Fraternité Infaillible

Chapitre 30 : Fraternité Infaillible – Tome 30 : Les Échos d’un Songe

948 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 15/09/2025 23:26

L’air de Konoha retrouvait peu à peu son calme après les violents affrontements qui avaient secoué l’académie. Les cris des enfants avaient cessé, remplacés par un silence lourd. Des plumes d’oiseaux s’étaient envolées dans le ciel rougeoyant du soir, trahissant la violence des derniers instants.


Naruto, encore tremblant, attrapa la manche de son frère :

— « Grand frère, tu es blessé ! Il faut aller à l’hôpital ! »


Le souffle court, le visage couvert de sueur, Nadhir se redressa lentement. Ses habits étaient déchirés, sa peau marquée par les impacts et le sang. Pourtant, il esquissa un sourire rassurant.

— « Non, ça va aller… » murmura-t-il d’une voix rauque.


Alors, sous les yeux ébahis de Naruto et d’Iruka, son chakra dragonique se mit à pulser. Des reflets bleus et dorés se répandirent sur sa peau, et les plaies commencèrent à se refermer d’elles-mêmes, lentement mais sûrement.


Iruka, toujours choqué par ce qu’il venait de voir, resta interdit. Ses mains tremblaient. Lui, simple enseignant, venait d’assister à un spectacle qui dépassait tout ce qu’il connaissait des ninjas. Finalement, il reprit contenance et dit aux élèves encore regroupés derrière lui :

— « Enfants, on rentre à l’académie. Tout de suite. »


Les élèves, les jambes encore molles, acquiescèrent et suivirent leur professeur. Naruto hésita un instant, ses yeux remplis d’inquiétude.

— « Bon… grand frère, je dois y aller… »


Nadhir lui ébouriffa les cheveux avec douceur.

— « Ne t’inquiète pas, petit frère. Je tiendrai toujours ma promesse. »



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Le repos sous l’arbre


Une fois Naruto parti, le silence s’installa de nouveau. Nadhir marcha, chancelant, jusqu’à un grand arbre isolé à la lisière de la forêt. Là, il s’assit lourdement et laissa tomber sa tête contre l’écorce rugueuse.


Le vent tiède effleurait son visage, mais sa respiration restait irrégulière. Le combat avait laissé des traces, bien plus profondes que celles visibles. Ses paupières devinrent lourdes, et bientôt, il sombra dans un sommeil agité.


C’est alors qu’un rêve étrange s’imposa à lui.


Un garçon se tenait là, dans une brume blanchâtre. Ses cheveux longs, d’un bleu sombre, flottaient comme dans l’eau. Ses yeux noirs, perçants, fixaient directement Nadhir. Sa voix résonna, grave, presque irréelle :

— « Nadhir… Nadhir… Je sais que c’est toi. »


Le décor autour d’eux se fissura, des éclats de lumière traversant l’air comme du verre brisé. Un grondement sourd vibrait, et l’espace semblait se tordre.


— « Qui es-tu ?! » cria Nadhir dans le rêve, le souffle court.


Mais la silhouette resta muette, si ce n’est son regard qui brûlait d’une intensité inconnue.



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Le réveil brutal


Nadhir se redressa d’un bond, haletant. Son cœur battait la chamade, sa peau était froide et couverte de sueur. Il posa une main sur sa poitrine.

— « Ce… ce n’était pas un simple cauchemar… » murmura-t-il.


Alors qu’il reprenait son souffle, il leva les yeux vers le ciel. Un flash blanc éclatant illumina soudain la voûte céleste, suivi d’un grondement sourd qui fit trembler la terre.


Les passants dans les rues de Konoha levèrent la tête, inquiets. Mais seul Nadhir comprit que ce n’était pas un phénomène ordinaire.

— « Qu’est-ce qui se passe… là-haut ? » pensa-t-il, une main crispée sur son livre resté près de lui.



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Devant l’académie


Épuisé, il décida de ne pas poursuivre son entraînement ce jour-là.

— « Tant pis. Je verrai ça demain… » soupira-t-il.


Il se rendit devant l’académie et s’assit sur le muret, les bras croisés. Le temps passait lentement. Les élèves riaient et bavardaient en sortant de cours, ignorant tout de ce qui venait de se produire plus tôt.


Le soleil déclinait, baignant le village d’une lumière orangée. Nadhir, les yeux mi-clos, finit par s’assoupir à nouveau.


Une petite voix l’en tira.

— « Salut, grand frère ! »


Il entrouvrit les yeux et sourit.

— « Ah… te voilà enfin, Naruto. Allez, on rentre. »


Naruto hocha la tête, le sourire jusqu’aux oreilles, et les deux frères prirent le chemin du retour.



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La maison et la douche


Une fois rentrés, Nadhir jeta ses chaussures dans un coin et lança à Naruto :

— « Attends-moi, je file à la douche. »


Sous le jet chaud, il ferma les yeux et laissa l’eau ruisseler sur son visage. Mais ses pensées revenaient toujours au rêve.

— « Ce garçon… ces yeux noirs… ce n’était pas un hasard. Et ce flash dans le ciel… Tout est lié, j’en suis sûr. »


Il frappa du poing contre le mur carrelé.

— « Mais c’était qui ?! »


Il finit par couper l’eau, essuya ses cheveux et s’habilla.



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La lecture interrompue


De retour au salon, il s’installa sur le canapé, ouvrit le livre de Bagheera et lut à voix basse :

— « Les Nosaï savent que la Terre existe… »


Mais la fatigue eut raison de lui. Ses yeux se fermèrent malgré sa volonté. Le livre glissa sur sa poitrine, toujours ouvert.


Naruto sortit de sa chambre, surpris.

— « Tiens ? D’habitude, il lit toute la nuit… »


Le petit blond s’approcha doucement, grimpa sur le canapé et se blottit contre son frère. Il ferma les yeux à son tour, un sourire apaisé sur le visage.


La maison s’emplit de silence. La nuit tomba sur Konoha. Et quelque part, très loin au-delà des étoiles, l’écho de ce rêve continuait de vibrer…


FIN DU TOME 30

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