Fraternité Infaillible
Chapitre 14 : Tome 14 : Les Trois Jeunes Héros et la Fin d’une Guerre
1784 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 01/08/2025 16:57
L’aurore teintait le ciel de Konoha d’un bleu pâle et doux. L’air était frais, chargé d’un calme étrange, comme si la nature elle-même retenait son souffle.
TOC TOC TOC.
Trois coups précis frappèrent la porte en bois de la maison de Nadhir. Il était encore tôt. Trop tôt, même pour lui. Allongé sur son futon, les cheveux ébouriffés, il entrouvrit un œil, puis referma aussitôt. Mais la voix grave et familière d’Itachi passa la porte.
— Nadhir… Réveille-toi. Une mission urgente. C’est à propos du cloneur.
Lentement, il se redressa, bâillant sans honte, puis s’étira longuement avant d’ouvrir la porte. Devant lui, Itachi Uchiwa, au regard concentré, et Shisui, toujours souriant malgré l'heure, le fixaient avec une gravité inhabituelle.
— On doit partir maintenant, ajouta Shisui. Bagheera en a parlé à Hiruzen hier soir. C’est confirmé. Le laboratoire est actif, sur les hauteurs du Pays du Bambou.
Nadhir se frotta le visage, haussa un sourcil, puis répondit d’un ton à moitié endormi :
— Ok… Je prépare juste des taiyakis pour Bagheera et Naruto, attendez deux minutes.
Il retourna dans la cuisine, prépara quelques douceurs, puis attacha une petite boîte enrubannée à la patte de Bagheera, encore roulé en boule dans un coin. Il lui caressa tendrement la tête.
— Tiens mon frérot, c’est pour toi. Et pour Naruto s’il se réveille avant toi.
Puis, sans un mot de plus, il enfila lentement sa robe blanche d’Ōtsutsuki, ornée des magatama noirs. Le tissu flottait doucement dans l’air, comme si l’étoffe reconnaissait l’aura céleste de son porteur. Il attacha sa ceinture noire, releva le col, et sortit, sérieux.
Devant la grande porte du village, Itachi et Shisui l’attendaient.
— Prêts ? demanda Nadhir calmement.
— Toujours. répondit Itachi.
Ils partirent en courant à travers les sentiers, traversant rivières, forêts et collines, sans un mot inutile. Le vent soufflait fort sur leurs visages, mais aucune hésitation ne ralentissait leurs pas.
Au bout de quelques heures de course silencieuse, ils atteignirent la frontière du Pays du Bambou. Devant eux… une mer de silhouettes.
Un frisson parcourut le dos de Shisui.
— Combien sont-ils… ? murmura-t-il.
— …Dix millions, dit Nadhir d’une voix presque coupée.
Il les poussa aussitôt vers un buisson touffu à flanc de falaise. Ils s’y jetèrent, haletants, observant l’immense armée en contrebas. Une horde entière de clones mécaniques, immobiles, prêts à déferler.
— On ne peut pas les battre, déclara Nadhir en chuchotant. Pas de front. Pas aujourd’hui.
Silence. Puis, un sourire naquit lentement sur ses lèvres. Il tourna la tête vers ses deux compagnons.
— …Mais si on se métamorphose… en nettoyeurs du laboratoire, et qu’on s’infiltre directement, on peut détruire le cœur du système. Pas besoin de combat.
— Tu veux dire… se faire passer pour des employés ? s’étonna Shisui.
— Oui. On rentre, on détruit, et on sort. On est des ombres, pas des guerriers aujourd’hui.
Itachi le fixa un instant… puis hocha la tête, un mince sourire aux lèvres.
— Ça me va.
Nadhir ferma les yeux, posa les mains, et utilisa une technique de transformation parfaite. En quelques secondes, les trois jeunes shinobi prirent l’apparence de simples employés du laboratoire. Des gants, des masques, des tenues blanches.
— On bouge, chuchota-t-il.
Et dans le silence, les ombres quittèrent le buisson… marchant droit vers le cœur de l’enfer.Les trois jeunes shinobi avancèrent lentement, dissimulés derrière leurs métamorphoses. Le cœur calme, les visages neutres, ils pénétrèrent dans le complexe du cloneur, un immense laboratoire semi-enterré creusé à flanc de montagne, dont la façade métallique luisait sous la brume matinale.
Des gardes robotiques, postés aux entrées, scannèrent leurs badges falsifiés. Rien ne bougea. Ils étaient passés.
— Et maintenant ? murmura Shisui à peine audible.
— Direction : salle du noyau, dit Nadhir en avançant sans hésiter.
Le couloir principal était long, tapissé de lumières rouges. Des dizaines de scientifiques clonés y circulaient, et au fond, des cuves de verre contenaient des embryons humains en duplication accélérée. Le sol vibrait légèrement… le cloneur était actif.
— On a peu de temps, dit Itachi d’une voix basse. Une patrouille va forcément remarquer notre chakra s’il remonte.
Ils contournèrent une section interdite, montèrent deux niveaux en silence, et débouchèrent enfin dans une immense salle circulaire, au centre de laquelle flottait une sphère noire entourée de lignes rouges en mouvement.
Le cloneur.
Une voix métallique résonnait dans la pièce :
> « Génération 18244 : 8 % complétée. Prévision de renforcement : 14 millions d’unités d’ici 3 heures. »
Nadhir serra les dents.
— C’est maintenant.
Il se plaça devant le noyau. Shisui se positionna à droite. Itachi, à gauche. Tous les trois enlevèrent leur déguisement en même temps, révélant leurs vrais visages, et une énergie monta dans la pièce.
Shisui leva le poing.
— Les gars… prêts ?
— Prêt, dit Itachi calmement.
Nadhir ferma les yeux. Une aura lumineuse surgit autour de lui. Il rouvrit les paupières, fixant le cloneur avec une intensité brûlante.
— Pour Konoha… et pour la paix.
Et d’un seul mouvement, les trois frappèrent en synchronisation le cœur du système.
> BOOOOOOOOOOOOOOOOOM.
Une onde d’énergie se propagea dans toute la salle. Le cloneur se brisa net en deux, craquant comme du verre, libérant une explosion de lumière. Toutes les cuves connectées explosèrent à leur tour dans un fracas de machines, et des alarmes hurlèrent dans tout le laboratoire.
Au même moment… dans la vallée en contrebas…
Les dix millions de clones s’écroulèrent instantanément, comme fauchés par un vent invisible. Ne restèrent debout que 500 soldats originaux, perdus, désorganisés, désarmés.
Nadhir se redressa lentement, le poing encore fumant. Il regarda Shisui, puis Itachi. Tous les trois, couverts de poussière, sourirent.
— Mission accomplie, souffla Nadhir.
— On rentre, dit Itachi. Hiruzen doit savoir.
Ils sortirent en courant, traversant les couloirs désormais en flammes. Le complexe s’effondrait. Au loin, le ciel s’ouvrait, laissant passer les premiers rayons du soleil. Ils atteignirent les forêts de la frontière… et disparurent dans les arbres.Quelques heures plus tard…
Konoha.
Une immense foule s’était réunie devant la Tour du Hokage. Le ciel était bleu, clair, vibrant d’espoir. Et dans ce ciel… trois silhouettes apparurent, courant sur les toits.
— LES VOILÀ !!! hurla quelqu’un.
La foule explosa de cris et d’applaudissements. Les habitants de Konoha, les anciens, les enfants, les marchands, tous acclamaient :
> « NADHIR ! ITACHI ! SHISUI ! »
« LES HÉROS DU BAMBOU ! »
« LA GUERRE EST TERMINÉE ! »
Bagheera bondit depuis un balcon pour se poser sur l’épaule de Nadhir, miaulant de joie. Naruto, au premier rang, leva les bras et cria :
— C’EST MON GRAND FRÈRE !!! 😆🔥🔥🔥
Les trois ninjas s’arrêtèrent au sommet des marches de la tour. Hiruzen, debout, les regardait avec un sourire plein de fierté.
— Grâce à ces trois enfants… la guerre est terminée.
Il leva le bras.
— Le Feu des Petits Pays a été officiellement signé ce matin. Nous sommes en paix.
L’émotion traversa toute l’assemblée. Certains pleuraient. D’autres hurlaient leur gratitude. Shisui essuya une larme discrète. Itachi resta droit. Nadhir souriait légèrement, les yeux dans le vague… pensant déjà à la suite.
Puis il se tourna vers Naruto au loin, leva le poing et cria :
— Prépare-toi… ce soir c’est toi qui fais les taiyakis ! 😁La cérémonie à la Tour du Hokage venait de se terminer. La foule se dispersait lentement, le soleil déclinait derrière les toits de Konoha, peignant le ciel de nuances orangées.
Itachi posa doucement sa main sur l’épaule de Nadhir et dit calmement :
— Viens… On va manger un ramen chez Ichiraku. Toi, moi, Shisui… et Naruto aussi.
Shisui hocha la tête avec un grand sourire. Naruto leva le poing, rayonnant.
— OUAIS !!! Du ramen avec mon grand frère, c’est la meilleure journée de ma vie !! 😆
Nadhir soupira, amusé.
— Bon… Va pour un bol. Mais je vous préviens, c’est moi qui paie, donc prenez pas le menu à 12 ingrédients.
Ils éclatèrent de rire ensemble.
Quelques minutes plus tard, les quatre garçons étaient assis au comptoir de Ichiraku Ramen, sous les lanternes suspendues, dans la douce chaleur du soir. Teuchi leur servit chacun un bol fumant, accompagné de nouilles dorées, d’un œuf parfaitement cuit, et de naruto-maki.
— Régalez-vous, les héros, dit-il avec un clin d’œil.
Itachi posa ses baguettes, regarda Nadhir droit dans les yeux, puis déclara d’une voix calme :
— Nadhir… Shisui et moi, on en parlait pendant la mission. En vrai… on aimerait vraiment être tes amis.
Shisui ajouta en souriant :
— Ouais. Depuis le tournoi, t’as gagné notre respect. Mais maintenant, on veut aussi gagner ta confiance.
Nadhir resta silencieux un instant. Puis un petit sourire sincère se dessina sur ses lèvres.
— J’avoue… Ce serait une bonne chose.
Il tendit la main vers eux, paume ouverte, droite, chaleureuse.
— Frères ?
Itachi et Shisui tapèrent dans sa main en même temps.
— Frères.
Naruto, la bouche pleine, leva aussi son bras.
— Et moi aussi ! Grand frère et ami, c’est pareil pour moi ! 😁
Ils finirent leurs bols dans la bonne humeur. Les rires, les petits bruits de baguettes contre les bols, et la vapeur du bouillon formaient une scène simple… mais inoubliable.
Une fois le repas terminé, Nadhir se leva, régla l’addition sans dire un mot, puis salua :
— À demain les gars. Restez vivants jusqu’au prochain taiyaki.
Il prit Naruto par la main et quitta Ichiraku. Tandis qu’ils s’éloignaient dans les ruelles du village, Naruto sortit une petite boîte de sa poche et la tendit à son frère.
— Tiens, grand frère… Le taiyaki, comme prévu.
Nadhir s’arrêta, le regarda tendrement, puis ébouriffa doucement ses cheveux.
— Merci, petit rayon de soleil.
Et tous les deux disparurent dans la lumière tamisée du soir, une silhouette grande et protectrice avançant aux côtés d’un petit garçon au sourire éclatant.
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💫 FIN DU TOME 14