LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 205 : L'amour platonique ♡

3127 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 13/03/2026 12:14


Chapitre 204 : L’amour platonique ♡


Point de vue de Kakashi

Après une petite heure de boulot au bâtiment de l’Hokage, je rejoins Nakama au centre et je l’aperçois qui me fait des signes depuis un banc, avec deux glaces à la main. Je n’étais pas particulièrement friand de glace à toute heure de la journée avant, mais cette petite addiction de mon amie a fini par s’inscrire en moi et c’est donc avec bonheur que j’attrape la glace à la noisette qu’elle me tend.

-         Alors ?! Depuis cette soirée d’intégration ?! s’exclame-t-elle avec excitation.

-         Elle m’a jeté, elle ne veut plus jamais de moi…, soupire-je.

Nakama bondit sur ses pieds pour sautiller de bonheur :

-         Menteur ! Je le crois pas ! Ça y est, vous êtes ensemble !! rayonne-t-elle.

-         Evidemment ! fanfaronne-je.

-         Et c’est grâce à moi ! Je te l’avais bien dit ! Je t’avais promis de te faire récupérer ta petite princesse aux yeux roses ! rit-elle.

-         Tu es la meilleure, faut-il que je me prosterne à tes pieds ? plaisante-je.

Elle repousse théâtralement ses cheveux blonds derrière son épaule :

-         Honnêtement, ce serait la moindre des choses le taulard ! Je te récupère ta petite chérie et c’est encore moi qui paye les glaces, tout ça n’est pas normal…

-         Je paierai toutes les prochaines ! m’amuse-je. Tu ne paieras plus jamais une glace, en gage de ma reconnaissance éternelle.

-         Bon allez, trêve de plaisanterie. Raconte-moi tout ce que j’ai raté depuis la fameuse soirée où elle a failli me tuer de ses beaux yeux.

Je m’exécute joyeusement, je lui raconte en détail notre fin de soirée, les promesses qu’elle m’a faites, notre idylle après ça puis notre départ pour Kiri. Ses yeux brillent de bonheur lorsque je lui relate la soirée où je me suis ouvert pour lui avouer mes sentiments et le paradis total qu’est devenu ma vie depuis.

-         Alors elle l’avait déjà quitté…, commente-t-elle pensivement. Ça ne m’étonne pas, et je trouve qu’elle a bien fait, c’est encore plus beau d’imaginer que tu t’es ouvert à elle sans savoir où vous alliez… Quelle jolie preuve d’amour.

-         Sans doute, chuchote-je en souriant, perdu dans mes souvenirs de cette belle soirée.

-         Bon, alors le démon qu’elle est sera enfin plus calme…, plaisante-t-elle. Tu vas pouvoir entamer une petite vie heureuse et tranquille… Tu n’imagines pas comme je suis contente pour toi Kakashi, tu le mérites sincèrement et ça m’apaise de savoir que tout ira bien pour toi.

-         Plus calme, plus calme… elle m’a encore fait une sacrée crise ce matin ! ris-je.

-         Raconte-moi tout ça, on ne s’ennuie jamais avec elle ! répond-elle en souriant largement.

Je me lance dans le récit de notre dispute de ce matin, mais alors que je parle, quelques connexions se font dans ma tête. Nakama est drôle aujourd’hui, différente. Elle est plus excitée que d’habitude tout en étant beaucoup plus calme à la fois, elle ne me regarde pas comme d’habitude non plus, on dirait qu’elle grave mon visage dans sa tête… Et son sourire, si bienveillant, si gentil mais si triste à la fois…

Je m’interromps en plein milieu d’une phrase alors que ma mâchoire se décroche et que mon cœur vacille. Elle me connait déjà si bien, elle sait que j’ai compris.

-         Ça va aller mon chou, dit-elle en posant une main sur mon bras.

-         Tu pars… ? articule-je difficilement.

Elle affiche un petit air désolé qui me brise le cœur.

-         C’était le deal Kakashi, je devais passer un mois ou deux à Konoha…

J’ai l’impression d’entrer en freeze, que mon corps affiche une erreur système qui m’empêche de réagir. Je savais très bien que Nakama repartirait, elle me l’a dit dès le début et je sais de toute façon qu’elle habite à Suna… Mais je me suis tellement attaché à elle, habitué à sa présence et son caractère… Je n’arrive même pas à imaginer ma vie au village sans elle, malgré notre rencontre récente, elle a déjà une place énorme dans ma vie et j’ai le cœur brisé à l’idée qu’elle reparte.

Elle frotte gentiment mon bras avec des yeux soucieux, comme si elle comprenait à quel point ce qu’elle vient de me dire me perturbe, comme si elle me connaissait déjà si bien qu’elle savait que ce serait très dur pour moi. Je suis toujours épaté par la capacité de cette fille à me cerner et me comprendre.

-         Quand ? demande-je.

-         Dans deux jours.

-         Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit avant ?

-         Parce que tu étais un poil occupé Kakashi, tu vivais ta vie heureuse avec Hanako, je n’allais pas venir saccager ton moral en te donnant un décompte de mon départ.

Je me lève du banc vivement, dépassé par la situation qui m’apparait comme dramatique.

-         Bien sûr que si Naka ! J’aurais passé plus de temps avec toi je… je n’en sais rien…, geins-je.

-         Tu étais en mission à Kiri, tu es rentré, reparti aussi sec et te voilà de retour depuis hier soir ! Nous n’aurions pas pu nous voir plus, et tu étais heureux, c’est mieux que je ne t’ai rien dit, j’ai toujours bien senti que tu n’étais pas doué pour les aurevoirs.

Je fais quelques pas pour essayer de me calmer mais rien n’y fait, je ne supporte pas qu’elle s’en aille.

-         Non je ne suis pas doué pour dire au revoir à mes amis Naka, je pense que tu ne peux même pas imaginer à quel point… C’est… je ne peux pas accepter de me dire que tu ne seras plus là… que tu seras à Suna et que je ne te verrai plus !

-         Ça ira, on pourra se revoir si l’un de nous décidait de faire des petites vacances dans le pays de l’autre, répond-elle gentiment.

Ces derniers mots me redonnent un peu de baume au cœur et je me tourne vers elle :

-         Tu pourrais venir ici ! Dans mon appartement, tu n’aurais même pas à louer quoi que ce soit, je dormirai chez Hanako quand tu seras à Konoha ! m’exclame-je.

-         Kakashi ! rit-elle. Je ne vais pas faire une garde partagée entre Konoha et Suna…

-         Déménage ici alors, tu m’as déjà dit que tu n’avais pas famille, tente-je.

-         Kakashi…, répète-t-elle avec douceur en tirant sur mon bras pour me rassoir.

-         Quoi ? Ce serait si bizarre que ça pour toi ? Tu n’as pas de famille et tu ne m’as jamais particulièrement dit que tu appréciais l’hôpital de Suna… Ici, tu pourrais devenir l’apprentie d’Hanako, elle est la meilleure médecin du monde, littéralement, tu apprendrais des tas de choses…

-         J’ai ma vie là-bas, mon appartement et mes amis… et j’aime autant te dire que je ne suis pas demain la veille d’être l’apprentie de ton être démoniaque qui planterait ma tête au bout d’un pic avant d’être cordiale avec moi.

Je ne réponds pas, parce qu’elle a raison de toute façon, mais ce n’est pas pour autant plus facile à accepter. Elle me laisse tranquille quelques minutes, le temps que j’absorbe la nouvelle en mangeant du bout des lèvres ma glace, mais je n’en profite même pas. Plus j’observe ma glace et plus je suis triste à l’idée que ce soit l’une des dernières que je partagerai avec elle sur les bancs de Konoha, à discuter de tout et de rien, à rire comme un bossu des remarques qu’elle ne manque pas de faire sur tout et n’importe quoi, à la voir lever les yeux au ciel quand je dis des choses stupides selon elle…

-         Je savais que ça te perturberait mais je ne m’attendais quand même pas à ça. Je suis flattée mon petit taulard en sucre, vraiment, tente-t-elle de plaisanter.

-         Arrête, ça ne me fait pas rire.

-         Mais quel sale caractère ! Tu es aussi grognon qu’elle, vous faites une sacrée paire, moi je te le dis ! Rentrer à Suna me fera des vacances tiens ! Loin de tes grognements et de tes regards accusateurs !

Je la fusille du regard et elle éclate de rire :

-         Tu vois ! Arrête de m’en vouloir de rentrer chez moi Kakashi !

-         Bien sûr que je t’en veux !! beugle-je.

-         Alors profite donc de moi au lieu de me faire la tête ! C’est dingue ça !

Je soupire longuement et bruyamment, théâtralement même, sans doute pour faire mon malheureux. En revanche, j’admets qu’elle a raison et qu’il ne sert à rien de gâcher le peu de temps qu’il nous reste ensemble :

-         Il y a une fête ce soir, pour célébrer un nouveau jônin, tu veux bien venir ? On pourra passer la soirée ensemble comme ça, propose-je.

-         Ta minette va sortir les griffes, souligne-t-elle.

-         Mais non, enfin peut-être, mais je sais que tu as les épaules pour gérer la situation. Et je connais Hanako, elle fait sa peste mais ça ira, elle est juste vexée parce que je ne cède pas à son caprice.

-         Ça ne fera pas de problèmes entre vous ?

-         Je ne crois pas, plus maintenant que nous sommes ensemble et qu’elle sait que je l’aime comme un fou. Je l’ai bien vu ce matin, elle n’est pas inquiète pour nous ou que je lui fasse un coup bas, elle te déteste simplement par principe.

-         Vendu alors, nous passerons la soirée ensemble. Maintenant, finit donc de me raconter votre petite altercation, que je me marre en finissant ma glace.

Je retrouve ma bonne humeur, parce que je choisis de profiter pleinement des deux prochains jours avec mon amie. J’aurai tout le temps de me lamenter après son départ, et le plus beau dans tout ça, c’est que je sais qu’Hanako me réconfortera, malgré son animosité, parce qu’elle est parfaite.

*

Lorsque je passe la porte de chez Hanako en milieu d’après-midi, elle est dans le canapé et me lance un petit regard hésitant. Je lui retourne le même, puisque je ne sais pas exactement où nous en sommes après sa petite crise et il faut bien avouer que je ne pensais pas rentrer si tard. Pour le coup, je comprendrais qu’elle m’en veuille de lui avoir dit que je voyais Nakama « un petit coup », pour finalement rentrer quatre heures plus tard à la maison, mais il faut dire que l’annonce de son retour à Suna m’a retourné.

Hanako ferme le livre qu’elle était en train de lire et le pose sur la table basse doucement avant de se lever pour venir vers moi avec des yeux incertains.

-         Kakashi… je suis vraiment désolée pour ma réaction excessive de ce matin mais…, commence-t-elle.

-         Je suis désolé d’être parti aussi longtemps, glisse-je.

Les bases sont posées et nous permettent de constater que la température est plutôt bonne des deux côtés. C’est donc naturellement que je lui ouvre les bras au moment même où elle entamait un petit pas pour venir s’y glisser, et nous nous câlinons une petite minute en silence en nous serrant tendrement. Ce petit câlin nous reconnecte, puisque nous cherchons à nous embrasser en même temps et dès que mes lèvres se posent sur les siennes, je vais déjà mieux. Elle est mon meilleur réconfort, et le départ de Nakama est plus facile à assimiler dans les bras de mon petit amour, qui lui, ne s’en ira pas.

-          Tu as vu Shin ? demande-je.

-         Oui, je suis allée le voir pour lui annoncer la nouvelle, il était complétement surexcité, répond-elle en souriant.

-         Tu as passé ton midi avec lui ?

-         Non, avec Mei, d’ailleurs je l’ai invité ce soir… Elle a subi mes plaintes sur notre dispute de ce matin, j’ai estimé que passer une soirée plus heureuse avec moi était sympa pour compenser. Ça ne te dérange pas ?

-         Pas du tout. Et ne t’énerve pas, je t’en prie, mais j’ai invité Nakama à venir ce soir.

Elle se tend des pieds à la tête mais ne commente pas, me laissant le temps de m’expliquer. Je lui reporte donc ma triste conversation avec Nakama et si elle reste très agacée au début, elle ne tarde pas à comprendre à quel point le départ de mon amie me rend triste et elle s’adoucit au point de nous installer en câlin dans le canapé.

Je ne m’attendais quand même pas à ce qu’elle soit si calme, mais elle l’est toujours quand elle passe du temps avec Mei… Cette dernière sait comment l’apaiser et lui remettre les idées en place, alors je ne peux que savourer ma chance qu’Hanako ait eu la bonne idée de passer ces quelques heures avec elle. En tout cas, mon ange terrestre écoute mes plaintes, elle me pose même des questions sur ma relation avec Nakama et je lui explique tout, de A à Z, tandis qu’elle caresse mon dos puisque je suis allongé sur son buste comme un gamin. Elle prend le temps de tout creuser, de bien comprendre notre relation, le caractère de Nakama, et d’intégrer qu’il n’y a rien de bizarre dans ma relation avec elle.

A la fin de notre conversation, elle soupire :

-         Bon, alors je suppose que je vais devoir supporter de te voir avec cette morue ce soir…

-         Tu vas apprendre à la connaitre, tout ira mieux, affirme-je.

-         Ne compte pas sur moi. J’accepte déjà sans rechigner que tu passes du temps avec elle, ne me force pas à copiner non plus ! Heureusement, il y aura Mei…

-         Et Shin, Rinko, Hokuto…, ajoute-je.

-         Parfait, j’aurai tous mes amis pour me soutenir dans cette terrible épreuve ! plaisante-t-elle. Cette soirée promet, moi je te le dis !

Son corps est secoué par son rire, qui m’agite doucement alors que je souris en caressant son ventre. Malgré une dispute et une horrible nouvelle, elle arrive encore à m’envelopper de douceur et d’amour, à me faire sourire, à me montrer comme tout ira bien pour moi, peu importe les difficultés que j’aurai à affronter.

Comme la vie est belle avec elle, je crois que je ne m’en remettrai jamais.

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