LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 201 : TOME 8 : L'AMOUR SOUS TOUTES SES FORMES

4167 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 06/03/2026 11:17

TOME 8 : L’AMOUR SOUS TOUTES SES FORMES



Dans ce tome :

Bienvenue dans ce huitième et dernier tome des aventures d’Hanako et de Kakashi ! Dans ce tome, les arcs des personnages seront tranquillement bouclés, sur fond d’amour sous toutes ses formes.

֎ Je n’ai pas encore rédigé la toute fin de l’histoire, même si la trame est écrite depuis bien longtemps, et j’avoue que je ne sais pas avec quel point de vue majoritaire conclure cette histoire. Elle a commencé du point de vue d’Hanako, mais le point de vue de Kakashi a pris une ampleur énorme…

Si vous avez une préférence, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

 


Chapitre 201 : Le secret d’Hokuto


Point de vue d’Hanako


Après les sales aventures qui me sont arrivées, j’ai quelques jours de vacances, et comme le temps me parait long sans Kakashi… Il est parti hier soir pour Kiri, j’ai horreur de ne pas savoir comment les choses se sont passées, nous sommes en fin d’après-midi et je sais donc que les affrontements sont finis si tout est allé comme prévu. Je me répète qu’il n’y a aucune raison pour que les choses aient dégénéré, qu’il est probablement sur le chemin du retour mais l’attente est difficilement supportable.

Je suis dans mon canapé, je caresse mon chat pensivement en attendant que le temps passe en observant les bourrasques à l’extérieur. Il ne fait pas particulièrement froid mais le vent souffle, j’hésite à aller faire une promenade dans le village pour prendre l’air mais le fait de ne pas savoir comment il va m’empêche de me lever de mon canapé.

Mais bon… S’ils partent de Kiri en fin de journée, il ne sera pas là avant demain matin et je ne peux décemment pas passer ma journée plantée dans mon canapé...

Un peu avant dix-neuf heures, je me décide à partir me balader et je prévois de passer prendre à manger sur le chemin du retour. Je m’habille rapidement et dès que j’ouvre la porte, je suis surprise de tomber sur Nanba qui affiche un grand sourire :

-         J’ai un message pour toi, annonce-t-il.

-         Un message pour moi ? Mais de qui ?

-         Si j’en crois ce que m’a dit Shin hier soir, de ton petit-ami… ? demande-t-il avec curiosité.

J’ouvre des yeux immenses tandis qu’il me tend un petit bout de papier, que je lui arrache pratiquement des mains sans même lui répondre. Je le lis à toute vitesse et je suis soulagée de savoir que tout va bien à Kiri, mais je suis déçue d’apprendre qu’il ne sera de retour que demain soir. Je savoure les trois petits mots d’amour en bas de son message et lorsque je relève le nez, Nanba m’observe en haussant un sourcil :

-         Alors c’est vrai ? Tu sors vraiment avec Kakashi maintenant ?

Je m’empourpre en réalisant que c’est un peu délicat, puisque Nanba m’a d’abord connu plus ou moins en couple avec Rinko, et que je suis même allée au restaurant avec lui bien qu’il n’y avait rien d’ouvertement romantique là-dedans. 

-         Oui c’est vrai… mais c’est du sérieux cette fois… avec Kakashi…, bafouille-je.

-         Du sérieux-sérieux ? Vraiment ?

-         Oui, c’est un peu compliqué, tout ça doit te paraitre tellement…, commence-je en agitant une main dépassée.

-         Pas du tout ! me coupe-t-il en voyant ma gêne. C’est plutôt le « avant » que je ne comprenais pas… Quand nous avions discuté tous les deux de ce que nous recherchions, nous avions l’air en phase, nous discutions de trouver l’amour, « le bon » … J’ai toujours trouvé ça surprenant que tu fréquentes Rinko, je n’avais pas l’impression qu’il pourrait vraiment t’offrir ce que tu cherchais… Je trouve ça beaucoup plus cohérent avec Kakashi, bien que je sois très surpris de le voir finalement se mettre avec quelqu’un, je n’ai pas l’impression qu’il soit du genre à changer d’avis ou papillonner ailleurs, alors ça me rend heureux pour toi. Et puis entre nous, vous avez toujours eu une drôle de relation, je le voyais rôder dans le périmètre à chaque fois que je passais un peu de temps avec toi… il y a des signes qui ne trompent pas.

-         Ah bon… ?

-         Oui, mais je ne pensais pas qu’il irait au bout des choses, je le voyais plutôt du genre à être fou amoureux de toi sans jamais te le dire, ou alors sur son lit de mort ! rit-il.

-         C’est plus compliqué que ça, il n’est pas venu me l’annoncer de but en blanc du jour au lendemain ! pouffe-je.

-         J’imagine bien, surtout avec Rinko… Enfin, tout ça ne me concerne pas, je suis simplement heureux pour toi que tu aies trouvé quelqu’un de sérieux. Je te souhaite une bonne fin de journée Hanako.

Je le salue chaleureusement et alors qu’il s’envole de ma terrasse, mon cœur est léger comme une plume puisque je sais désormais que Kakashi va bien. Je décide de quand même partir pour ma promenade, puisque la seule difficulté qu’il me reste sera de m’occuper jusqu’à son retour.

*

Je marche tranquillement à travers les petits stands du marché. Mes yeux glissent sur les aliments et je commence à envisager d’acheter de quoi faire un plat étudié pour le retour de Kakashi. J’imagine que si je faisais une recette compliquée, ça pourrait m’occuper toute la journée de demain… Mais autant je suis bonne pâtissière, autant je n’estime pas être une cuisinière extraordinaire et je ne sais pas où s’arrêtent mes capacités culinaires.

Je suis plongée dans mes réflexions lorsqu’une voix que je connais très bien m’interpelle :

-         On déprime ma choupette ? s’amuse Hokuto.

-         Ça se voit tant que ça ? réponds-je en lui souriant.

-         Je n’ai jamais vu quelqu’un afficher une mine aussi triste en fixant un brocoli, me taquine-t-il.

Je ris avec lui en me décalant du stand, histoire de laisser l’accès aux légumes aux citoyens qui m’entourent.

-         Kakashi rentre demain soir…, soupire-je. J’envisageais de lui faire un repas gastronomique pour occuper ma journée de demain mais je suis loin d’avoir tes compétences.

-         Suivre une recette me semble largement dans tes compétences pourtant.

Je ris un peu plus en agitant une main agacée :

-         Sans doute, mais je n’en ai même pas envie dans le fond, je cherche juste à m’occuper.

-         Le destin s’acharne, vous venez enfin de vous mettre ensemble et vous voilà déjà séparés…, commente-t-il.

Il se remet en avant en me lançant un regard, m’invitant visiblement à continuer ma route avec lui, et je le suis en répondant :

-         Ce n’est pas grave, il sera de retour demain soir, ce n’est pas la mer à boire… Il faut que j’arrête de me lamenter, c’est dingue…

-         Je comprends, il est moche de ne pas pouvoir être avec la personne qu’on aime.

Je lui lance un petit regard alors qu’il parcourt quelques légumes d’un stand pour en choisir un. Je sais qu’Hokuto a un secret qui le rend malheureux, et j’ai plus ou moins compris que ça concernait un amour impossible. J’ai envie de creuser mais je n’ose pas, surtout pas en pleine rue, alors dès qu’il finit sa transaction et se remet en route, je change de sujet :

-         Toi en revanche, tu risques de nous faire un festin à en juger par ton panier rempli ! m’enthousiasme-je. 

-         Pas vraiment, enfin si mais … je crois que je cuisine pour m’occuper moi aussi…, répond-il en me souriant.

-         Tu t’ennuies ? Tu es inquiet ? demande-je.

-         Un peu des deux, c’est compliqué.

J’hoche la tête simplement, parce que je ne veux pas être indiscrète mais ma curiosité est drôlement piquée. Lorsque nous quittons le marché, il se tourne vers moi :

-         Je t’avais déjà proposé de te concocter un petit plat… ça te tente toujours ?

-         Bien sûr ! m’exclame-je.

-         Tu veux passer ta soirée avec moi ? Je te préviens choupette, il faudra mettre la main à la pâte ! me menace-t-il gentiment.

-         Avec plaisir, et permets-moi de te rappeler que j’ai déjà été ton second en cuisine !

-         Alors en route.

Il me tend un bras en souriant, auquel je m’accroche tout de suite, et nous partons ainsi en direction de chez lui. Il me parle du plat qu’il avait prévu de faire avec sérieux et passion tandis que je l’écoute en souriant, toute heureuse que ma soirée soit finalement occupée.

Un gros quart d’heure plus tard, je découvre son appartement et je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ça. J’ai l’habitude de l’appartement plus que sobre de Kakashi, ou du sempiternel bazard de Rinko, mais l’habitation d’Hokuto n’a rien à voir. Tout est bien rangé, propre, mais ce n’est pas vide du tout, au contraire, c’est plutôt rempli dans le bon sens. Il y a beaucoup de photos de paysages, d’objets divers et variés qu’il n’a pas dû acheter à Konoha et je devine aisément qu’Hokuto aime voyager pendant ses vacances.

-         Je peux ? demande-je en pointant sa pièce à vivre.

-         Bien sûr, je ne te fais pas la visite, tu es assez grande pour le faire toute seule, je vais ranger les aliments pendant ce temps-là.

Je me promène donc dans son appartement joyeusement, j’observe la décoration harmonieuse et chaleureuse en me dirigeant vers un bel arbre à chat dans un coin, pour caresser son occupant qui dort paresseusement sur le dos en toute confiance. Nous sommes au rez-de-chaussée et Hokuto possède un extérieur, une petite véranda où trône un salon de jardin beige, qui mène à un petit carré d’herbe où je devine que le matou noir et blanc devant moi aime se prélasser.

-         Comment s’appelle-t-il ? demande-je.

-         C’est assez drôle que tu me demandes, c’est ton homme qui a trouvé son prénom, répond-il en riant.

Je lui lance un regard peu dupe mais il lève les mains :

-         Je te le jure. Je sais que je t’ai déjà raconté des conneries sur Hatake mais c’était pour me moquer de lui !

-         Alors raconte-moi celle-là ! le presse-je.

-         Ce chat a débarqué sur ma terrasse un jour où j’étais avec lui, il m’a dit que si je lui donnais du thon, ce chat squatterait ici jusqu’à la fin de ses jours.

-         Et ?

-         Et chaque fois que je revoyais Hatake, il me demandait si « le squatteur » était toujours là. Quand il venait le voir, il l’appelait comme ça, et avec le temps, je n’ai plus réussi à l’appeler autrement... Je n’avais pas particulièrement d’idées de toute façon, alors je te présente « Le squatteur » ou « Squat » pour les intimes, c’est plus rapide et plus doux.

-         Squat… Ça lui va bien, commente-je en reprenant mes gratouilles avec application.

C’est drôle, je n’imaginais pas ça comme foyer pour Hokuto. Je m’étais simplement visualisé le même appartement que Kakashi… Et pourtant… J’observe la grande cuisine moderne avec tous les équipements possibles et inimaginables, les plaids assortis aux coussins et aux rideaux, l’arbre à chat dont la structure est dans un bois semblable à la table basse… Tout ça est très réfléchi.

-         Tu aimes la décoration ? demande-je.

-         Quelle drôle de question… Je ne considère pas mon appartement comme si design que ça ! rit-il.

-         Je ne sais pas, c’est très joli et harmonieux… Je suis désolée de paraitre étonnée, mais il faut dire que mes références en matière d’appartements d’hommes célibataires sont plutôt bien différentes d’ici. Celui de Kakashi est un appartement témoin, celui de Rinko un chantier et celui de mon ami Shin est à cheval entre les deux. En tout cas, les trois excluent la décoration, l’harmonie des couleurs et les objets « futiles ». Ce sont plutôt mes domaines ! plaisante-je.

-         Alors tu dois te sentir à l’aise ici ! réplique-t-il joyeusement.

-         Très, je t’assure, je trouve ça superbe…

On dirait presque qu’une femme y a mis le bout de son nez alors qu’Hokuto est censé être célibataire… tout ça creuse encore ma curiosité mais cette réflexion est très sexiste alors je laisse tomber la chose et je rejoins Hokuto pour l’aider à cuisiner. Il m’enfile un tablier, saisit une spatule pour mieux me torturer, et nous voilà lancés dans la bonne humeur et les rires.

*

Nous avons passé une bonne partie de la soirée à cuisiner, une autre à manger, et nous voilà désormais installés sous sa véranda où je suis dans un fauteuil confortable, enroulée dans un plaid épais, tandis qu’il fume à proximité de la porte ouverte. La seule constante de cette soirée sont les verres de vins dans nos mains, que nous avons rechargé avec zèle toute la soirée en bavardant joyeusement.

Nous avons parlé de plein de choses, nous nous sommes découverts des centres d’intérêts communs, nous avons saigné le sujet de la pâtisserie, puis celui des chats de gouttières et ça fait maintenant une bonne demi-heure que le vin a suffisamment délié nos langues pour que nous parlions de mon couple avec Kakashi. Je sais qu’il connait cette histoire, Kakashi m’avait dit qu’Hokuto était le seul à qui il s’était confié, mais ce dernier me demande de lui raconter mon point de vue et il m’écoute avec un sourire aux lèvres attendri tandis que je m’exécute.

A la fin de mon récit, il soupire :

-         Je suis heureux pour vous, mais dans un sens, je suis triste de savoir que je ne suivrai plus mon feuilleton des « feux de l’amour ».

Je sens que c’est le moment de creuser, nous sommes plus détendus grâce au vin et je me lance :

-         Notre série des feux de l’amour est peut-être terminée, mais chacun possède la sienne… tu dois bien avoir des histoires à raconter… ? Tu es officiellement célibataire mais je ne crois pas trop au fait que ce soit si simple que ça… je me trompe ? ose-je.

Il hoche lentement la tête en observant les étoiles par le toit vitré :

-         Ce n’est en effet pas si simple… Disons que ma vie privée est… compliquée.

-         Tu souhaites m’en parler ? Après tout, tu as écouté et conseillé Kakashi pendant des mois, j’imagine bien qu’il te retourne l’ascenseur mais… une oreille féminine n’est pas la même chose… surtout si la seule oreille qui t’écoute est celle de Kakashi, il n’est pas très bavard.

Hokuto éclate doucement de rire, il met un peu de temps à se calmer mais il finit par ouvrir une porte :

-         C’est vrai qu’il est de très bonne écoute mais de moins bon conseil, il ne sait pas comment m’aider.

-         Je le peux peut-être… tu sais, je suis une bonne gardienne de secret, je ne risque pas d’aller raconter ta vie privée à qui que ce soit.

Il me lance un regard, comme s’il me sondait en pesant le pour et le contre, comme s’il hésitait à se confier à moi.

-         Je te le promets, ajoute-je.

-         Je te crois… simplement, mon histoire est vraiment compliquée… J’ai bien envie de t’en parler mais je ne crois pas en être capable… je suis quelqu’un de très réservé, j’ai un peu de mal à m’ouvrir, même si j’ai toute confiance en toi Hanako.

-         Tu peux me dire ce que tu veux, je ne suis pas obligée d’avoir tous les tenants et les aboutissants.

Il rallume immédiatement une cigarette et je crois que c’est le signe qu’il hésite vraiment, qu’il se donne du courage ou je ne sais quoi pour se lancer alors je me tais et j’attends patiemment. Il finit par se lancer :

-         Disons que… je suis effectivement officiellement célibataire mais… c’est plus compliqué que ça. Je suis… dans un genre de relation, en tout cas je suis amoureux et c’est réciproque mais… pour des raisons compliquées, c’est impossible.

-         J’avais tendance à dire ça aussi de ma relation avec Kakashi et regarde où nous en sommes, commente-je gentiment.

-         Votre histoire était plus simple que la mienne, je t’assure.

-         J’ai du mal à le croire, fréquenter le meilleur ami de Kakashi était tout de même un désastreux point de départ. Déjà parce qu’il s’agissait de son meilleur ami, mais surtout parce qu’il s’agissait de Kakashi et c’était déjà une complication en soit.

Il rit encore, ce qui était le but, et je l’observe se détendre encore un peu et me lancer un regard amusé :

-         C’est vrai, mais je ne suis pas sûr que tu « risquais ta vie » en tombant amoureuse de lui.

-         Risquer ma vie ? m’étonne-je. Tu as le sentiment que tu risques ta vie en aimant quelqu’un ?

-         Pas vraiment, j’exagère. Mais nous ne pouvons pas être ensemble, c’est impossible, tu n’imagines pas les foudres que je pourrais recevoir, le compliqué de la situation, les risques que nous prendrions… Je pourrais perdre tout ce qui fait ma vie actuellement en tentant de vivre cette histoire.

J’hoche simplement la tête, parce que je ne comprends pas grand-chose à ce qu’il me raconte, je ne peux pas saisir la situation avec aussi peu d’informations et il s’en rend vite compte. Il inspire plusieurs fois, son visage trahit toutes les émotions qui le secouent alors qu’il pèse encore le pour et le contre.

-         Je suis tombé amoureux de la mauvaise personne Hanako, c’est aussi simple que ça et pourtant tellement compliqué, chuchote-t-il.

-         Je ne considère pas que tu sois amoureux de la mauvaise personne si tu estimes qu’elle a les même sentiments que toi, souligne-je. Si vous vous aimez, alors ce ne sont pas les personnes qui s’aiment le problème, mais les éléments extérieurs.

Il sourit pensivement en observant son jardin.

-         C’est beau Hanako… ce que tu dis m’aide déjà, ça me met du baume au cœur, chuchote-t-il.

-         L’amour parait compliqué alors qu’il n’y a rien de plus simple dans le fond. Quand deux cœurs sont amoureux, rien ne saurait les séparer et il ne faut pas lutter contre mais chercher des solutions pour rendre cet amour possible.

Il se tourne vers moi en souriant encore plus largement :

-         Décidemment, tu es une bien meilleure confidente qu’Hatake ! 

-         J’espère bien, soupire-je en levant les yeux au ciel avec humour.

-         J’ai envie de me confier à toi, mais ce n’est vraiment pas facile.

-         Pourquoi cet amour est-il impossible ? Qu’est-ce qui te freine ?

-         Le jugement, les regards extérieurs, ce serait très mal vu.

Je soupire un peu, frustrée qu'il m'en dise si peu, et j'essaie de comprendre quel pourrait bien être le problème tandis qu'il tire encore sur sa cigarette.

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