[Sequel] Octopath Traveler

Chapitre 43 : Une mystérieuse rencontre

5489 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 29/01/2026 18:31

Note : La pérégrination d'Olberic démarre après le chapitre 43.

Elle est séparée de l'histoire principale pour ne pas alourdir le récit principal.


Lien vers la pérégrination d'Olberic :

https://www.fanfictions.fr/fanfictions/octopath-traveler/18778_la-peregrination-d-olberic/chapters.html


Lien vers la pérégrination de Zeph :

https://www.fanfictions.fr/fanfictions/octopath-traveler/18772_la-peregrination-de-zeph/chapters.html




Chapitre 43: Une mystérieuse rencontre



Dans la ville d'Havre d'Or, une ambiance légère régnait. La ville était très animée, après un confinement forcé. Alfyn, Primrose et leurs filles jouaient gaiement sur la plage lorsque de l'auberge, un couple fit son apparition. Primrose vit Ophilia accrochée au bras de Cyrus, les visages apaisés.


Primrose : *s'arrête pour les observer* (On dirait qu'ils ont retrouvés de la sérénité. Je m'en veux d'avoir été si dure avec eux, j'ai laissé la colère m'envahir. Mais au moins ça a l'effet escompté.)

Alfyn : *saisit Primrose en l'enlaçant par derrière, amusée* Tu rêvasses?

Primrose : *fais glisser sa tête sur le corps d'Alfyn et la relève* Tu m'as eue. Ca mérite bien une récompense. *embrasse tendrement Alfyn.

Ellen : *repoussée* Arrêtez c'est dégoûtant!

Flynn : Tu sais bien qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher. Viens Ellen, on va ramasser des coquillages et on les gardera que pour nous!

Ellen : Ouais!

Primrose : *se retire du baiser, se saisit des mains d'Alfyn* Je suis si heureuse d'avoir à nouveau une famille. Je ne pouvais rêver mieux.

Alfyn : Et moi je suis le plus heureux des hommes de cette terre.

Primrose : Même avec tous les soucis que je te cause?

Alfyn : Toi tu es prête à changer, contrairement à elle.

Primrose : *baisse les yeux* J'aimerais que cette part de moi n'existe pas. Mais je n'ai pas choisi de vivre ainsi. Je pensais ma vie brisée à jamais et je voyais ces hommes, souvent mariés, qui venaient à la taverne pour nous voir danser. Pour moi, vous étiez tous devenus semblables. Je n'arrivais même plus à percevoir la bonté, même quand elle était sous mes yeux.

Alfyn : *serre fortement Primrose* Tu ne pourras jamais effacer ton passé, tu n'as pas d'autre choix que d'accepter. Mais tu as le pouvoir de décider de l'instant présent pour écrire ton futur. Je ne te dis pas qu'il sera parfait mais tu n'éprouveras aucun regret si tes choix sont guidés par ton coeur.

Primrose : *ferme les yeux et respire profondément* Je veux construire ce futur avec toi, le seul homme que j'ai vraiment aimé. Le seul qui sait apaiser ma noirceur.

Alfyn : Tu as pourtant eu un amour de jeunesse.

Primrose : *le visage marqué* Un amour de jeunesse qui m'a planté une dague dans le ventre et m'a laissée pour morte. S'il m'avait vraiment aimé, il n'aurait jamais pu me faire du mal. Je ne veux plus qu'il existe dans mon coeur, il n'a plus sa place. Il est entièrement pour toi désormais.

Alfyn : *fais descendre sa main sur le ventre de Primrose* C'est pour cela que tu as une cicatrice sur le ventre.

Primrose : ... Oui. *fais caresser la main d'Alfyn et caresse son dos contre le corps d'Alfyn*

Alfyn : *rougit un peu* Il y a les filles à côté.

Primrose : *sourit* Je sais. Mais mon coeur veut sentir ta présence.

Alfyn : *embrasse la chevelure de Primrose, fais mouvoir légèrement son bassin* Tu joues avec le feu.

Primrose : *glisse ses doigts dans le cou d'Alfyn d'une main, plaque ses fesses sur le sexe d'Alfyn* Ca n'a pas l'air de te déplaire. 

Alfyn : *gémit* Prim...

Primrose : *grimace de bonheur* (J'ai enfin trouvé une façon de lui faire plaisir sans laisser mes pulsions prendre le dessus) *stoppe ses gestes et accroche ses mains autour d'un des bras d'Alfyn* On continuera plus tard. 

Alfyn : C'est pas du jeu. Tu me cherches et tu retires.

Primrose : *rire amusé* Tu veux vraiment qu'on fasse ça en public?

Alfyn : *rouge tomate* On va éviter.

Primrose : *se détâche et se tourne vers Alfyn* On devraient rejoindre nos puces pour profiter du temps qu'il nous reste.

Alfyn : *relâche Primrose et saisit sa main* Je t'aime.

Primrose : Moi aussi je t'aime.


Un peu avant, Cyrus et Ophilia entamèrent leur long périple vers la cathédrale. Leur présence fut remarquée et scrutée avec bienveillance par les habitants, plus curieux que médisants.


Cyrus : *rouge* (Pourquoi toute la ville nous regarde?)

Ophilia : *rouge* (Il y a tant de monde.)

Habitant : *passe à côté en saluant* Monsieur Cyrus, Ma soeur.

Cyrus : *gêné* (Je pensais que notre promenade serait plus agréable. Nous étions incognito à Guet-des-Rocs alors qu'ici, ils nous connaissent tous.)


Arrivés sur la place centrale de la partie haute de la ville, la foule s'approcha du couple.


Habitante : Comment allez-vous? Avez-vous bien récupérés?

Cyrus : *gêné* Hé bien...

Habitant : Soeur Ophilia, nous sommes très honorés de vous avoir parmi nous aujourd'hui.

Ophilia : *gênée* M... Merci?

Commerçant : On vous fait comptant vos achats. Rien que pour vous.

Cyrus : S'il vous plaît. Vous êtes d'une amabilité remarquable et vos attentions nous vont droit au coeur. Mais ma compagne et moi voudrions seulement nous promener. C'est important pour nous.

Habitante : Oh, excusez-nous. *s'incline* On ne vous dérangera pas.

Cyrus : *sourit* Merci de votre compréhension. *se tourne, surpris*

Ophilia : *rouge écrevisse*

Cyrus : *inquiet* Ophilia?

Ophilia : *bafouille* C... Comment tu m'as a... appelée?

Cyrus : *paralysé, rouge* Je... Je n'ai pas fait attention à mes mots.

Ophilia : *sourit* Tu as utilisé le mot "compagne". Ce n'est pas rien. *enlace Cyrus* Ton coeur s'est un peu vite emballé on dirait.

Cyrus : *sourit* C'est parce que tu comptes vraiment pour moi.

Ophilia : *les yeux brillants* J'aime quand tu me parles comme ça.

Cyrus : J'ai beaucoup de chance d'avoir rencontré une femme comme toi.

Ophilia : C'est plutôt à moi de me sentir chanceuse. *caresse les cheveux de Cyrus* D'avoir un si bel homme à mon bras.

Cyrus : *caresse les cheveux d'Ophilia et la regarde en silence*

Ophilia : Tu ne dis plus rien?

Cyrus : Je contemple seulement la belle jeune fille qui est en face de moi.

Ophilia : C'était censé être une promenade.

Cyrus : C'était. Juste qu'à ce que je perde dans ton regard.

Ophilia : *se blottit contre Cyrus et le serre* Ca fait du bien de se retrouver comme ça.

Cyrus : *entoure ses bras autour d'Ophilia, murmure à l'oreille d'Ophilia* Si on allait à l'église... pour prier?

Ophilia : ! *frissonne, murmure à l'oreille de Cyrus* Ne me dis pas que tu penses à faire ça?

Cyrus : Si tu es bâillonnée, personne ne t'entendra crier.

Ophilia : *resserre ses doigts sur le corps de Cyrus, suave* Professeur, où est donc passée votre étique et votre retenue?

Cyrus : *reserre ses doigts sur le corps d'Ophilia* Je veux seulement me confesser avec vous?

Ophilia : *excitée* Arrête. *se retire de Cyrus, le fixe avec malice* Veux-tu bien m'accompagner à la cathédrale? J'aimerais... "remercier" les dieux.

Cyrus : *sourit* Je n'y vois aucun inconvénient. *tend son bras*

Ophilia : *saisit le bras du professeur et s'y accroche* Allons-y.


Sur la plage, la petite famille s'égayait en cette belle matinée. Ayant retrouvés Ellen et Flynn, ils s'étaient séparés en deux binômes pour chercher les coquillages échoués sur la plage. Mais lorsque le sac fut rempli, Ellen interpella Flynn et Alfyn.


Ellen : *à Primrose* Maman, tu peux t'éloigner un peu?

Primrose : *surprise* Pourquoi?

Ellen : Parce que ça ne te regarde pas. C'est quelque chose entre moi, Papa et Flynn.

Primrose : *faussement scandalisée* Vous me faites des cachotteries?

Ellen : C'est important.

Primrose : *sourit* Bon, je vais attendre un peu plus loin.


Après le départ de Primrose.


Ellen : On a du pain sur la planche!

Flynn : *intriguée* On fait quoi?

Ellen : On va fabriquer un collier pour maman!

Alfyn : *sourit* Ca c'est une bonne idée. *regarde Primrose* Pauvre maman.

Flynn : Elle nous pardonnera. Mais comment on fait un collier?

Ellen : Hé hé. Papa a du fil dans sa sacoche. *arbore une petite pelote de tissu* Regarde.

Alfyn : *alarmé* Hé mais c'est mon matériel!

Flynn : Mais comment on fait pour les accrocher au fil?

Ellen : *sort un objet médical pointu* J'ai tout prévu!

Alfyn : *grognon* Ellen, c'est pas gentil d'avoir fouillé dans mon sac.

Ellen : Fallait pas le laisser traîner. C'est ça de rêvasser avec maman.

Alfyn : ...

Flynn : Alors moi je trie les coquillages, Papa fait le petit trou et toi tu les enfiles.

Ellen : Bonne idée!


La petite famille s'affaira sous le regard curieux de Primrose. Une fois le collier réalisé, Ellen l'offrit à Flynn pour qu'elle puisse l'offrir à Primrose.


Flynn : Tu veux que ce soit moi?

Ellen : Faut que t'apprennes à être moins timide, Flynn.

Alfyn : C'est un bon exercice. *à Flynn* Ma chérie, veux-tu apporter ce collier à maman?

Flynn : *rougit* Je vais essayer.


Flynn partit avec le collier et s'approcha timidement de Primrose. Difficilement, elle présenta le collier à sa maman, ce que celle-ci accepta avec un grand sourire. Elle s'accroupit et baissa la tête pour recevoir le collier.


Primrose : *embrasse la joue de Flynn* Merci ma chérie.

Flynn : *gênée* De rien, maman.

Primrose : Tu as été forte, je suis fière de toi.

Alfyn : Mission réussie, Ellen.

Ellen : Hé hé.

Alfyn : Mais à l'avenir, demande-moi si tu veux utiliser du matériel de soignant d'accord?

Ellen : *clin d'oeil* J'y penserai!

Alfyn : *observe la position du soleil* Il va être l'heure. Nous devrions rejoindre Flynn et maman.

Ellen : *grise mine* C'est dommage, on s'amusait si bien.

Alfyn : Quand on reviendra, on sera pleinement libres de notre temps. *tend la main à Ellen* Viens ma puce.


La petite famille se regroupa et se dirigea vers la cathédrale dans laquelle se trouvaient Cyrus et Ophilia. Ils furent reçus par Donovan.


Après quelques échanges.


Donovan : J'aimerais que vous me fassiez l'honneur de m'accompagner à la prière du jour. Nombre d'habitants sont venus aujourd'hui remercier les dieux.

Ophilia : Ce serait avec plaisir. Puis-je me changer?

Donovan : Naturellement, il y a des chambres à côté de l'entrée.


Mais Donovan, observant la retraite de Cyrus et Ophilia les stoppa dans leur élan.


Donovan : Où allez-vous donc? Soeur Ophilia n'a besoin de personne pour se changer.

Cyrus : *rouge* ...

Donovan : *outré* Je vous prierai de bien vous comporter dans la maison des dieux.

Ophilia : *inquiète* (Cyrus...)

Cyrus : Ophilia, je vais t'attendre ici.

Ophilia : *le regard paniqué* (Non!)

Donovan : *s'avance* Je vais vous accompagner jusqu'à la chambre. *à Cyrus* Ayez l'amabilité d'aider les habitants à s'asseoir.


Contraints par Donovan, le couple fut séparé. Le prêtre accompagna Ophilia jusque dans la chambre et ferma la porte derrière lui.


Donovan : *inquiet* Que vous arrive t-il Soeur Ophilia?

Ophilia : *dos à Donovan* Rien du tout!

Donovan : Vous êtes très différente de la fois où vous êtes venue porter la flamme sacrée. Cet homme a visiblement une influence certaine sur vous.

Ophilia : *irritée* Cela ne vous regarde pas!

Donovan : Je ne cherche pas à vous nuire ma soeur. Mais vous connaissez nos dogmes.

Ophilia : Ai-je vraiment besoin de me marier à l'homme que j'aime pour avoir une relation avec lui?

Donovan : Vous connaissez la position de l'église, je n'ai pas besoin de vous la rappeler.

Ophilia : ...

Donovan : J'ai beaucoup de respect pour vous ma soeur. S'ils apprenaient cela, vous seriez exclue. Quand même si vous vous parez du titre de la porteuse de la flamme sacrée.

Ophilia : Vous allez me dénoncer?

Donovan : Non ma soeur. Je vous suggère d'officialiser votre relation au plus vite pour éviter toute sentence future.

Ophilia : *amère* Je ne veux pas d'un mariage de complaisance car l'église me l'a imposée. Je l'épouserai quand je serai certaine.

Donovan : Ne voulez pas vous marier céans? Vous avez de l'amour pour cet homme n'est-ce pas?

Ophilia : Oui je l'aime plus que tout. Mais je ne me sens pas encore prête.

Donovan : Cet homme sait-il que le mariage est une condition sine qua non à toute relation charnelle?

Ophilia : *baisse la tête* Non, il n'en sait rien. Je ne lui ai rien dit.

Donovan : Alors vous devriez lui en parler ma soeur.

Ophilia : ... J'aimerais être seule, pour pouvoir me changer.

Donovan : ... Bien, je vais me retirer. Je vous attends à l'autel.

Ophilia : *entend la porte se refermer* (Si on se marie, il n'y aura plus la même excitation. Il n'osera plus me faire de mal. Je ne veux pas être sa compagne ni sa femme, je veux être sa chose avec laquelle il joue. Et je veux qu'il soit mon pantin qui obéit à chacun de mes ordres.)


A l'auberge, Olberic s'était décidé à quitter sa chambre. Il avait à la main une lettre qu'il laissa à l'aubergiste dans laquelle il annonçait son retrait du groupe. À l'extérieur de la ville, il observait la foule heureuse et pleine de vie.

Certains essayèrent d'engager la conversation avec le chevalier mais la tête basse, il ne dit mot et poursuivit inlassablement son chemin. En dehors de la ville, il traînait péniblement ses pieds en direction du village de Paveton.


Olberic : (Voilà ma vie, une succession d'échecs. Je n'ai réussi à rien, j'ai échoué à être une autre personne. Je n'ai plus rien à donner ni à recevoir d'autrui. Je ne suis même pas sûr de vouloir revenir à Paveton, j'ai honte de moi-même.)

????? : Au secours! Aidez-moi!


Le cri perçant d'une personne vint interrompre le monologue interne d'Olberic. Relevant la tête, il chercha avec célérité la provenance des cris jusqu'à tomber sur une femme blonde aux cheveux courts cernée par des monstres humanoïdes. Elle était parée de vêtements délabrés et était sous un état de panique alarmant.

Le chevalier s'interposa en chargeant avec son bouclier un des monstres proche de la femme, l'éliminant dans la foulée.


Olberic : Laissez cette Dame ou je vous ferai disparaître.


Face à la force colossale de leur adversaires, les monstres se debandèrent aussitôt. Olberic rengaina son armement et se tourna vers la femme.


Olberic : Vous ne risquez plus rien désormais.

????? : Je ne sais comment vous remercier.

Olberic : N'importe quel chevalier aurait sauvé une Dame en détresse. *tend sa main*

????? : *saisit la main d'Olberic, troublée* Vous ai-je déjà vu quelque part?

Olberic : Je m'appelle Olberic, Olberic Eisenberg.

????? : Votre nom. Je me souviens de votre nom. *inquiète* Vous pouvez peut-être aider, Olberic.

Olberic : *abaisse ses paupières* Je ne peux aider personne, pas même moi. *se retourne pour partir*

????? : Attendez! Ne me laissez pas. Vous êtes la seule chose dont je me souviens.

Olberic : *s'arrête* Si vous êtes amnésique, allez voir un apothicaire.

????? : *outrée* Comment vous pouvez vous adresser comme ça à une personne que vous venez de sauver?! Je ne suis peut-être rien mais je mérite un peu de respect de votre part! Où est votre code d'honneur ?!

Olberic : ... Enterré six pieds sous terre. Maintenant laissez-moi.

????? : *s'interpose* Vous croyez que je vais vous laisser repartir comme ça?!

Olberic : *froidement* Ne m'obligez pas à recourir à la force pour vous écarter de mon chemin.

????? : Très bien, allez-y. Je vous dois la vie alors je ne vois aucun inconvénient à ce que vous la repreniez.

Olberic : Vous êtes folle!

????? : Je suis perdue depuis des jours ! Je ne sais plus qui je suis, ni où j'habite, personne ne me reconnaît! Et je n'ai aucune confiance envers les apothicaires, il n'y a que des charlatans !

Olberic : Ceux de Ruisseclair sont fiables. Ils vous aideront.

????? : Je n'ai aucun moyen de payer ne serait-ce que pour me sustenter.

Olberic : ... *farfouille dans sa poche et sort une liasse de billet* Avec ceci, vous pourrez vous nourrir.

????? : *reçoit l'argent* Ce n'est pas de l'argent?

Olberic : Bien sûr que si.

????? : Vous n'avez pas de pièces d'or? D'argent? De cuivre ?

Olberic : Rien de cela n'existe en Orsterra.

????? : *observe les feuilles* C'est avec ceci que vous payez? Combien cela représente?

Olberic : Seul un bureau de change pourrait... *réalise* Voilà pourquoi on ne vous connait pas, vous n'êtes pas originaire de ce continent.

????? : Vous avez parlé de bureau de change. Où puis-je en trouver un?

Olberic : La ville de Grand-Port commerce avec l'extérieur. Ils vous indiqueront l'origine.

????? : Où est cette ville?

Olberic : Je vous suggère de vous payer des mercenaires et des guides. Vous avez largement de quoi faire avec ce que je vous ai donné.

????? : Je veux que vous m'accompagniez, je vous le demande.

Olberic : Je ne peux répondre favorablement à votre demande.

????? : *décroche un étrange collier* Je vous en conjure, je ne peux faire confiance à personne.

Olberic : *intrigué* (Ce collier...) *tend la main* Puis-je voir ?

????? : Je ne vous le donnerai que si j'ai la pleine assurance que vous m'escorterez.


Olberic regarda le collier avec insistance, observant une ressemblance avec les bijoux de l'ancien royaume de Cornebourg. Il resta un long moment fixé sur le collier de la jeune femme.


????? : Êtes- vous toujours là ?

Olberic : Où avez-vous trouvé ce collier?

????? : Je dois le porter depuis toujours, je ne me suis pas posée la question.

Olberic : (Ce collier est serti d'or et de diamant. Et son alliage est bien trop précieux pour être un bijou quelconque. Soit elle l'a volé... Soit c'est une femme bien moins ordinaire que son accoutrement le laisse paraître.)

????? : Êtes-vous d'accord?

Olberic : J'ai besoin de réfléchir.

????? : *range son collier* Bien. En attendant, auriez-vous l'obligeance de m'accompagner à la ville la plus proche?

Olberic : Havre d'Or est à quelques lieux d'ici. Vous y serez en peu de temps.

????? : *inquiète* Que faut-il que je fasse pour que vous ayez un peu de considération à mon sort?

Olberic : Voulez-vous que je vous aide à marcher aussi?

????? : sidérée* Vous vous entendez parler? A quel moment avez-vous pu accepter que de telles inepties sortent de votre bouche!?

Olberic : ...

????? : Je ne représente rien pour ce monde, je vous ai fait don de tout ce que je possédais. *saisit les feuilles d'Olberic et lui jette au visage* Reprenez votre argent et partez loin de moi!


La femme blonde tourna le dos à Olberic qui resta prostré un long moment. Le chevalier baissa la tête puis prit la résolution de partir. Mais en se retournant, un immense remord le saisit.


Olberic : (Qu'est-ce que je suis entrain de devenir ? J'ai congédié cette femme sans lui porter la moindre intention. Ce n'est pas digne d'un chevalier, c'est indigne d'un homme. D'un être humain. Mon coeur me dit d'aller à son secours mais mon corps est fatigué et mon esprit embrouillé.)


Olberic resta un long moment inerte sur la route bataillé entre son coeur et son corps.


????? : Allez-vous rester prostré ici encore longtemps ?

Olberic : ! *se retourne*

????? : *fixe Olberic* Je suis revenue pour vous. Parce que mon coeur me dit de pardonner vos égarements.

Olberic : Votre attitude est noble mais cela ne changera pas ma décision.

????? : Alors pourquoi êtes-vous encore ici si vous êtes si certain?

Olberic : *ferme les yeux* Une partie de moi appelle à vous venir en aide.

????? : Cela veut dire qu'il y a encore de l'humain en vous. Pourquoi est-ce que vous désespérez tant?

Olberic : Cela ne vous regarde pas.

????? : Justement, cela me concerne. Je ne vais pas abandonner un homme en proie au désarroi, un homme qui a sauvé ma vie.

Olberic : Je n'ai jamais demandé une quelconque compensation.

????? : Je le fais de bon cœur. Parce que je peux vous comprendre. *baisse la tête* Vous savez ce que ça fait d'ignorer son identité ?

Olberic : Je ne le sais que trop bien.

????? : Alors venez avec moi, à Grand-Port. *pose un genou à terre* Je vous le demande solennellement.

Olberic : Ce n'est pas à vous de vous agenouiller mais à moi.

????? : Je ne suis rien. Vous êtes quelqu'un d'important. J'en suis convaincue. C'est pourquoi je vous supplie.

Olberic : *s'approche pour saisir la femme blonde* Relevez-vous. Je ne suis pas plus important qu'un autre.

????? : *face à Olberic* Au contraire, vous êtes mon héros. Vous êtes la personne la plus importante pour moi. Et je veux pas vous voir sombrer sans rien faire.

Olberic : Certaines choses sont vaines.

????? : Pas votre humanité. Vous en regorgez au fond de vous.

Olberic : Pourtant je n'arrive toujours pas à choisir mon chemin.

????? : Que vous dit votre coeur, Olberic?

Olberic : *regarde le collier de la femme* De vous protéger et de vous ramener saine et sauve dans votre foyer.

????? : *sourit* Alors c'est la bonne chose à faire. Mon coeur m'a dit de revenir vous voir.

Olberic : Je ne quémande pas la pitié.

????? : Je n'ai pas pitié de vous. Je vois seulement un homme égaré. Comme je le suis.

Olberic : *observe la femme* Je ne garantis pas que je redeviendrai celui que j'étais.

????? : Vous ai-je demandé une telle chose? Je ne vous oblige à rien seulement d'être mon épée et mon bouclier.

Olberic : (L'épée et le bouclier. Comme je l'étais pour mon roi.) *regarde le collier* (Cette femme n'est pas une citoyenne ordinaire. Ferait-elle parti des hautes sphères d'un royaume?). Comment vous appelez-vous?

????? : ... *baisse les yeux* Je ne me souviens pas de mon nom.

Olberic : *approche sa main et saisit le collier autour du cou de ?????*

????? : *gênée* Que faites-vous ?

Olberic : Votre nom, il est gravé sur ce collier.

????? : Quel est-il?

Olberic : Vous vous prénommez Sarah.

Sarah : Sarah ? Ce nom ne me dit rien.

Olberic : *relâche le collier* Est-ce que cela vous convient le temps que vous retrouviez votre identité ?

Sarah : Je n'ai pas vraiment le choix. *s'incline* Alors ai-je votre accord?

Olberic : *s'agenouille* Je vous fais le serment de vous protéger au péril de ma vie et de vous guider jusqu'à ce que vous puissiez rentrer dans votre foyer.

Sarah : *inquiète* Je vous en prie, vous n'avez pas à vous prosterner devant moi. Je ne suis qu'une simple femme.

Olberic : *se relève* Vous m'accusiez de me dévaluer. Je pourrais vous retourner cette critique.

Sarah : *acquiesce* En effet. *s'incline* Je vous remercie de votre investissement. *relève la tête* Je suis prête à vous suivre à Grand-Port.

Olberic : Nous n'irons pas à Grand-Port tout de suite.

Sarah : Pourquoi?

Olberic : Je préfère attendre un peu avant de m'y rendre. Par ailleurs, la ville de Guet-des-Rocs abrite d'excellents tailleurs. Il serait indigne de vous laisser habillée en haillons.

Sarah : Je n'en mérite pas tant.

Olberic : C'est à croire que vous êtes aussi têtue que je ne le suis.

Sarah : Ce n'est pas un mal après tout. Si c'est le seul moyen de vous tirer vers le haut alors je m'emploierai à vous le rappeler autant que nécessaire.

Olberic : Le voyage que nous allons faire sera long. Quelles sont vos compétences ?

Sarah : *démunie* Je ne sais pas faire grand-chose. J'ignore si c'est à cause de mon amnésie mais je n'ai aucune compétence particulière qui pourrait vous intéresser. Je m'excuse d'être un fardeau pour vous.

Olberic : Vous apprendrez les rudiments nécessaires à la survie. Je vous apprendrai tout ce que je sais.

Sarah : *inquiète* Je ne suis pas habile de mes doigts. Je risque de vous décevoir.

Olberic : Alors vous ne pouvez que vous améliorer. Vous ferez des erreurs comme tout le monde. Mais si vous avez la volonté alors vous réussirez.

Sarah : *amusée* C'est plutôt à moi de vous réconforter. *s'incline* Je suis heureuse que nos chemins se soient croisés, je désespérais tant.

Olberic : Ce voyage ne sera pas de tout repos. Je ne peux vous garantir la vie de château. Nous dormirons souvent dehors, dans la même tente.

Sarah : C'est mieux que d'errer seule. Et vous serez à mes côtés alors je n'ai rien à craindre ni des monstres ni des aléas du temps.

Olberic : Pour le moment, allons à Guet-des-Rocs pour vous vêtir décemment.


Durant ce temps, un trio officiait dans les égouts de Grand-Port. Le voleur Therion, la chasseuse H'aanit et la chevalier Eliza éliminèrent sans aucune difficulté la plupart des monstres qui se présentaient à eux. En arrière, H'aanit observait la curieuse façon de se battre d'Eliza et Therion.


H'aanit : (Ils s'entendent à merveille. Elle dégage les avants tandis qu'il pare toutes les menaces sur ses flancs et ses arrières. J'ai peine tirée quelques flèches qu'ils avaient déjà terrassés tous les ennemis.)

Eliza : *sur ses gardes* Est-ce que tout va bien?

Therion : Tout va bien, je veille sur toi.

H'aanit : (Dans cette forêt, tu me protégeais de la même façon. Je pouvais armer mon arc sans craindre de représailles. Et aujourd'hui c'est elle que tu protèges. Je ne veux pas que tu gâches ton amour comme tu l'as fait avec moi. Je t'en voudrai sincèrement si une telle chose venait à se produire.)

Therion : Nini, ça va?

H'aanit : *se reprend* Oui ça va.

Therion : *se tourne* Tu es sûre?

H'aanit : *amusée* Voyez-vous ça, le froid et cynique voleur qui cherche à reconforter.

Therion : *amusé* Tu ne t'en plaignais pas il n'y a pas si longtemps.

H'aanit : *sourit* Tu marques un point.

Eliza : ...

Therion : Je ne t'oublie pas. *clin d'oeil*

H'aanit : Oh mais moi non plus.

Eliza : *le visage gravé* Arrêtez.

H'aanit : *inquiète* Qu'il y a t'il Eliza?

Eliza : C'est déjà assez difficile de faire semblant d'être amis. Alors de vous voir comme ça...

Therion : *se tourne vers Eliza* Je te demande pardon. On s'est toujours chamaillés elle et moi.

Eliza : *se tourne dos à Therion* On ne dirait pas pourtant.

Therion : ... *s'approche* Eliza, c'est toi que j'aime. Et personne d'autre.

H'aanit : Therion?

Therion : Oui?

H'aanit : Il y a un coin isolé par là-bas. *sourit* Allez-vous retrouver un instant, je garde les alentours.

Eliza : *surprise* Tu...

H'aanit : Vous n'aurez peut-être pas l'occasion de vous amouracher quand nous serons tous réunis. Vous avez cette chance d'être proche, ce qui n'est pas mon cas. Alors profitez de cet instant.

Eliza : Vraiment? Tu nous autorises?

H'aanit : *acquiesce en souriant* Faites vite.

Therion : *saisit la main d'Eliza* Viens.


Et alors que Therion et Eliza s'éclipsèrent, H'aanit se mit à genoux et ferma les yeux. Elle repassa les instants passés avec Zeph, des premiers instants charmeurs jusqu'à son union en passant par la balade au marché.


H'aanit : (J'aimerais tant que tu sois à mes côtés. Tu me manques tant, Zeph.)

Therion : *gêné* Nini?

H'aanit : ! Therion? *rouvre les yeux, se tourne* Eliza?

Eliza : *gênée* Désolée, on se sentait mal vis-à-vis de toi.

H'aanit : ... Vous êtes certains?

Eliza : Il faut que j'apprenne à me contenir. Si je n'y arrive pas maintenant, je ne pourrai jamais.

H'aanit : Pourquoi votre relation doit être secrète? Qu'est-ce qui vous empêche?

Therion : *baisse la tête* C'est quelque chose qu'on ne peut pas te dire.

H'aanit : *relève la tête de Therion* Regarde-moi quand tu me parles. *observe les yeux de Therion* Tu as peur pour elle. Mais de quoi au juste? *relâche Therion, regarde Eliza* Toi aussi tu as peur.

Eliza : *triste* Oui.

H'aanit : Pourquoi ne pas me confier vos tourments? Nous sommes amis n'est-ce pas? *à Therion* Si une part de toi m'aime sincèrement alors tu dois me dire la vérité, quelle qu'elle est.

Therion : *regarde Eliza* (Est-ce que je dois lui dire?)

Eliza : *regarde Therion* (Nous n'avons pas vraiment le choix. Ton amitié doit être plus importante qu'une femme que tu viens de rencontrer.)

Therion : *blessé* (Tu es plus qu'une inconnue pour moi!)

Eliza : (Je sais. Mais je me suis jurée de ne pas te prendre tes amis. Alors dis-lui la vérité.)


Durant le jeu de regard, H'aanit observait en étant à la fois surprise et un peu agacée du manque de réponse spontanée de Therion. Ce dernier prit la décision de tout dire à H'aanit.


Therion : Je vais te dire la vérité mais à une condition.

H'aanit : Laquelle?

Therion : Que tu ne t'en prennes pas à elle.

H'aanit : *méfiante* Qu'est-ce que ça veut dire?!

Eliza : *la tête basse* Therion, H'aanit est libre de ses actes. Elle a le droit de s'en prendre à moi si elle le juge nécessaire.

H'aanit : *irritée, à Therion* Vas-tu enfin me dire la vérité à son sujet?!

Therion : *baisse la tête* Eliza est un agente du conseil d'Emeraude, elle a pour mission d'infiltrer notre groupe.


A la nouvelle de cette révélation, H'aanit fut totalement abasourdie. Elle regardait Eliza sans pouvoir prononcer un mot.


Eliza : *sanglote* Je suis sincèrement navrée.

H'aanit : *figée* Comment tu as pu...?

Therion : C'est à cause de...

H'aanit : *hors d'elle* Tais-toi et laisse-la parler! Pourquoi tu as rejoint le conseil d'Emeraude?!? Parle!

Eliza : On en a parlé à Guet-des-Rocs. J'avais besoin de l'aide de ton maître Z'aanta. Ses dettes de jeu étaient importantes. Le conseil les a effacées... en échange de ma soumission.

H'aanit : ... *la gorge nouée* Il savait?

Eliza : Je ne lui ai rien dit.

H'aanit : *furieuse* Et il accepté sans se poser la moindre question!?

Eliza : *tremble* Je lui ai menti en lui disant que les fonds provenaient de la chapelle ardente. Je n'avais que ce moyen pour traquer Oeil-Rouge. Ce monstre était trop dangereux pour être laissé en liberté et j'avais perdu la foi en la religion.

H'aanit : Mais cela appartient au passé. Ca n'impliquait personne de notre groupe. Alors qu'en étant dans nos rangs, tu es une menace pour tous.

Eliza : ...

H'aanit : Si je te congédie, la sécurité reviendra dans notre groupe. Mais si j'accepte de partager ton fardeau, je serai ta complice.

Eliza : ...


H'aanit observa un instant Eliza puis elle s'approcha d'elle. Ses mains se placèrent sous les bras d'Eliza et cette dernière fut fortement plaquée contre le corps d'H'aanit. Eliza, comprenant qu'H'aanit venait de faire le second choix se mit à trembler et à sangloter sous le regard inquiet puis silencieux de Therion.


Eliza : *regarde H'aanit* Pourquoi tu me fais confiance?

H'aanit : Parce que tu as été sincère jusqu'au bout. Et que tu l'aimes profondément. Je ne veux pas me briser le coeur en sachant que j'ai brisé le tien. *relâche Eliza, à Therion* Fais-moi plaisir, allez à l'auberge. Vous avez besoin de repos tous les deux.

Therion : Merci Nini.

H'aanit : *saisit la main d'Eliza* Ce sera moins suspicieux que je vous emmène. Je dirai aux autres que vous devez récupérer de blessures.

Therion : *surpris* Tu vas mentir pour nous?

H'aanit : *amusée* Je sais être pragmatique, chéri. *clin d'oeil*

Therion : *choqué*

Eliza : *choquée*

H'aanit : *regarde Eliza* Hâtons-nous, je ne pourrai les retenir indéfiniment dans cette ville.


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