My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 3 : Une patrouille qui tourne au drame

1469 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 27/06/2026 04:47

Denki Kaminari et Kyoka Jiro effectuaient une patrouille conjointe dans le cadre de leurs stages d'observation. Kyoka, grâce à ses Earphone Jacks, capte soudain un signal sonore suspect dans un parking souterrain : des bruits de lutte, des éclairs de chaleur (l'Alter d'Inertie d'Hotaru qui tente de se défendre), puis le crissement de pneus d'un van noir.

Alors que Denki et Kyoka foncent pour intercepter le véhicule, une ombre massive s'abat du ciel directement sur le capot du van, stoppant le véhicule net à 70 km/h dans un fracas de tôle froissée. C'est Grip. Son visage est masqué, mais son aura est si sombre et meurtrière que même l'asphalte sous ses bottes semble trembler.

Les ravisseurs, paniqués, abandonnent le van et s'enfuient par les conduits de maintenance souterrains, emportant Hotaru avec eux.

Denki reconnaît immédiatement le style de combat et le câble fluorescent.

Denki : « Grip ! C'est toi ?! Attends, la fille qu'ils ont embarquée... c'est qui pour toi ? »

Grip (la voix blanche de rage) : « C'est ma sœur. Poussez-vous de mon chemin, les gamins. Je vais raser ce réseau jusqu'aux fondations. »

Kyoka Jiro s'interpose, plantant ses jacks dans ses amplis de poignet. Elle a vu le sang sur le sol et comprend l'urgence.

Kyoka : « Si tu pars à l'aveugle là-dedans, ils vont paniquer et la tuer. Les sous-sols de ce quartier sont un labyrinthe de béton. Tu as besoin de mes oreilles pour les localiser, et de l'électricité de Kaminari pour griller leurs systèmes de communication avant qu'ils n'appellent des renforts. On vient avec toi. »

Ren regarde les deux adolescents. En temps normal, il aurait refusé. Mais là, chaque seconde compte. Il hoche la tête. L'équipe la plus improbable de Musutafu s'enfonce dans les ténèbres souterraines.

Le repaire des ravisseurs est une ancienne station de métro désaffectée. Grâce au guidage acoustique ultra-précis de Jiro, le trio évite les pièges. Kyoka analyse les vibrations : « Cinq hommes armés dans la salle des coffres. Ta sœur est vivante, son rythme cardiaque est rapide, elle essaie d'absorber l'énergie de ses liens pour chauffer la pièce. »

L'attaque est coordonnée par le sens tactique de Grip :

Jiro envoie une onde de choc sonore dévastatrice (Heartbeat Distortion) à travers les murs, déstabilisant les gardes et brisant leurs visières.

Denki, plus mûr depuis sa dernière mission avec Ren, canalise son électricité directement dans les générateurs du repaire, coupant instantanément les lumières et les caméras sans toucher les otages.

Dans le noir total, la visière thermique de Grip fait des merveilles. Il fond sur les ravisseurs comme un fantôme. Un homme tente de tirer sur Hotaru pour faire pression : Ren projette son grappin, s'ancre à la trajectoire de la balle, et intercepte le projectile avec son gant renforcé, annulant son énergie cinétique.

En trois mouvements de lasso lumineux et deux décharges de taser combinées avec les éclairs de Denki, les mercenaires sont au sol, hors d'état de nuire.

Ren se précipite vers Hotaru et coupe ses liens. La jeune fille, tremblante mais saine et sauve grâce à son Alter d'Inertie, se jette dans ses bras.

Hotaru : « Ren... Je savais que tu viendrais. »

En entendant le prénom civil de Grip, Kyoka et Denki comprennent tout. Shoto avait dit vrai : ce monstre d'efficacité n'est qu'un grand frère qui protège les siens.

Denki s'approche, un grand sourire aux lèvres, et tend le poing vers Ren.

Denki : « On fait une bonne équipe, non ? Promets-moi de passer à Yuei un de ces jours, Kurogami. On a encore des trucs à t'apprendre sur la lumière. »

Ren regarde le poing de Denki, puis le visage soulagé de sa sœur. Pour la première fois depuis qu'il a quitté Yuei, le visage de Ren se détend derrière son masque. Il check le poing de Denki avec son gantelet d'acier.

Grip : « Merci, Chargebolt. Merci, Earphone Jack. Ne dites rien aux profs pour cette nuit... et prenez soin de vous sur les boulevards. »

Lorsque les Héros professionnels arrivent sur les lieux suite au signalement, Grip et Hotaru ont déjà disparu. Il ne reste que Denki et Kyoka, fiers, qui expliquent aux inspecteurs qu'un "mystérieux bienfaiteur" les a aidés.

Cette nuit-là, Ren a compris que tous les futurs héros n'étaient pas des hypocrites en quête de projecteurs. Certains, comme la génération de la 1-A, possédaient la véritable étincelle. Et pour la première fois, l'Ancre ne se sentait plus tout à fait seule dans l'obscurité.

Le silence qui plane sur la maison des Kurogami ce soir-là n'est pas le silence paisible des fins de journée. C'est une absence totale de vie.

Dès le pas de la porte, l'odeur métallique du sang frappe les sens de Ren. Son instinct de chasseur, aiguisé par des années de traque, hurle au danger. D'un geste brusque, il repousse Hotaru derrière lui, mais il est déjà trop tard. Les lumières de l'entrée éclairent le salon, et le monde de Ren Kurogami s'effondre en une fraction de seconde.

Sur le sol du salon familial, là où Mai réparait les câbles de son fils et où Kenji écoutait les rapports de police, se trouve un spectacle d'une inhumanité sans nom.

Le fauteuil roulant de Kenji est renversé, brisé en deux. Le père et la mère de Ren ont été exécutés, leurs corps démembrés avec une précision chirurgicale et sadique. Il n'y a pas eu de combat acharné : les restes de fils d'énergie lumineuse de Mai flottent encore faiblement dans l'air, prouvant qu'elle a tenté de s'interposer avant d'être instantanément surchargée et découpée.

Hotaru laisse échapper un cri strident, un son brisé qui déchire la nuit, avant de s'effondrer à genoux, les yeux écarquillés par le choc. L'énergie cinétique de son propre corps s'emballe, générant une vague de chaleur étouffante autour d'elle, mais son esprit est totalement déconnecté de la réalité.

Ren ne crie pas. Il ne pleure pas. Un froid polaire envahit ses veines. Ses yeux se posent sur le mur du fond, repeint du sang de ses parents. Une inscription y a été gravée à la lame :

« LES ANCRES FINISSENT TOUJOURS PAR COULER. LE VRAI NETTOYAGE COMMENCE. »

Ce n'est pas l'œuvre du Cartel de la sève rouge. Le cartel utilise des armes à feu et de la drogue, pas des méthodes aussi viscérales et théâtrales. Cette sauvagerie, cette haine des "justiciers de l'ombre" et cette découpe méthodique portent une signature bien plus terrifiante. C'est l'acte d'un tueur en série ou d'un extrémiste qui considère que Grip et sa famille souillent la pureté de la société.

Quelqu'un a profité de l'absence de Ren et du kidnapping d'Hotaru pour frapper là où ça faisait le plus mal, punissant le Chasseur de Primes pour avoir osé défier les règles du monde souterrain.

Ren s'approche lentement des corps. Il s'agenouille dans le sang de ceux qu'il a juré de protéger, ceux pour qui il vendait son âme et risquait sa vie chaque nuit. Sa visière tactique, restée allumée, analyse les traces de pas et les résidus d'Alter sur les murs. Son processeur interne clignote, enregistrant chaque détail, chaque coup de lame.

Il pose une main lourde sur l'épaule d'Hotaru, qui tremble de tout son être. Son Alter d'Ancrage s'active inconsciemment, absorbant les vibrations de sa sœur pour la forcer à se stabiliser, à ne pas sombrer dans la folie thermique.

Grip (d'une voix qui n'a plus rien d'humain) : « Hotaru... Regarde-moi. Ne regarde que moi. C'est fini. On s'en va. »

Ren ramasse les derniers outils de sa mère éparpillés sur le sol. En se redressant, le Chasseur de Primes meurt, et quelque chose de bien plus sombre prend sa place. Jusqu'ici, Grip suivait une règle d'or : ramener les cibles vivantes, laisser la justice faire son travail.

Cette règle vient de voler en éclats. La justice n'a pas protégé son père flic, la société des Héros a ignoré sa mère blessée, et le monde souterrain vient de massacrer les deux seuls piliers de son existence.

Ren Kurogami n'est plus un mercenaire accrédité qui cherche à payer des factures. L'Ancre s'est détachée de ses chaînes morales. Sa prochaine traque ne se terminera pas dans une cellule de haute sécurité, mais dans le sang de celui qui a osé toucher aux Kurogami.

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