Chante pour moi

Chapitre 23 : Royaume du Temps

6755 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 05/06/2023 10:58

J’espère que vous apprécierez ce nouveau chapitre.

Chapitre 23 - Royaume du Temps

Le bateau flottant naviguait en terre inconnue. Les hélices tournoyantes emportaient avec elles de la poussière interstellaire, tandis qu’ils s’enfonçaient toujours plus loin aux confins de cette galaxie. Aux premiers abords hostile. La proue de ce navire en forme de tête de Bowser pointait en direction du Royaume du Temps, désormais à seulement quelques kilomètres, entouré d’une nébuleuse colorée. Il n’y avait pas un son dans ce vide galactique, pas le moindre écho ne les atteignait… Juste ce silence, entrecoupé par le battement régulier des hélices propulsant le navire. Ils arrivèrent bientôt dans une vaste zone où flottaient des montres de toutes les formes et de toutes les origines. Ces objets dérivaient paisiblement dans l’espace infini, leur tic-tac répétitif semblant résonner dans l’immensité alors que le bateau avançait en ligne droite vers un point d’amarrage.

Il s’agissait d’un port. Plus précisément d’une longue plateforme étroite s’étirant dans le vide, menant à une arche blanche d’une pureté presque irréelle. À sa surface lisse étaient gravés d’étranges symboles verts, dont la lueur vacillait. Derrière cette imposante arche se dévoilait enfin le Royaume du Temps, dressé dans toute sa splendeur. Immense et majestueux, ce château blanc surplombait un vaste territoire abandonné et désolé, comme figé dans les vestiges d’un cataclysme ancien. La végétation n’était plus que cendres et silhouettes brûlées, témoins d’une vie autrefois florissante. Pas un bruit ne venait briser ce silence interminable tandis que le navire accostait au port, abaissant sa rampe pour permettre au roi des Koopas de mettre pied à terre. Ce dernier posa les mains sur ses hanches, son regard analytique sondant cette vaste étendue dénuée de vie. Des horloges, quatre fois plus grandes que lui, gisaient dans le sol, figées depuis longtemps à en juger par la cendre qui les recouvrait. Les arbres, défraîchis et crochus, paraissaient eux aussi figés dans le temps, alors qu’une fine pellicule de poussière s’élevait dans la légère brise soufflant sur les ruines d’un monde oublié.

Bowser ordonna à Kamek et à ses quelques gardes de rester en retrait le temps qu’il s’entretienne avec le roi Tic-Tac. Il ne voulait surtout pas l’intimider, ni risquer de compromettre cette entrevue délicate à cause de leur présence envahissante. Car il connaissait parfaitement le Magikoopa… Toujours à protester pour un oui comme pour un non. Malgré leurs objections véhémentes, le Koopa géant les ignora royalement et s’engagea seul dans ce paysage chaotique, avançant d’un pas lourd et assuré vers les immenses portes dorées qui se dressaient au bout de cette plateforme blanche vertigineuse. Chaque pas résonnait faiblement sur la surface immaculée, contrastant avec le silence angoissant des lieux. Son regard perçant balaya les environs, de gauche à droite, à l’affût du moindre mouvement suspect. Par réflexe plus que par réelle inquiétude… Car, au fond de lui, il savait qu’aucune créature sensée n’oserait s’attaquer au redoutable Bowser. Ce serait là un acte de pure inconscience. Déterminé et confiant, la tortue à épines cligna pourtant des yeux avec confusion lorsque de petits personnages en bois apparurent de nulle part, traînant quelqu’un par les bras en direction du palais.

«Non, pitié ! S’il vous plaît, ne faites pas ça ! Je ne me suis pas endormi à mon poste, je vous le jure ! J’ai une famille !» Sanglota le pantin, traîné sans ménagement par deux soldats en armure. Ses membres de bois raclaient la surface blanche dans un bruit sec, et ses supplications désespérées se perdaient dans le silence des lieux.

Bowser se décala légèrement sur la gauche afin de laisser passer les gardes, ainsi que le malheureux promis à une condamnation certaine pour son incompétence. Il dévisagea du coin de l’œil ces étranges créatures qu’il n’avait encore jamais croisées. Elles ressemblaient à s’y méprendre à des pantins de bois, semblables à ceux utilisés comme modèles de dessin… À la différence que ceux-ci étaient dotés d’un visage expressif et d’une montre incrustée au centre de leur poitrine, dont les aiguilles étaient figées dans un temps immuable. Les gardes, quant à eux, arboraient un casque surmonté d’une plume blanche et portaient une cotte de mailles finement ajustée. Ornée du blason du roi Tic-Tac : deux aiguilles croisées, simples et austères. Rien de bien impressionnant, songea Bowser en esquissant un sourire narquois, fixant les silhouettes s’évanouir derrière les immenses portes du palais. Le claquement de la fermeture des portes se répercuta tout autour de lui dans un écho. Décidément, ils manquaient cruellement d’originalité ! D’une secousse ironique de la tête, le Koopa gravit les quelques marches pour se tenir devant le somptueux château blanc. La surface lisse et parfaite de ses murs était incrustée de chiffres romains dorés, certains gigantesques, d’autres plus discrets.

«Ouvrez les portes ! Ou mourez.» Clama-t-il haut et fort, utilisant sa célèbre phrase pour effrayer ses adversaires. Un succès. Souriant méchamment lorsque les doubles portes s’ouvrirent lentement dans un grincement sinistre, il gonfla le torse en pénétrant à l’intérieur… Avant de constater qu’il s’agissait en réalité d’un mécanisme automatique. Oh. Voilà qui était fâcheux.

La première chose qui le frappa, ce fut la largeur du couloir menant jusqu’au trône.

L’endroit était immense… Bien plus vaste que son propre château, à tel point qu’il ne distinguait même plus le plafond, dissimulé dans une brume blanche. Un unique chemin s’offrait à lui. Une grille dorée suspendue au-dessus d’un vide vertigineux, où dérivaient des horloges de toutes tailles, certaines intactes, d’autres brisées, toutes abandonnées dans cet océan silencieux. De gigantesques engrenages tournaient de part et d’autre dans un mouvement régulier et hypnotique, leurs dents s’emboîtant avec une précision implacable, comme si le temps lui-même continuait de fonctionner malgré l’abandon des lieux. Entre les piliers élancés étaient disposées des statuettes finement sculptées, représentant diverses créatures de la galaxie. Figées dans des poses solennelles, elles semblaient observer silencieusement le passage de Bowser. Alors qu’il progressait en direction du trône, façonné à partir de pièces d’horloge, le Koopa dut reconnaître que ce château était véritablement impressionnant et délicatement décoré. Ils avaient presque les mêmes goûts en matière de décoration ! Sauf qu’il aurait remplacé ces vulgaires statuettes par les siennes, estimant qu’elles apporteraient bien plus de charme à cet endroit.

À mesure qu’il se rapprochait, Bowser percevait distinctement des voix au loin. Elles provenaient de quatre silhouettes regroupées au centre d’une gigantesque plateforme circulaire, reproduisant à la perfection le cadran d’une montre. La grande aiguille, massive et immobile, pointait droit vers les portes par lesquelles il était entré tandis que la plus courte indiquait le douze, orientée précisément vers les marches menant au trône. Comme si tout convergeait vers ce point central. Au-dessus de lui flottait un second cadran, bien plus vaste encore, dont les rouages fonctionnaient réellement. Une lumière blanche et diffuse s’en échappait, baignant la salle entière dans une clarté naturelle. À chaque mouvement d’aiguille, le mécanisme s’activait dans un grondement métallique, ponctué par un tic-tac régulier et insistant. Il commençait sérieusement à détester ce bruit… Dans un grognement exaspéré, Bowser leva les yeux puis aperçut le pendule doré de cette horloge démesurée. Il se balançait lentement de gauche à droite. En son centre, le blason aux aiguilles croisées brillait faiblement, figé dans une élégance qu’il jugeait toujours aussi ridicule.

Derrière elle se dissimulait un autre passage, étroit et sombre, menant sans aucun doute à une partie plus reculée du château. À l’écart de tout. Un lieu plus secret… Plus isolé. En haut de trois grandes marches menant à une porte fermée, Bowser apercevait un vitrail blanc opaque orné des chiffres romains du douze. Il avait l’intime conviction que Solfège se trouvait derrière cette fichue porte… Une intuition tenace qui le démangeait d’aller vérifier par lui-même. Non, il devait rester concentré. Il n’allait pas la mettre inutilement en danger. Ses muscles se crispèrent un instant, prêts à bondir malgré lui, mais il réprima cette impulsion. Se forçant à ignorer cette voix intérieure qui lui hurlait de courir jusqu’à elle, la tortue reprit ses esprits et croisa les bras avec fermeté en atteignant le cadran de la montre. Là où les quatre individus étaient en pleine discussion, totalement inconscients de sa présence. Il s’agissait des deux gardes et du pantin qui s’était apparemment endormi à son poste, pleurnichant aux pieds d’un autre pantin, plus svelte et légèrement plus grand.

«Maître ! Je vous en conjure… Épargnez-moi !» Gémit celui à terre, les mains jointes devant lui.

«Tu as été très vilain… Vraiment très, très vilain. Très vilain ! Vilain garçon. Tu sais ce que cela signifie, n’est-ce pas ?» Railla le plus grand d’une voix criarde et insupportable, tout en admirant ses doigts griffus.

«N-non, pitié !» S’horrifia le pantin agenouillé, écarquillant ses yeux noirs dessinés au crayon. Il glapit lorsqu’il reçut un violent coup de pied dans le ventre.

«Ici il n’y a pas de pitié qui tienne !» Hurla son maître d’une voix bien plus grave et gutturale, jetant ses poings en arrière tandis que son ombre menaçante recouvrait le pantin à terre. Mais soudain, le garde à sa droite toussota dans son poing puis indiqua d’un mouvement de tête la présence de Bowser, spectateur de cette humiliation.

«Ouh qu’il est moche, celui-là !» S’esclaffa le roi Tic-Tac avec un léger sursaut en découvrant l’expression agacée de l’énorme Koopa planté au milieu du cadran. Il ne l’avait même pas remarqué ! Comment faisait-il pour être aussi discret avec une telle carrure ? Il s’irrita aussitôt.

«On ne vous a pas appris à frapper avant d’entrer ? C’est très malpoli.» Le réprimanda-t-il d’un ton sec, en agitant son index accusateur en direction de Bowser. Puis il posa ses mains sur ses hanches avec une rigidité presque caricaturale en plissa les yeux, détaillant le Koopa avec une désapprobation ostentatoire.

«Je ne suis pas venu jusqu’ici pour débattre de ma politesse. Vous avez quelque chose en votre possession qui m’appartient, et que je compte bien reprendre. De gré ou de force !» Menaça calmement la tortue, les bras croisés sur son plastron, un sourcil rouge levé et une légère grimace au museau. Il prit un instant pour observer cet étrange énergumène qui se faisait passer pour un roi.

Il ne partageait pas tout à fait la même morphologie que les autres pantins. Sa silhouette était bien plus élancée, lui donnant une allure à la fois élégante et dérangeante. Il était vêtu d’un costume de maestro bleu foncé, accompagné d’une chemise blanche et d’un large nœud papillon violet noué avec soin autour de son cou. Des gants blancs recouvraient ses mains aux doigts effilés, tandis que ses chaussures noires, longues et pointues, accentuaient encore davantage son apparence singulière. Sa tête, en revanche, n’était autre qu’un réveil classique surmonté d’un élégant haut-de-forme noir, autour duquel s’enroulait une bande blanche à la base. Une petite broche en forme de note de musique bleue y était délicatement fixée. Un sourire démesuré fendait son visage mécanique, un sourire bien trop large pour être honnête. Étendu à l’extrême, il s’étirait presque jusqu’à ses petits yeux noirs, totalement dépourvus d’empathie et de chaleur… Son expression, à la fois malicieuse et inquiétante, s’accentua lorsqu’il se mit à ricaner. Il exécuta ensuite une légère pirouette sur lui-même avant de s’appuyer avec élégance sur sa canne, ornée d’une pierre violette finement taillée.

«Vous osez me menacer, ici, dans mon propre palais ? Quelle audace ! Sans même me faire la bise, en plus. Voilà qui est très grossier ! Mais ce n’est pas étonnant venant de quelqu’un avec si peu d’intelligence… Vous auriez au moins pu attendre que je finisse le châtiment avant d’intervenir avec votre grosse voix de méchant pas content !» Se lamenta Tic-Tac d’un bras posé sur son front, se courbant dramatiquement en arrière au moment où Bowser grogna.

«Si tu es assez malin, tu réfléchiras à deux fois avant de m’insulter ! Misérable pantin. Tu sais au moins à qui tu parles ?!» Lança-t-il, vexé, en levant brusquement les bras dans un geste d’agacement. Sa patience s’effritait dangereusement face aux provocations incessantes de Tic-Tac.

Ça commençait bien…

«Hum, non, je ne vois pas… Ah si ! En fait non. Peut-être que si ? Je ne sais plus. J’ai la mémoire courte !» Se moqua allègrement le roi horloge, ponctuant ses paroles d’un gloussement ridicule alors que les yeux de Bowser devenaient rougeoyants de colère. Agacer les autres et les faire sortir de leurs gonds en un temps record ? C’était sa spécialité.

«Je suis le roi des Koopas, Bowser du Pays-Noir et futur conquérant de-» Débuta fièrement ce dernier, une main posée sur le torse. Cependant il ne put terminer, car le pantin face à lui se tourna vers ses deux soldats et celui qu’il était en train de châtier.

«Bon, jetez-le dans le puits sans fond… Ou peu importe, du moment que je ne vois plus sa vilaine tête d’abruti. Je trouverai bien quelqu’un d’autre à martyriser !» Ordonna-t-il d’un ton ennuyé, en désignant d’un long doigt la porte annexe sans même accorder un regard au condamné. Les gardes s’empressèrent d’obéir, traînant le pantin coupable qui plaidait encore pour sa clémence.

«Dans le genre énervant tu bats des records !» Gronda Bowser derrière lui, montrant les griffes, furieux d’avoir été coupé. Comment osait-il, ce petit scélérat ?! Non seulement il méritait une bonne raclée pour son irrespect, mais en plus il mettait sa patience à rude épreuve dès les premières minutes. Un véritable cocktail explosif !

Contre toute attente, le roi Tic-Tac se mit à rire follement. Ce rire dément déconcerta Bowser, qui perdit rapidement son expression irritée. Ses éclats résonnaient dans l’immense salle tandis qu’il portait les bras à son ventre et se courbait en avant, pris d’une soudaine crise de fou rire inexplicable. Incrédule, le Koopa haussa les sourcils à cet étrange comportement. Ce roi cinglé devrait plutôt s’appeler Toc-Toc que Tic-Tac... Était-il tombé chez les fous, ou quoi ? D’une dernière pirouette élégante, Tic-Tac claqua soudainement des doigts, son sourire farceur disparaissant aussitôt. Au même instant, une armée de pantins archers braqua ses flèches en direction de Bowser au centre du cadran. Des centaines de silhouettes de bois, parfaitement synchronisées s’immobilisèrent sur des plateformes en hauteur, encerclant le Koopa, immobiles et rangées en formation serrée tout autour de la vaste salle.

«Si tu es assez malin, tu réfléchiras à deux fois avant de dire quelque chose qui me contrarie.» Prévint sombrement Tic-Tac d’une voix beaucoup grave et inquiétante, tranchant brutalement avec son ton habituel. Mais à peine sa menace formulée qu’il retrouva son grand sourire taquin ainsi que sa voix fluette et désagréable ; «D’accord ?»

«Écoute-moi bien, pantin bipolaire. Je ne repartirai pas d’ici sans avoir obtenu ce que je suis venu chercher ! Tu as une humaine en ta possession… Une humaine qui était à moi… Que tu m’as volée.» Commença Bowser d’une voix basse, chargée d’une colère contenue. Il se mit à tourner lentement autour du roi, tel un prédateur en chasse. Penché sur sa canne, Tic-Tac semblait ignorer sa présence alors que le Koopa faisait tinter deux de ses griffes l’une contre l’autre. Il reprit dans ce même timbre menaçant.

«Je n’aime pas beaucoup les voleurs. J’ai tendance à les punir de la pire des façons possibles, ou à les torturer pour obtenir ce que je veux. Tout dépend de mon humeur. J’avoue avoir un faible pour la torture… Voir la peur dans les yeux de mes victimes me procure une grande satisfaction.» Admit-il avec un haussement d’épaules, suivi d’un sourire sournois au souvenir du moustachu à la casquette verte qui en avait fait les frais une fois. Quel merveilleux souvenir ! Il cherchait à intimider le roi à l’écoute, s’arrêtant juste derrière lui pour baisser les yeux sur son chapeau. Son expression devint effrayante.

«J’ignorais que le dicton disant que le temps est un voleur était vrai… Jusqu’à aujourd’hui !» Rugit-il après s’être brusquement penché vers Tic-Tac, le recouvrant de son ombre, la colère suintant dans sa voix pendant que ses griffes l’encerclaient.

«Je mettrai ton royaume à feu et à sang s’il le faut ! Je détruirai ton palais ridicule et je brûlerai ta pathétique armée de pantins ! Alors économise ton précieux temps et rends-moi ce que tu m’as volé !» Somma le roi Koopa entre ses dents avant de cligner des yeux, perplexe, lorsqu’il sentit quelque chose ricocher sur sa carapace dure. Après avoir aperçu la flèche à ses pieds, il tourna la tête vers la gauche puis fusilla les pantins archers du regard, désignant leur rang d’une griffe accusatrice.

«Hey ! Qui a fait ça ?» S’exaspéra-t-il.

«Oh, je suis navré, mais il n’y a pas assez de place pour faire entrer toute ma pathétique armée. Je devrais peut-être songer à agrandir mon palais ridicule…» Ironisa Tic-Tac avec un haussement d’épaules désinvolte, ponctué d’un léger reniflement de mépris. Il joua distraitement avec sa moustache en forme d’aiguille tout en étudiant calmement Bowser, un bras croisé dans le dos, le toisant de haut en bas avant de revenir à son visage irrité.

«La prochaine flèche sera logée entre tes deux yeux. Enfin… Ça, c’est s’ils arrivent à les trouver dans cette forêt rouge ! Quelle pilosité ! C’est très touffu, tout ça. Je devrais peut-être y dessiner une cible ? Pas étonnant que personne n’aime un roi aussi laid…» Le sourire malicieux de Tic-Tac s’élargit davantage à l’apparition fugace d’une expression douloureuse, aussitôt remplacée par sa colère habituelle. Il se moqua ; «Oh, aurais-je touché une corde sensible, par hasard ?»

«Rendez-moi Solfège.» Bowser décida de ne pas entrer dans son petit jeu. Toutefois, cette dernière remarque l’avait atteint bien plus qu’il ne souhaitait l’admettre. Ses poings se crispèrent le long de son corps, ses griffes s’enfonçant légèrement dans sa paume, signe de la tension qui l’habitait. Son regard sombre empreint de rancœur suivait chaque mouvement de cet affreux personnage qui se délectait ouvertement de ses provocations.

«C’est quoi ça, un Solfège ? Ça se mange ?» Questionna le roi svelte qui feignait la perplexité, les mains levées.

«Je sais qu’elle est ici… Je peux presque le sentir.» Poursuivit le Koopa géant en balayant les environs du regard, attentif au moindre détail, à la moindre trace qui pourrait confirmer la présence de l’humaine. Puis il abaissa les yeux vers le pantin, s’indignant en fronçant les arcades ; «Personne d’autre que moi n’a le droit de la garder prisonnière ! Je suis le seul, c’est mon domaine, les kidnappings ! Alors tu vas me la rendre… Immédiatement !»

«Attends, tu parles de ma fabuleuse petite étoile ?» Tic-Tac posa un doigt sous son menton, faisant mine de réfléchir. D’un geste vif, il fit tournoyer sa canne dans les airs, faisant apparaître une sphère cristalline.

L’image à l’intérieur de la sphère magique se précisa lentement, les contours flous laissant place à une scène de plus en plus distincte. Une petite silhouette apparaissait, recroquevillée dans un coin, enfermée dans ce qui semblait être une pièce close dépourvue de porte et de fenêtre. Il n’y avait plus aucun doute possible. C’était Solfège. Bowser la reconnut instantanément grâce à sa chevelure rouge si particulière, contrastant fortement avec la monotonie de cet environnement terne. Son visage restait dissimulé, enfoui contre ses genoux, comme si elle cherchait à se protéger du monde extérieur. Pourtant, il distingua sans mal la robe blanche qu’elle portait… La même que lors de leur première rencontre sur cette petite planète isolée, perdue au cœur d’une galaxie silencieuse. Un mélange de soulagement et de colère l’envahit en un instant. Elle était en vie… Mais entre de mauvaises mains. Ses muscles se tendirent, et il dut faire un effort considérable pour contenir l’élan de rage qui le poussait à réduire le pantin en cendres.

Pendant ce temps, Tic-Tac avait déjà attrapé la sphère entre ses bras, l’observant avec une fascination malsaine. À la manière d’un simple objet de collection.

«Mon tic ne fait tac que pour elle… Quand j’entends sa merveilleuse voix, je suis rempli d’une intense joie… C’est une source inépuisable de bonheur, le savais-tu ? Elle est si douce et si belle. Une créature si délicate ! Un petit oiseau qui ne quittera plus jamais son nid. Nous sommes liés pour l’éternité.» Dit-il dans un long soupir, traçant de petits cercles sur la surface de la sphère translucide. La joue appuyée contre celle-ci, il sourit pensivement à Solfège, intérieurement satisfait de sentir la colère grandissante de la tortue incapable de garder le contrôle sur ses émotions. C’était tellement facile de s’amuser avec lui ! Il ne s’en lassait pas. Il poursuivit.

«Je compte la prendre pour épouse et lui faire toute une panoplie de mioches… Ils auront mon merveilleux visage et ses jolis cheveux bouclés. Mon intelligence et sa douceur. Un parfait mélange entre la mécanique et l’organique. Comme ça, cet endroit retrouvera un peu de vie ! Et j’aurai à nouveau du monde pour mes petites expériences.» Il chuchota la dernière partie avec un clin d’œil espiègle, ce qui brisa le dernier brin de patience du roi des Koopas.

«Sale petit-!» S’insurgea-t-il en sortant ses griffes pour lui bondir dessus, mais Tic-Tac se mit rapidement à rire.

«Relax, je plaisantais. De grâce, non ! Cette image est répugnante. Beurk. Frissons, frissons, j’ai des frissons partout ! J’ai horreur des enfants. Je pensais plutôt à l’empailler… Ou à la transformer en pierre pour l’ajouter à ma collection de monstres. Tiens, je devrais vous la présenter ! Elle vous plairait certainement. Au moins, comme ça, elle gardera sa jeunesse éternelle ! Une fleur qui ne se fanera jamais…» Il se redressa d’un haussement d’épaules, toujours hilare, visiblement ravi de son propre discours. Il pouvait lui faire gober absolument n’importe quoi… Et cela le divertissait énormément. Un sourire en coin aux lèvres, il écarta la sphère d’un geste nonchalant du bras.

«Si tu touches un seul de ses cheveux, crois-moi que tu vas le regretter ! Maintenant, rends-la-moi… Ou je te casse en deux !» Menaça Bowser en joignant le geste à la parole, mimant le mouvement avec ses mains pour prouver qu’il ne plaisantait pas. Il était réellement tenté de mettre sa menace à exécution, mais il n’avait aucune idée d’où se trouvait Solfège… Ni même si elle était vraiment quelque part dans ce maudit royaume. Garder son sang-froid relevait du défi. Après l’avoir vue recroquevillée dans cette sphère, malheureuse, une profonde peine l’avait envahi, une douleur qui n’avait fait que s’intensifier lorsque l’image avait disparu.

«Hé, pas si vite, mon gros ! Tu crois vraiment que je vais te filer ma précieuse fille comme ça ? C’est la mienne ! Pas touche. Elle est une vraie star par ici. Je ne me sépare pas de mes trésors… Oh que non. Dommage !» Lança Tic-Tac avec une légèreté provocatrice, savourant chaque mot. Son sourire s’étira. Il acheva sa tirade par un ricanement aigu, effectuant plusieurs petits rebonds sur place, comme un enfant amusé par sa propre cruauté.

«C’est pourtant dans ton intérêt !» Bowser plissa les yeux, ce qui coupa net le rire du roi barjot. Ce dernier toussota dans son poing pour retrouver un semblant de contenance, tout en se mettant à tourner autour du grand Koopa qui cherchait à l’intimider. Décidément, il tenait à sa petite étoile ! Cette obstination le surprenait, mais il pouvait sans doute en tirer avantage. Un bras dans le dos, il dissimulait le plan qui prenait forme dans son esprit tout en levant les yeux vers le plafond, nullement perturbé par le regard noir de son adversaire.

«Nous avions passé un accord, elle et moi. En échange de sa fidélité, je lui offrais de la liberté jusqu’à ce qu’elle trouve son prince charmant… Qui n’est pas si charmant que ça, au final ! Mais bon, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Même si, moi, j’aurais opté pour quelque chose de plus séduisant. Genre moi, quoi. Mais il a fallu qu’elle tombe amoureuse de vous, l’abominable Bowser, qui martyrise une princesse et ses pauvres habitants ! Le vilain… C’est presque touchant.» Tic-Tac fit mine de pleurer, essuyant une larme invisible au coin de son œil. Mais face à l’expression surprise de Bowser, il éclata de rire une nouvelle fois.

«C’était pour rire. Vous auriez dû voir votre tête ! Trop mignon. Le maléfique Bowser est tombé amoureux de ma petite étoile ! Vous entendez ça ? L’affreuse tortue qui s’était forgé une lourde renommée est en réalité un grand sentimental !» Rit-il en incitant ses pantins archers à rire avec lui de la situation plutôt cocasse. S’attendant à une vive réaction de la part du Koopa moqué, le roi se sentit presque déçu quand il se contenta de croiser à nouveau les bras, puis de confirmer ses accusations.

«Je suis amoureux d’elle, oui, je l’avoue. Avant elle, j’ignorais ce que l’amour voulait dire. Je pensais que je ne pouvais trouver le bonheur qu’avec Peach… Jusqu’à ce que je la voie. Ses magnifiques cheveux couleur lave tombant en cascade dans son dos, ses jolis yeux verts couleur pomme, son merveilleux sourire et la douce mélodie de ses rires ! Sa voix apaise mon cœur et son chant me délivre de la colère ! Elle est parfaite, une épouse idéale pour un roi tel que moi !» Rêvassa la grande tortue d’une voix mielleuse, portant ses mains à ses joues, un sourire admiratif étirant les coins de son museau. Il posa ensuite une main à plat sur son plastron, l’autre serrée en poing, avant de s’exclamer avec conviction ; «Avec Solfège à mes côtés, je combattrai les petites vermines de ton genre… Je repousserai nos ennemis communs et je libérerai la galaxie de leur emprise ! À commencer par toi !»

«Oula pitié, non ! Enlevez-moi cette image horrible !» La langue tirée, Tic-Tac secoua vivement la tête avant de repousser la griffe de Bowser, tendue dans sa direction. Alors le Koopa se pencha vers lui pour lui murmurer à voix basse ce qui suivait, les yeux plissés d’un sourire mauvais.

«Ouvre grand tes oreilles. Je n’ai pas peur de toi. Personne ne me fait peur ! Surtout pas un gringalet de ton espèce. Mais je ne sais pas ce qui m’empêche de tous vous brûler dans la seconde dans un grand feu de joie !» Hurla-t-il en jetant les bras vers les pantins postés sur les plateformes surélevées. Depuis qu’il avait mis les pieds dans ce royaume, il ressentait une irrésistible envie d’y mettre le feu… Sans doute parce que ses habitants étaient faits de bois.

Coïncidence ? Il ne le pensait pas.

«Peut-être la vie de Solfège...» Baragouina Tic-Tac en retour, se crispant lorsque le museau de Bowser s’approcha dangereusement de son visage.

«Ma patience a des limites. Rends-moi ma prisonnière, ou vous allez amèrement le regretter, toi et ta bande de pantins crétins ! Je suis le puissant roi Bowser, je répands la terreur partout où je passe ! Et rien ni personne ne peut m’arrêter !» Avertit-il après avoir enfoncé sa griffe à plusieurs reprises dans le torse de son ennemi aux tendances suicidaires.

«Tu n’es pas une menace, pas plus qu’un roi !» Contesta aussitôt Tic-Tac avec de grands yeux.

Ce qui eut pour effet de contrarier le Koopa au point qu’il lui bondit dessus pour l’attraper par le col. Comment osait-il ?! Une vague de rage le submergea. Il voulait l’étriper. Lui faire payer chacune de ses paroles, chaque moquerie futile, chaque rire insupportable depuis le début de cet entretien. Lui arracher la vérité de force, peu importe les moyens, pour connaître l’emplacement exact de Solfège. Le réduire en cendres… Et faire taire définitivement ce ricanement détestable de cinglé. Kamek avait vu juste. Ce pantin était profondément malveillant avec un penchant pour le sadisme. Un esprit tordu, nourri par un plaisir évident à manipuler, à provoquer, à déstabiliser ses adversaires pour mieux les atteindre là où ça faisait le plus mal. Mais ce n’était pas tout. Derrière ce visage figé de montre se dissimulait une intelligence froide, calculatrice. Une ruse dangereuse. Et surtout… Un goût prononcé pour le jeu.

«Oh, nous arrivons à ma partie préférée ! Les négociations.» Ricana ce dernier après avoir frappé dans ses mains gantées, ses pieds ne touchant même plus le sol. Regardant nerveusement dans les yeux rouges et enragés de Bowser, à quelques centimètres de son visage, il tapota doucement le bracelet à piques du poignet qui le tenait par le nœud. Puis son expression devint plus réfléchie, tandis qu’il ordonnait à ses pantins de baisser leurs arcs avant qu’ils ne criblent de flèches la tortue cracheuse de feu, légèrement à bout de nerfs.

«Qu’est-ce que t’as pas compris ?! Je ne négocie rien du tout !» Répliqua Bowser en le secouant, les dents serrées. Ses pupilles se rétrécissaient face au visage souriant de la vile créature prisonnière entre ses griffes.

«Tu es têtu, mais je ne crois pas t’avoir laissé le choix. Tu veux ma petite étoile ? Alors il va falloir en payer le prix...» Sa voix se fit à nouveau plus grave, alors qu’il soutenait sans ciller le regard du Koopa. Toujours maintenu en l’air par le col, il attendait de pouvoir reposer les pieds au sol, levant les sourcils lorsque Bowser finit par le relâcher. D’un raclement de gorge, il redressa sa posture en retrouvant toute son assurance. Puis il s’exclama avec enthousiasme ; «Parfait ! Maintenant, discutons de ce qu’un roi tel que vous a à offrir à un roi tel que moi. Une créature aussi charmante doit se négocier à un bon prix. Je ne lâche pas ma précieuse étoile aussi facilement ! Qu’avez-vous à me proposer ?»

«En échange, je ne t’exploserai pas, toi et ton armée.» Proposa Bowser avec sarcasme, un léger sourire en coin apparaissant quand un rictus ahuri se dessina sur le visage de Tic-Tac. C’était satisfaisant.

«Que je t’explique. Encore une proposition foireuse et tu retrouveras ta petite Solfège adorée dans une boîte d’allumettes ! Une seule menace de plus, et tu peux lui dire adieu !» Maugréa-t-il en grinçant des dents, n’ayant plus la moindre envie de jouer. Tandis qu’ils se fusillaient mutuellement du regard, une idée lui vint soudainement à l’esprit, ce qui lui permit de retrouver cette fausse gaieté.

«Mais il me semble que tu as un fils, non ? Et si tu m’offrais ton petit fiston en échange ? J’aimerais réaliser des expériences sur les jeunes tortues de ton espèce. Il paraît que vous êtes très bons en soupe !» Provoqua-t-il, son sourire vicieux se transformant en rire dément lorsque les poings de Bowser s’abattirent juste devant lui en guise d’avertissement. Ouf ! C’était passé près. Il leva vite les mains en l’air face à ce regard de fou furieux.

«Bon d’accord, j’exagère. Un petit peu. Pas du tout. Attends, j’ai une autre idée qui me vient ! Elle est bien meilleure et offrira un grand moment de spectacle inoubliable. Oui, ça pourrait être intéressant… Oui ! Fabuleux ! Pourquoi pas un combat qui déterminera celui qui remportera mon étoile ? Je perds, tu repars avec Solfège, mais si je gagne…» Il s’interrompit au beau milieu de sa phrase pour se pencher vers le Koopa à l’écoute de sa proposition, néanmoins sceptique, avant de poursuivre.

«Si je gagne… Tu me donnes ton château.» Chuchota-t-il d’un ton presque confidentiel, comme s’il révélait une idée brillante.

«Quoi ?! Hors de question !» S’offusqua aussitôt Bowser en secouant vivement la tête, abasourdi par une proposition aussi absurde. Son château ?! C’était impensable. Inconcevable. Même si, au fond, il était persuadé qu’il ne perdrait jamais… il n’était pas question de mettre en jeu ce qui lui appartenait. Jamais.

«Alors dans ce cas, je ne te raccompagne pas. Tu sais où est la sortie ! Bye-bye !» Salua le roi avec un geste las de la main, avant de se retourner d’une pirouette pour partir.

«Attends…» L’arrêta Bowser.

«Tu reviens sur ma proposition ?» S’enchanta Tic-Tac en effectuant un léger rebond, tout en jouant avec sa canne noire et son haut-de-forme. En apparence, il ne prêtait aucune attention au Koopa, adoptant une attitude désinvolte. Mais derrière cette façade, son regard glissait furtivement vers lui, analysant chaque détail de son expression. Chaque hésitation. Il allait obtenir un oui, il en était persuadé. Il était bien trop doué dans l’art de la manipulation !

«Tu me donnes ta parole ? Si je gagne à la loyale, tu libéreras Solfège ?» Demanda son interlocuteur d’un ton plus posé, contrastant avec la tension ambiante. Le doigt replié sous le menton, il réfléchissait, pesant soigneusement le pour et le contre d’un tel dilemme. Conscient que cette décision pourrait tout changer.

«Et elle sera tout à toi. Je t’en fais le serment…» Les yeux noirs de Tic-Tac se rétrécirent tandis que son sourire s’élargissait sur son visage.

Sa voix graveleuse était réapparue, plus sombre encore… Cependant le roi des Koopas n’y prêta aucune attention. Il était bien trop absorbé par ses pensées. Il réfléchissait. Pour lui, l’issue ne faisait aucun doute. C’était gagné d’avance. Il pouvait compter sur sa force surhumaine et son expérience du combat pour venir à bout de ce pantin soi-disant malin. Lui, contre le roi du Temps ? L’ironie. Il n’avait absolument aucune chance face à lui. Confiant, Bowser croisa les bras sur son plastron, redressant légèrement les épaules avant d’esquisser un petit sourire au coin du museau. Un sourire sûr de lui… À la limite de la provocation. Son regard se posa ensuite sur Tic-Tac, le dévisageant sans la moindre retenue, détaillant cette allure ridicule de monarque autoproclamé. Le roi le plus craint de l’univers ? Laisse-moi rire. Mais ce regard… Plus affirmé, plus téméraire… Cela n’échappa pas à l’homme-montre. Alerté par cette nouvelle lueur de défi, Tic-Tac reprit la parole.

«Tic-tac, tic-tac, le temps presse, mon cher ami ! Alors, marché conclu ?» Pressa-t-il en tendant sa main gantée vers lui, sans jamais rompre le contact visuel avec l’imposant Koopa rempli d’assurance.

«Que le combat commence !» Bowser attrapa la main du roi dans la sienne, trois fois plus grande, pour sceller cette poignée de main.

«Merveilleux.» Répondit ce dernier d’une voix dangereusement basse. Gardant sa main dans la sienne quelques secondes de plus, de fins filaments d’or lumineux s’échappèrent soudainement de sa manche pour venir s’enrouler autour du biceps de Bowser.

Le prenant par surprise.

«Qu’est-ce que ?!» S’épouvanta-t-il quand cette étrange magie noua ses poignets avec des chaînes dorées, puis que ses lèvres se scellèrent brutalement l’une contre l’autre pour l’empêcher de parler. Dorénavant incapable de prononcer le moindre mot, ni même de se défendre, il comprit qu’il avait été berné. Mais c’était de sa faute… Il avait omis de demander les détails de ce contrat. Furieux, il tenta de déverser une série d’injures, mais celles-ci ne se transformèrent qu’en grognements inintelligibles… Ce qui amusa beaucoup le roi Tic-Tac.

«Désolé, je n’entends pas vos menaces ! Vous dites ?» Persifla-t-il d’un gloussement, trépignant d’impatience maintenant qu’il avait obtenu ce qu’il voulait. Il avait si hâte ! Claquant des doigts, il activa ses troupes pour quitter la salle du trône et emmener de force le grand roi Koopa vers la porte située derrière le pendule qui se balançait. Sautillant joyeusement avec sa canne, Tic-Tac attrapa son haut-de-forme puis exécuta une révérence élégante devant Bowser lorsqu’il passa à côté de lui.

«Notre pacte est scellé ! Youpi ! J’ai hâte de voir ce combat, il sera mémorable, c’est certain ! Le puissant Bowser que tout le monde craignait, anéanti par mon combattant… Je vois déjà les gros titres ! Allez, en avant toute ! Ce soir, soupe de tortue pour tout le monde ! Mwahahahaha !» Claironna le roi, hilare, levant haut sa canne en direction de la porte ouverte, annonçant le début d’un spectacle grandiose.

Bowser n’avait jamais autant regretté d’avoir demandé à Kamek de rester en arrière.

À suivre…

Certaines phrases de Bowser sont des références aux jeux vidéo de la franchise ! C’est bien évidemment fait exprès. Mais maintenant, il se retrouve dans un sacré pétrin… En espérant qu’il ne perde pas ce futur combat, sinon ce sera la catastrophe !

Le personnage de Tic-Tac est mon invention. Je me suis inspirée de trois personnages : celui de Sun/Moon dans FNAF (petite dédicace à Omegastar !), King Dice dans The Cuphead Show, ainsi qu’un peu du nain Tracassin dans Shrek. Personnellement, je l’adore !

Je remercie tous ceux qui prendront le temps de donner leur avis, ainsi que tous ceux qui soutiennent mon travail.

VP

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