Isla Vueltas, les aventures des Mugiwaras
Chapitre 5 : Rencontres déconcertantes
1877 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 08/11/2016 19:10
Drew venait d'achever son récit, son regard planté dans celui de Robin, attendant une réaction de sa part.
Robin : Alors, si j'ai bien compris, je suis ici pour assister à un mariage.
Drew : Effectivement. Répondit-il sans broncher.
Robin : Je ne comprends pas bien.
Drew daigna enfin lever les yeux sur la jeune femme.
Robin : Pourquoi ne pas m'avoir simplement demandé d'y assister ? Demanda-t-elle en plongea son regard dans celui de son interlocuteur.
Drew : Parce que vous êtes une femme pirate ? Dit-il, avec un rictus.
Robin : C'est vrai. Admit-elle. Mais le kidnapping n'était pas forcément la solution la plus appropriée. Dit-elle, les yeux toujours fixés sur Drew.
Elle avait volontairement omit de parler de ses compagnons. L'équipage du chapeau de paille étant sans doute l'un des plus redouté de la nouvelle ère de piraterie, il valait mieux s'abstenir de le mentionner.
Drew : Désolé. Répondit-il simplement.
Robin : Dites-moi ?
Drew : Oui ?
Robin : Des murs en Granit Marin ? Demanda-t-elle perplexe.
Drew : On ne peut pas se permettre de vous garder ici sans protection. Il s'arrêta un instant avant d'ajouter, en connaissant la puissance de vos pouvoirs.
Robin tiqua.
Robin : Vous savez qui je suis alors.
Drew : Nico Robin, archéologue à la recherche de la véritable Histoire et membre de l'équipage du Chapeau de paille.
Robin soupira. Elle devait se faire une raison, ses ravisseurs étaient extrêmement bien informés sur son identité. « Les autres me cherchent sûrement en ce moment même, ils doivent être au courant. J'espère que ça va aller. » Drew coupa le fil de ses pensées :
Drew : Voyez, cette robe. Dit-il en pointant du doigt une chaise près de Robin
Robin inclina la tête vers sa droite et remarqua une longue robe bustier d'un rouge ardent. Elle marquerait parfaitement sa poitrine et sa taille de guêpe et se termine en un joli voile. Posés à ses côtés, une paire de longs gants assortis, comportant une fleur de lys qui tomberaient pile sous son épaule.
Robin : Eh bien, je risque de me faire remarquer à cette noce et avec mon statut de pirate, ce n'est pas très prudent. Dit-elle, avide d'en savoir plus.
Drew afficha un sourire mielleux, et Robin fronça les sourcils.
Drew : Ne vous en faites pas pour ça. Railla-t-il.
Robin : Si je comprends bien, nous ne serons pas nombreux. Se risqua-t-elle.
Drew : Seulement deux.
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Brook : Yohoho ! Franky tu vas bien ?
Franky se releva. Après avoir frappé Zidro de plein fouet aux endroits stratégiques, ce dernier avait riposté violemment contre Franky qui s'en était tiré de justesse.
Franky : Mieux que lui sûrement …
Zidro : Tu vises les fff … bégaya t-il affaibli.
Brook pencha la tête, avec un air interrogateur.
Franky : Tu as tout compris ! Je vise les fffils connecteurs ! Ricana t-il en imitant grossièrement son ennemi.
Zidro : Je simulais. Répondit-il calmement.
Franky : Enfoiré Grogna t-il.
Au même moment, Brook qui s'impatientait retira son épée de son étui.
Zidro : Squelette ? Dit-il l'ai ébahi.
Brook : Hein ?
Zidro : Comment tu peux attaquer avec un corps pareil ? Demanda t-il en se pinçant le menton avec le pouce et l'index.
Brook : Je mange beaucoup de produits laitiers Répondit-il simplement.
Zidro : On s'assoit et on boit un verre de lait ensemble ?
Brook : Volontiers !
Atterré face à la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, Franky hurla :
Franky : Mais tu fais quoi squelette imbécile !
Brook : Yohoho ! SUSTAINED …
Zidro s'écarta un peu de Brook.
Brook : SPINNING !
Brook tourna sur lui même, son épée à la main, à mesure qu'il prenait de la vitesse, il se rapprocha du robot. On aurait dit qu'il l'avait à peine effleuré lorsqu'il passa à côté de lui, avant de stopper le mouvement et ranger tranquillement son épée dan son fourreau.
Zidro vacilla, sa carrosserie venait de prendre un sacré coup et de ça et là, on pouvait voir quelques morceaux de métal sur le sol.
Franky : T'avais pas le droit d'attaquer sans prévenir couina t-il.
Brook : Je ne travaille pas avec des incompétents Dit-il sur le ton de la plaisanterie.
Franky : Incomp... Tu vas voir l'incompétent ! Rugit-il.
Zidro se releva, mal en point. Franky se tourna vers lui :
Franky : Bon, écoute moi bien tas de ferrailles ! On na va pas rester rêver plus longtemps avec toi ! Alors pousse toi de notre chemin si tu tiens à rester en vie, on doit aller sauver les filles !
Brook : Et peut-être qu'avec un peu de chance, elles voudront bien nous montrer leurs dessous !
Franky cligna des yeux rapidement en direction de son compagnon.
Brook : Bien que ...
Franky : Ça va ! On ne veut pas connaître la suite !
Zidro : SPEED MASS
Zidro venait de s'élancer de tout son poids en direction de Brook. Ce dernier avait eut le bon réflexe de l'esquiver.
Franky : Fini de rigoler ! FRRRANKY …
Zidro : Je suis déjà trop affaibli, il va m'avoir cette fois Dit-il plus pour lui même.
Franky : … BOXINNNG !
Franky envoie plusieurs coups de poings, au niveau des fils d’interconnexion de Zidro, à l'endroit où se situerait les genoux pour les humains.
Brook : Je vois … À mon tour Franky !
Franky : Finis le !
Brook : HANAUTA SANCHO … YAHAZU GIRI !
D'un geste vif, Brook trancha les câbles que Franky avait déjà fragilisés. Les jambes de Zidro se coupèrent en deux, et il s'écroula, immobilisé pour de bon.
Zidro : Enfoirés Grommela t-il.
Franky : Quand on est un cyborg, on connaît déjà toutes les techniques.
Zidro : ENFOI …
Brook : SCOTCH TAPE POWER ! Voyons, assez de vulgarités
La bouche scotchée, Zidro ne pouvait plus qu'émettre des grognements et des « Mmmh » incompréhensibles, cependant, on pouvait deviner qu'ils étaient remplis d'insultes à l'égard de Franky et Brook.
Ces deux derniers se regardèrent, le regard plein de fierté. Ils acquiescèrent en même temps et foncèrent vers l’escalier au bout duquel, ils étaient presque sûrs de retrouver leurs amies. À bout de souffle, ils arrivèrent à l'étage. Là, face à eux, se dressait une immense salle avec un plafond assez haut. Des rideaux noirs et blancs somptueux jonchaient les murs, laissant peu de place à la lumière du jour. Une ambiance de soirée régnait dans cette pièce, grâce aux lumières bleues et violettes . Sous le lustre orné de diamants, trois rangées de tables étaient alignées de manière perpendiculaire. Des nappes mauves, d'énormes bouquets de fleurs blancs et de la vaisselle en porcelaine étaient disposés sur ces tables. En bref, une vraie salle de banquet digne des plus grandes cérémonies.
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Au même moment, un cri retentit quelque part sur l'île :
Nami : QUOOOI ?!
Mattwee : Je te jure darling mais je pensais que tu étais d'acc...
Nami : … AH NON JE REFUSE ! Hurla t-elle en coupant Mattwee.
Mattwee : Mais le patron semblais siii enthousiaste ... du moins à sa manière.
Nami n'en revenait pas de ce qu'elle venait d'apprendre. Elle réfléchissait très vite et décida de jouer la carte de la terreur qu'éprouvait les gens à l'égard des pirates, afin de s'extirper de la situation.
Nami : Écoute ! Je fais partie d'un équipage de PIRATES SANGUINAIRES ! Expliqua-t-elle en accentuant les deux derniers mots.
Mattwee : Et le patron t'a sauvée, je sais darling, c'est un homme tellement formidable! Tu devrais lui en être reconnaissante. Dit-il l'air joyeux.
Nami : Beuh ... NON C'EST PAS ÇA IDIOT ! Je tues des milliers de pirates et d'innocents ! Je suis sans pitié ! Mugit-elle, l'air féroce.
Ce qu'elle disait n'avait pas l'impact escompté sur Mattwee, celui-ci se contenta de verser une petite larme avant de lui répondre dans un reniflement sonore :
Mattwee : Quel calvaire tu as dû subir darling.
Nami soupira, et se tapa le front du plat de sa main. Elle avait l'impression d'être tombée sur l'homme le plus idiot de la terre … après Luffy.
Nami : Mais c'est pas vrai …
Lorsqu'elle releva la tête, Mattwee avait retrouvé son sourire jovial et recommença de plus belle à faire la seule et unique chose dont-il soit capable : Parler.
Mattwee : Bien ! Pour la réception j'ai pensé à tout ! Des roses blanches, un GROS gâteau, des …
Nami ne l'écoutait déjà plus, elle réfléchissait à nouveau. « Je ne peux pas accepter cette proposition. J'espère que les autres sont à ma recherche. Nami ! ÉVIDEMMENT qu'ils sont à ta recherche ! ». À mesure que ses pensées filaient, elle angoissait davantage. Elle avait beau tourner les diverses solutions qui s'offraient à elle dans tout les sens, elle en arrivait à une seule conclusion : Il fallait faire semblant d'accepter pour espérer sortir de cet endroit et retrouver ses compagnons. Elle avait prit sa décision.
Mattwee : ... Et ILS seront présents !
Nami venait d'émerger.
Nami : Ils ? Mais qui ça ils ?
Mattwee : Le patron et la commandante darling ! Essaies un peu de suivre !
Nami : Ah oui ... Tu m'as convaincue Sourit-elle.
Mattwee : GE-NI-AL ! Dit-il en levant le poing au ciel en signe de victoire.
Nami : Mais je ne peux pas y allez dans cette tenue ...
Mattwee : Mais puisque je te dis que j'ai ABSOLUMENT tout prévu !
Mattwee se dirigea vers un mur qui au contact de la paume de sa main se divisa en deux afin de mener vers un passage secret.
Mattwee : Suis-moi darling.
Nami : Ah ... oui.
Le petit couloir débouchait sur une chambre où le blanc éclatait de toute part : Lustres en cristal, rideaux, draps et nappes en soie, Vases en diamants …
Mattwee : Bienvenue dans ma loge ! Rigola t-il, en tournant sur lui-même avant de s'écrouler sur son lit.
Nami : Whaaa ! S'exclama t-elle, des paillettes pleins les yeux.
Mattwee : Et voilààà ! Dit-il en tendant à Nami, une robe d'un blanc éclatant et brodées de petits diamants.
Nami : Elle est magnifique !
Mattwee : Je suis content qu'elle te plaise ! Enfile là viiite ! S'exclama t-il en se trémoussant joyeusement.
Nami fila derrière un paravent aussi blanc que le reste de la pièce pour aller se changer. Rester un peu avec ce garçon ne serait visiblement pas aussi pénible qu'elle le pensait. Elle était même convaincue qu'elle allait sûrement s'amuser.