LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 186 : La résistance de Kiri
Une fois dans les rues, je m’éloigne du centre à toute vitesse, puisque c’est là où la concentration de gardes est la plus importante. Dès que j’arrive sur les contours de la ville, je suis beaucoup plus libre et je marche tranquillement dans les rues en évitant les patrouilles aisément. Je mets un moment avant de tomber sur des habitants, mais lorsque j’aperçois deux femmes qui marchent rapidement, la tête baissée, je fonce sur elles en affichant mon visage le plus ouvert :
- Bonjour, les salue-je gentiment.
Mes mots les font presque sursauter, elles me dévisagent avec des yeux exorbités où je lis la crainte et le désespoir, puis elles s’enfuient pratiquement en courant, me laissant complétement scotché sur place. Il n’y a pourtant aucun garde à l’horizon, elles auraient largement pu me parler et je ne comprends pas pourquoi les habitants de Kiri nous regardent tous avec des yeux implorants si c’est pour fuir lorsque nous tentons de communiquer avec eux.
Je ne me décourage pas et je réitère mon approche auprès des quelques personnes que je trouve, mais ça ne mène à rien. Ils ont tous les mêmes attitudes, ils se sauvent dès que je les salue, sans même me regarder pour la plupart… Alors je change d’approche.
Je repère une femme, seule, et plutôt que de la saluer, je lève les mains pour la rassurer en prenant ma voix la plus douce et expliquant immédiatement le pourquoi de ma présence :
- Bonjour, je viens pour vous aider. J’essaie de comprendre ce qu’il s’est passé à Kiri.
Elle me regarde, les yeux immenses et apeurés mais ne se sauve pas en courant, enfin. Je reprends rapidement :
- Je vous assure, je veux vous aider. Pourquoi êtes-vous tous terrifiés à ce point ? Que se passe-t-il ici ? demande-je.
- C’est un test ?! couine-t-elle.
- Un test ? m’étonne-je.
- Je ne sais rien ! Je ne sais pas de quoi vous parlez ! s’exclame-t-elle alors en reculant de deux pas.
Elle est à deux doigts de partir en courant, mais ses yeux se posent alors sur mon œil rouge et elle se fige complétement. Elle me regarde différemment, comme si elle réfléchissait à cent à l’heure, comme si j’avais enfin une fenêtre de tir pour parler avec elle. Elle se met à jeter des coups d’œil compulsifs tout autour d’elle et je la rassure immédiatement :
- Nous sommes seuls, murmure-je sur mon ton le plus doux.
- Vous…vous…
J’entends son cœur qui galope comme un lapin dans sa poitrine, son souffle court à cause de la peur qui lui tord visiblement le ventre mais elle avance courageusement de quelques pas vers moi en fixant mon sharingan comme si elle s’y raccrochait. Pour la première fois de ma vie sur le terrain, mon œil rouge apaise quelqu’un au lieu de le stresser.
- Vous êtes le ninja copieur ? murmure-t-elle rapidement.
- Oui, confirme-je.
- Alors vous êtes l’un des ninjas de Konoha qui sont ici… ? chuchote-t-elle comme si elle ne pouvait pas y croire.
- Oui.
Je sors mon bandeau de ma poche pour lui tendre et lorsque ses yeux se posent sur l’insigne de mon village, elle relève des yeux suppliants, alors qu’une pointe d’espoir y perce enfin malgré son agitation et son taux d’anxiété :
- Aidez-nous ! Je vous en prie, aidez-nous !! s’exclame-t-elle avec urgence à voix basse en attrapant ma main.
- Mais que se passe-t-il ici ? Expliquez-moi et je vous aiderai.
Un bruit dans la rue adjacente la fait sursauter comme une démente. Ni une ni deux, je referme ma main sur la sienne et je l’entraine à toute vitesse dans une autre ruelle, où je nous accroupis derrière des palettes pour nous cacher.
- Je suis venu vous aider, mais il faut m’expliquer ce qu’il se passe, insiste-je.
- Je ne peux pas ! Ils vont me tuer ! s’étrangle-t-elle.
- Il n’y a que vous et moi, la calme-je.
Elle jette encore des coups d’œil anxieux autour d’elle sans répondre.
- Souhaitez-vous que je vous sorte du village pour que nous discutions ? propose-je.
- Non ! Surtout pas ! Il ne faut surtout pas sortir du village ! s’exclame-t-elle en ouvrant des yeux fous.
- Pourquoi ?
- Ils me tueront ! Ils le tueront !
- Y-a-t-il un endroit où nous pouvons parler ? demande-je rapidement.
- Chez moi… Il faut que je rentre chez moi, il faut que je rentre ! geint-elle en commençant à pleurer.
- Rentrez chez vous, je vous suis, affirme-je avec aplomb.
- Il ne faut pas qu’ils vous voient, il ne faut surtout pas qu’ils vous voient me suivre, ni rentrer chez moi ! Je risque sa vie !
Elle est tétanisée et je commence à me rendre compte des risques qu’elle prend sans doute en me parlant simplement.
- Je ne me ferai pas voir, je vous le promets, lui assure-je.
- Je ne peux pas prendre le risque… mon fils…, murmure-t-elle.
- Votre fils… ?
- Ils tueront mon fils si je vous aide ou si je vous parle. Il faut que je m’en aille. Il faut que je m’en aille tout de suite ! Ne me suivez pas ! couine-t-elle alors.
Elle part en courant sous mes yeux effarés et je la suis tout de même discrètement. Elle détale comme un lapin jusqu’à chez elle, son taux d’angoisse crevant toujours des plafonds.
Une fois en bas de chez elle, je me demande si je prends le risque d’y entrer ou non... Si son fils mourait par ma faute, je ne m’en remettrais jamais…Mais après tout, je suis là, personne ne m’a vu et je ne dirais jamais qui m’a aidé s’ils m’attrapaient plus tard, même sous la torture, alors son fils ne risquera rien. Je me glisse donc jusqu’à chez elle et j’entre discrètement, la trouvant en train de pleurer, assise à sa fenêtre. Elle sanglote si fort que ça me brise le cœur, parce que je ressens à quel point elle a peur pour son fils à cause de notre échange de quelques minutes.
Je me signale par un petit bruit et elle saute pratiquement au plafond sous la peur que je lui fiche. Mais elle est courageuse, c’est évident, puisqu’elle me fonce dessus pour m’attraper et me tirer dans son garde-manger au lieu de me mettre dehors.
C’est lunaire, je me retrouve enfermé avec elle dans un placard minuscule sans fenêtre, mais je crois que c’est la première fois depuis que je la vois qu’elle a l’air de se calmer un peu.
- Pourquoi êtes-vous ici ? Seul ? Vous devriez être au conseil avec ceux de votre village…, m’accuse-t-elle.
Elle tente de m’interroger, bonne réaction en ces temps flous pour les habitants de Kiri qui ne savent visiblement plus sur qui ils peuvent compter.
- Je m’appelle Kakashi Hatake, je suis le second du maitre Hokage de Konoha. J’ai été envoyé ici pour comprendre ce qu’il s’est passé pendant que mes camarades jouent le jeu des négociations avec votre kage. Que s’est-il passé ici ?
Elle se laisse glisser le long du mur en se détendant enfin, comme si le soulagement déferlait sur elle et qu’elle n’était plus capable de tenir sur ses deux jambes. Je m’agenouille devant elle en l’interrogeant du regard et j’ai enfin des réponses.
- C’est arrivé une nuit... Ils ont débarqué avec des dizaines de bateaux, des dizaines et des dizaines, ils sont des centaines de soldats venus des îles, ils tuaient tous ceux qu’ils trouvaient dans la rue, ils ont envahi le village comme une fourmilière, nous avons essayé de lutter, mais la plupart de nos ninjas étaient en mission ce soir-là. Ces hommes clamaient dans les rues que tout allait changer, que la Mizukage était morte, que notre nouveau dirigeant s’appelait « Mizuki ». C’était tellement confus… Ils ont mis le feu à des maisons, massacrés des enfants et des habitants jusqu’à ce que nous rentrions tous chez nous pour qu’ils arrêtent le massacre.
- Quelle horreur…, souffle-je.
- Depuis c’est… c’est… nous n’avons pas le droit de sortir du village, ni même de sortir de chez nous sauf pour les nécessités. Ils ont un droit de vie ou de mort absolu sur nous. Si notre explication sur notre sortie ne leur convient pas, ils nous tuent sur le champ…, m’explique-t-elle en sanglotant.
- Personne n’a essayé de se rebeller ? demande-je avec douceur.
- Si, nos ninjas ont essayé, mais ils se sont mis à jouer un jeu plus malsain encore pour nous tenir en respect. Quiconque remet le gouvernement en question ou participe d’une façon ou d’une autre à sa remise en question se fait… Ils…
- Oui ? l’encourage-je.
- Ils tuent nos enfants, sous nos yeux, et nous laissent en vie pour nous accabler de leur mort.
Je ne sais même pas quoi répondre à ça, je n’arrive même pas à intégrer que ce qu’elle me dit est vrai alors je reste pragmatique :
- Et les ninjas sans enfants… ? Ils ne se soulèvent pas ? tente-je.
- Ils sont morts pour la plupart. Le gouvernement ne se pose pas cinquante questions, comme je vous l’ai dit, ils nous tuent selon leur bon vouloir, alors imaginez bien que tous ceux qui tentent quelque chose se font tuer sur le champ depuis le début.
J’hoche la tête lentement, un peu dépassé par la situation du village de Kiri.
- Vous êtes très courageuse de me parler.
- Ou très stupide…, murmure-t-elle en me fixant avec crainte.
- Personne ne saura jamais que vous m’avez confié tout ça, affirme-je.
- Je l’espère… je veux juste offrir une chance à mon fils de grandir dans l’ancien Kiri, celui de la maitre Mizukage, pas celui-là… Il faut nous aider…, gémit-elle.
- Avez-vous d’autres informations ? N’importe quoi, il faut que j’en sache le maximum.
- Je ne sais pas… C’est arrivé il y a quelques semaines, deux ou trois maximum, pour l’instant nous n’avons pas de directives ni d’informations, on dirait qu’ils veulent simplement que nous soyons terrés chez nous, dans la peur, tandis qu’ils font leurs affaires. Nous ne les connaissons même pas, nous savons simplement qu’ils viennent du nord à cause de leur accent… Oh mon dieu… il faut nous aider...
Elle éclate encore en sanglot et je pose une main maladroite sur son épaule :
- Ça va aller, nous allons faire quelque chose. Je ne sais pas quand, mais je peux vous assurer que Konoha va réagir pour vous aider, et violemment. Nous reviendrons avec des renforts, nous reprendrons Kiri, vous n’aurez qu’à rester prudente pour survivre le temps que nous revenions… Mais j’ai une dernière question pour vous, avez-vous entendu parler de quoi que ce soit concernant la Mizukage qui vous fasse penser qu’elle n’est pas morte ? demande-je.
- Je… Non… je suis désolée…
- Ce n’est rien. Merci pour votre courage et vos réponses, je vais vous laisser.
Instinctivement, elle se jette sur mon bras pour me retenir, avant de le relâcher aussi vivement en réalisant ce qu’elle vient de faire. J’ai l’impression d’être sa bouée, sa lueur d’espoir dans l’enfer qu’est devenu sa vie et ça me brise un peu plus le cœur. Elle a pris de tels risques, elle craint pour la vie de son fils, elle doit avoir si peur qu’il se fasse tuer parce qu’elle m’a donné des informations… C’est une horreur, un tel cauchemar pour cette pauvre mère qui a été plus courageuse que les autres et qui pourrait le payer très cher.
- Souhaitez-vous que j’emmène votre fils ? demande-je. Il ne lui arrivera rien s’il est avec moi, je vous le promets.
Je vois la torture sur son visage, son envie de me supplier de le prendre avec moi mais il y a quelque chose qui ne va pas, je ne sens de toute façon pas la présence de son garçon dans cette maison.
- Il est à l’académie ninja…, pleure-t-elle. Tous les enfants ont pour obligation d’aller à l’académie et tous les jours. Pour en faire des guerriers, avoir la main sur eux, les manipuler je suppose, je ne sais pas…
- Auriez-vous souhaité que je l’emmène ? demande-je.
- Evidemment…, geint-elle. Eloignez-le d’ici, je vous en prie, sauvez la vie de mon fils… je vous en supplie… Ils me tueront à sa place mais je m’en moque, il sera en sécurité à Konoha…
- Etes-vous seuls ici ?
- Oui, il n’y a que lui et moi…, renifle-t-elle.
- Comment vous appelez-vous ?
- Hiruma.
- Très bien Hiruma, alors tenez-vous prêts tous les deux à la tombée de la nuit, avec vos affaires, je viendrai vous chercher.
Elle me remercie sans fin à travers ses larmes en serrant mon bras, aussi soulagée qu’apeurée par notre échange. Je lui laisse le temps de se calmer un peu avant de filer en lui promettant que je serai de retour ce soir pour les sauver.
*
Je me remets en route, complétement secoué par ma discussion avec cette femme. Je continue de fureter dans le village en retirant mon masque, essayant de capter au hasard l’odeur de Meï même si ça me parait très peu probable.
J’ai fouillé le bâtiment du Mizukage, les habitants n’ont pratiquement aucune information sur le régime mis en place… A part kidnapper un perturbateur et lui tirer les informations par la force, je ne vois pas trop d’autres options mais je sais qu’il faut que j’en discute avec Minato avant de le faire, alors je continue mon espionnage en espérant tomber sur quelque chose d’intéressant.
Et effectivement, je tombe sur quelque chose de très prometteur puisqu’en milieu d’après-midi, j’aperçois Chôjuro qui traine dans le village. Je me mets naturellement à le suivre, il a beau donner l’impression d’être avec le nouveau tyran, je sais à quel point il était proche de la Mizukage et j’ai toujours eu confiance en lui. Je le suis un moment, on dirait qu’il erre sans but dans les rues du village alors que j’espérais qu’il me mène quelque part et je commence à me demander si je ne prendrais pas le risque de lui parler franchement. Après tout, lors du conseil de hier, il m’a fixé sans ciller pendant pratiquement toute la durée des discussions, il y a des chances que ça signifie qu’il voulait me parler.
Je choisis de me fier à mon intuition, au sentiment qu’il est quelqu’un de bien malgré sa tenue sombre de perturbateur et je me laisse tomber à côté de lui lorsqu’il traverse une ruelle déserte. Il a un petit sursaut mais ses yeux sont soulagés :
- Bon sang Kakashi ! Enfin ! Ça fait des heures que j’erre dans le village en espérant que tu viennes me voir ! s’exclame-t-il à voix basse. Suis-moi ! Vite !
Il s’élance à toute allure et je le suis, conscient que je tombe peut-être dans un piège mais peu importe. Si ça devait être le cas, je m’en sortirai d’un moyen ou d’un autre.
Il me conduit dans un bâtiment décrépit et file au sous-sol, où je tombe sur deux dizaines de ninjas, bien connus cette fois, des combattants de Kiri que j’appréciais et dont j’avais une bonne estime. On dirait un camp, il y a des sacs de couchages, des boites de conserves partout, et ils m’accueillent tous en sauveur tandis que Chôjuro m’installe à la grande table en bois, seul mobilier de la pièce.
Immédiatement, tous les ninjas s’attroupent autour de moi avec sérieux et des airs graves tandis que Chôjuro se lance dans une tirade. Il ne me laisse même pas poser une seule question, il se lance dans la plus grande confiance à mon égard pour me mettre au fait de la situation, en faisant enfin tomber la fierté ridicule des habitants du pays de l’eau.
Il m’apprend que je suis dans le camp de la piètre résistance qui se met doucement en place à Kiri, qu’Ao et lui sont les seuls infiltrés dans les rangs de Mizuki puisqu’ils ont réussi à le convaincre qu’ils étaient avides de pouvoir. Il m’explique que malgré leur volonté de résister, ils sont trop peu nombreux, que les autres se terrent chez eux avec raison, terrifiés qu’on s’en prenne à leurs enfants, et il me relate à son tour le débarquement nocturne des troupes de Mizuki.
Nous finissons par aborder le sujet de la Mizukage. Personne n’a vu son corps, personne ne sait ce qu’il est advenu d’elle et ils la cherchent activement depuis la prise de pouvoir, sans résultat.
C’est ensuite mon tour de parler et je leur explique la situation, Minato qui perd du temps avec leur tyran pendant que je suis chargé de comprendre ce qu’il se passe et de retrouver Meï. Leurs yeux s’illuminent évidemment à la mention de leur ancienne Mizukage et ils mettent tout en place pour m’aider en me relatant les lieux qu’ils ont déjà fouillés dans le village et en me demandant en quoi ils peuvent aider.
- J’essaie de la pister, mais je n’ai pas un souvenir très précis de sa fragrance. Avez-vous un objet lui appartenant ? N’importe quoi qui possède son odeur ? Ça m’aiderait grandement.
On m’emmène un parchemin qu’elle a donné à Ao quelques jours avant la prise de pouvoir. C’est mieux que rien et je le respire à pleins poumons, détectant effectivement une odeur qui rallume mes souvenirs. En revanche, chercher l’odeur de Meï au hasard est une tâche titanesque.
- Je vais avoir besoin d’aide…, murmure-je.
- Que pouvons-nous faire ? demande Chôjuro avec aplomb.
- Ce n’est pas de vos nez dont j’ai besoin, mais de truffes affutées. Et maintenant que j’ai un échantillon de son odeur, mes chiens vont pouvoir m’aider, ce qui est une excellente nouvelle.
Nous discutons encore quelques temps, mais je ne peux rien lui promettre. J’ai maintenant une bonne idée de ce qu’il se passe à Kiri, mais ma mission est de retrouver Meï. Pour discuter de ce que Konoha compte faire pour venir en aide au village et prendre de vraies décisions, c’est Minato qu’il faut contacter. Nous convenons donc que j’emmènerai Chôjuro avec moi ce soir à la ferme, afin qu’il puisse échanger avec notre Hokage directement, puis je décide de me mettre à la recherche de la Mizukage pour cette fin de journée de négociations. Tous les ninjas retrouvent l’espoir et comptent sur moi, tous ceux qui me connaissent clament mes talents de pisteur et je les laisse dans une belle ambiance.
J’invoque mes ninken et nous passons le reste de la journée à chercher discrètement dans le village, mais aucun de nous n’a l’ombre d’une piste malgré les heures de recherches. La nuit tombe doucement, et il nous faut nous rendre à l’évidence, Meï n’est pas au village, ce qui ne sent vraiment pas bon.
C’est un Chôjuro complétement détruit par cette nouvelle que je retrouve lorsque la nuit est noire. Il n’arrive pas à se remettre de la nouvelle tandis que nous courons en direction de la maison d’Hiruma pour aller la chercher, comme promis.
- Tu sais Kakashi… quand j’ai vu que tu n’étais pas au conseil ce matin, j’ai su que je te trouverais dans le village à espionner… Je me suis promené pendant des heures en attendant que tu me tombes dessus et j’étais si soulagé lorsque tu es apparu. J’étais si sûr que tu la retrouverais, qu’elle serait parmi nous ce soir…
Sa voix se brise et je lui lance un regard peiné :
- Ne perds pas espoir Chôjuro… Je n’ai passé qu’une journée à chercher, il y a d’autres options…, le rassure-je sans trop y croire.
- Je suis sûr que je le saurais si elle était morte Kakashi. Je le sentirais au fond de moi… Elle est là, quelque part, il faut juste que nous la trouvions…, murmure-t-il d’une voix suppliante. Il y a une chance que tes ninken n’aient pas senti sa trace… ?
- C’est possible…, marmonne-je.
Pratiquement impossible en fait. Mais je ne veux pas le décourager au bout d’une journée de recherche.
Lorsque nous arrivons chez Hiruma, ils sont prêts à partir avec de grands sac à dos. Ils nous attendent avec tension à leur petite table, dans le noir et le silence et je suis soulagé de les trouver en vie. Dès que je me glisse à côté d’eux, elle manque de s’écrouler de soulagement et me saute dans les bras en me remerciant d’être revenu, m’inondant de gratitude à travers ses larmes.
Nous nous mettons en route tous les quatre pour la ferme, prudemment et furtivement.