LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 10 : Restaurant avec l'équipe 7

2844 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 18/05/2025 10:49

Chapitre 10 : Restaurant avec l’équipe sept


Alors que nous mangeons, je discute plus avec Naruto et Sasuke, qui sont très gentils malgré la retenue de ce dernier. Nous rions beaucoup, abordons pleins de sujets et je suis ravie d’être intégrée si facilement. Alors que nous arrivons sur la fin de nos plats, Sakura se tourne vers moi :

-         Tu devrais revenir vendredi prochain, on se marre bien !

-         Mais oui Hanako, ça pourrait être sympa, la soutient Naruto.

-         Il n’y aura pas Kakashi senseï, précise Sasuke d’une voix neutre.

-         Je ne pourrai sans doute pas non plus, je pars lundi, réponds-je.

-         Vous partez ? me demande Kakashi.

-         Oui, en fait… je pars avec vous si j’ai bien compris, explique-je en le désignant poliment de la main.

-         En mission diplomatique ? s’étonne-t-il.

-         Oui, j’ai été promue, je suis devenue responsable de liaison interpays…, bafouille-je en ayant l’impression d’être une idiote.

Kakashi fronce les sourcils. Evidemment, il n’a jamais entendu parler de ce poste absurde, aucun d’entre eux d’ailleurs.  

-         Quoi ?! s’exclame Sakura.

-         Oui, Minato senseï vient de créer ce poste, précise-je vite.

-         Minato senseï ? souligne Kakashi avec l’air encore plus étonné.

Aïe. Il faut en général que j’évite de l’appeler comme ça puisque notre entrainement est un secret, mais j’ai la fâcheuse habitude de le faire quand même.

-         Je… j’ai suivi un entrainement avec lui pour des raisons personnelles…, bafouille-je encore.

-         C’était vous ?! La ninja que Minato senseï a entrainé pendant quelques mois ? s’étonne-t-il encore.

-         A priori oui.

-         Et il vient de créer un poste ? Mais pourquoi ? demande Sakura.

-         Il voulait une femme dans les relations interpays, récite-je.

-         Et il ne pouvait pas demander à quelqu’un avec moins de travail que toi ?! dit-elle.

-         Apparemment non, réponds-je.

-         Et vous partez donc pour le pays du gel lundi ? reprend Kakashi, toujours étonné.

-         Oui, je serai même de toutes les missions diplomatiques désormais.

Je jurerais qu’il est content et ça me rend heureuse.

-         Vous allez avoir beaucoup de travail prochainement…, commente-t-il.

Je ne supporte plus qu’il me vouvoie, c’est tout de même mon commandant, c’est ridicule.  

-         Vous pouvez me tutoyer vous savez…, glisse-je.

-         Toi aussi, répond-il tout de suite.

Il me fixe, c’est vraiment perturbant, son regard est d’une intensité qui me remue. Depuis qu’il s’est remis à me parler, j’ai l’impression qu’il s’est penché peu à peu vers moi au-dessus de la table et qu’il ignore complétement les autres.

-         Je … je n’oserais pas vous tutoyer…, bafouille-je.

-         Bien sûr que si, me rassure-t-il avec autorité.  

-         D’accord, réponds-je timidement.

-         En tout cas, intervient Naruto en me regardant. Tu es drôlement jolie pour venir manger des ramen Hanako !

Je rougis de la tête au pied face à sa remarque, j’avais complétement oublié ma tenue et il faut dire que ça sort vraiment de nulle part au milieu de cette conversation. Mais il a l’air sincère, pas moqueur du tout, il me sourit d’ailleurs gentiment.

-         C’est parce que je sors après notre repas, me justifie-je rapidement.

-         Tu sors ? demande Kakashi.

Je tourne la tête vers lui et il affiche une mine contrite en se redressant, l’air de ne pas croire lui-même à ce qu’il vient de dire.

-         Excuse-moi, ça ne me regarde pas du tout…, dit-il.

-         Il n’y a pas de mal, je rejoins des amis au bar, voilà tout, réponds-je en hochant la tête.

Sakura me lance un drôle de regard et je m’empourpre encore. Je trouve extrêmement inquiétant de ne pas avoir mentionné que je rejoignais mon « petit ami », je ne sais même pas pourquoi je ne l’ai pas dit, je me sens carrément honteuse et je fixe la table pour la énième fois de la soirée. Pourquoi ne l’ai-je pas dit ?

A cause de Kakashi. Je le sais très bien au fond de moi, il n’y a pas à creuser longtemps, c’est juste très difficile de me l’admettre. Rinko est un type formidable, je ne comprends pas pourquoi je réagis comme ça…

Simplement parce que Kakashi me plait ? C’est ridicule bon sang, je ne le connais même pas ! Deviendrais-je un cœur de guimauve ? Il ne manquerait plus que ça ! Encore mieux, il ne manquerait plus que Pakkun me tape dans l’œil et alors là, ce serait vraiment le pompon !

-         Hanako ? demande Sakura.

Je relève le nez :

-         Pardon, quoi ?

-         Je te demandais à quelle heure tu pensais les rejoindre ? répète-t-elle.

-         Je n’en sais rien, je n’ai pas d’heure.

-         Ça te va si on prend un dessert ?

-         Bien sûr ! Faites ! m’exclame-je.

Je les regarde partir sans les suivre, la gorge trop nouée pour manger quoi que ce soit de plus.

Ils reviennent tous les quatre avec leurs desserts une minute plus tard et je me rends compte que j’attends avec un peu trop d’impatience le moment où Kakashi va retirer son masque, ce qui me rend encore plus coupable que je ne l’étais déjà.

Lorsqu’il s’exécute, je ne peux à nouveau plus détourner les yeux, malgré ma culpabilité et les flagellations mentales que je m’inflige. J’observe sa mâchoire carrée, son nez parfait, ses lèvres attirantes… J’ai tellement envie de savoir le goût qu’elles ont, ça me prend jusqu’au fond du ventre et je suis bien loin du repas avec eux, dans un monde où mes dents se refermerait avec gourmandise sur cette lèvre inférieure.

Lorsque je vois sa bouche qui se modifie sous la surprise, je sais avant même de relever le regard qu’il m’a pris sur le fait, et je suis mortifiée jusqu’à l’os tandis que je croise ses yeux choqués. Il est aussi rouge que moi je crois, ce qui m’aide un peu à faire face à ma honte, mais je décide officiellement de ne plus le regarder de la soirée.

Enfin… ça fait au moins trois fois que je prends cette décision ce soir…

Je m’applique donc à discuter avec Sakura, évitant l’œil sombre de Kakashi comme la peste pour tenter de garder la face. Je ne suis même pas vraiment ce qu’elle raconte, me contentant de dire oui de la tête jusqu’à ce qu’elle mentionne mon côté maniaque et Kakashi dans la même phrase.

-         Quoi ? demande-je encore.

Je vais vraiment finir par passer pour une idiote.

-         Je disais que je ne connaissais personne d’aussi maniaque que toi, si ce n’est Kakashi senseï, répète-t-elle.

-         Ah bon ? demande-je en posant enfin les yeux sur lui.

-         Je ne suis pas maniaque ! Ce sont les autres qui vivent n’importe comment ! s’exclame-t-il.

Sa réponse et sa petite moue vexée me font éclater de rire comme rarement. Je suis également pliée en deux pour la simple et bonne raison que je suis la première à dire exactement la même chose que lui lorsqu’on me reproche ma maniaquerie. Mon fou rire déclenche les leurs et j’ai le bonheur de voir Kakashi sourire de toutes ses dents pour la première fois.

Son sourire est l’une des plus belles choses que je n’ai jamais vu, ça lui enlève tout son sérieux, il parait insouciant et enfantin, et je meurs pour les deux légères fossettes qui se creusent sur ses joues. Il est déjà magnifique de base, mais alors lorsqu’il sourit, il est parfait.

-         Peut-on savoir pourquoi tu te moques de moi… ? me demande-t-il en me couvant de son regard doux et rieur.

-         Excuse-moi Kakashi ! Mais alors… vraiment… pour l’avoir dit des dizaines de fois… j’ai finis par accepter que j’étais maniaque. Ce ne sont pas eux qui sont différents, c’est nous… je te l’assure, dis-je en tentant de me calmer.

-         Ce n’est pas parce que nous sommes moins nombreux que ça veut forcément dire que ce sont eux qui ont raison, souligne-t-il.

Toute notre table se remet à rire de sa remarque, même Sasuke succombe cette fois et nous rions un moment, jusqu’à ce que je me calme suffisamment pour reprendre une conversation normale. Je fixe mes yeux les plus taquins sur Kakashi, en affichant mon sourire de sphynx :

-         Alors dis-moi Kakashi, quel est ton truc ? demande-je.

-         Son truc ? demande Naruto.

-         Je suis sûre qu’il sait de quoi je parle, dis-je en le regardant malicieusement.

Il sourit encore et regarde autour de lui en croisant les bras, comme pour fuir ma question avant de reposer les yeux sur moi. Son regard rieur et son sourire en coin font fondre mon cœur, il est trop adorable, ce n’est pas humain.

-         Les livres…, dit-il finalement.  

-         Tout le monde sait que vous aimez les livres, souligne Naruto qui ne comprend rien.

-         Comment ? demande-je en croisant les bras à mon tour.

Il plisse un peu les yeux sous mes taquineries et nous nous fixons sans ciller de nos regards amusés.

-         Par couleur et pas ordre alphabétique, répond-il en souriant plus encore.

J’hoche la tête en affichant un air impressionné et il rit pour de bon.

-         Et toi ? demande-t-il.

-         Pas de truc ! réplique-je mystérieusement.

-         Menteuse ! Je suis sûre que je l’ai ! pouffe Sakura qui a compris notre histoire de « truc ».

-         Ça m’étonnerait, réplique-je.

-         Je t’ai dit le mien, tu pourrais me dire le tiens, m’accuse gentiment Kakashi.

-         Non, pour le connaitre, il va falloir un peu plus qu’un repas Kakashi…, le taquine-je.

Il me lance un regard par-dessous ses cils, qui me séduit un peu plus fort alors qu’on dirait qu’il pèse le pour et le contre de ce qu’il veut me répondre.

-         Dis-moi simplement quand je peux te revoir alors…, murmure-t-il finalement.

 

Ses mots déclenchent une avalanche de sensations en moi, ils font battre mon cœur à toute vitesse et mon ventre se retourne d’allégresse. Il me dévore du regard et je sens une drôle de tension qui s’installe entre nous, une tension délicieuse, dévorante, qui m’absorbe entièrement dans notre connexion.

J’ai envie de lui sauter dessus et de l’embrasser, l’embrasser vraiment, quasiment de lui arracher ses vêtements au milieu du restaurant. Cette simple idée accélère encore mon cœur, me donne envie de sentir ses mains sur moi, j’ai même besoin de les sentir, plus que jamais je n’ai eu envie de quelque chose…

L’image de Rinko jaillit devant mes yeux comme pour me ramener à la réalité et je baisse le nez vivement, plus qu’honteuse de constater que j’ai le souffle court et les pensées grivoises. La culpabilité me secoue des pieds à la tête, et maintenant que j’ai rompu ma connexion avec Kakashi, je réalise que notre table est complétement silencieuse depuis sa dernière remarque. Les trois jeunes le dévisagent, les mâchoires décrochées et les sourcils perchés jusqu’à la racine des cheveux alors que je sens toujours son regard brûlant sur moi.

Sakura décide de briser le silence, sans doute pour atténuer la drôle de tension qu’ils viennent de capter entre nous :

-         Elle propose à tout le monde de ranger nos casiers à l’hôpital, voilà, voilà…, glisse-t-elle.

Sa voix est fluette, hésitante, pas du tout Sakura.

-         Ça m’empêche de dormir la nuit, que veux-tu que je te dise…, réponds-je en ronchonnant.

-         Mais ce ne sont même pas tes casiers ! s’écrie-t-elle.  

-         Et alors ? Je sais que c’est le bordel dedans ! Ça me rend dingue ! réplique-je.

Je déclenche les rires de Naruto et Kakashi, ce qui abaisse enfin la tension et la stupeur générale.

-         C’est pire que les livres, m’embête Kakashi.

Je lui rends son petit regard amusé, me replongeant encore une fois dans son bel œil sombre, avant de reprendre ma discussion avec Sakura sur les casiers. J’aborde le sien, un foutoir sans nom selon moi, et l’ambiance est définitivement plus que légère puisque les garçons se fichent d’elle. Nous restons finalement une heure de plus à discuter simplement, Kakashi ne parle quasiment plus et se contente de nous écouter, les bras toujours croisés mais l’air heureux d’être avec nous.

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