Au- delà du réel

Chapitre 3 : Le passé de Maureen

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Dernière mise à jour 29/03/2012 02:29

Chap. 3 : Le passé de Maureen

Flashback

Assise sur mon lit, je commençais à me rappeler le soir où j'avais rencontré Helen pour la première fois. C'était le soir d'un hiver très froid et rude. Je vivais dans un petit village calme où tout le monde se connaissait. J'étais âgée, à l'époque, de 8 ans quand je croyais voir des choses que les adultes ne voyaient pas aussi distinctement à leur habitudes. Mes parents pensaient que j'étais devenue folle, que mon imagination était trop débordante et que si cela continuerai, ils m'enverraient dans un endroit pour me faire soigner : un asile.

Mais un soir tout changea : je rentrais tranquillement de l'école, puis arrivée chez moi, je cherchais mes parents qui devaient préparer le repas. J'entendais alors un bruit venant du jardin. Je me précipitais ensuite dans le jardin où je voyais un horrible monstre dévorer les corps de mes parents. Il y avait du sang partout : sur le monstre et sur tout ce qui était à proximité des corps. Horrifiée, je tombais à la renverse, écarquillant de grands yeux effrayés. Le monstre ressemblait à un crocodile marchant sur ses deux jambes arrières, puis il se dirigeait vers moi. Je n'osais pas bouger et je le regardais droit dans les yeux qui s'approchait de plus en plus vers moi. Il laissait paraître ces dents acérées devant mon visage avec de la salive qui tombait de sa bouche. Il grognait horriblement et avait une haleine de chair moisit. Croyant ma dernière heure venue, j'avais fermé les yeux pour ne pas voir comment il allait me dévorer. Je souhaitais du plus profond de mon âme que ce monstre ne me ferait rien. Par chance, la créature ne fit rien et elle me regardait pleurer. Apeurée et étonnée, j'essayais dans un immense courage de toucher la créature avec ma main. Au moment où j'allais la toucher avec ma main, des coups de feu retentissaient au loin. La créature devant moi, se tournait vers la porte du jardin qui débouchait sur la rue, en hurlant un cri strident qui me faisait tressaillir de peur. Comme pour me protéger, elle se mettait devant moi. Étant trop jeune à l'époque, je ne comprenais pas pour quelles raisons la créature faisait cela puisqu'elle avait tué mes parents sans pitié. Elle se mettait lentement à somnoler, à tituber; puis elle s'endormit. Son corps faisait un énorme bruit quand il atteint le sol. Un groupe de personne armées arrivaient par après, dont une femme qui était Helen Magnus. Tellement épuisée et encore pleines émotions, je m'évanouissais en regardant la femme qui me prenait dans ses bras pour me porter.

A mon réveil, j'étais dans un étrange château où elle me confia à une famille qu'elle connaissait et qui était habituée à avoir des enfants avec des problèmes bizarres. On m'avait expliqué, jadis, que personne ne m'avait réclamé dans ma famille, pas même mes grands- parents. Je n'avais plus jamais revu la créature qui avait tué mes parents. Au fur et à mesure des années, j'oubliais tout ce cauchemar que j'avais vécu dans mon enfance; je pensais même que cette histoire ne serait qu'un rêve. Je m'étais faite à l'idée que je revoyais plus jamais cette femme qui m'avait sauvé, mais je m'étais trompée !

Je grandis comme une jeune fille normale qui renfermait un horrible passé. Mais à mon 16e anniversaire, un homme de l'Air Force qui ressemblait à ce Général O'Neil -en plus jeune- que Magnus connaissait, rendit visite à mes parents adoptifs. Il me donna un cadeau pour mon anniversaire dès qu'il me vit dans le salon. Il était venu parler à mes parents pendant que je m'occupais à couper du gâteau pour tout le monde. Mes parents semblaient intrigués par ce que le Général disait et je ne sais toujours pas, à l'heure actuelle, ce qu'il leur voulait. A 21 ans, je partis de la maison après avoir reçut le diplôme en psychologie et sociologie. Je travaillais ensuite dans un bureau de police en tant que consultante psychologue. J'aidais souvent la police à résoudre des affaires comme un vrai profiler.

Un jour, tout mon passé tragique me rattrapa : je venais d'avoir 23 ans ; je rentrais tranquillement chez moi quand une voiture se dirigea vers moi alors que je traversais la route sur un passage pour piéton. Heureusement que j'avais réussi à esquiver en partit, la trajectoire de la voiture. Mais j'avais tout de même eu un bras cassé et quelques ecchymoses. Des piétons à proximité, avaient vu toute la scène et m'expliquais que le chauffeur de la voiture ne s'était pas arrêté pour me secourir. Je suis donc allée à l'hôpital pour la nuit. Dès mon retour, le lendemain matin, je reçus un appel de mon travail qui disait que j'avais été renvoyé et que quelqu'un d'autre m'avait engagé en tant que psychologue. Je trouvais dans ma boîte aux lettres, une enveloppe qui contenait un mot et une adresse qui disait:

"Je suis désolée pour hier soir sur la route. J'espère que vos blessures ne sont pas trop graves et que vous ne m'en voulez pas pour votre travail. Je souhaite vous parlez en personne ; je viendrai ce soir si vous n'avez rien contre. Vous trouverez l'adresse de votre nouvel emploi au dos. A tout à l'heure. Signé : H.M."

Je trouvais cela étrange et je ne voulais pas m'énerver après une nuit aux urgences. Quand le soir arriva, j'attendis avec beaucoup d'inquiétude, cette personne qui connaissait le lieux où je résidais et ce qu'elle m'avait fait. On toqua alors à ma porte à plusieurs reprises, avant que je ne décidais d'ouvrir. J'étais choquée en voyant la personne devant moi : se fut Helen Magnus, la femme qui m'avait sauvé du monstre quand j'étais qu'une enfant. Elle n'avait pas changé : elle n'avait aucun cheveux gris et aucunes rides sur le visage. Helen entra chez moi puis me regarda avec des yeux pleins de douceur. Je l'observais fixement, cette femme qui était censée avoir vieilli de plusieurs années, était restée la même. Magnus s'assit, puis me dit :

- Je suis ravie de vous revoir, Maureen. Cela faisait longtemps que l'on ne s'était pas vu. Je suis désolée pour ce que je vous ai fait hier soir ; j'aurai dû m'arrêter pour m'assurer que tout allait bien.

- Comme vous pouvez le constater, j'ai un bras cassé par votre faute ! Il y a une chose que je souhaite savoir : pourquoi n'avez- vous pas changé en 15 ans?

- Je ne peux pas vous le dire pour l'instant. Je suis venue vous voir pour vous proposez un poste. Je souhaiterai que vous travaillez pour ma société.

- Et que fait votre société?

- Une chose que vous ne pouvez pas imaginer que cela existerai dans ce monde. Venez, je vous montre. Le chemin sera long, alors prenez une veste.

Je décida donc de suivre Magnus vers le Golden Gate Bridge où était un immense et ancien château avec un gigantesque jardin. J'entrais par la porte principale et j'étais effrayée par des bruits venant de partout. Elle m'emmena voir les étages inférieurs ce qui me surprit beaucoup : il y avait des monstres comme dans les légendes, qui étaient dans des cellules et d'autres qui se promenaient librement. Magnus me conduisait à son bureau pour parler de mon travail. C'est alors qu'un homme très velu apportait un plateau avec du thé et des biscuits. Helen me déclara ensuite :

- Je te présente un de mes anciens patients, Bigfoot. Ici, dans le Sanctuaire, nous aidons et protégeons les phénomènes qui sont dangereux pour l'humanité. Beaucoup de gens aimeraient fermer cet endroit mais nous avons le soutien du Président des États- Unis et d'autres Nations ; ce sont aussi eux qui finance cet endroit. Le travail que je te propose est de m'aider dans ma tâche. Qu'en dis- tu?

- Je ne sais quoi répondre. Depuis mon enfance, on me rappelait sans cesse que ces choses n'existaient pas. Et maintenant une femme aussi jeune que vous quand j'étais enfant, vient chez moi et me propose un travail bizarre ?

- Vous avez le droit de refuser.

- J'accepte votre offre. De toute manière, je n'ai plu de travail autre part.

C'est ainsi que j'ai débuté mon travail au Sanctuaire mais je n'étais pas au bout de mes surprises!

...

Maureen fut sortit de ses souvenirs de son passé par Bigfoot qui apportait son dîner.

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