Fraternité Infaillible
Chapitre 42 : Tome 42 : Mission au village du Pays du Fer !
1543 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 05/04/2026 03:35
Après des heures de marche dans les plaines et collines rocheuses qui bordaient la frontière du Pays du Fer, Nadhir et Otawa s’arrêtèrent enfin pour souffler un instant. La lumière du soleil frappait les roches et les herbes hautes, et un vent léger apportait l’odeur métallique des minerais au loin. Ils venaient à peine de reprendre leur souffle lorsque des cris déchirants retentirent à travers la vallée.
En un instant, leurs yeux scrutèrent les alentours. À quelques dizaines de mètres, un groupe de six brigands encerclait une femme et ses deux enfants. Les hommes riaient cruellement et brandissaient des armes, menaçant la famille avec une violence évidente. La mère protégeait ses enfants du mieux qu’elle pouvait, mais ses mains tremblaient de peur.
Nadhir et Otawa échangèrent un regard silencieux. La décision fut instantanée : ils devaient agir. Sans hésiter, ils se précipitèrent vers les brigands.
— Vous, ninja de Konoha ! hurla le chef, un homme massif aux cicatrices multiples. Ne jouez pas aux héros !
Il resserra son étreinte autour de la mère, tandis qu’un de ses complices ajoutait avec un sourire cruel :
— Si vous nous attaquez… vous tuerez autant cette mère que ses enfants !
Nadhir murmura à Otawa :
— On ne peut pas utiliser de ninjutsu, c’est trop risqué…
— Je suis d’accord, répondit Otawa.
— Si seulement j’avais mon sabre… Mais pas le choix. On y va au taijutsu, dit Nadhir, le regard déterminé.
Les deux garçons foncèrent. Nadhir enchaîna rapidement des coups de poing précis, projetant un brigand au sol. Otawa fit de même avec un autre, utilisant sa force et son agilité pour neutraliser son adversaire. Pendant ce temps, Nadhir lança deux kunais, frappant deux brigands supplémentaires et les immobilisant.
Profitant de cette ouverture, Otawa attrapa la mère et ses enfants et se replia rapidement derrière une petite colline, hors de portée des brigands.
— Il ne reste plus que deux ! cria Nadhir, le terrain est libre !
Le chef, blessé mais toujours debout, grogna avec rage.
— Tu es coriace, petit ! lança-t-il en bondissant vers Nadhir avec son sabre.
Le premier assaut effleura une mèche de cheveux de Nadhir. Il recula de justesse, le souffle court, impressionné par la vitesse de son adversaire. Le chef fonça une nouvelle fois. Cette fois, Nadhir utilisa le Doton : une lame de pierre surgit du sol, perçant le brigand juste avant qu’il ne puisse atteindre sa nuque.
Le silence retomba sur le champ de bataille. Les brigands étaient au sol, vaincus, et la mère avec ses enfants étaient en sécurité derrière la colline. Le vent dispersait la poussière et l’odeur de terre retournée, laissant place à une atmosphère plus calme.
Nadhir essuya la sueur de son front et souffla :
— Ouf… c’était moins une.
— On a réussi, dit Otawa, serrant toujours la main de la mère pour la rassurer.
Après un dernier regard sur les brigands vaincus, les deux garçons reprirent leur marche. La frontière du Pays du Fer s’étendait devant eux, promettant de nouveaux défis, des mystères et, surtout, l’épée légendaire qu’ils étaient venus chercher. Le vent soufflait encore dans leurs cheveux, emportant avec lui l’adrénaline du combat, et le soleil continuait de grimper, illuminant la vallée et leur route à venir.La mère, encore tremblante mais soulagée, se redressa et s’adressa aux deux garçons.
— Merci… merci infiniment à vous deux, jeunes ninja. Vous nous avez sauvés.
Les enfants, les yeux brillants et écarquillés, sautèrent presque de joie.
— Vous êtes nos héros ! s’exclamèrent-ils en chœur.
Nadhir esquissa un sourire chaleureux, un mélange de fierté et de modestie.
— Ce n’est rien, dit-il doucement. C’est naturel de protéger ceux qui ne peuvent pas se défendre.
Il se tourna vers la mère et ajouta :
— Faites bien attention à vous maintenant, et restez sur vos gardes.
Otawa hocha la tête à ses côtés, silencieux mais vigilant, observant la route devant eux.
La mère hésita un instant, puis sortit de sa poche une petite carte jaunie, aux bords usés par le temps.
— Attendez, ninja de Konoha… Tenez, dit-elle en tendant l’objet. C’est une carte ancienne. Elle ne sert peut-être à rien, mais prenez-la comme reconnaissance pour nous avoir sauvés la vie.
Nadhir la prit avec respect, sentant la texture fragile du papier entre ses doigts.
— Merci beaucoup, dit-il sincèrement. Nous la garderons précieusement.
Les enfants, curieux, s’approchèrent et observèrent la carte avec fascination, imaginant déjà les mystères et les trésors qu’elle pourrait révéler. Nadhir la rangea soigneusement dans sa tunique, prêt à poursuivre leur mission.
— Bon, dit Otawa en se mettant en marche, reprenons la route. Le Pays du Fer nous attend et notre quête continue.
— Oui, répondit Nadhir, le regard fixé sur l’horizon. Chaque pas nous rapproche de notre but… et de l’épée légendaire.
Ils s’éloignèrent de la famille, marchant côte à côte sur le sentier rocailleux. Les enfants les regardaient s’éloigner, agitant la main, tandis que le vent soufflait doucement dans la vallée, apportant avec lui l’odeur du fer et des montagnes lointaines.
En avançant, Nadhir et Otawa échangèrent quelques mots légers pour se détendre après l’adrénaline du combat :
— Tu crois qu’on trouvera cette épée rapidement ? demanda Otawa, essayant de cacher son impatience derrière un sourire.
— Je l’espère… répondit Nadhir, concentré mais pensif. Le Pays du Fer est vaste, et cette épée est probablement protégée par plus que des brigands.
Ils traversèrent des collines basses et des champs pierreux, scrutant chaque recoin, chaque arbre, chaque pierre pouvant cacher des pièges ou des indices. Les rayons du soleil jouaient sur la roche et la poussière, créant des reflets dorés et violets qui semblaient presque magiques.
— Regarde ça, dit Nadhir en pointant une formation rocheuse étrange sur le côté du chemin. On dirait un ancien sanctuaire… Peut-être un indice ?
— Allons voir de plus près, répondit Otawa, les yeux brillants d’excitation.
Alors qu’ils s’approchaient, les ombres longues du soleil couchant s’allongeaient sur la vallée, donnant à la scène une atmosphère à la fois mystérieuse et épique. La quête de l’épée légendaire venait à peine de commencer, et chaque pas rapprochait Nadhir et Otawa de nouveaux défis, de nouvelles rencontres et d’aventures encore plus grandes.Nadhir et Otawa approchèrent du mystérieux sanctuaire. Les pierres anciennes, couvertes de mousse et de gravures effacées par le temps, semblaient silencieuses et immobiles, comme si elles observaient les deux jeunes ninja.
Ils explorèrent chaque recoin, inspectèrent les inscriptions sur les murs et les symboles gravés dans la pierre, mais rien n’indiquait la présence de l’épée légendaire.
— Rien… soupira Nadhir en se frottant le front.
Otawa regarda l’horizon, où le ciel commençait à s’assombrir sous les derniers rayons du soleil.
— Il va bientôt faire nuit… dit-il. On s’est trop obstinés à chercher cette épée.
Nadhir hocha la tête, le regard sérieux.
— Le Maître Hokage nous a confié une mission, et notre priorité est de l’accomplir. Peu importe l’épée pour l’instant. On doit continuer.
Otawa soupira mais acquiesça :
— Pas faux… tant pis pour l’épée.
Sans perdre une seconde, ils reprirent leur marche, leur rythme rapide résonnant sur les pierres du sentier. Le village des samouraïs se dessinait au loin, avec ses maisons de bois aux toits incurvés et ses portes imposantes, symbole de discipline et de tradition.
— Enfin, le village du Pays du Fer, murmura Nadhir. Espérons que nos informations sont correctes et que ce village pourra nous aider.
Au fur et à mesure qu’ils approchaient, le vent se leva, faisant bruisser les feuilles et agitant les drapeaux du village. La nuit tombait peu à peu, teignant le ciel de nuances pourpres et orangées. Les lanternes du village s’allumaient doucement, projetant des ombres dansantes sur les ruelles pavées.
Nadhir et Otawa se rapprochèrent de l’entrée principale, observant les gardes postés et les torches qui illuminaient la porte. La tension montait : chaque village a ses règles, et les intrus sont rarement bien accueillis, même pour des ninja de Konoha.
— On doit être prudents, dit Nadhir en posant sa main sur le pommeau de son sabre imaginaire. On ne sait pas comment ils vont réagir à notre arrivée.
Otawa hocha la tête, prêt à intervenir si nécessaire. Ensemble, ils franchirent les portes, déterminés à accomplir leur mission et à progresser dans leur quête, malgré les imprévus et les dangers qui les attendaient dans le Pays du Fer.