Une vie avec un sociopathe par

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Continuation / Action / Policier

9 Dead

Catégorie: G , 1605 mots
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Après avoir énoncé l'heure en chantonnant, le psychopathe était reparti, me laissant seule à mes pensées.

   Je ne devais pas m'inquiéter, il restait trois heures et deux énigmes. Facile. Sherlock avait déjà résolu des cas de triples meurtres en moins de temps. J'espérais juste qu'il ne se mettait pas en danger, ni John car le connaissant il pouvait suivre Sherlock partout.


J'ai entendu des pas derrière moi. Moriarty n'était pas seul, quelqu'un était avec lui, un homme, qui marchait plus vite que son boss. Le criminel consultant s'est positionné devant moi, les mains dans le dos. Son acolyte était à ma gauche. Je l'ai scruté du coin de l'œil: environ 1m80, 90Kg et pas que du muscle à priori... Mes yeux se sont arrêtés sur ses mains, des anneaux dorés brillaient autour de ses phalanges fermement serrées en poing. Un poing américain...


«-Tu n't'ennuis pas trop ?  Oh, ce sourire malsain... Il reste deux heures dix, on va donner un peu contexte à Sherly. Comme tu dois le savoir, j'aime pas trop me salir les mains, donc je te présente Seb.  Cette fois, il a donné un vrai sourire à 'Seb'. Ils ont une relation, c'est sûrAller, fait ce que je t'ai dit.»


Moriarty s'est reculé, son homme de main a prit sa place. Aucun sourire sur le visage, aucun dégoût, aucune émotion. Et merde, j'vais prendre cher...

   Avant que je ne m'en rendes compte, un premier coup avait percuté ma joue, faisant couler en filet de sang. Un second est arrivé, c'était maintenant au tour de mon nez d'éclabousser mon T-shirt de sang. Un troisième, avec plus de force que les premiers m'a achevé. Je me suis évanouie sous la douleur qui frappait dans mon crâne, comme si mon cerveau voulait sortir et fuir loin de ma boîte crânienne.


Alors que mes paupières se fermaient, j'ai senti un flash blanc m'aveugler. Ce salaud de Moriarty avait prit une photo de mon état pittoresque, et il était facile de deviner ce qu'il allait en faire: l'envoyer à Sherlock.

  Et avec cette pensée, qui me terrorisait, je sentais le monde autour de moi tourner, sombrer dans une obscurité profonde. Et moi, je sombrais dans un état d'inconscience, qui ne me rassurait pas du tout.

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     *PAN !!* 


J'ai été tiré de force de ce sommeil paradoxale et involontaire par... Des bruits de balles ! Au dessus de ma tête, les balles et les rafales provenant des mitraillettes et des fusils des hommes de Moriarty fusaient. Le bruit atroce résonnait dans le hangar, et dans mes oreilles.


*PAN !!* *PAN !!*


En levant les yeux, je me suis aperçue, malgré la lumière toujours éteinte, que le hangar possédait un deuxième étage, ouvert en son centre. En fait, c'était une sorte de balcon intérieur muni de barrières derrière lesquelles les snipers du psychopathe se dissimulaient.

  Mes yeux scrutaient les murs et les rebords du balcon. Des points rouges virevoltaient, dansaient hystériquement, puis disparaissaient, tombant un à un. En un éclair je réalisais ce qu'il se passait autour de moi: on était en train de tuer les tueurs.


*PAN !!*


    Ma joie et ma frénésie ont été stoppés par une balle, une énième balle, une balle perdue dans la bataille certainement, ou alors la dernière d'un homme qui savait sa fin proche. Une balle, qui se logeait dans mon estomac. Immédiatement j'ai suffoqué, les mains toujours liées fermement dans mon dos, je me débattais. Je voulais libérer mes mains et faire pression afin d'empêcher mon sang de s'échapper. Mais impossible, je perdais mon sang et toute ma force. Je suffoquais. Alors j'ai arrêté de me débattre inutilement et j'ai attendu que les balles meurtrières qui volaient cessent.


*PAN !*


Une dernière balle, sortant d'un revolver -j'en reconnaîtrais le son entre mille-, franche et vive, raisonnant comme un coup de sifflet lors d'un fin de match. Le silence à reprit sa place, puis des pas pressés -pour ne pas dire dans une course effrénée- ont raisonnés.


J'ai levé les yeux. Un corps était au sol, une tâche rougeâtre s'élargissait autour. Un corps, ce corps: celui de James Moriarty, le psychopathe / criminel consultant était mort. Enfin !  Puis, une ombre s'est dirigé vers moi. Un homme, petit, le dos courbé, l'arme entre ses mains. John. Sa posture d'attaque à la façon d'un militaire était reconnaissable. John. Lui, toujours lui !


«-Wendy ! Tu vas bien ? Dis-moi que tu vas bien, Sherlock va nous tuer sinon... 

Sa voix était un murmure, un soupir amicale et heureux. J'ai souri. Lui aussi. Il s'est rendu compte de la tâche rouge sur mon haut qui s'étalait sur mes vêtement, il à immédiatement fait pression. Et maintenant, ses réflexes de médecin.

-Contente de te voir aussi.»

   Il a gardé une main sur mon abdomen pendant que l'autre défaisait mes liens. Il a commencé par mes pieds. Lorsque la corde qui tenait ma jambe gauche s'est desserrée, mon pied à heurter, j'ai grimacé à la douleur. Evidemment, John l'a remarqué. Puis, il a détaché mes mains, ce qui lui a fait faire une curieuse contorsion.

«-Tu peux marcher ?»


J'ai secoué la tête lentement. Il a hoché la sienne. Il a placé mes mains sur mon propre estomac, m'indiquant de faire pression à sa place pendant qu'il me portait -tel une princesse- jusqu'à la sortie.

   Arrivé dehors, la nuit était tombé mais les lumières provenant des voitures de polices et des ambulances éclairaient la rue. J'ai regardé le bâtiment où j'ai été retenue: un gymnase scolaire.


  En tournant la tête vers la foule de policiers qui avaient tous les yeux rivés sur moi, et sur John, j'ai vu une grande silhouette, fine, magnifiquement taillée, enroulée dans un manteau long et chaud se diriger vers nous.  Sherlock !  Non, je n'ai pas hurlé son nom, je ne pouvais pas, le fait d'avoir perdu beaucoup de sang me rendait faible et je commençais à me sentir repartir dans les bras de Morphée contre ma volonté.


  Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur, il m'a prise dans ses bras, de la même manière que l'ancien militaire. Il a remercié John, qui s'est empressé d'aller au près de Greg et Mary, qui tenait leur fille. Moi, je m'accrochais avec toute la force qui me restait au cou de mon amant. Je ne voulais plus le lâcher.

  Nous sommes resté sur place, silencieux et tournant le dos aux autres qui devaient certainement toujours nous épier. Mais je m'en fichais, je voulais juste rester avec lui, dans ses bras et oublier la douleur de mes jambes et de la balle qui avait perforé mon estomac. Ma tête reposait dans le creux de son cou, je respirais son odeur, son doux parfum et celui de ces vêtements imprégnés d'eau de Cologne. Pendant que sa joue était sur le haut de mon crâne, je pouvais sentir son souffle chaud glisser sur mon visage.


C'est lorsque j'ai vu, au coin de l'œil une tache se former sur la chemise de Sherlock, que je me suis rappelé qu'aucun de nous deux n'appuyait sur ma blessure, et le sang continuait de couler. J'ai immédiatement détaché une main de son cou pour la poser sur mon ventre. J'ai gémis à la douleur, j'espérais que Sherlock ne l'ai pas entendu, mais si. Nos yeux se sont rencontrés et il a comprit. 

Il a fait demi-tour et s'est dirigé vers le ambulances présentes. Il m'a posé aussi délicatement qu'il le pouvait sur un brancard, ma seconde main à glissé de ses épaules mais a attrapé son poignet. Je l'ai agrippé, je ne voulais pas qu'il me laisse. Car, oui, comme lui, je haïssais les hôpitaux. Mais je n'ai pas eu assez de force. Mes yeux se sont fermés et un masque à rencontré à gaz mon visage. Cette fois, je m'évanouissais pour de bon. 


La dernière image que je voyais était Sherlock, Mon Sherlock, qui se précipitait pour monter dans l'ambulance et saisir ma main. Je pouvais sentir ses mains froides mais toujours aussi douces, je pouvais voir ses yeux, ses magnifiques yeux bleus, verts ou gris. Et je pouvais aussi lire ses émotions, l'expression sur son visage d'ange. Cette fois le masque était tombé. Il était heureux, et tellement soulagé que je ne sois pas morte au milieu des balles quelques minutes plus tôt, ou dans les mains de Moriarty. Mais il était inquiet car j'était touché, pas morte, mais touché grièvement. Je voulais lui annoncer là, maintenant que Moriarty, l'homme de ses cauchemars était mort, et pour de bon cette fois, et le voir souffler, le voir sourire.

Ma vision devenait floue, une épaisse vapeur noirâtre recouvrait le monde autour de moi. Mes paupières se fermèrent, mon esprit embrumé s'endormait. Et dieu sait quand est-ce que je me réveillerais.

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