The Way We Get By
Chapitre 9 : The fact that [you're] alive is why I still believe in miracles
2881 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 20/11/2025 09:33
Lip est dans le salon avec Sandy et Fiona quand Ian, Mickey et Carl rentrent de la maison. Il a exactement juste le temps de se lever et commencer à baragouiner deux mots avant que le poing de son petit-frère et meilleur ami lui arrive dans la tronche et le couche, le faisant tomber contre la table basse avant qu’il ne touche le sol. Faisant hurler Fiona et Mickey, tous deux sur différents tons quand bien même c’est le même prénom qui passe leurs lèvres.
La cousine Milkovich ne fait que rire à gorge déployée. Elle a beau ne pas spécialement apprécier Ian, le voir aussi remonter pour son cousin devait lui faire bien plaisir.
L’ancien alcoolique lance un regard au roux qui bouille de colère, il comprend vraiment, mais il n’a jamais vu son frère dans cet état, même sans ses médocs. Cela le choc encore plus que le poing dans sa tronche.
« Plus jamais tu fous mon mari dans ce genre de merde. » aucun des deux hommes ne font attention à leur sœur aînée qui s’indigne sans comprendre la situation. Lip ne fait qu’acquiescer au doigt accusateur et aux yeux noirs de rage, les siens gros comme des soucoupes. « Plus jamais. »
« Ian. » le regard noir de son frère se tourne vers Mickey qui est à la fois exaspéré et tendre. « J’ai accepté le deal soldat, maintenant repos. »
Les épaules du roux s’affaissent légèrement à cela, comme si un simple mot du brun enlevait toute la colère de son mari en un claquement de doigt. Avant que Ian ne fronce les yeux et pointe ce dernier du doigt à son tour.
« Je suis toujours en colère contre toi. »
Ce à quoi le Milkovich roule des yeux.
« On peut m’expliquer ? » lance Fiona dans la seconde de silence, une pointe d’hystérie dans la voix.
Mandy apparaît dans l’escalier et regarde la scène face à elle. Elle cache son rire en le voyant au sol derrière sa main. Et Lip s’aide de la table et du canapé pour se relever parce que personne ne va le faire visiblement.
« Lip’ a eu l’idée d’un plan pour foutre Terry en prison. » répond la jeune femme aux cheveux bicolore, avant qu’elle ne finisse de descendre les escaliers pour prendre le visage de son frère entre les doigts pour regarder les dégâts.
« Consistant à foutre mon mari devant lui pour que les flics le prennent sur le fait. » grogne le roux, colère toujours très présente en effet.
Le plus vieux des Gallagher essaye de paraître désolé mais personne n’avait trouvé d’autres options et.. Bah Mickey a accepté hein. Donc c’était pas complètement sa faute ok ? Plan de merde oui, exécution foireuse en vu de la tronche foutue au mixeur de son beau-frère, mais un plan. Un plan Gallagher dans toute sa splendeur quoi.
« Et de témoigner durant son procès. »
Au lieu de le regarder lui, Ian tourna son regard totalement abasourdi vers les deux Milkovich. A vrai dire, toutes les têtes sont tournées vers eux à l’instant. Ce qui fait que Mickey se met à ronchonner de l’attention de sa sœur, et de celle de tout le monde.
« C’est quoi votre problème ? J’ai la tronche d’une tomate bouillie mais ça vaut pas le détour que je sache. »
Sandy lève les yeux au ciel.
« Blessures ? » demande-t-elle, sa tête en arrière sur le canapé pour regarder ses cousins.
« Des bleus, des égratignures, du sang dans le nez mais il est pas pété et probablement une côte fêlée ou deux. » estime le brun en touchant les dites côtes.
« Tu m’as dis que tu te sentais de rentrer ! » lance Ian, indigné par ces blessures dont il n’était visiblement pas au courant.
La seconde suivante, les Gallagher et Milkovich ont le spectacle de ‘’infirmière Ian’’ et ‘’surprotecteur Ian’’ qui gronde légèrement son mari pour ne pas avoir accepter d’aller à l’hôpital tout en essayant de tâter les dites côtes, remontant son haut sans demander l’avis du concerné.
Mickey lui tape les mains jusqu’à ce qu’il arrête en râlant, faisant ricaner légèrement l’assemblée.
Les deux maris se regardèrent plusieurs secondes, ayant totalement une conversation à travers leurs mimiques que Lip n’arrive pas vraiment à décoder totalement, son frère étant à moitié dos à lui. Avant que ce dernier ne tape l’arrière de la tête du brun et que celui-ci lui fasse une pichenette sur le front.
Lui et Fiona se regardèrent avec aucune compréhension de ce qu’il venait de se passer.
Ils savaient, Lip particulièrement à vrai dire, que la relation des deux hommes étaient plus que ce qu’ils pouvaient bien montrer. Il avait beau avoir dit bien des merdes sur son beau-frère dans le passé, les mois où les deux Milkovich avaient été chez eux avaient légèrement remis les choses en perceptives.
Puis il y avait eu les premières phases de la bipolarité d’Ian, où Mickey avait tout prit sur lui. Jusqu’à se faire plaquer et arrêter pour tentative d’homicide volontaire.
Puis toute l’histoire de se faire arrêter pour prendre soin de son petit-frère en prison avait gagné bien des points chez les aînés Gallagher.
Et, ces derniers mois, il avait vu à quel point la relation était ancrée chez les deux hommes. A quel point Mickey était bien plus que ce qu’il laissait paraître et à quel point Ian était bien plus tombé pour ce dernier qu’il ne le montrait devant sa famille.
Ouais, Lip et Fiona avaient dit des merdes plus grosses qu’eux quant-à la relation des deux hommes. Il ne comprend toujours pas comment cette dernière marche à vrai dire. Mais, comparé au passé, il ne va pas essayer de la dégommer.
Plutôt l’inverse même.
« J’vais reprendre le micro et le ramener au poste. » reprit Carl sans faire attention à ses aînés.
Leur beau-frère s’écarta un peu de son mari pour aller défaire les accroches du matériel d’écoute sans pour autant enlever son haut, qu’il tendit au plus jeune. Alors que ce dernier retournait sur ses pas pour ressortir de la maison Gallagher, Ian secoua la tête, dépité.
« Aller monte, j’vais chercher de la glace pour tes côtes. »
« Kinky. »
Hors le couple de jeune marié, toute la pièce grogne de l’information non voulue et non demandée. Alors que Ian ne fait que sourire en levant les yeux au ciel et que Mickey lui fait un clin d’oeil avant de monter à l’étage.
« J’te jure Ian, si tu baises mon frère avec ses côtes en bordel, j’te fous dehors ce soir. » lance Mandy en s’asseyant sur le fauteuil non loin de ses pieds.
Lip ne s’était même pas levé avec tout ça, toujours le cul au sol entre le canapé et la table.
« Voyons Dee’ ! » fit la voix de son petit-frère depuis la cuisine. « J’suis ambulancier, je sais très bien qu’il ne faut pas d’activités sportives réarrangeant les organes de ton frère dans cet état ! »
Il lança un regard amusé à sa petite-amie, qui était tombée toute seule dans ce piège, alors qu’elle grimace.
« J’vais seulement lui faire voir les étoiles en plein jour promis. »
Ils grommelèrent tous sous le rire du roux et ses pas rapides dans l’escalier de la cuisine. Sandy tapa le canapé en se levant.
« Oh regardez moi ça, c’est l’heure que j’aille bosser oups ! »
« Lâcheuse ! » lança Mandy à sa cousine, qui lui sourit en lui faisant un doigt d’honneur.
Les trois dernières personnes dans la maison se regardèrent quelques secondes, avant que Fiona ne parle à nouveau.
« On va chercher Liam à l’école et j’vous paye un coup à l’Alibi ? »
Ouais. Bon plan.
.
Après un examen un peu plus professionnel du roux pour ses côtes, ce dernier l’avait forcé à prendre une douche pour enlever sang – gravier et autres fluides qui se trouvaient sur son corps. Mickey n’a beau pas le montrer, la terreur dû à la rencontre forcée avec son paternel est encore bien présente dans son estomac.
Plus lointaine, plus petite, plus sourde. Mais toujours là.
Il pense qu’elle ne disparaîtra véritablement jamais, même avec Terry en prison haute sécurité ou mort. PTSD, lui avait dit la psy, durant les dernières séances obligatoires avant qu’il ne soit libéré sous conditionnelle. Ce qui allait avec pleins d’autres conneries parce que ce truc n’était jamais seul visiblement.
Surtout pas avec des cas comme Terry Milkovich comme parent. Surtout pas avec l’historique de Mickey.
Visiblement, c’est normal qu’il soit timbré avec le bordel qu’est sa vie. Il est pas sûr que normal soit le meilleur mot pour décrire la maison des horreurs et ses conséquences.
Ian le regarde avec des questions dans les yeux et il ne fait que l’embrasser, le forçant à se baisser légèrement pour les mettre à niveau. Ils sont front contre front après ça.
« A quoi tu penses ? » fit le roux d’une voix de manière douce.
« Au fait que j’vais probablement avoir une nuit de merde. »
Pas réellement un mensonge. Mais pas non plus totalement la vérité.
Il sait déjà qu’il ne va pas arriver à dormir, ou alors il va juste faire cauchemars sur cauchemars – souvenirs sur souvenirs, et avoir une tronche de zombie le lendemain pour aller au garage à l’heure d’ouverture.
Qui ouvrait son garage à sept heures du matin bordel ? Outre son crétin de frère ? Personne putain de con.
« T’veux essayer un somnifère ? »
Il grimace comme toute réponse et Ian lui embrasse la joue. Il ne supporte pas l’idée de ne pas pouvoir se réveiller d’un coup, de ne pas pouvoir être en contrôle de son corps. Tout Milkovich dormait seulement sur une seule oreille et avec un œil ouvert.
Il ne pourrait jamais compter le nombre de fois où il s’était réveillé l’écho de la voix de Terry, bourrée ou pétée ou autre, alors qu’il se lançait dans un de ses discours allant – en général – vers battre un de ses gamins ou démembrer la maison. Le nombre de fois où il s’était réveillé à sa porte explosant de ses gongs, ayant juste le temps de fuir par la fenêtre pour éviter son paternel.
Le nombre de fois où il s’était réveillé par les gongs explosant la porte de Mandy qui hurlait et à sa course, celles d’Iggy et-ou Colin, afin d’attraper l’ombre d’un homme qui pensait que sa fille était sa femme.
Les bras d’Ian se posèrent autour de sa taille, alors que le roux est toujours dans une position étrange – les genoux pliés en squat pour faire la même taille que Mickey, avant qu’il ne reprenne la parole.
« Je t’aime Mick’. »
Il lève les yeux au ciel, petit sourire aux lèvres, avant d’embrasser une nouvelle fois le roux. Le brun hausse un sourcil en regardant un peu plus la position.
« Ca va ? Pas trop compliqué d’être à ma taille ? » ricane-t-il, et il sait à l’étincelle espiègle dans les yeux verts que la réponse ne va pas lui plaire.
« J’savais pas à quel point le monde était grand. C’est donc pour ça que tu penses que ma teub est immense. »
Le rire d’Ian est la seule chose qui l’empêche de lui foutre un pain, mais cela ne l’empêche pas de pousser le roux qui se fout de sa gueule. Il en profite pour se mettre dos à son amant pour ne pas lui montrer que la blague marche, un peu, parce qu’il est niais pour Ian et bordel les blagues pourries le font quand même rire juste parce que le roux est heureux de les dire, juste à cause du sourire stupide qu’il avait toujours sur les lèvres après.
« Dégage connard. »
« Oh aller Mickey, elle était drôle. » essaye le plus jeune alors que le brun se rhabille, cachant son sourire en coin et sa grimace alors que ses côtes le lancent.
« Toi et tes blagues de merde j’te jure. »
La porte arrière s’ouvre en fracas et la voix de Frank, sous un degré certain d’alcool, se fait entendre. Les deux hommes se regardent, soupirent et descendent gérer le paternel pourri Gallagher.
« Qu’est-ce tu veux Frank ? » commence Mickey en allant faire barrage vers le salon, même si son beau-père préfère se mettre à fouiller les placards plutôt que de continuer à avancer dans la baraque.
Son mari attrapa le paquet de gaufres que son père essaya d’enfourner dans sa bouche avant de forcer les épaules de ce dernier pour le ramener à la porte.
« Moi qui ai tant défendu tes droits d’homo ! Tu me fous dehors après que je t’ai donné en mariage ! »
Comme si Ian n’avait pas monté l’autel avec Fiona, bah voyons. Les deux hommes lèvent les yeux au ciel et Mickey se tourne en entendant Debbie rentrer.
« Qu’est-ce que fous Frank ici ? » demande-t-elle, sous l’éclat de voix du susnommé qui continuait sa tirade.
« Bouffe, argent, alcool. Choisis ton préféré. » marmonna-t-il alors qu’elle se mettait à ses côtés, laissant son sac sur la machine à laver.
Elle ne fit grommeler en toute réponse.
« - Et en plus ! En plus ! J’ai gagné un prix pour être gay t’sais ? J’ai eu plusieurs romances gay mais jamais été attiré par les bites. Bluh. J’comprendrai jamais comment tu peux trouver ça attirant. Veux-tu bien arrêter de me pousser ? »
« Sur. » répondit Ian en ouvrant la porte après avoir lâché son paternel. « Maintenant dehors. »
« Comment oses-tu me mettre hors de ma propre maison ? » il se tourna vers sa fille, qui regardait la scène avec les mains sur les hanches. « Et toi Debbie, mon petit ange, tu vas pas aider ton vieux père à remettre cette maison sur le droit chemin ? »
« Quel droit chemin ? Celui de la ruine et de la drogue ? » ricane-t-elle méchamment. « J’ai une fille Frank. Je la veux loin de toi. »
« J’étais le seul à vouloir de cette petite ! J’étais avec toi aux échographies et j’ai tout fait pour t’aider ! J’ai le droit de - »
Le roux en eu visiblement marre parce qu’il pousse une nouvelle fois Frank par la porte, avec assez de force pour qu’il passe dehors, et referme la porte dans un claquement. La voix de l’alcoolique était toujours entendable mais aucun d’eux n’en avait quelque chose à foutre.
« Où est Franny ? » demande la rousse en se servant un verre d’eau.
« Avec Fiona. » répondit Ian en se laissant tomber sur une chaise, qu’il vient de placer devant la porte, avec lassitude.
« Et Sandy ? »
« Probablement au boulot vu l’heure. »
Elle se tourne vers Mickey, un sourcil haussé comme si elle demandait des comptes. Il leva les mains en l’air en réponse.
« T’as qu’à lui parler si tu veux savoir Kim Possible. »
La jeune femme fit un son exaspéré avant de monter les escaliers. Les deux hommes se regardèrent, à moitié amusés et à moitié dépités du manque de conversation entre les deux jeunes femmes, avant que Mickey ne passe ses mains sur son visage et ouvre le frigo.
« Demande aux zouaves qui mangent ici. »
Il n’avait pas besoin de regarder son mari pour savoir que ce dernier souriait.