Star wars épisode 11: L'équilibre dans la force

Chapitre 1 : La conférence galactique

4549 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 09/01/2026 14:35

"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine..........


Un an s’est écoulé depuis la deuxième bataille de Coruscant.

Sous la direction du seigneur Sith Darth Nihilius, les Enfants de Korriban mènent une guerre de guérilla contre les avant-postes Jedi isolés de la Bordure Extérieure, frappant vite et sans prévenir. Face à cette menace insaisissable, le Nouvel Ordre Jedi peine à contenir l’ombre grandissante du côté obscur.

Profitant de la Conférence Galactique de la République Stellaire Unifiée, le Grand Maître Meywine Brightstar se rend sur la Nouvelle Alderaan afin d’assurer la coopération totale de la République. Là où certains voient dans ce conflit une occasion unique d’étendre leur influence sur la galaxie "


« Allez, Geki, VITE, le Grand Maître nous attend ! »

La voix de Valia résonnait dans les avenues étincelantes de Bailopolis, cœur battant de la nouvelle Alderaan, capitale de la République Stellaire. La ville était un enchevêtrement de structures monumentales, des gratte-ciel de verre, d’acier et de transparacier, se dressant tels des géants métalliques, projetant des ombres démesurées sur les rues d’en bas. De gigantesques panneaux holographiques flottaient dans l’air, diffusant des publicités animées aux couleurs vives, des scènes de l’histoire galactique et des messages des autorités. Partout, des drones de surveillance bourdonnaient silencieusement, leurs lumières clignotant dans un ballet constant.

Les avenues étaient bordées de boutiques aux façades impeccables, des écrans interactifs animant les vitrines avec des informations en temps réel. Les sols étaient pavés de dalles lisses et uniformes, chauffées et nettoyées automatiquement, leur surface scintillant à la lumière des réverbères intégrés. Les véhicules volaient à une vitesse fluide, glissant au-dessus des voies de circulation sans effort apparent, comme des spectres se déplaçant à travers la ville.

Valia, ses cheveux blonds frappant ses épaules et ses cornes reflétant les éclats des panneaux lumineux, courait à vive allure. Son corps habillé par son haut bleu ciel exposant son nombril et sa jupe de même couleur, s’élançait entre les foules de citoyens absorbés par leurs propres préoccupations, les regardant à peine, indifférents au passage des deux jeunes. Sa peau rose luisait légèrement sous la chaleur douce d’un matin déjà bien avancé, et ses yeux verts, perçants, balayèrent brièvement les environs avant de se poser sur l’horizon. Elle n’allait pas ralentir.

Geki, plus petit qu'elle et avec ses yeux bridés qui semblaient toujours chercher une distraction dans cette ville en perpétuel mouvement, peinait à la suivre. Ses cheveux roux en bataille, il ajusta sa robe Jedi jaunâtre dans une tentative d’apparence plus soignée. Alors qu’il courait, il était gêné par le flot d’hologrammes qui passaient autour de lui, chacun le distrayant avec ses couleurs vives et ses publicités criardes. L’un des panneaux flottants annonçait une nouvelle version d’un vaisseau de transport, un message lumineux se répétant sans fin : "Vitesse, confort, sécurité. L’avenir vous attend !" Il détourna son regard de l’hologramme, espérant se concentrer sur Valia, mais la ville semblait toujours l’absorber davantage.

Alors qu’ils traversaient une large place ou se trouvait le Musée de l'histoire galactique, un hologramme géant apparut dans les airs devant eux. La grande Rey, en train de signer le traité d'indépendance dans un bureau grandiose. La voix du narrateur, claire et profonde, résonna à travers la place :

"En l'an 50 après BY, Rey, héroïne de la résistance et Gardienne de l'héritage Jedi, signa le traité d'indépendance, établissant un Nouvel Ordre Jedi, indépendant mais lié par son devoir de protéger les peuples de la galaxie et d'assurer la paix stellaire. Ce traité, signé ici même, marqua une nouvelle ère dans l'histoire de la République Stellaire."

L’hologramme se dissipa sous les yeux indifférents des passants, qui semblaient s’être accoutumés à ces diffusions fréquentes.

« On va être en retard ! » haleta Geki en panique. « Le Grand Maître va nous faire un sermon qu'on n’oublierai pas de sitôt ! »

Valia ne s’arrêta pas, un regard fulgurant jeté par-dessus son épaule. « On court justement pour éviter ça. »

Geki grogna en essayant de raccrocher son souffle, sa petite taille ne lui facilitant pas la tâche, mais il se força à accélérer le pas, ses bottes résonnant sur les dalles de la rue.

Ils tournèrent un dernier coin, débouchant enfin sur l’esplanade du Sénat. L’imposant dôme doré, surnommé Le Joyau d’Alderaan, dominait le paysage avec sa coupole majestueuse et ses colonnes immaculées, gravées sur lui de scènes historiques représentant des batailles, des victoires et des moments clés de la République. Les inscriptions dans le marbre racontaient l’histoire des héros de la galaxie, et parmi elles, une place prépondérante était accordée à Leia Organa, la princesse , sénatrice générale qui avait su incarner la lutte contre les forces des ténèbres. Sa mémoire restait vive dans les cœurs des habitants d'Alderaan. C'est même en hommage a ses nombreux exploits et sacrifice que la planète fut choisie comme capitale de la république stellaire. Grâce a cela qu'elle devena l'épicentre des négociations galactiques, le centre névralgique de toutes les décisions politiques.

Valia s’arrêta un instant sur l’esplanade, observant la magnificence du dôme. Même après tout ce temps, elle ressentait toujours une certaine gravité en entrant dans cette enceinte qu'elle connaissait que trop bien . Elle avait grandi en partageant son temps entre la Nouvelle Alderaan, où sa mère représentait le Nouvel Ordre Jedi, et Zeltron sa planète natal.

Il faut dire que la jeune padawan n’était plus la petite fille facilement impressionnée. Plus d’un an s’était écoulé depuis la deuxième bataille de Coruscant, une année où beaucoup de choses avaient changé. Sous la tutelle du Grand Maître Meywine Brightstar, elle avait connu une progression fulgurante, mais également une série de défis inattendus.

Là où son ancien maître, Katarn, lui enseignait avec une rigueur méthodique, Meywine adoptait une approche différente, plus intuitive, plus fougasse.

Avec Katarn, chaque geste était étudié, chaque leçon soigneusement construite, comme si chaque étape était une pièce d’un puzzle qu’il tenait à assembler avec elle. Il insistait sur la discipline, sur la répétition, sur la précision, et sur la nécessité de comprendre profondément les mécanismes derrière chaque mouvement. Valia trouvait une certaine sécurité dans cet enseignement, elle avançait avec des repères solides, sachant toujours où elle en était et pourquoi.

Meywine, elle, proposait une voie moins tangible. "La Force", disait-elle," ne se laisse pas enfermer dans des cadres rigides". Elle devait être ressentie, écoutée, et acceptée dans son imprévisibilité. Cette philosophie déstabilisait Valia. Elle se retrouvait souvent face à des situations où elle devait agir sans comprendre pleinement, guidée par une sorte de foi aveugle en la Force. Ce flou la mettait mal à l’aise, mais elle continuait à avancer, poussée par son désir de progresser pour protéger ce qui lui était chers.

Geki, lui aussi, peinait à trouver ses marques sous la tutelle du Grand Maître. Là où Valia semblait déjà avancer vers une meilleure maîtrise de ses pouvoirs, lui multipliait les échec le poussant à redoubler d’efforts.

Des séances nocturnes avec Meywine étaient devenues une constante pour lui. Ces entraînements tardifs, Valia n’y était pas invitée, selon le grand maître, elle n’avait pas besoin de ce temps supplémentaire pour maîtriser ce qui, pour Geki, restait encore difficile.

Malgré toute sa volonté, ces séances ne semblaient pas suffire à combler les attentes qu’il avait pour lui-même. Épuisé par le manque de sommeil, il accumulait un retard constant le matin, obligeant souvent Valia à venir le réveiller comme c'était le cas aujourd'hui.

Cette routine était devenue presque une habitude, mais Valia la considérait avec une certaine indulgence. Car malgré ses maladresses, Geki était devenu un allié précieux. Zain avait laissé un vide immense chez la jeune Zeltronne. Son souvenir la hontait chaque jour. Mais grâce a son camarade, sa légèreté et sa spontanéité qui illuminaient les journées les plus lourdes. Valia avait trouvé en lui un ami qui, sans jamais prétendre remplacer Zain, réussissait à alléger un peu le poids de son absence. Avec lui et le grand maître, ils formaient une équipe qui s'apprécier et veiller les uns sur les autres.

De plus Valia avait de la chance, son émancipation de la famille Laurine fût plus facile que prévu . La traque des Enfants de Korriban avait offert une distraction idéale, éloignant les regards critiques des familles fondatrices sur elle. Mais les conséquences personnelles avaient été plus difficiles à digérer. Sa mère, Eden Laurine, avait coupé tout lien avec elle. Pire encore, elle avait imposé un silence total à la famille Laurine, interdisant à quiconque de contacter Valia.

Pour Eden, l’attitude de sa fille représentait une trahison. Valia avait osé s’affranchir de l’influence de sa famille, refusant de se plier aux attentes imposées par leur héritage. Pourtant, elle cherchait simplement à tracer son propre chemin, à s’affirmer en tant que Jedi.

Alors qu’ils franchissaient les portes principales du Sénat, la Zeltronne aperçut une silhouette familière au milieu de la foule ordonnée des dignitaires. Elle s’arrêta net, ses yeux verts s’écarquillant légèrement.

« Père ? »

Le prince Korin Altar, chef de la garde royale de la reine Azra, se tenait droit, vêtu de son uniforme rouge et argent impeccablement taillé, scanant les alentours de ses yeux marrons. Il portait des cheveux blonds courts, marqués par les années, avec quelques mèches grisonnantes qui accentuaient son apparence austère. Deux petites cornes émergeaient de son front, caractéristiques des Altar, bien que sa peau plus foncée contrastait avec celle de Valia.

« Valia, » dit-il simplement, mais avec une chaleur qui se devinait dans la profondeur de sa voix.

Elle s’approcha rapidement, le regard fixant son père avec une curiosité mêlée de surprise. « Vous êtes ici ? Je ne pensais pas… »

« En tant que chef de la garde royale de la reine, ta grand-mère, il est de mon devoir de l'accompagner, dans tous ses déplacements, » répondit-il calmement, en ajustant machinalement la ceinture de son uniforme, ses gestes mesurés et précis.

Ils se toisaient un instant en silence, observant l'agitation autour d'eux. Valia, cherchant à combler la distance qui les séparait, prit la parole d’une voix douce.

« Cela fait un moment que nous n’avons pas eu l’occasion de parler, père. Comment allez-vous ? »

Korin esquissa un léger sourire, un éclat fugace d’émotion traversant ses yeux avant qu’il ne reprenne son air plus austère.

« Je vais bien, merci. Et toi, comment se passe ta formation sous le Grand Maître ? »

Valia hocha la tête, les souvenirs de son apprentissage ravivant un éclat dans son regard. « Elle se passe bien. Beaucoup de défis, mais je fais de mon mieux. »

Korin observait sa fille avec une attention discrète. « Je n’en doute pas. Tu es bien plus forte que tu ne l’imagines toi-même. »

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Valia, touchée par ses paroles. Le silence s’installa un instant entre eux, avant qu'elle ne reprenne.

« Et la reine, je veux dire grand-mère… comment va-t-elle ? » demanda Valia, une pointe de préoccupation dans sa voix.

Korin baissa brièvement les yeux, une lueur indéchiffrable traversant son regard. « Elle va bien. Toujours aussi dur. »

C'est alors que la voix de la reine Azra, tranchante comme un sabre, résonna à travers la salle, interrompant leur échange.

« Valia !! Approche. »

Valia se tourna immédiatement vers la direction de la voix. Au centre de l'assemblée, sur un fauteuil volant élégant aux accoudoirs d'argent, se trouvait la reine Azra, majestueuse malgré l'âge qui l'avait fragilisée. Elle portait une longue robe de velours violet, finement brodée de motifs dorés qui semblaient danser sous les lumières tamisées de la salle. Ses cheveux d'argent étaient soigneusement coiffés en un chignon complexe, avec quelques mèches rebelles tombant délicatement sur son visage, accentuant son air impérial et sage.

Autour d’elle, sa garde royale stricte se tenait prête, veillant sur chaque mouvement de la reine avec une vigilance discrète mais imposante. La reine, bien que âgée, dégageait une autorité incontestable. Ses cornes, étaient légèrement recourbées vers l’arrière, parfaitement en harmonie avec son visage sévère et empreint de sagesse.

Elle scruta Valia de haut en bas, ses yeux clairs perçant son regard.

« Alors, » commença Azra d’un ton sec, « On m'a dit que tu t’es émancipée de la famille Laurine. »

Valia se redressa, soutenant le regard glacial de sa grand-mère, bien que sans oser croiser ses yeux. « Oui, Votre Majesté. »

Un silence s’installa, lourd, avant que la reine n'esquisse un léger sourire, presque imperceptible. « Eh bien, finalement, tu ne tiens pas de nous que ses deux petites cornes que tu as sur la tête. »

Sans attendre de réponse, Azra détourna son regard, comme si la conversation était déjà close. Ce fut la première fois que la reine faisait référence à Valia comme une Altar. En dépit des nombreux efforts des Laurine, de sa mère et de sa grand-mère Zahira pour l’intégrer à la famille royale de Zeltron, Valia avait toujours été perçue par Azra comme une simple sujette. Aujourd'hui, pourtant, il semblait que la reine la reconnaissait enfin comme faisant partie de sa lignée.

Un peu déstabilisée par cette interaction, la jeune fille tourna alors son regard vers Geki, qui semblait un peu perdu dans ses pensées. Elle posa une main sur son épaule pour le présenter à son père.

« Père, voici Geki Keshin, il est aussi padawan du Grand Maître. »

Geki, semblant enfin se rappeler qu’il était dans une situation officielle, tourna son regard vers Korin. Il observa la scène un instant, avant de se tourner de nouveau vers Valia avec un air de totale surprise.

« C’est ton père ! » dit-il, comme s’il parlait à Valia mais sans prêter attention à Korin. « C'est marrant. Tu ressembles plus à ta mère qu'à ton père, à part pour les cornes. Ça, c'est sûr, elles viennent de lui. »

Valia, surprise par cette remarque inattendue, sourit timidement, essayant de cacher son malaise.

Korin resta calme, ne réagissant pas à la remarque de Geki. Puis il brisa l’atmosphère d’un ton plus léger, presque cordial : « Pourquoi ne viendrais-tu pas assister à la conférence depuis notre loge ? »

Valia, touchée par la demande, reçut l'invitation avec plaisir. Après tout, Korin était son seul lien direct avec sa planète natale. Après son émancipation, elle avait renoué des contacts plus fréquents avec lui. Cette proposition lui semblait être une belle occasion de partager un moment avec lui.

À ce moment précis, un message diffusé sur les écrans du Sénat retentit, annonçant que la conférence galactique allait bientôt commencer. L’appel pressant à prendre place résonna dans la grande salle.

« Père, je dois vraiment y aller, » répondit Valia précipitamment, se rappelant son dévoir de Jedi alors que le Sénat se remplissait peu à peu.

Elle se tourna vers Geki, lui faisant un léger signe de tête, et ensemble, ils s'engouffrèrent dans le bâtiment. Mais avant qu’ils ne s’éloignent complètement, Korin, levant la voix pour être entendu dans le brouhaha ambiant, lança :

« Attends, viens me retrouver après la conférence, on dînera ensemble. »

Valia se tourna brièvement vers lui, lui adressant un sourire sincère. « D’accord, à plus tard père. »

Elle s’élança de toute vitesse, Geki à ses côtés, laissant la délégation zetronne derrière, qui la regardait partir.

La conférence galactique, tenue tous les dix ans à la fin du mandat du Chancelier, est un événement politique majeur de la République Stellaire. Elle rassemble les dirigeants des planètes membres, qu’ils soient rois, présidents, premiers ministres ou monarques, dans un même lieu. Ce sommet permet de dresser un bilan des politiques menées durant le mandat écoulé et d’évaluer l’état de l’union galactique. Plus qu’une simple réunion, cette conférence est un rendez-vous incontournable pour tracer les grandes orientations de la République et pour observer les nouvelles forces émergentes et influentes qui pourraient redéfinir son avenir.

Traditionnellement, le Nouvel Ordre Jedi, en tant qu’institution indépendante, reste absent de cette conférence. La voix des Jedi se limitant à rapporter les débats au Conseil sans y prendre part directement. Mais cette année, face à l’émergence de la menace des Enfants de Korriban, la situation a changé. La secte Sith, dirigée par le mystérieux Darth Nihilius malgré sa déclaration de guerre contre la galaxie est resté discrète ne s'attaquant qu'à des postes Jedi sur les frontières éloignés. Rendant leurs traques difficile. Cela a poussé le Grand Maître à faire une exception et assister personnellement à la conférence. Sa présence vise à garantir la coopération totale de la République Stellaire dans ce combat crucial, soulignant l’urgence et la gravité de la situation.

Alors qu'ils couraient à vive allure dans les couloirs du Sénat, Geki se tourna vers Valia avec une lueur de curiosité dans les yeux. « Alors, ton père… il est prince, c’est ça ? »

Valia garda son regard concentré sur l’objectif à atteindre, mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres. « Oui, c’est ça. »

Geki, frappant ses mains sur ses hanches comme s'il venait de résoudre un des mystères de l'univers, fronça les sourcils. « tu es une princesse , la prochaine héritière du trône après lui!!! »

Valia le regarda brièvement avant de répondre avec un soupir, ralentissant un peu pour mieux lui expliquer. « Non, Geki. Ce n’est pas aussi simple. »

« Hein ? » Geki s’arrêta un instant, totalement perdu.

Valia s’éclaircit la gorge avant de continuer. « Nous Zeltronne avons une société matriarcale. Ce sont les femelles qui détiennent le pouvoir. »

Geki la regarda avec un air incrédule, haussant les sourcils. « Attends… Tu veux dire que ton père, bien qu’il soit prince, ne peut pas accéder au trône ? »

Valia hocha la tête. « Exactement. Il n’a pas le droit de monter sur le trône. Moi non plus. »

Geki ouvrit la bouche, mais Valia poursuivit avant qu’il ne puisse réagir. « Je suis une Laurine, pas une Altar. En tout cas j'étais une Laurine, je ne suis pas sûr que je le sois toujours»

Les mots de Valia semblèrent enfin percuter Geki. Il cligna des yeux, un peu déstabilisé. « Ah… Je vois. »

Le jeune garçon se frotta le menton avant d'enchaîner par une nouvelle question, d’un ton moins léger, mais avec une pointe de sarcasme. « Et du coup, qui va être la prochaine reine ? Parce que j’espère que vous avez une successeuse, sans vouloir t'offenser votre reine ne donne pas l'impression qu'elle passera le prochain hiver. »

Valia le fixa un instant, son regard devenant plus sérieux. Elle répondit calmement. « Rassure toi nous avons une héritière pour le trône. La nièce de la reine, la princesse Zélia. Elle descendant directement des femelles de la lignée Altar.»

Geki sembla se satisfaire de cette réponse, mais un petit sourire désinvolte demeura sur ses lèvres.

Les deux padawans arrivèrent enfin sous l'estrade de la grande salle du dôme, où leurs maîtres les attendaient avec Eden Laurine. La voix des Jedi ,les bras croisés, dans sa robe de cérémonie orange, les observant d’un regard perçant. L'atmosphère était tendue, et Valia sentit son cœur se serrer sous la pression du silence. Geki, lui, semblait ravi d'être arrivé avant le début de la conférence, laissant sortir un ouf de soulagement.

Meywine, dans sa robe blanche et raillure doré, les scruta un instant. Elle marqua une pause, puis brisa le silence d'une voix calme, mais ferme.

« Vous voilà enfin. Allez épater moi. J'ai hâte d'entendre vos explications. Où étiez-vous ? » Son ton, aussi direct que celui d'un maître, ne laissait place à aucune dérobade.

Valia, un peu mal à l'aise, baissa les yeux. « Nous avons eu un imprévu... » murmura-t-elle, hésitante.

Geki, imperturbable, prit la parole. « Et on a aussi fait une rencontre. Celle du père de Valia. Il ne lui ressemble pas beaucoup. À part pour… » Il leva les indexs et imita les cornes de sa camarade.

Eden frappa le sol du talon avec une intensité qui coupa court à toute tentative de légèreté. « Ah, vraiment ? Une rencontre ? Avec ton père !! » Son regard était acéré. « C’est cela qui vous a retardés ? » Elle haussait à peine la voix, mais chaque mot portait un poids lourd de reproches.

Valia sentit son malaise grandir, se repliant sous le regard inquisiteur de sa mère. Mais avant qu'elle ne puisse répondre, Meywine, dont la voix ne laissait transparaître aucune indulgence, prit la parole.

« Eden a raison. Vous êtes mes padawans, vous devez être plus rigoureux. » Son ton était ferme, presque implacable. « J'attend de vous de faire preuve de discipline, et d’être à l’heure, quoi qu’il en coûte. »

À cet instant, le Chancelier Lorr Tavas, un zarbak massif dans l'alignement de ses cornes sur sa tête faisant croire à une couronne, vêtu d'un manteau noir orné, s’approcha d’un pas lourd et s'inclina respectueusement devant Meywine. « Grand Maître, la conférence va commencer. »

Meywine acquiesça d'un geste de la tête et, sans détourner le regard de ses padawans, poursuivit avec une autorité tranquille. « Vous restez ici, sous l’estrade. Observez, écoutez, apprenez. »


*************************************

De l'autre côté de la galaxie, la station Velkarn, un avant-poste Jedi isolé près de la frontière de la bordure extérieure, s’effondrait sous les attaques meurtrières des Enfants de Korriban. Le sol tremblait à chaque impact, et l’air était saturé de la fumée des explosions. Le comte Dooku, dans le corps de Zain Solaris, accompagné par plusieurs autres Sith ressuscités, avançait avec une maîtrise glaciale, balayant les chevaliers Jedi osant l'affronter avec une brutalité sanguinaire. Son sabre fendant l’air écrasant toute résistance qui se dressait devant lui.


Alors que la bataille faisait rage autour de lui, un cri particulier attira son attention. Ses yeux jaunes de Sith se posèrent sur un jeune padawan Mykkien, caché sous un débris, sa peau grise marquée de son sang. Le padawan était à terre, sa respiration haletante, mais ses regards brillaient de reconnaissance en apercevant Dooku.


Il leva les bras, la trempe qui lui servait de nez tremblant, et prononça d’une voix faible, mais pleine de terreur : "Zain... Zain Solaris… c’est toi, n’est-ce pas ?"


Dooku regarda le Mykkien avec confusion, comme s'il se demandait pourquoi il lui adressait la parole. Il se figea, incertain, alors que le padawan se redressa légèrement.


"Tu… tu te souviens de moi ?" demanda-t-il, sa voix se brisant sous l’effort. "C’est moi Win.... Win Vael. Nous étions ensemble à l’Académie… tu t'asseyais toujours devant moi. Avec Valia Laurine."


Dooku vacilla, une brume envahissant son esprit à l’évocation de ce nom. Valia Laurine. Ce nom, ce lien... une vision floue d'une jeune Zeltronne apparut dans son esprit. Qui est-elle ? Une amie, une proche de l'ancien détenteur de ce corps ? Pourquoi cela le perturbait-il autant ?


"Win..." murmura Dooku, lançant un regard de dégoût sur le jeune Mykkien. "Tu crois que je vais t'épargner ?"


Le padawan hocha lentement la tête, ses yeux emplis de crainte et de supplication. "Zain, s'il te plaît. Je t’en prie. Tu dois te souvenir de moi, de l'académie… Valia…"


Encore ce prénom, Valia, un frisson glacial parcourut le dos de Dooku. Il commença à sentir l'éveil d'un autre esprit dans ce corps, un fantôme qui se battait pour revenir à la vie. Mais il devait résister. Il ne pouvait pas céder.


"Non, ce corps est le mien maintenant. Tu n’es rien. Un simple souvenir…", hurla Dooku, sa voix trahissant une douleur agonisante.


Win continua, les mains en l'air, suppliant : "Tu… tu étais toujours avec Valia. Je me souviens, tu nous disais que tu deviendrais un grand Jedi chercheur. Que… Que… Un jour tu sera le doyen des phares d'Endor… , tu te souviens quand on se moquait de Geki… Geki Keshin. Geki le bon a rien comme tu disais. Zain… s'il te plaît… Je suis ton ami. Ne me fais pas de mal."


À cet instant, Dooku sentit un tourbillon de pensées envahir son crâne. L'esprit de Zain Solaris se battait de l’intérieur, essayant de faire surface. Et dans cette lutte, Dooku commença à perdre son calme.


"Arrête de m'appeler par ce nom. Je suis le comte Dokuu. je suis Darth Tyranius.!" cria le Sith, sa voix brisée par la rage. "Ne parle plus !" Il leva son sabre et, dans un éclat de lumière, trancha l’espace.


Win poussa un cri. L’épée rouge traversa son torse en une fraction de seconde. Son corps s’effondra dans un silence lourd.


Dooku se tenait là, la sueur coulant de son front, après avoir laissé son sabre lui échapper des mains. Cependant, quelque chose en lui avait changé. Ses yeux n'étaient plus jaunes, il ne portait plus la marque du côté obscur. Ce n'était plus le seigneur Sith qui était figé là, mais bien Zain Solaris de retour dans son corps.


"Que… que se passe-t-il ? Où suis-je ?" lança-t-il, tandis que les soldats se rapprochaient de lui avec confusion.

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