Fraternité Infaillible

Chapitre 34 : Fraternité Infaillible — Tome 34 : Le ciel se fissure

1102 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 24/09/2025 23:35

🌌 Un rêve troublant

La nuit était avancée. Dans la maison, tout était calme. Naruto dormait profondément, les bras écartés, la bouche entrouverte, ronflant doucement. Le silence n’était troublé que par le souffle régulier du garçon. Dans le salon, Nadhir s’était assoupi, le livre de Bagheera ouvert sur sa poitrine.


Ses rêves, cependant, n’avaient rien de paisible.


Un garçon, aux cheveux bleus tombant jusqu’aux épaules et aux yeux noirs intenses, apparut dans l’obscurité de son sommeil. Sa voix était grave mais vibrante, comme résonnant dans une salle vide :


— Nadhir… Nadhir… je suis Yoru. On arrive.


Nadhir plissa les yeux, ses poings se serrant même dans son rêve.

— Qui es-tu ? Pourquoi ce nom résonne-t-il ainsi ?


Le garçon ne sembla pas entendre la question. Sa silhouette brillait faiblement, comme si elle se dissolvait.


— Le tyran Kosmos nous attaque… Nous allons nous réfugier sur la Terre.


Les mots frappèrent Nadhir comme des coups. Mais avant qu’il n’ait le temps de demander davantage, le sol de son rêve se fendit, une fissure blanche éclatant comme l’éclair. Tout vibra autour de lui.


— Attends ! cria Nadhir en tendant la main.


Le garçon disparut, et brusquement, le rêve se transforma. Un stand de tayaki apparut devant lui, et l’odeur sucrée-salée des gâteaux chauds emplit ses narines. Il vit Naruto, un grand sourire au visage, avaler un tayaki au fromage en rigolant.


Nadhir fronça les sourcils.

— Un rêve après un rêve…?



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⚡ Le flash dans le ciel

Il ouvrit brusquement les yeux. Sa respiration était rapide, ses cheveux collés à son front par la sueur. Instinctivement, il tourna la tête vers la fenêtre.


Un flash blanc fendait le ciel. Puis un autre. Le cosmos semblait se déchirer, comme si une entité invisible arrachait les fils de la réalité. L’air vibra, lourd, électrique.


Nadhir ouvrit la fenêtre d’un geste sec. L’air nocturne lui fouetta le visage. Tout était calme dans le village. Trop calme. Pas un chien n’aboyait, pas un hibou ne chantait.


— Qu’est-ce que c’était…? murmura-t-il, glacé.


Il resta immobile plusieurs minutes, scrutant le ciel qui retrouva peu à peu son calme, comme si rien ne s’était passé. Puis, épuisé, il retourna s’allonger. Le sommeil finit par le reprendre malgré lui.



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🌅 Le lendemain matin

Les premiers rayons du soleil traversèrent les rideaux de la maison. L’odeur du tatami chaud et du bois réveillé par la lumière emplissait l’air.


Nadhir sortit d’un bain froid. Ses cheveux noirs, dégoulinants, collaient à son front. Il posa la serviette sur ses épaules et se fixa dans le miroir de la salle de bain. Ses yeux spirales brillaient d’une inquiétude nouvelle.


Encore ce rêve. Encore ce flash. Yoru… Kosmos… Tout est lié. Je le sens.


Il inspira profondément et sortit pour réveiller son frère. Naruto dormait encore, serrant son oreiller comme un trésor.


— Hé, debout, baka, grogna Nadhir en tirant doucement la couverture. Tu vas être en retard.


Naruto se redressa en bâillant, frottant ses yeux.

— Hmmm… je suis réveillé… C’est pas juste, grand frère, tu prends toujours de l’avance sur moi…


— C’est ça, prétexte encore, ricana Nadhir.



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🚶 Sur le chemin de l’académie

Après un petit déjeuner rapide – du riz et un onigiri préparé par Nadhir – les deux frères sortirent. L’air du matin était vif, et les ruelles de Konoha s’animaient. Les marchands installaient leurs étals, les odeurs de soupe miso et de poisson grillé flottaient déjà.


Naruto marchait en sautillant, les mains derrière la tête.

— Hé, grand frère… hier, à la classe ouverte… j’ai encore raté mes shuriken.


Nadhir éclata de rire.

— Ouais, j’ai vu. T’étais vraiment nul.


Naruto se retourna, vexé.

— Mais… mais !


— Mais, ajouta Nadhir avec un sourire tendre, tu n’as pas abandonné devant tout le monde. Et c’est ça qui fait de toi un vrai ninja.


Naruto détourna la tête, un peu gêné.



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🥟 Le stand de tayaki

Comme toujours, Naruto tira sur la manche de son frère.

— Grand frère, grand frère… on peut s’arrêter pour un tayaki ?


Nadhir soupira, mais sortit quelques ryō.

— T’as vraiment de la chance que j’en aie pris.


Ils s’approchèrent du petit stand, tenu par la même vieille femme que la dernière fois. Elle les accueillit d’un sourire chaleureux, ses rides s’accentuant.


— Deux au fromage, comme d’habitude ?


Naruto hocha vigoureusement la tête.

— Exact !


Mais cette fois, son regard se fit grave en fixant Nadhir.

— Jeune homme… hier soir, vous avez vu les éclairs dans le ciel, n’est-ce pas ?


Nadhir fronça les sourcils, surpris.

— Oui. Vous aussi ?


La vieille femme acquiesça lentement.

— Ce n’est pas la première fois que je vois ce signe. Il annonce toujours l’arrivée de quelqu’un… ou de quelque chose. Prenez garde.


Nadhir resta silencieux, le cœur serré. Elle poursuivit :

— Tu te souviens de ce que je t’ai dit la dernière fois ? Au Pays du Fer, un sabre forgé à partir du soleil lui-même, capable de trancher la lune, dort dans un sous-sol caché. Ces signes dans le ciel… ils pourraient être liés.


Nadhir serra le tayaki dans sa main, pensif.

— … Alors ce n’était pas une simple légende.


La vieille dame lui tendit un deuxième gâteau gratuitement, comme la dernière fois.

— Tu vas pas refuser à une vieille dame, pas vrai ?


Nadhir força un sourire.

— D’accord… mais la prochaine fois, c’est moi qui t’apporte quelque chose.


Naruto rigolait, les joues déjà gonflées de pâte sucrée.



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🏠 Le soir

Naruto s’endormit tôt, le ventre plein, un sourire enfantin aux lèvres. Nadhir resta éveillé dans le salon, son livre posé sur les genoux.


Il lut à voix basse :

« Les failles dimensionnelles apparaissent lorsque deux forces opposées cherchent refuge dans un même plan. Elles sont les portes des peuples qui traversent les mondes. »


Nadhir referma le livre, ses yeux spirales brillant dans la pénombre.


— Yoru… tu es réel. Et si tu viens… alors le monde est déjà en train de changer.


Un souffle froid traversa la pièce. Le ciel, au-dessus, semblait attendre.



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🔥 Fin du Tome 34 : Le ciel se fissure

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