LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 11 : Fin de soirée avec Kakashi
2975 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 20/05/2025 11:08
Chapitre 11 : Fin de soirée avec Kakashi
Nous décidons de partir à vingt-trois heures passées et nous nous levons tous de table.
- Je vais aller payer, annonce simplement Kakashi tandis que les trois autres se dirigent vers la porte.
- Je viens avec toi, dis-je joyeusement en sautillant vers lui.
Les trois jeunes quittent le restaurant tandis que nous nous glissons dans la file d’attente côte à côte.
- Laisse-moi t’inviter, dit-il d’une voix douce.
- Quoi ? Non, laisse-moi plutôt t’inviter puisque tu payes déjà leurs trois repas…, argumente-je.
- C’est hors de question, tranche-t-il.
- Et bien hors de question que tu m’invites alors. Je me suis déjà greffée à vous sans prévenir… Et puis j’ai entendu dire que tu leur payais le repas tous les vendredis !
Il tourne la tête vers moi pour me regarder longuement.
- S’il-te-plait, ça me ferait plaisir…, insiste-t-il avec douceur en se penchant vers moi.
Je suis encore une fois subjuguée, vraiment. J’adore sa douceur, j’adore la douceur en règle générale, mais dans son regard, elle est encore meilleure.
- Mais… non Kakashi… Je ne vais pas te laisser m’inviter…, souffle-je sans détacher mes yeux de son visage.
Je le trouve gentil comme tout de proposer de m’inviter alors que nous venons de nous rencontrer, mais ça me gêne.
- Ça me ferait plaisir, répète-t-il.
- Mais…
- Allez, ne fais pas ta mauvaise tête, ne m’oblige pas à te forcer, murmure-t-il avec un air amusé.
- Me forcer ? demande-je en haussant un sourcil alors que les personnes devant nous partent.
Il rit pour toute réponse et se met devant moi pour me bloquer l’accès au comptoir.
- Hé ! Je n’ai pas dit oui ! m’exclame-je en essayant de le contourner.
Il rit encore et met son bras en travers de ma route pour m’empêcher de passer, faisant bien rire les propriétaires.
Je n’ose pas le toucher, c’est la seule chose qui m’empêche de forcer le passage et je le regarde donc payer pour moi avec mon air le plus dépité, tandis qu’il me lance un regard en coin victorieux.
- Merci, c’est vraiment gentil de ta part, glisse-je alors que nous repartons.
- Il n’y a pas de quoi.
- La prochaine fois, ce sera moi.
- Tu peux toujours essayer ! s’amuse-t-il.
Je lui lance un regard plissé qui le fait rire et nous rejoignons nos camarades devant le restaurant. Nous nous mettons en route tous les cinq, et je peux enfin observer Sasuke et Sakura interagir. Ils sont mignons, il est tout près d’elle et ils discutent à voix basse tandis que Naruto et Kakashi prévoient un entrainement ensemble.
A la croisée de chemins, Naruto nous salue et file rapidement.
- Je te raccompagne ? propose alors Sasuke à Sakura.
Elle me lance un petit regard interrogateur, puisque nous sommes venues ensemble.
- Ne t’inquiète pas pour moi ! me récrie-je tout de suite pour lui offrir son moment.
Elle me remercie silencieusement et ils s’éloignent tandis que je continue ma route avec Kakashi. Il marche les mains dans les poches et je lui jette des coups d’œil alors que je prends la direction de chez moi.
- Tu habites par là-bas ? demande-je avec curiosité.
- Non, répond-il tranquillement.
- Oh…
- La galanterie m’oblige à te raccompagner je crois, précise-t-il.
- Mais non, ne t’inquiète pas, le rassure-je tout de suite.
- Ne t’en fais pas, ça ne me dérange pas.
- Je t’assure qu’il n’y a pas de problème, j’habite tout près, argumente-je.
- J’en ai envie, répond-il alors en me jetant un petit coup d’œil hésitant.
Il me cloue sur place. Quand je pense que mon propre « petit-ami » ne me raccompagne pas, je suis vraiment attendrie par les bonnes manières de Kakashi. Surtout en considérant qu’il m’a invité à manger, il est décidemment très bien élevé.
- Tu as eu une éducation exemplaire, commente-je.
Il rit un peu tristement :
- Mes parents sont morts lorsque j’étais jeune…
- Je suis navrée… Je ne savais pas… Les miens aussi, ne peux-je m’empêcher d’ajouter pour essayer de dissiper ma gaffe.
- Ah bon ? s’étonne-t-il en me regardant.
- Oui, le jour de ma naissance.
Nous continuons notre route en abordant la mort de nos parents, l’ambiance n’est pas joyeuse mais elle est dans la compassion la plus totale. Nous dévions de sujet naturellement, et nous arrivons au pied de chez moi en discutant de nos instructeurs.
Il monte avec moi sur ma terrasse en continuant notre conversation et une fois en haut, il observe ma vue, comme tout le monde.
- C’est très joli, commente-t-il.
- Oui, j’ai acheté cette maison il y a quelques années déjà, j’ai mis de côté tous mes salaires et j’avais un héritage…, explique-je sans trop savoir pourquoi.
Je crois que je n’ai pas envie que notre conversation s’arrête, j’aime vraiment parler avec lui. J’aime bien creuser le personnage après tout ce qu’on m’en a dit, il est très différent de sa réputation.
- Tu es finalement plutôt loquace, dis-je sans trop savoir où je vais.
- Finalement ?
- Oui, on te décrit comme très silencieux et réservé, m’explique-je.
- Je le suis en règle générale…, répond-il pensivement. Disons que je préfère lire plutôt que parler aux gens.
- Tu lis ?
- Oui, tout le temps.
Nous entamons alors une conversation passionnée et passionnante sur nos lectures. Le temps file et nous sommes toujours plantés devant ma porte d’entrée.
- Tu veux t’assoir ? propose-je timidement en désignant mon banc sous le cerisier.
Il ne répond pas, il me semble qu’il sourit avant d’aller s’assoir, tandis que je le suis joyeusement. Il me demande ensuite mes livres préférés et moi les siens, nous découvrons que nous en avons beaucoup en communs et nous passons l’heure suivante à tenter de trancher sur le meilleur en argumentant. Je n’ai personne avec qui parler lecture au quotidien et cette conversation me rend heureuse au possible. Nous nous accordons d’ailleurs finalement sur un classique, débattant ensemble de sa fin.
- Tu n’as pas lu la suite ? m’étonne-je.
- Non, je voulais mais je n’ai pas eu l’occasion de l’acheter, soupire-t-il.
- Je peux te la prêter si tu veux… ?
- Mais non, ne t’inquiète pas.
- Ça ne me dérange pas du tout, et puis nous partons en mission ensemble, tu l’auras peut-être même fini avant notre retour !
- D’accord, accepte-t-il finalement avec un regard heureux.
Nous discutons encore un moment de livres, mais un vent glacial se lève et je frissonne comme une dingue. Je suis gelée, en robe par ce mois de novembre, mais je ne veux pas interrompre notre conversation. Malheureusement, il le remarque puisque je tremble comme une feuille.
- Tu as froid ?
Inutile de nier alors que mon corps le crie.
- Un peu…, avoue-je à contre-cœur.
- Forcément, tu n’es pas beaucoup habillée.
Je rougis furieusement en affichant une tête mortifiée. Décidément, ils veulent tous me faire regretter d’avoir mis cette robe et ce foutu décolleté. Face à ma réaction, son œil s’écarquille et j’aperçois encore du rouge à la lisière de son masque :
- Alors non, ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Je… c’est juste que tu es en robe et qu’il fait froid. C’est une très jolie robe, bafouille-t-il en tentant de se rattraper.
Je le trouve adorable, il n’y a pas d’autre mot. Il est tout agité et mal à l’aise, soucieux de me rassurer et non seulement ça m’apaise, mais ça me fait sourire en prime.
- Tu veux ma veste ? propose-t-il.
Quoi ?! Oui !
- Non, ce n’est pas à toi d’avoir froid parce que je ne me suis pas assez habillée, refuse-je poliment.
- Ça ne m’embête pas, je n’ai pratiquement jamais froid, répond-il en l’enlevant.
Je n’ose plus bouger une oreille tandis qu’il la passe sur mes épaules, elle est effectivement toute chaude et je me rappelle notre poignée de main.
- Tu es plus chaud que la moyenne, commente-je.
Cette fois c’est lui qui hausse un sourcil en rougissant.
- Alors, ce n’est pas non plus du tout ce que je voulais dire, plaisante-je en l’imitant.
Il rit avec moi tandis que je m’explique :
- C’est juste que ta température corporelle me semble supérieure à la moyenne observée chez le commun des mortels.
- Tout à fait docteur Toba, réplique-t-il avec humour.
Je serre sa veste autour de moi en riant, elle est beaucoup trop grande et je peux m’y emmitoufler avec confort. Elle sent bon le propre, un savon masculin et lui. J’adore ce mélange, il est divin et je remonte sa veste sur mon nez rien que pour l’inspirer à pleins poumons.
Il m’observe faire avec un regard attendri et je me perds dedans une fois de plus. Je ne sais pas quel envoûtement il m’a lancé, mais il est puissant, ça c’est sûr, car je ne peux pas lutter.
- C’est naturel chez moi, je ne fais rien pour mais mon chakra me maintient tout seul au chaud je suppose, reprend-il.
- C’est étonnant, je n’ai jamais vu ça… Les ninjas doivent en général produire un effort conscient pour se réchauffer… Tu as peut-être vraiment une température naturelle plus élevée, mais ce serait curieux aussi.
Il hausse les épaules et nous discutons de ce sujet quelques temps, sans parvenir à déterminer s’il est plus probable que son chakra agisse tout seul ou qu’il soit un humain au sang très chaud.
- Je devrais y aller, je patrouille tôt demain, dit-il.
- Tôt ?
- En fait, je patrouille dans une vingtaine de minutes pour être honnête…, avoue-t-il en fronçant les sourcils.
- Quoi ?! m’exclame-je en sautant sur mes pieds et en regardant l’heure.
Il est bientôt deux heures du matin. Je n’ai pas vu le temps passer, ça fait presque trois heures que nous discutons tous les deux. Comment le temps a-t-il pu filer à ce point ?!
Il se lève tranquillement, pas perturbé le moins du monde.
- Oh mon dieu, mais tu aurais dû rentrer tôt pour te reposer avant ! couine-je.
- Ne t’inquiète pas.
- Je suis désolée Kakashi, je n’aurais pas dû te retenir aussi longtemps, m’entête-je.
- Mais non, ce n’est rien, je dormirai demain matin.
- Tu veux un café ? demande-je avec urgence.
- Ça ira, arrête de t’en faire Hanako ! dit-il en riant et en se dirigeant vers ma porte.
Il s’arrête devant et m’interroge du regard :
- Tu ne devais pas aller au bar ? demande-t-il alors.
Je me décompose en une seconde.
- Euh … si, mais j’ai complétement oublié…, bafouille-je.
- Et ça me critique pour la patrouille…, me taquine-t-il.
- Et bien moi au moins, mes livres sont simplement rangés par ordre alphabétique ! l’embête-je en retour.
- C’est un coup bas ça, dit-il avec malice.
- Je me défends comme je peux, réplique-je en ouvrant ma porte.
Il reste sur le seuil tandis que je vais chercher le livre que je lui ai promis, puis j’enlève à contre-cœur sa veste que je lui rends. Lorsque nos mains s’effleurent, j’ai l’impression que nous nous figeons tous les deux pour que le toucher dure, parce qu’elles restent en contact plus longtemps qu’elles ne le devraient et ça me secoue des pieds à la tête tandis que nous nous détachons vivement une seconde après.
C’est terriblement gênant, mais en même temps, nous avons eu la même réaction, alors la honte est partagée je suppose et nous en faisons un non-évènement.
- Alors bonne nuit, dit-il gentiment.
- Je suis ravie de t’avoir rencontré Kakashi. Vous avez été très accueillants, j’ai passé une belle soirée.
- Je suis ravi de te connaitre moi aussi. Fais de beaux rêves…, murmure-t-il.
Je plonge une dernière fois dans son œil noir et il s’élance dans la nuit, me laissant rêveuse et surtout honteuse.