MHA IMPACTUM; Tome 1: Sous les cendres de la société

Chapitre 7 : Le Goût de la Souffrance

1433 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 06/01/2026 16:47

Il semblerait que l'affaire Aoi fasse encore parler d'elle à travers tout le Japon. Les tribunaux et agents du gouvernement ne savent toujours pas comment réagir en face de Aoi Miho, actuellement en prison.

On dit qu'elle était élève d'un lycée héroïque et qu'elle a tué son professeur et deux de ses camarades. Personne ne sait pourquoi elle a fait ça. Certains disent qu'ils la trouvaient étrange depuis quelques jours, mais rien n'est encore avéré, et les psychologues font tout ce qu'ils peuvent pour donner une réponse dans les plus brefs délais.

Dès que j'aurais plus d'infos, je vous les partagerais à travers ce blog.

Yuuma Keitaro


Alors que les élèves entraient dans leur nouvelle maison, Tashiro s'exclama:

"Regardes Hino. J'ai fais des recherches sur l'affaire Aoi, et il parait que c'est une fille de filière héroïque qui a tuée deux camarades et son professeur. T'y crois toi ?

-Je ne sais pas. Il faut quand même être très puissant pour vaincre un pro. Après, si son alter est phénoménale, le professeur ne faisait peut-être pas le poids.

-Oui. Imagines elle arrive à s'échapper de prison. Etant donné qu'elle a battue un pro à elle toute seule, elle pourrait faire de gros dégâts. T'en penses quoi ?

-Je préfères ne pas imaginer.

-T'as raisons. Tu vas te mettre avec qui comme coloc ?"

SunFlash, qui s'était approché d'eux, répondit au garçon enjoué:

"Ce sont nous qui formons les groupes. Bien entendu, ce sera garçon avec garçon, et fille avec fille."

Tashiro, déçu, marmonna des choses incompréhensibles.

Une fois les valises et sacs montés à l'étage, Solid Sky s'occupa de faire visiter le bâtiment à la classe.

Le rez de chaussé servirait de lieu commun, avec la cuisine, la salle à manger et le salon. Le premier, deuxième, et troisième étages seraient réservés aux chambres avec, les garçons à gauche, et les filles à droite.

Enfin, le quatrième étage permettrait de se doucher.

SunFlash continua en appelant les différents groupes. Tashiro se retrouva avec Okuda, lançant un regard à son meilleur ami. Un regard désespéré, comme pour lui supplier de l'aider. Désolé pour son ami, Hino dut se résoudre à hausser les épaules avant d'être à son tour appelé. Sa chambre se trouvait au deuxième étage, en compagnie d'un certain Umeji Ryuichi.

Le garçon reconnut alors son colocataire. C'était celui qui s'était fait insulter par Okuda lorsqu'il avait voulu choisir sa place. Pourtant, on aurait dit qu'il portait un masque. En cours, il ne faisait pas de bruit, se laissait critiquer, et ne se défendait jamais. Mais, une fois tout seul, son regard se faisait dur et froid. On pouvait deviner une certaine musculature quand on y regardait de près, ce qui avait le don d'étonner Hino. Pourquoi se laisser faire, et ne pas se défendre, surtout quand on en avait les capacités.

Après qu'ils aient enfin rangé leur affaire et qu'ils puissent enfin se poser, Hino osa demander:

"Umeji, c'est ça ? Petite question. Pourquoi tu t'es laissé insulter par Okuda ce matin. Pourquoi tu ne lui fous pas la raclée de sa vie ?

-Déjà, je pourrais savoir t'es qui pour me parler comme ça ?

-Moi, c'est Hino Munoto. Je te poses la question car ça m'étonne que tu acceptes de te faire maltraiter par cet abruti de Okuda alors que tu as le choix.

-Et quel intérêt j'aurais à répondre à tes stupides questions ?

-Ben...On va se voir tous les jours et dormirent dans la même pièce, je trouves ça logique qu'on apprenne à se connaitre, pas toi ?

-Honnêtement. J'en ais rien à faire de toi, ta vie, ou tout ce que tu peux valoir. À mes yeux, si tu ne m'es pas utile, tu ne vaut rien.

-C'est brutal comme mentalité.

-Non, c'est une mentalité réaliste.

-Donc si je comprends bien, si tu te fais maltraiter par l'autre con, c'est parce qu'il t'es utile ?

-Disons plutôt bénéfique. Et je serais prêt à tout pour devenir ne serait-ce qu'un tout petit peu plus fort. Pour sauver mon père du surmenage que lui impose son travail, et surtout, l'emmener loin de notre mère. Tu ne peux pas comprendre, mais je ferais tout pour rendre heureux ceux que j'aimes. Je serais prêt à y laisser la vie, et à tuer si nécessaire.

-Tu as raison, je ne peux pas comprendre, car mes parents sont morts quand j'avais 5 ans, et ma meilleure amie chez qui je vis m'a renié. Mais d'un certain côté, je te comprends aussi, moi aussi je veux tout faire pour mon objectif. Celui de rendre hommage à mes parents en sauvant le plus de mondes des vilains. Tu vois, on est pas si différent.

-Ecoute moi bien. On a rien en commun, t'entends, RIEN ! Alors si tu penses qu'on va faire copain-copain, tu peux rêver. Ici, on est tous des élèves au grand potentiel qui veulent devenir des héros. Le truc, c'est que seuls quelques uns d'entres nous auront la possibilité de devenir les meilleurs, alors je n'hésiterais pas à t'écraser, te massacrer pour mon rêve. T'as compris, pauvre merde.

-Si tu veux. Mais alors, n'espères pas non plus que je te fasses des cadeaux.

-J'en ais rien à faire de ce que tu veux. Maintenant, fous moi la paix.

-Pourquoi m'avoir dit ce que tu as sur le cœur pour après me gueuler dessus. Sans vouloir te vexer, c'est un peu idiot.

-Non, mais de quoi je me mêles. Vas te faire foutre bordel. C'est pas parce qu'on est camarade que je te supporterais. Surtout que tu ne me sers à rien. Rien du tout !"

Umeji sortit de la pièce sans attendre la réponse, les yeux haineux. il monta sur le toit du bâtiment, s'assit, les jambes s'agitant au dessus du vide, poussées par les vent. Il sortit son téléphone de sa poche après avoir entendu une notification.

Maman

Mon chéri. Comment ça se passe tes cours ? Et ta rentrée ? Tu t'es fais des amis ?

Umeji

Ta gueule, je veux pas te parler, alors laisses moi.

Maman

Comment tu parles à ta mère ? Si tu continues, je t'enfonces mes doigts dans tes yeux si beau, comme disent les gens qui te voient la première fois. Si seulement ils savaient que tu n'es qu'un être froid, sans cœur, prêt à tuer pour son objectif, et à mourir aussi.

Umeji

Premièrement, je ne te considères plus comme ma mère.

Deuxièmement, la source de tous nos problèmes, c'est toi. Si tu ne poussais pas papa à bout et que tu ne le critiquais pas à tout bout de champs, alors qu'il fait tout ce qu'il peut pour notre bonheur, peut-être que je ne serais pas comme ça.

Maman

Encore et toujours cet incapable. Tu n'as que cet idiot dans ta tête. Tu ne pourras pas toujours te réfugier derrière ton alter pour te sauver: Souffrir pour évoluer, quel drôle d'alter. Si seulement tu avais hérité d'un meilleur alter que celui qui te permet de t'améliorer en souffrant. Quelle plaie !


Umeji éteignit son téléphone après avoir bloqué le numéro de sa mère. Il n'en pouvait plus, vraiment plus, comme en témoignait sa tête qui se réfugiait sous ses bras, presque en pleure.

Une ombre se dessina à côté de celle du garçon. Une fille. Une fille avec l'étrange même regard que lui. Une fille souffrante, seule. Une fille dont personne ne voulait.

Il finit par demander:

"Je peux savoir t'es qui et pourquoi t'es là comme une philosophe qui observe le ciel, pensant à mille et une chose ?

-Eh ben, t'as de l'inspi pour les comparaisons toi. Je suis Ohara, et toi Umeji, non ?

-Comment ça se fait que tout le monde connaisse mon nom avant même que je le dises ?

-Je sais pas, intuition féminine peut-être."

Le garçon lâcha un petit rire discret. Impossible. Il riait, lui ? Comment cette fille avait-elle faite pour vaincre la carapace qu'il avait mis si longtemps à forger pour faire face à sa mère.

Comment faisait-elle pour lui donner confiance, pour qu'il se sente...comme à sa place.

Avait-il enfin découvert ce qu'était une amie ?

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