Fraternité Infaillible

Chapitre 13 : Tome 13 — Fraternité Infaillible : Origines oubliées, vérités révélées

845 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/07/2025 11:10

La nuit était tombée sur Konoha.


Le village semblait enfin respirer… Mais ce n’était qu’un souffle entre deux ouragans.


Dans la maison de Naruto, éclairée par la pâle lueur de la lune filtrant à travers les vitres, trois silhouettes étaient assises autour d’une table : un grand frère au regard profond, un petit frère endormi sur ses bras, et une créature de ténèbres étoilées, aux yeux brillants comme des galaxies lointaines.


Le silence dura un moment. Puis ce fut Bagheera qui parla.


Sa voix, grave et mystérieuse, vibra doucement dans l’air nocturne :


— Tu sais, Nadhir… Le monde n’est pas ce qu’il semble être. Pas seulement terre et chakra. Il est aussi mémoire. Et certaines mémoires ont été enfouies trop longtemps.


Nadhir, appuyé sur sa main droite, son œil attentif, ne répondit pas tout de suite. Naruto, roulé en boule contre lui, dormait paisiblement. Seuls les murmures du vent et le frémissement des feuilles répondaient au félin.


— Ton nom, murmura Bagheera. Nadhir. C’est un nom puissant. Il n’a pas été choisi au hasard. Il est le contraire du "zénith". Et ton frère… s’appelait Zénitsu.


Nadhir releva lentement les yeux vers lui.


— Mon frère…


Bagheera hocha doucement la tête.


— Vous étiez les deux pôles d’un même axe. Le sommet et le creux. L’éclat du jour et la profondeur de la nuit. Deux astres, issus d’un même miracle.


Un silence.


— Pourquoi je ne l’ai jamais connu ?


— Parce que personne ne t’a jamais raconté. Parce que personne n’osait. Parce qu’aucun mot ne pouvait porter la vérité sans trembler. Et surtout, parce que les Ōtsutsuki qui vous ont vus naître… ont été réduits au silence.


Nadhir resta figé. Bagheera poursuivit :


— Vos parents n’étaient pas comme les autres. Ton père descendait de la lignée de Layun, petit-fils de Ryo, l’Esprit du Dragon. Ta mère était la descendante de Célestia, l’Esprit du Cosmos. Ensemble, ils ont créé l’impossible. Un enfant d’équilibre parfait. Et ce n’était pas qu’un miracle… c’était une menace.


— Une menace pour qui ? demanda Nadhir, sa voix plus rauque.


Bagheera s’approcha lentement. Sa silhouette semblait glisser dans l’ombre.


— Pour Kosmos.


Le nom tomba comme une pierre dans une eau calme.


— Il voulait comprendre, il voulait posséder… il a préféré anéantir. Et ton frère Zénitsu… s’est dressé face à lui. Seul.


Nadhir baissa les yeux. Le souffle coupé.


— Et il est mort ?


Bagheera regarda le ciel.


— Il s’est effacé. Mais son nom flotte encore dans les mémoires de ceux qui savent écouter. Peut-être qu’un jour, tu sentiras son chakra effleurer le tien.


Un long silence s’installa. Naruto dormait toujours.


Puis Nadhir soupira.


— Merci, le chat.


Bagheera sauta d’un bond sur la table.


— Je suis pas un chat. Je suis Bagheera, un félin façonné à partir de la nébuleuse noire. Mon corps est une étoile figée. Mon souffle est un résidu de lumière. Tu me dois un minimum de respect, le frère de Zénitsu.


Un léger sourire étira les lèvres de Nadhir.


— Très bien. Bagheera. C’est noté.


Le félin se redressa, majestueux.


— Écoute-moi bien. Tu n’en es encore qu’au commencement. Mais si tu veux affronter Kosmos, si tu veux comprendre ton propre sang… il te faudra apprendre à maîtriser l’Essence de l’Univers. Pas juste le chakra. Pas juste les éléments. Mais l’énergie cosmique elle-même. Celle qui lie les atomes. Celle qui murmure entre les galaxies.


Nadhir acquiesça, les poings serrés.


Puis il souffla.


— Tu veux manger un truc ?


— Des nouilles, répondit Bagheera avec un petit sourire. Bien épicées.


Dans la cuisine, le silence fit place aux bruits familiers : les casseroles, l’eau qui bout, les odeurs de sésame grillé et de bouillon chaud. Nadhir préparait les bols avec soin, dosant les épices comme s’il forgeait une arme.


Ils s’assirent tous les trois à table. Naruto s’était réveillé, les yeux encore endormis.


— Hmmm… ça sent trop bon…


Nadhir posa le bol devant lui. Puis le sien. Et enfin celui de Bagheera.


Naruto, une bouchée en bouche, murmura :


— Grand frère… t’es plus souriant que d’habitude. Qu’est-ce qui t’arrive ?


Nadhir releva les yeux. Une étincelle douce dans le regard.


— Je connais enfin la vérité. Celle que je cherchais depuis… toujours.


Naruto sourit, heureux. Et Bagheera, les pattes croisées, ajouta calmement :


— Ce n’est que le début. Demain, d’autres portes s’ouvriront. Et d’autres vérités… seront plus dures à avaler que ces nouilles.


Mais ce soir-là, la paix, même fragile, même illusoire, leur appartenait.


Et dans les profondeurs de l’espace… une ancienne conscience ouvrait l’œil.

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