Danse avec moi, loin de cet enfer || Le choix de Toya Todoroki

Chapitre 34 : Sur un nuage

3432 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 23/08/2026 12:59

[Huit jours avant le raid sur le Manoir]


Yumei fait face à Hawks, sourcils froncés. Elle ne cherche même pas à dissimuler son agacement, assise bras et jambes croisés sur son lit, alors que l'oiseau a pris place sur la chaise de son bureau. Ce dernier semble dans un tout autre monde, le coude sur le meuble et le menton posé sur sa main : il a visiblement déjà oublié que cela fait cinq minutes qu'elle l'observe en attendant qu'il lui parle. Il est comme ça depuis le repas de ce matin... et ce n'est pas le seul, d'ailleurs.

Il n'a pas fallu une minute à l'ex-journaliste, incollable en analyse du comportement des gens, pour comprendre que quelque chose a changé chez Hawks et Tōya depuis la nuit dernière. Elle se doute de quoi il s'agit... mais même si cela lui fait immensément plaisir, elle ne peut pas faire abstraction de la mission que le héros était supposé accomplir hier. Vu la bonne humeur inhabituelle de Tōya ce matin, elle est certaine que Hawks ne lui a pas avoué leur plan, et que le vilain ne sait toujours pas qu'ils ont prévu de le faire venir à UA menotté et sans alter pour qu'il rencontre la police et les enseignants du lycée.


Elle se racle bruyamment la gorge dans l'espoir de relancer la discussion. L'oiseau redescend enfin de son petit nuage, confus et soudain désolé d'avoir laissé vagabonder son esprit devant son amie.

« Pardon, Yumei. Tu disais ? »

Elle fait tout pour rester calme et maintient un sourire forcé sur son visage pour ne pas brusquer le jeune homme. Mais il devrait très bien savoir pourquoi ils se trouvent tous les deux en tête-à-tête en ce moment.

« Je te demandais comment s'est passée ta soirée hier. »

Évidemment, Hawks se met à rougir à cette question, et Yumei ne peut réprimer un air amusé. Elle a beau perdre patience et en vouloir à son camarade, elle ne peut nier que sa réaction est adorable.

« Heu..., balbutie le héros en détournant les yeux. C'était une super soirée, on... »

Il semble enfin percuter la raison pour laquelle Yumei a l'air agacée en attendant sa réponse.

« Oh. Oui, j'ai oublié de lui parler du plan.

— Je m'en doutais...

— E... excuse-moi ! J'ai vraiment essayé, pendant toute la nuit même, mais notre conversation a... dévié... Et je n'ai plus eu le cœur d'aborder le sujet après ça.

— Mmh ? »

Elle lève un sourcil, et il a l'air à présent très embarrassé.

« Je suppose que tu avais plus important à faire ?, rajoute-t-elle d'un ton sarcastique, voyant qu'il cherche à prendre des détours pour ne pas lui avouer ce qu'il s'est passé hier avec Tōya.

— Heu, et bien... On a beaucoup parlé, et...

— Mmh-mmh.

— Oh et puis zut, t'as gagné. J'aurais voulu te l'apprendre avec lui, mais... Oui, on s'est embrassés ! »

Il rougit en baissant les yeux, et son attitude de petit garçon honteux est si attendrissante que Yumei ne parvient plus à se retenir. Elle se lève pour serrer Hawks dans ses bras, sincèrement heureuse qu'il soit parvenu à assumer ses sentiments et que cela soit réciproque. Ils restent un moment comme ça, profitant de cette étreinte pour laisser retomber la tension entre eux, jusqu'à ce que la jeune femme se détache de lui en le tenant toujours par les épaules.

« Je suis si contente pour vous ! Et je vous souhaite tout le bonheur.

— Merci beaucoup. Je sais que je t'ai déçu, je suis désolé...

— Je comprends que ce n'est pas facile, mais il faut absolument que tu en prennes conscience, Hawks. Si tu ne lui avoues pas très vite et qu'il apprend notre plan au dernier moment, il va le prendre encore plus mal. Surtout maintenant que vous vous êtes avoué vos sentiments... il risque de se sentir vraiment trahi.

— Oui, tu as raison...

— Alors je compte sur toi pour le lui dire très vite, d'accord ? Ou tu préfères que je m'en charge ?

— Non, t'en fais pas ! Je te promets de lui en parler, Yumei. »



* * *



Trois jours se sont écoulés depuis cette promesse envers Yumei. Trois jours de pur bonheur pour Tōya et Keigo, qui filent le parfait amour en toute discrétion, loin du regard des autres. En public, les deux hommes agissent désormais comme des meilleurs amis. Tout le temps fourrés ensemble, et très souvent à trois avec Yumei, ils ne cessent de sourire et de rire en présence de l'autre. Toute gêne, toute barrière entre eux a définitivement été levée, ce qui leur permet de se dévoiler beaucoup plus sincèrement et d'agir plus naturellement. Il est désormais impossible d'ignorer qu'ils sont subitement devenus inséparables.

Et puis, lorsqu'ils se retrouvent à l'abri des regards, leur attirance l'un pour l'autre devient difficilement contrôlable. Ils se sont découvert une certaine passion pour le contact physique, si bien qu'il leur arrive régulièrement de s'embrasser en cachette, même dans les pires endroits possibles. Au coin d'un couloir, à côté de la porte de la cuisine, à l'abri des arbres du jardin ou même dans les toilettes du Manoir, le goût de l'interdit et du danger d'être surpris les fait vibrer, et ils s'en amusent sans se priver le moins du monde. Même s'ils ont déjà failli être pris sur le fait à deux reprises, cela ne les empêche pas d'en redemander et de continuer à apprécier ce petit jeu coquin rien qu'à eux.

Il va sans dire que tout au long de ces trois jours perchés sur leur nuage, Keigo n'a jamais trouvé le courage d'avouer le plan à Tōya. Il a essayé de le lui dire, bien sûr... à de nombreuses reprises. Le problème, c'est qu'ils se retrouvent rarement à deux dans un lieu isolé. Et quand c'est enfin le cas, soit ils se jettent l'un sur l'autre, soit la conversation finit inévitablement par dévier. Mais comment en vouloir au pauvre héros, qui découvre pour la première fois la joie et l'excitation de tomber amoureux ? Chaque instant avec Tōya est si intense, si spécial à ses yeux qu'il n'a jamais eu le cœur de le gâcher avec sa mauvaise nouvelle. Que ce soit quand ils rient ensemble, quand ils s'embrassent ou quand ils se chamaillent, ça n'a jamais semblé être le bon moment à Keigo. Et il a fini par comprendre, au fil des jours, qu'il redoute en fait la réaction de son partenaire.

Et il a de bonnes raisons de la redouter. Au plus il apprend à découvrir les différents aspects de la personnalité de Tōya Todoroki, au plus il peut s'imaginer à quel point ce dernier va prendre comme une trahison ce qu'il doit lui avouer depuis déjà cinq jours. Il comprend de mieux en mieux à quel point son ardent compagnon a été blessé, négligé, trahi dans sa vie. Et il est terrifié à l'idée de lui faire du mal et de briser la bulle de bonheur qu'ils viennent à peine de se constituer.



Nous sommes à présent quatre jours avant la bataille. Ce soir-là, Keigo est à nouveau décidé à faire ses aveux à Tōya. Il lui a donné rendez-vous à un endroit différent pour une fois : sur le toit en tuiles du Manoir, un lieu où il sait qu'ils ne seront pas entendus ni dérangés et dont la hauteur va, il pense, l'aider à se sentir à l'aise pour aborder cette discussion difficile.

Perché au sommet comme un oiseau sur sa branche, Keigo observe le vent agiter doucement les cheveux blancs de l'homme qui occupe toute ses pensées. Ce dernier a le regard perdu sur l'horizon, un petit sourire aux lèvres, et un air si paisible sur le visage qu'il ferait fondre le cœur de n'importe qui.

« C'est sympa aussi, ici. Tu viens souvent ?

— Ça m'arrive quand je suis un peu stressé. »

L'oiseau se reprend aussitôt quand il voit une moue boudeuse se dessiner sur la lèvre de son compagnon :

« Mais avec toi, c'est pas pareil ! J'avais envie de te montrer un autre endroit qui m'apaise, c'est tout. »

Tōya sourit d'un air satisfait, puis se penche vers le héros pour déposer un baiser sensuel sur ses lèvres. Ils s'embrassent quelques instants, leurs deux corps en déséquilibre sur les tuiles glissantes, puis s'écartent pour se stabiliser à nouveau. Leurs cœurs à tous les deux battent vite et fort, et ce n'est pas la dangerosité de leur rendez-vous sur un toit en pente qui en est la cause.

« Alors parlons de choses qui fâchent pour évacuer le stress. Ça te dit ? »


Keigo acquiesce d'un signe de tête, le sang battant fort dans ses tempes. Allez, c'est le moment de tout avouer au jeune homme. Ce dernier est en bonne condition pour l'entendre parler de problèmes, et s'il ne saisit pas l'occasion maintenant, il ne voit pas quand il pourra le faire d'autre. Mais à son grand désarroi, alors qu'il ouvre la bouche pour se lancer, le vilain le devance et commence à se confier en premier.

« Ok, en fait je voulais... hum. Désolé, c'est pas très joyeux, mais ça me pèse beaucoup et j'y pense depuis un moment. J'aimerais bien qu'on parle de mon père. »

Le héros commence doucement à stresser. Évidemment, cette conversation devait bien tomber un jour ou l'autre. Il s'agit également d'un sujet qu'il aurait voulu éviter le plus longtemps possible, mais Tōya a raison : s'ils ne mettent pas au clair leur point de vue à tous les deux sur la question, cela leur posera des problèmes inévitables dans le futur. L'oiseau replie instinctivement ses deux ailes autour de lui, comme pour se protéger de la conversation difficile qu'ils s'apprêtent à avoir. Mais il fait signe à Tōya de commencer, un sourire encourageant sur les lèvres. Ce dernier se lance après quelques instants de réflexion.

« Je connais ton histoire, et je sais qu'il t'a sauvé quand t'étais gosse. C'est un peu comme ton modèle, pas vrai ?

— Ouais... Je peux pas te cacher que je l'admire depuis que je suis tout gamin. C'est grâce à lui que je suis devenu un héros.

— Je vois... »

Tōya ramène un peu plus ses genoux contre lui, serrant ses chevilles par crispation.

« Tu vois... Il y a quelques semaines, j'aurais pété un plomb que tu me dises ça. Et ça me déplaît encore fortement... parce que tu ne sais pas qui il est vraiment, et de quoi il est capable quand les projecteurs ne sont pas braqués sur lui. Mais au moins, maintenant, j'arrive à contrôler ma colère... C'est déjà une bonne avancée, je suppose. »

Keigo lui sourit tendrement, et tend un bras vers lui pour caresser sa joue.

« Bien sûr que ça l'est ! Pour ma part, j'ai loupé beaucoup de détails concernant ce qu'il s'est passé... Et si tu m'expliquais enfin tout ça ? Je te promets que je suis prêt à l'entendre... même si je ne pourrai jamais cesser d'admirer le héros "Endeavor", vu tout ce qu'il a fait pour moi. »

Tōya pince ses lèvres et se met à trembler. Keigo comprend que son traumatisme est en train de ressurgir et regrette déjà de lui avoir demandé de lui en parler. Il s'apprête à lui dire de ne pas continuer, mais quand il voit que le jeune homme aux cheveux blancs prend une grande inspiration, il décide de ne pas l'interrompre.

« Très bien. Alors je ne vais pas te parler d'Endeavor. Je vais te parler d'Enji Todoroki. »


Keigo déglutit, et Tōya se lance dans son récit. Il lui raconte l'obsession de son père à dépasser All Might. Le mariage forcé avec sa mère. La raison pour laquelle lui, ses frères et sa sœur sont nés : pour satisfaire son désir de succès. Ses entraînements intensifs dès l'âge de six ans, à quel point il a été choyé, et à quel point son monde s'est écroulé après le diagnostic des problèmes de son alter et la naissance de Shōto. La négligence, la violence physique, le déclin de sa mère, sa tentative de meurtre sur son petit frère, jusqu'à sa "mort" sur la colline de Sekoto et comment il est devenu "Dabi"... tout y passe, sans édulcorer le sujet, sans omettre de détails. Tōya en a gros sur le cœur, et puisque le héros est la première personne à qui il peut livrer tout ça avec autant de précision, il vide son sac jusqu'à ce qu'il ne reste plus un grain de poussière à l'intérieur.

Quand il termine, l'oiseau est blême. Ce dernier n'aurait jamais soupçonné que la famille Todoroki soit aussi dysfonctionnelle, ni même que Rei Himura se soit retrouvée internée en hôpital psychiatrique parce qu'elle a été poussée à bout par son mari. Endeavor, le héros public, n'a jamais laissé transparaître le moindre indice de toutes ces horreurs. Il est impossible pour quiconque n'ayant pas de lien avec cette famille d'imaginer ce que la femme et les enfants d'Enji Todoroki ont dû traverser, et Keigo comprend enfin la raison pour laquelle le désir de vengeance développé par Dabi était devenu aussi fort et aussi obsessionnel.


Il a été battu... Rejeté... Ignoré... Traité comme s'il n'était pas désiré... Exactement... comme moi. Mais la différence entre nous, c'est que lui, on a commencé par lui faire croire pendant des années qu'il était parfait. Il a dû tomber de si haut...


Il remarque que Tōya le dévisage avec appréhension. Le vilain doit avoir du mal à supporter son silence, et craindre qu'il le rejette ou qu'il le juge. Mais Keigo ne sait plus du tout où se situer par rapport à tout ça. À présent, c'est lui qui a les mains qui tremblent, et il lui faut quelques longues secondes avant de parvenir à articuler ses premiers mots.

« Quel... Quel enfer. Oh, Tōya ! Je suis tellement désolé que tu aies dû vivre ça... »

Il n'ose pas serrer le vilain dans ses bras à cause de leur position instable sur le toit, mais quand il tourne la tête vers lui, quelques larmes se décrochent de ses deux yeux. Keigo n'est pas seulement triste d'entendre à quel point le jeune Todoroki a souffert dans sa vie : il est aussi terriblement en colère. L'injustice est l'une des choses qu'il supporte le moins au monde. Et quand cette dernière est causée par son idole et impacte autant celui qui fait battre son cœur, il ne parvient plus à contenir toute cette mer de sentiments qui déborde de son corps.

Tōya est touché à son tour par sa réaction. Un filet de sang s'écoule de sous sa paupière blessée, qu'il chasse en grimaçant. Malgré tout, il continue, après avoir soufflé doucement pour calmer la vague de stress qui le secoue toujours depuis qu'il s'est mis à raconter son histoire.

« Je ne cherche pas non plus à justifier tous mes crimes, Keigo. J'ai clairement dépassé les bornes. J'aurais jamais dû rejoindre l'Alliance et ne vivre que pour cette vengeance, je le sais maintenant... Mais le passé ne s'efface jamais. Que ce soit ce qu'Endeavor m'a fait, ou ce que j'ai fait, moi, aux innocents qui ont subi injustement ma colère. Je ne sais pas si je pourrai un jour laisser tout ça derrière moi. »

Le souffle de Keigo s'accélère. Voilà le moment rêvé pour lui parler de son plan de réinsertion à la société que UA, Yumei et lui ont concocté à son adresse. Malheureusement, Tōya n'a pas encore terminé sa tirade.

« Parce que, tu vois... Même si un jour j'obtiens gain de cause. Qu'Endeavor s'excuse... Que je parvienne d'une façon ou d'une autre à me racheter... Je n'ai jamais réussi à vivre correctement auprès d'autres humains. Je ne me suis jamais senti compris de personne, même de mes propres parents... Fuyumi et Natsuo ont beau garder de bons souvenirs de moi, je leur en voulais tellement de ne pas voir ma détresse, avant que je ne disparaisse de leurs vies... Je suis incapable de m'intégrer, même à l'Alliance, qui rassemble pourtant une bande de marginaux. Alors comment aller de l'avant, quand je n'ai jamais eu l'impression de trouver ma place ? »

Les mots restent bloqués dans la gorge du héros. De toute façon, la question de Tōya est purement rhétorique et n'attend pas spécialement de réponse, il prolonge donc sa réflexion.

« Je suppose que je dois apprendre à m'ouvrir aux autres, mais... En fait, les deux seuls êtres humains au monde à qui je commence enfin à accorder ma confiance, ce sont Yumei et toi. Et je suis terrifié, Kei... Je ne sais pas comment gérer ça. Et si... je faisais aussi foirer ma relation avec vous, comme tout le reste ? Si ça doit arriver et que je vous perds à cause de ça, honnêtement, je ne sais pas si j'arriverai un jour à m'en remettre. »


Keigo referme la bouche. Un horrible sentiment l'envahit alors qu'il renonce une nouvelle fois à parler de son plan à Tōya. Mais comment faire autrement, quand ce dernier vient de lui livrer aussi sincèrement sa peur d'être à nouveau abandonné ? Avouer maintenant à son partenaire qu'ils ont négocié dans son dos le terrifie... Surtout après qu'il a exprimé à quel point il a du mal à accorder sa confiance.

En cet instant, l'oiseau se demande même si ce ne serait pas mieux de tout arrêter. De laisser tomber U.A., de fuir à deux le jour de la bataille et de disparaître de tous les horizons... Ne serait-ce pas beaucoup plus facile ? Non... Sacrifier son statut de héros et vivre dans l'instabilité est tout sauf une bonne idée, et il n'est pas encore prêt à aller aussi loin pour les beaux yeux de Tōya.

Keigo se concentre alors sur ce qu'il vient d'apprendre. En cet instant, il se sent particulièrement bête : il déteste avoir l'impression d'avoir été berné par Endeavor, son modèle. D'avoir suivi les traces d'un homme qui bat sa femme et traite ses enfants comme des outils qui lui permettront d'accomplir son objectif. Il ne peut pas oublier d'un jour à l'autre à quel point il a soutenu cet homme, qui a l'air de faire beaucoup d'efforts pour se racheter. Mais il ne peut pas non plus ignorer la vérité...

Il déteste aussi ce sentiment d'impuissance face à Tōya. Il voudrait pouvoir le réconforter. Lui dire que tout ira bien. Mais comment faire, quand dans quatre jours, son propre camp s'apprête à venir anéantir le sien ? Comment réagira Tōya, quand il comprendra que depuis le début, "Hawks" était un agent double ? Qu'il l'a berné tout ce temps, et qu'en plus, il a prévu un plan pour l'écarter de la bataille et l'empêcher de venir en aide à ses amis ? Oh, il est terrifié : terrifié de perdre la confiance durement gagnée du jeune Todoroki, terrifié que ce dernier ne puisse jamais lui pardonner. Terrifié de le perdre à jamais, alors qu'ils viennent seulement de se trouver...


Alors Keigo continue de pleurer sans pouvoir s'arrêter. Toujours accroupi sur le haut du toit, il enfouit son visage entre ses cuisses pour sangloter en silence, à côté de Tōya qui ne peut qu'attendre qu'il se calme. Incapable de parler, et pour lui signifier qu'il ne lui en veut pas et qu'il le soutient, le héros étend l'une de ses grandes ailes rouges et vient la passer autour des épaules du vilain.


Il le serre contre lui à distance et ils restent comme ça longtemps, blottis l'un contre l'autre, heureux malgré tout de s'être encore un peu plus compris et rapprochés.



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Note : Ça commence à sentir mauvais pour Keigo et ses aveux... 😬 Quand pensez-vous qu'il va enfin parvenir à parler de son plan à Tōya ? Je suis curieuse d'avoir vos prognostiques !

À mercredi 💖



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