Haïku
Assourdissant murmure des saisons
Âme brisée ployant sous la vie
Obscurité et lumière
Cycle infini
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Cinq pics antiques et mythiques
Sentes, layons, pentes et raidillons
Santal, pêcher et mûrier
Gaïa et Athéna
Perle
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Gentiment,
Une jeune pousse devient arbre majestueux
Au pied de la cascade triste
Où coulent les siècles infinis
Et barbote une carpe
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Glaciale,
la défaite devant la cascade figée
Chaleureuse,
la petite masure de bois
Brûlante,
la victoire transcendant les mondes
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Le combat se poursuit
inexorable et infini
fracas d’un tourment fantôme
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La sueur du combat
devenue larmes
du survivant
qui verse la bière
et boit l’amitié
dans le cocon d’une soirée floconneuse