Zenitia, ou l'île de la consécration (Arc 2) par

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Crossover / Action / Aventure

9 Chapitre 28 : Une arme de destruction massive

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Chapitre 28 : L'arme de destruction massive 



Précédemment : Le jour après que Mickaël ait expliqué ce qu'il s'était passé lors de son départ, lui et ses amis ont participé à la cérémonie d'ouverture de la compétition de Zénitia.  

 

Il s'était passé quelque chose, une heure avant le début de la cérémonie d'ouverture. Le chauffeur du maire de la ville, M.Markowski, s'était garé en face d'un hangar abandonné à l'ouest de la ville, dans une zone industrielle en plein travaux. Les alentours étaient déserts, sûrement était-ce pour cette raison qu'on lui avait donné rendez-vous ici. D'après le message, c'était un ami, mais suspicieux de nature, il avait amené trois hommes de mains avec lui. Il sortit tranquillement de la voiture et balaya la rue déserte d'un regard incertain. Pendant ce temps, ces hommes ouvraient le coffre et en sortaient un grand sac noir.  


— Vous pouvez partir, glissa-t-il au chauffeur.  

 — Bien, monsieur. 


Le véhicule fit demi-tour et s'en alla alors que le maire avançait vers le hangar fermé. Il toqua trois fois contre le battant métallique, qui s'ouvrit dans la seconde sur une

femme aux cheveux d'une couleur rouge foncé, qui le regardait dédaigneusement. Il avait rencontré la même femme lors de la nuit du banquet. Elle était dans son bureau lorsqu'il y était retourné en fin de soirée, et l'avait convié à ce rendez-vous de la part d'un ami qu'il recherchait. Elle avait un charme qui ne rendait pas indifférent le maire. 


— Ponctuel, énonça-t-elle sèchement. C'est une qualité que j'apprécie.  

— Je suis maire, après tout, sourit Christophe Markowski, crispé.  

— Justement. Venez.  


Elle ne lui laissa même pas le temps de lui demander son nom, exactement comme lors de leur première rencontre. Il la suivit jusqu'à une petite cabine au coin de la grande salle, qu'elle ouvrit d'une simple pression.  


— On ne devrait pas... fermer le hangar ? 


Elle ne prit pas la peine de lui répondre, ou alors ne l'avait-elle pas entendu. Le maire la suivit dans la pièce et y vit deux personnes : l'inspectrice Jenny et un homme habillé comme un vulgaire serveur, aux paupières lourdes de fatigue, une cigarette plantée dans la bouche et une main grattant sa barbe mal entretenue. Il semblait quelqu'un d'infiniment décontracté, un peu comme ces ados défoncés qui arpentent les rues tels des zombies.  


— Voici X. Robert, le maire de Grupala, vous as parlé de lui, je pense. C'est son homme de confiance. 

— En effet, acquiesça Markowski en lui serrant la main, son regard oscillant entre lui et l'inspectrice. Dites-moi, que faites-vous ici, inspectrice ? 

— Eh bien ? Répondit simplement la femme. Ne vouliez-vous pas voir Xenos ? 


Les trois autres le regardaient fixement d'un air malicieux, comme s'il n'arrivait pas à deviner la chute d'une blague pourtant évidente. L'intéressé regarda ses hommes de mains, puis se gratta la tête. 


— Ma foi, je... je vois l'inspectrice Jenny, balbutia-t-il, troublé.  

— C'est moi Christophe, sourit alors l'inspectrice. Je suis Xenos. 


Les yeux du maire s'écarquillèrent de stupeur, puis il eut un vague sourire avant de hocher la tête.  


— C'est une blague, c'est ça ? Très drôle. Bon moi, j'ai une cérémonie à ouvrir...   

— Je sais que vous avez tué votre fils aîné. 

— Que... comment ?! S'écria le maire en se tenant les cheveux, quasi-hystérique. Je n'ai jamais dit ce secret qu'à Xenos ! 

— Il était sur le point de nous nuire. Il fallait l'éliminer, et vous vous en êtes chargés, brillamment. L'avocate Catherine Devaux avait des doutes contre vous au début, mais vous l'avez rapidement calmée.  


Markowski restait interdit, la bouche légèrement entrouverte par la surprise. Il avait avoué au businessman lors d'une soirée arrosée et l'avait tout de suite regretté. Cet homme avait le don de délier les langues de n'importe qui, par malice ou par force... ! 


— J'ai possédé le corps de l'inspectrice ci-présente. Je n'ai jamais été totalement humain. En fait, je suis même né Pokémon, il y a de cela très longtemps... 

— Mais... où est votre corps... ? 

— Ici, éluda-t-il en montrant une ceinture abdominale et une flasque à alcool sur la table. Il est temps que je vous explique ce qu'il s'est passé, n'est-ce-pas ? s'enquit-il en voyant l'air défait du maire. Eh bien comme vous le savez, ces imbéciles de dresseurs sont venus à Grupala récupérer les Pokémons que je laur avais volé. Et il y a eu un affrontement, entre moi et les deux plus jeunes.  

— Satoshi Ketchum et Sihmizu Cassandra, c'est bien ça ? 

— En effet. Ils m'ont pris de surprise et ont réussi à m'envoyer promener, cassant du même coup la led et des circuits électroniques de mon catalyseur de transformation... ma ceinture, en somme. Une fois cassé, j'ai perdu mon corps physique et suit devenu un fantôme. Pour ne pas errer bêtement, j'ai décidé de posséder l'inspectrice Jenny dont j'ai pris le corps à ce moment. J'ai envoyé X voler la ceinture aux professeurs Euphorbe et Pimprenelle qui l'ont miraculeusement réparés pour leur enquête. Désormais, je peux regagner ma forme originelle. Misty, passez-moi la ceinture s'il vous plaît 


Elle sembla hésiter une demi-seconde, puis s'exécuta, l'air impassible, avant de sortir de la pièce en attrapant le maire par le bras, suivie de près par X. A travers l'espace entre la porte et le sol apparu alors une lumière bleue vive et intense qui réussit à les aveugler. D'après le bruit, on aurait dit qu'une petite bourrasque était né dans la pièce. Cela dura quelques secondes. Moins d'une minute plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau.  

Xenos en sortit, clinquant et souriant. Il avait toujours ses longs cheveux teintés en violet foncés, et ondulés vers l'arrière de la tête comme s'ils étaient perpétuellement chahutés par le vent. Son regard infiniment sombre et sérieux allait avec son sourire méprisant. Il portait un costume noir classique identique au sien, et affalée derrière lui, l'inspectrice Jenny haletait au sol le visage rougissant, visiblement en état de choc.  


— Doux Arceus... ! clama Markowski, la voix tremblante d'excitation. Vous avez... vous avez quitté son corps ? 


Le maire croisa le regard de l'inspectrice. 


— En effet. Et grâce à ce catalyseur de transformation, j'ai regagné le mien. Ce que vous appelez ceinture.  


Il ouvrit sa chemise et montra ladite ceinture, avec la grosse LED bleue allumé en son centre. Elle était plaqué contre son ventre. Puis, il sortit de sa poche la flasque à alcool qu'il vida d'un trait. 


— J'ai toujours détesté cette merde, grimaça-t-il. 

— Un Pokémon qui boit de l'alcool ? 

— Ce n'est pas de l'alcool. Et je ne suis plus intégralement Pokémon.  

— Vous êtes un truand de la pire engeance... réussit à souffler Jenny., à terre. 


Le maire croisa ses yeux injectés de sang. A l'image de ses lèvres, tout son corps tremblait.  


— Et vous... continua-t-elle à l'encontre de Markowski, le monde découvrira votre vrai visage un jour... soyez-en sûr... ! 

— Puis-je emprunter l'arme de poing de l'un de vos hommes de mains ? Interrogea Xenos. 

Markowski répondit par la positive. Il prit le petit pistolet qu'on lui tendit et logea trois balles dans le crâne de la policière sous l'expression horrifiée du maire.  

— Vous venez de tuer la seule inspectrice de police de Saint-Trompette... ! 

— L'une de ses sœurs est en ville, répondit simplement le businessman, comme si cela résolvait le problème. Elle vient de Kanto, il me semble. Elle a été appelée par l'avocate Catherine Devaux. 

— Alors... vous êtes mi humain, mi Pokémon... Et... cette ceinture, couplé à ce breuvage que vous venez d'avaler, vous permettent de garder cette forme, c'est cela ? 

— Je savais que vous assimileriez vite, Christophe, sourit Xenos en sortant de la pièce. Désolé de vous avoir caché cela aussi longtemps, mais j'avais mes raisons.  

— Vous comprendrez donc que j'aimerais en savoir un peu plus, quant à cet... capacité ? demanda précipitamment le maire en le suivant.  

— Bien évidemment. Nous aurons tout le temps d'en parler. Dites-moi, que cachez-vous donc dans ce gros sac noir ? 


Les hommes de main attendirent un signe de tête de leur maire pour poser et dé-zipper le sac. L'agent John gisait dedans dans des habits de civils, avec un œil au beurre noir, signe qu'il avait subi une altercation.  


— J'avais invité les jeunes Ketchum et Shimizu à un banquet, mais cet agent de police les a sauvé, a filmé une scène compromettante, et me l'a envoyé en me menaçant. Mes hommes l'ont enlevé la nuit même. Il fallait que je lui apprenne à qui il a affaire.  

—Il est mort ? 

— Non.  

— X, va enterrer le corps de cette policière, s'il te plaît. Ou fais-le disparaître d'une manière ou d'une autre. Misty, on descend au sous-sol.  


X sortit un Polagriffe qu'il envoya faire le boulot à sa place, tandis que la femme aux cheveux rouges se dirigeaient vers un autre coin de la pièce, sortant un trousseau de clés de sa ceinture. Elle ouvrit ensuite une trappa et ils descendirent tous un vieil escalier grinçant en bois qui les amena dans une pièce à peine éclairée qui contenait deux personnes. L'une était endormie sur une chaise, un filet de bave coulant sur son gilet polaire. Il avait les mains croisées sur son gros ventre, et un air apaisé de Père Noël avec son visage aux poils hirsutes. A ses pieds, une femme était enroulée dans les tentacules, ressemblant à s'y méprendre à des cheveux, d'un Banshitrouye. Ce dernier semblait fredonner paisiblement, heureux d'entendre sa victime souffrir sous son étreinte. La femme en question n'avait plus la force de se débattre, et sa respiration n'était plus qu'un sifflement nerveux, le visage face contre terre. 


— Voici notre bon ami Robert Chartier, le maire de Grupala, qui était censé surveiller cette gente dame que vous voyez au sol... ! 

— Vous avez capturé Mlle Devaux ?!  

— Cela fait un obstacle de moins. Elle fouillait un peu trop de mon côté... Je le soupçonne de savoir mon secret. J'ai essayé de la torturer, mais jusque-là, elle refuse de parler. Peut-être que voir l'agent de police avec lequel elle a travaillé auparavant l'aidera à délier sa langue.  


Le maire acquiesça et fit signe à ses hommes de faire tomber John aux côtés de l'avocate. Cette dernière pivota lentement son regard et écarquilla les yeux, incrédule.  


— John ? Mais que fait-il ici ? 

— X, s'il vous plaît, procédez à l'interrogatoire. J'ai envie de voir ce que l'ennemi sait sur nous. Misty, réveillez-moi ce paresseux.  

Misty s'approcha dudit Chartier et claqua violemment ce dernier, faisant sursauter Markowski. De quel droit pouvait-elle se permettre de frapper un maire de cette façon ? L'intéressé se réveilla brusquement, les yeux exorbités de surprise. 

— Debout, gros lard ! lui lança-t-elle.  


Il s'exécuta sous la mine incrédule du maire de Saint-Trompette, et tous sortirent, excepté X.  Markowski avait encore un tas de question à lui poser, mais il commença par celle-ci, essentielle : "Comment ce X et cette Misty vous ont-ils trouvés ?".  Xenos lui répondit que c'est lui qui les avait trouvés, lors du banquet, lorsqu'il était toujours dans le corps de l'inspectrice. Il avait reconnu X et l'avait envoyé vers Mlle Devaux pour l'empêcher de nuire. 


— Elle m'a posé une question auquel la vraie Jenny aurait dû savoir répondre, expliqua-t-il en se dirigeant vers la sortie du hangar. C'est comme cela qu'elle a su que quelque chose clochait, et c'est pour cela que j'ai envoyé X vers elle. C'est probablement cette avocate qui as envoyé l'agent de police John sauver les deux mômes dans votre bureau. Ensuite, j'ai recontacté X à la fin du banquet. 


Le maire hocha la tête, satisfait de la réponse. Il n'osa pas demander qu'elle était le statut de cette Misty, mais toujours est-il qu'elle semblait dominer son ami Robert, et ce dernier n'en semblait pas surpris. Était-ce normal ? Il apprendrait par la suite qu'elle l'avait aidé à se sauver lors de la mésaventure à Grupala. En échange de son aide, Robert avait accepté de se mettre sous ses ordres. Il restait maire, mais c'était désormais elle qui décidait quoi faire à sa place.  

Avant de sortir du hangar, Xenos s'arrêta sur le palier de la porte.  


— Ma société écran à disparu, commença-t-il. Sans Pokémon Care pour me couvrir, je ne peux continuer mes expériences.  

— Vous n'êtes pas encore arrivé à créer une arme de destruction massive ? C'est-ce dont nous avons besoin pour être considérés comme des acteurs crédibles sur la scène internationale.  

— Je sais bien. Et je sais aussi que vous avez fait le maximum pour me fournir les fonds nécessaires, tandis que Robert me couvrait aux yeux des forces de l'ordre. Mais en fait, j'ai bien trouvé une arme qui ne nécessitera pas des mois de recherches et de l'argent à foison. 

— Ah bon ? Qu'est-ce donc ? 

— Un Pikachu. Celui de Satoshi Ketchum, justement.  

Markowski resta interdit pendant quelques secondes.  

— Comment le savez-vous ? 

— Je le lui ais subtilisé avant de l'emmener dans mes laboratoires. C'est lui, et lui seul, qui as complètement réduit en cendres mon entreprise avec une attaque Fatal-Foudre. Je n'ai jamais vu une puissance telle... Ce Pokémon a un potentiel électrique monstrueux en lui... Je l'ai senti, moi-même étant un mi-Pokémon. 

— Figurez-vous que mon équipe de scientifiques a trouvé la même chose ! s'écria le maire. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point... ! 

— Il nous le faut. 

— Impossible. Ce Satoshi Ketchum participe à la compétition qui démarre dans une trentaine de minutes. Toutes les caméras du monde seront braquées sur les concurrents. Il sera intouchable.  

— Vous dites ça parce que vous ne savez pas ce que vous ratez, répliqua Xenos. Ne vous inquiétez pas, nous nous débrouillerons. Cela ne nous empêchera pas pour autant de continuer les recherches, mais cette fois, je n'irais pas à Grupala.  

— Très bien. Une fois qu'on aura cette arme, vous pourrez me mettre dirigeant de l'île. Vous aurez carte blanche, et Robert aura l'argent qu'il voudra. Tout le monde sera content. 

—Je l'espère... Misty, vous aurez le rôle important de remettre en ordre Grupala 

— D'ici à ce soir, il faudra faire un discours ou un communiqué de presse pour rétablir votre autorité. Nous avons déjà noté une hausse de la criminalité... ! ajouta Markowski. 

— Comptez sur moi, je suis né avec l'autorité dans mes gênes, répondit-elle simplement.  

— Très bien, j'aime les gens sûrs d'eux.  


Soudain, ils virent une voiture rouge sortirent d'une rue et s'approcher doucement d'eux.  


— C'est mon taxi, informa Misty. Messieurs, je me fais un plaisir de travailler avec vous.  


Elle leur serra cordialement la main et entra dans le véhicule, suivi de son nouveau valet, Robert Chartier.  


— Vous savez, Xenos... commença doucement Markowki en regardant la voiture faire demi-tour. Vous ne m'avez jamais dit ce qui vous motive à faire ce que vous faites. Vous m'aidez à accéder au pouvoir car vous savez que je vous donnerais carte blanche, mais pourquoi exactement ?  

—Il n'est nullement question d'argent... ni de pouvoir, si c'est que vous pensez, répondit énigmatiquement son interlocuteur. En tout cas pas à l'échelle de ma simple personne. En fait, j'ai un idéal de société que je souhaite accomplir. Je vous en parlerais sûrement, un jour... 

— Bien. Bon, je vous dépose à la mairie, et je file à la cérémonie. On m'attend déjà.




Fin de l'arc 2 !

Début de l'arc 3 dans quelques semaines avec la première épreuve de la compétition !

Merci d'avoir lu et à la prochaine ^^ ! Stay tuned !

 


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