LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 187 : De nouveaux venus

2101 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 18/02/2026 18:07

Chapitre 187 : De nouveaux venus


Je respire mieux lorsque j’aperçois la vieille ferme entre les arbres, tout a l’air normal et calme, les cheminées fument et quelques rires nous parviennent même. Jin monte la garde dehors, et dès qu’il m’aperçoit, il ouvre la porte pour informer les autres de mon retour avec excitation. J’étais visiblement attendu, ce qui ne m’étonne pas puisque la nuit est tombée.

Minato sort en premier, rapidement suivi par quelques-uns de mes camarades mais je manque de rire lorsque je vois une petite tornade brune et rose qui court si vite dans ma direction qu’elle les dépasse. Elle se jette à mon cou, terriblement soulagée de me revoir alors que je la réceptionne en riant.

-         Qu’est-ce qu’il te prend de rentrer si tard Kakashi ! Je me suis fait un sang d’encre…, soupire-t-elle au creux de mon cou.

J’embrasse son épaule avant de la poser par terre puisque nous sommes très entourés et la femme que j’ai aidé vient se planter devant Hanako pour s’incliner :

-         Pardonnez-moi, c’est sans doute de ma faute. Il est venu nous chercher mon fils et moi à la nuit tombée…, s’excuse-t-elle. Il nous a sauvé de cet enfer.

Hanako la rassure immédiatement, un peu honteuse de s’être plainte de mon retard, et nous rentrons nous mettre à l’abri dans la ferme. Je descends à la cuisine, Hanako pendue à mon bras, où nous tombons sur Hokuto qui cuisine :

-         Ah… tu vois ma grande, je t’avais bien dit qu’il rentrerait en un seul morceau, dit-il en lui souriant.

-         Oui, gazouille-t-elle en serrant mon bras dans les siens.

Hokuto se contente d’une tape sur mon épaule pour célébrer mon retour, Rinko me chambre sur le temps que j’ai mis, et Minato nous convoque autour de la table pour un débriefing avec nos nouveaux venus avant le repas. Nous nous installons, Hanako est collée contre moi et me tient toujours fermement tandis qu’elle écoute l’histoire de Kiri, racontée par Chôjuro.

A la fin, Minato m’explique la journée au conseil, où ils n’ont pas réussi à trouver d’accord, évidemment. Officiellement, les kage prennent encore la soirée pour réfléchir et trouver de nouvelles négociations mais Minato est agacé, il en a visiblement marre que Mizuki tourne autour du pot au lieu de lui dire ce qu’il veut vraiment.

Après de longues réflexions tous ensemble sur comment apporter notre aide à la résistance du pays de l’eau, un seul constat s’impose : il nous faut impérativement la Mizukage avant de tenter quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas prendre le risque que Mizuki se serve d’elle et menace sa vie si nous arrivons avec des renforts pour libérer la ville. Je partage donc malheureusement mes infructueuses recherches et nous convenons qu’une journée de plus à négocier dans le vent pourra au moins me permettre de fouiner avec mes ninken.

Je n’ai pas le cœur de les contrarier tous, mais fouiller chaque bâtiment me prendrait des semaines, or nous n’avons pas des semaines, ils ne nous tolèreraient jamais aussi longtemps dans leur pays. La seule option envisageable s’impose à moi à la fin de nos discussions sérieuses, lorsque le repas est servi et que l’ambiance s’améliore. Il va falloir que je reste, seul, des jours, des semaines même… Que je fouille le village petit à petit pour trouver Meï. Je n’ai pas le cœur non plus de le signaler, car je sais déjà qu’Hanako en sera triste à mourir alors que nous venons de nous retrouver pour de bon et je décide d’aviser après ma journée de recherche de demain.

Après le repas, nous vaquons tous à nos occupations. Nous sommes dans le salon pour la plupart et nous observons le fils d’Hiruma qui apprend à jouer à notre jeu de cartes avec Jin et sa mère. L’ambiance n’est pas aussi joyeuse que la veille, nous sommes tous inquiets et nous nous posons des questions à la lueur de nos nouvelles informations.

Hanako revient de la cuisine et s’installe sur mes cuisses pour me câliner en observant la partie en cours tandis que je suis plongé dans mes réflexions. Je passe en revue ma journée dans ma tête, essayant d’analyser après coup un détail quelconque qui pourrait m’indiquer une piste mais je n’arrive pas à grand-chose, je suis de toute façon trop distrait ici avec eux tous, alors j’attends qu’il soit une heure raisonnable et je décide d’aller me coucher pour réfléchir sereinement.

Lorsque je lui indique que je vais me coucher, Hanako est surprise :

-         Déjà ?

-         Oui, j’ai besoin de m’isoler pour réfléchir, reste ici si tu veux, tu me rejoindras plus tard.

-         D’accord…, acquiesce-t-elle avec une petite mine.

-         Tu peux venir si tu veux, tu ne me déranges pas, mais j’ai besoin de calme, précise-je.  

Sa mine s’améliore dès le moment où je lui dis qu’elle peut venir et elle embrasse mon nez avant que je ne monte. Je prends une douche rapide, complétement perdu dans mes pensées, et je rejoins notre nid douillet dans les combles. Je passe les bras derrière ma tête et je plonge mon regard dans les étoiles visibles à travers le trou dans le toit.

Je n’en reviens pas que mes ninken n’aient pas trouvé l’ombre d’une piste. Si Meï était encore dans le village, ils auraient forcément trouvé au moins une fragrance faible quelque part… échappée par une fenêtre, une porte, des habits de quelqu’un menant la garde auprès d’elle…

La seule chose qui me fait douter qu’il l’ait tuée est son intérêt certain en cas de problème. Bon sang, si Konoha se pointait aux portes de Kiri, menacer la vie de Meï changerait la donne... Je ne peux pas croire que Mizuki n’y ait pas pensé. La tuer aurait été la chose la plus stupide à faire et je ne crois pas qu’il soit stupide malheureusement.

Je repense à son calme olympien face à Minato, il n’est ni émotif, ni nerveux. Un tyran sans cœur, calme, intelligent… ce sont les pires et les plus dangereux. Il faudrait le tuer le plus vite possible, ça ficherait un bordel monstrueux dans leurs rangs, ce genre de régime ne tient pas longtemps sans son chef charismatique, mais impossible de le faire tant que nous n’avons pas Meï. Et ça, ce n’est pas gagné. Combien d’enfants et de ninjas vont mourir de la main de ces usurpateurs le temps que je la retrouve ? Et si j’y restais des semaines et des semaines pour rien du tout… ? Que les massacres continuent pendant des mois pour que j’en arrive finalement à la conclusion qu’elle est morte depuis le début ?

Je n’en reviens pas qu’ils tuent les enfants. Mizuki est cinglé, certes, mais ses suiveurs ? Quelles excuses donnent-ils à leur conscience lorsqu’ils assassinent des enfants ? Ça me donne la nausée. La petite échelle grince, m’indiquant l’arrivée d’Hanako et je souris lorsque je vois sa petite tête qui émerge.

-         Coucou toi, dis-je.

-         Tu t’es lavé sans moi ! s’offusque-t-elle.

J’hausse les sourcils en réprimant le petit rire qui menace face à ses yeux accusateurs pour une bêtise pareille. Sa présence me fait déjà du bien, elle me donne envie de rire et elle redonne un peu de chaleur à mon cœur endeuillé.

-         Désolé, je n’y ai même pas réfléchi mon ange.

-         C’est vexant…, marmonne-t-elle d’une petite voix boudeuse.

Elle s’assoit vers mes pieds, en tailleur, les bras croisés sur sa poitrine. J’aime bien quand elle fait la tête, elle est adorable et je ne peux pas m’empêcher de rire en essayant de l’attraper alors qu’elle essaye de m’échapper.

-         Et en plus tu ris ! couine-t-elle.

-         Allez, viens là ! m’amuse-je.

-         Non ! Tu t’es lavé sans moi ! recommence-t-elle comme si j’avais commis un crime.

J’éclate de rire en abandonnant mes tentatives de l’attraper :

-         Je me suis lavé ?! Quel crime ! Où sont les fers ? Qu’on me conduise en prison ! me moque-je en riant de plus belle.  

Elle affiche une tête qui me fait mal au cœur, ça ne la fait vraiment pas rire et je crois qu’elle est réellement peinée. Je suppose donc que cette histoire de douche lui tient à cœur et je tempère la situation :

-         Mon ange… Il me faut aussi une phase d’adaptation, je n’ai jamais été en couple, je ne pense pas à tout…, dis-je avec douceur. Je n’avais pas compris que c’était important pour toi.

-         J’ai cru que tu lassais déjà de moi…

-         Bien sûr que non, tu n’y crois pas toi-même Hanako.

-         Pas vraiment…, avoue-t-elle.

-         Tu ne peux plus faire comme si tu ne savais pas que je t’aimais, ajoute-je en ouvrant les bras.

Comme je m’y attendais, elle rougit et se jette dedans en souriant enfin. Je me rallonge donc dans notre nid en la calant sur moi, heureux d’avoir désamorcé cette petite situation.

-         A quoi réfléchis-tu ? Je peux t’aider ? demande-t-elle en plantant un baiser sur ma joue.

-         A Meï…, avoue-je. Nous n’avons rien senti, pas même l’ombre d’une effluve, je n’ai pas voulu casser le moral général mais c’est quand même très mauvais signe…

-         Tu penses qu’elle n’est pas dans le village ?

-         Ça m’étonnerait beaucoup. Moi encore… mais mes ninken… Pas l’ombre d’une piste…, répète-je sombrement.

-         Elle est peut-être sous terre ? essaie-t-elle.

-         J’y ai pensé, mais les chiens auraient forcément senti une petite trace quelconque, il y a bien des gardes avec elle, qui remontent de sous le sol et qui se retrouvent dans la rue à disperser des fragments de son odeur… Autant je trouve ça très alarmant autant il aurait été stupide de la tuer, j’oscille entre l’espoir et la fatalité. Nous chercherons mieux demain…

Elle soupire bruyamment avec sa petite mine concentrée qui me donne envie de la croquer.

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