Fraternité Infaillible
Chapitre 32 : Tome 32 — Le Rasengan Dimensionnel
913 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 21/09/2025 23:40
Grand frère ! Grand frère ! Arrête de réviser !
— Oh, désolé, Naruto… mais tu ne devrais pas être à l’académie, là ?
— Oui… mais on a oublié. C’est pas grave, hein ?
Nadhir leva les yeux de son livre, un peu surpris. Le jeune blondinet avait toujours le don d’apparaître au moment où il s’y attendait le moins. Un léger sourire étira ses lèvres.
— Pff, bon… d’accord, dit-il en refermant doucement le livre de Bagheera. Viens, reste un peu. Et si on allait faire une petite balade, qu’en dis-tu ?
— D’accord ! répondit Naruto avec l’énergie qui le caractérisait.
Les deux frères quittèrent la maison, l’air encore frais du matin les accueillant. Les rues de Konoha commençaient à s’animer : des marchands installaient leurs stands, des enfants couraient déjà, des shinobi partaient en mission.
Sur le chemin, Naruto, toujours curieux, demanda :
— Grand frère, est-ce que tu sais te battre à la lance ?
Nadhir fronça les sourcils.
— Une lance ? Hm… je ne crois pas avoir déjà utilisé une arme comme ça.
— Tu es fort avec les shuriken, alors ?
— Pas vraiment…
— Et au kunai ?
— Ah ! Là oui, je me débrouille pas mal, dit Nadhir avec un brin de fierté.
Naruto éclata de rire, ses yeux pétillant de malice.
— Le gros nul !
Nadhir le regarda de travers, faussement vexé.
— Hé, oh, je ne te permets pas, petit frère !
Mais Naruto continuait de rigoler, quand tout à coup, son ventre se mit à gargouiller bruyamment. Les deux s’arrêtèrent, un instant suspendu avant que Nadhir éclate de rire à son tour.
— Heureusement que j’ai pensé à prendre quelques ryō, dit Nadhir en se tapotant la poche. On va aller t’acheter un taiyaki.
Ils s’arrêtèrent à un petit stand tenu par une vieille dame aux cheveux gris relevés en chignon. Elle avait ce sourire chaleureux qui rappelait les grands-mères bienveillantes.
— Bonjour, pourriez-vous nous donner un taiyaki, s’il vous plaît ? demanda poliment Nadhir.
La vieille femme hocha la tête et tendit le gâteau encore chaud.
— Tiens, mon garçon. Savais-tu… qu’au Pays du Fer, on raconte qu’existe une lame forgée à partir du soleil lui-même, capable de trancher même la lune ? Elle reposerait dans un sous-sol secret, cachée depuis des siècles.
Les yeux de Nadhir s’écarquillèrent, brillants d’émerveillement.
— Vraiment !?
— Oui, répondit la vieille dame d’un ton mystérieux.
Nadhir inspira profondément, ses pensées déjà en feu.
— Alors si un jour j’ai une mission là-bas… je retrouverai cette arme.
La vieille sourit doucement et lui tendit un second taiyaki.
— Tiens, prends celui-ci aussi.
— Oh non, je ne peux pas accepter, je n’ai payé que pour un seul, dit Nadhir en secouant les mains.
— Allons, mon garçon, tu ne vas pas refuser un cadeau d’une vieille dame, si ?
Nadhir, touché, serra le deuxième gâteau contre lui.
— D’accord… si vous insistez. Merci beaucoup.
Ils reprirent leur marche, et bientôt trouvèrent un banc près d’une petite allée bordée de fleurs. Naruto mordit à pleine dent dans son taiyaki, les joues gonflées comme un écureuil.
— Grand frère… tu sais… ton entraînement, tu l’as repris ?
Nadhir leva la tête, un peu surpris par la question.
— Oh ! Merci de me le rappeler.
Il se leva, se plaça face au banc, et commença à se concentrer. Ses mains formèrent lentement des mudras, ses paupières se fermèrent. L’air vibra légèrement. Un petit tourbillon apparut dans sa paume, comme la dernière fois… sauf que cette fois, les particules se rassemblèrent bien plus vite, plus intensément. Le tourbillon grossit, se stabilisa, et au centre, un trou noir tourbillonnant commença à se former.
Une faille dimensionnelle.
Nadhir transpirait, ses dents serrées. Mais ses pensées revinrent aux mots de Bagheera : « Apprends les techniques de ceux qui t’ont aimé. »
Son esprit visualisa Minato, son père adoptif, et sa technique légendaire. Une boule de chakra compacte, tournoyante. Le Rasengan.
Alors, comme une évidence, il insuffla davantage de chakra dans la sphère instable. L’orbe se stabilisa, ses contours se fixèrent, et une lumière violette et bleue jaillit de son centre.
— … Cet orbe… il me fait penser au Rasengan de papa, murmura Nadhir.
Il leva la sphère devant lui.
— Oui… ce sera mon propre héritage. Je l’appellerai… Rasengan Dimensionnel.
La puissance contenue dans l’orbe fit plier l’air autour de lui. Naruto, bouche bée, ne put que chuchoter :
— Waaaah… grand frère…
Nadhir, haletant, referma lentement sa paume. Le chakra se dissipa dans une pluie d’étincelles. Puis il se laissa retomber sur le banc, le souffle court, mais un immense sourire aux lèvres.
Il tourna la tête vers Naruto, qui avait les yeux brillants d’admiration.
— Petit frère… un jour, toi aussi tu auras une technique à ton image.
Le soleil de fin d’après-midi se couchait, inondant le ciel de teintes orangées. Konoha baignait dans cette lumière douce, et les deux frères restèrent là, à savourer ce moment simple.
Pour eux, ce n’était qu’une promenade.
Mais en réalité… c’était le début d’une nouvelle ère.
FIN DU TOME 32