraki et All For One.
Enfin, ça, c'était il y un peu plus d'un siècle, avant que les vilains ne reprennent l'ascendant et que le monde tombe dans la terreur et la peur. La plupart des enfants ne rêvaient plus désormais, ou s'ils rêvaient, ce n'était pas de l’héroïsme qu'ils voulaient, mais de la méchanceté et du pouvoir.
Et même si ça pouvait sembler fou, Hino, lui, n'avait toujours rêvé que d'une chose: Sauver le maximum de gens comme l'avaient fait ses parents avant lui. Ils avaient sacrifié leur vie dans la lutte contre les vilains, et c'était eux qui l'avaient inspirés. Il était prêt à prendre les risques nécessaires pour combattre et vaincre.
Enfin, c'était bien de parler, mais il fallait aussi agir, et là, c'était moins facile étant donné qu'il n'avait pas d'alter.
C'est alors qu'un cri retentit, venant d'une ruelle au fond de la rue. Hino se précipita sans réfléchir, s'engouffrant dans l'obscurité, mais faisant tout de même attention à ne bousculer personne.
Les gens passaient, étonnés de voir un garçon en costume courir, mais s'en fichaient que des gens crient à l'agonie. Le monde avait changé, ça c'était sur, mais ce n'était pas pour autant que le monde devait sombrer dans le désespoir.
Hino arriva finalement devant le vilain, un homme en costard, portant un masque représentant la joie. En face de lui, des enfants pleuraient, tentant d'appeler leur père, visiblement très blessé. Le garçon s'exclama:
"Les enfants, ne vous en faites pas, je vais tout faire pour vous sauver, vous et votre père, de ce vilain."
Les enfants se redressèrent et observèrent le garçon costumé se mettre en position de combat face à son adversaire. Il refusait de voir d'autres enfants séparés de leur parents par la faute des vilains.
"Papa, maman, je vais tout faire pour que vous soyez fier de moi. Je vais suivre votre chemin et devenir le plus grand des héros pour faire sourire tout le monde. Regardez moi, où que vous soyez. J'ai besoin de vous. Papa. Maman. Ma destiné commence ici."
Hino ouvrit de nouveau les yeux, mais le vilain s'était mis à bouger vers le fond de la ruelle. Refusant de le laisser s'échapper, il courut de toutes ses forces pour le rattraper, en ayant failli glisser plusieurs fois sur les petits pierres qui témoignaient d'un manque d'attention des agents de la ville sur les chemins.
Les vilains étaient désormais monnaie courante, mais pourtant, est-ce qu'on devait légaliser leur actes, et ne pas les punir ?
Non, il fallait bien que quelqu'un s'occupe d'eux, et cette personne, ce serait lui.
S'aggripant aux petites prises sur les murs, il se propulsa en avant pour atterrir sur le vilain. Celui-ci changea la forme de son masque, passant de joie à colère, et s'écria:
"Gamin, vas jouer au parc avec les autres, et laisses les grands faire leur travail.
-Vous appellez ça un travail ? Vous prenez tout dans le dos des honnêtes gens. Vous, les vilains, ne pensez pas aux autres, mais à vous.
-Et alors ? C'est la loi du plus fort. Les faibles n'ont pas leur places parmi les plus grands.
-Petite question. Qui s'est occupé de toi quand tu étais enfant ? Quelqu'un t'as forcément recueilli, même si tu avais tout perdu.
-On sent bien que tu souffres gamin, mais c'est pas mon problème, et je suis pas psy, donc vas voir ailleurs.
-Si tu n'es pas décidé à arrêter par toi même, je vais devoir t'arrêter.
-Je t'attends gamin."
Hino fonça sans réfléchir sur le vilain, mais remarqua trop tard qu'il avait changé son masque en pistolet.
"Le pouvoir de modifier tous les objets touchés. Voilà mon alter, que vas tu faire désormais ?
-Même si je n'ai pas d'alter, je te vaincrais.
-Un sans alter, encore ? Vous, vous êtes vraiment les faibles parmi les faibles.
-Répète un peu.
-Tu vas faire quoi si tu n'as pas d'alter hein ?"
Le vilain appuya sur la détente, mais Hino arriva juste à temps à esquiver. Il est vraiment prêt à tout, même à tuer.
Il savait maintenant qu'il ne devrait avoir aucune pitié, car son ennemi, lui, n'en aurait pas.
Hino s'approcha de son adversaire avec des mouvements imprévisibles pour pas qu'il ne puisse les prévoir et lui tirer dessus. Désormais à un mètre de son assaillant, Hino sauta et lui envoya son pied sur la figure, lui faisant cracher du sang. Désormais déséquilibré, le vilain se mit à reculer pour fuir une nouvelle fois, mais en se retournant vers la suite de la ruelle, il y trouva le garçon, accroché à un balcon par des ruban. Celui-ci lui frappa le crâne avec force, si bien que le son résonna.
En sang, l'homme masqué transforma ses doigts en petites mitraillettes et hurla avec un éclat de folie:
"Alors, toujours envie de faire mumuse. Voilà la vraie quintessence du pouvoir et de la puissance. Laisses moi partir ou...Quoique, non, oublies ce que j'ai dit. Tu m'as énervé, alors je comptes bien m'amuser encore un peu."
Il se releva et pointa du doigt le héros, quoique pas encore héros. Il annonça avec faim:
"On va jouer à un jeu, tu es la souris, et moi le chat. Vas donc te cacher avec que je te colles une balle entres les deux yeux."
De plus en plus sous l'emprise de la folie, le masqué se mit à tirer n'importe où, canardant les murs, fenêtres, et civils qui criaient de peur. Il sortit alors une seringue. La drogue d'amplification d'alter, le fléau des super héros. Avec cette seringue, il boosta son pouvoir et d'autres mitraillettes apparurent sur les mitraillettes elles mêmes.
La ruelle fut bientôt un champ de tirs incessants. Hino n'avait plus d'autres choix que de fuir. Non, il devait encore se battre. Il ne pouvait pas se permettre de laisser ce vilain en liberté. Il s'apprêtait à plonger sur son adversaire malgré les risques lorsqu'une voix hurla depuis l'autre côté de la ruelle, une voix d'enfant:
"Allez le héros. Tu nous as promis, on croit en toi."
Cette marque de confiance...Il ne devait pas les décevoir. C'était son devoir. Il vaincrait. Il vaincrait. Il vaincrait cet ennemi devant lui, peu importe les obstacles, pour honorer la confiance de ces deux enfants qui comptaient sur lui.
Une énergie s'infiltra alors en lui. Une énergie bleue. Hino plia les jambes...et bondit avec une force impressionnante sur son opposant qui ne vit rien venir. Le vilain se débattit, mais la force de Hino avait d'un coup augmentée, si bien qu'il ne fallut pas si longtemps pour que le vilain capitule.
Alors que le garçon s'apprêtait à attacher les mains du vilains, celui-ci fit apparaître un pistolet sur son front, droit sur Hino.
Une forme se distingua dans le ciel. Elle se rapprochait dangereusement d'eux. La menace du pistolet était bien là, mais comment ne pas détourner le regard pour admirer le spectacle qui s'offrait devant ses yeux.
Une femme d'une beauté époustouflante, dans un costume d’héroïne, tomba sur le sol, prenant la tête sanguinolente du vilain dans sa main.
Il s'agissait de l’héroïne numéro 1 du classement: Canarda la canardeuse, aussi appelée Bombe Humaine. Son alter, Auto Explosion: Elle s'explose elle même pour affaiblir ces adversaires. Ces explosions sont puissantes, mais elle a une résistance inée aux explosions, ce qui la protège.
Ce n'est pas pour rien qu'elle a comme nom de famille Bakugo.
L’héroïne dit alors avec un sourire:
"Tu t'apprêtais à faire une bêtise, le vilain. Mais, ne t'en fais pas gamin, et tu veux savoir pourquoi, parce que l'artillerie est là."
À suivre dans le prochain chapitre.