Les fragments d'une voix
Bonne lecture à tous !
Chapitre 18 – Prélude
Fox McCloud avait grandement besoin de vacances.
Après sa dernière mission spatiale aux commandes de son précieux Arwing, le célèbre pilote s’était rendu compte qu’il commençait sérieusement à tirer sur la corde. Il avait donc laissé Falco, Slippy et Peppy profiter eux aussi d’un repos bien mérité avant de mettre le cap sur l’Île Delfino pour se changer les idées. Même les meilleurs pilotes avaient leurs limites. Ce n’était pas la première fois qu’il venait dans ce petit coin de paradis, mais c’était bien la première fois qu’il le découvrait aussi désert. Et cela avait immédiatement éveillé ses soupçons. Connaissant le chef Pianta comme un vieil ami, Fox avait rapidement appris par son intermédiaire que l’île tout entière vivait sous la menace de Poulpoboss.
Une nouvelle qui n’effraya nullement le courageux renard, bien au contraire. Ce n’était certainement pas un poulpe géant en colère qui allait gâcher ses rares vacances ! Il se mettait le tentacule dans l’œil. Après tout, Fox avait déjà affronté bien pire au cours de sa vie. Mais cette fois, c’était différent. Pour une fois, il n’était pas venu sur l’Île Delfino en tant que pilote ou chef de Star Fox, il était simplement venu se reposer. Les Piantas se débrouillaient très bien sans lui depuis des années, et il n’avait aucune intention de se lancer dans une nouvelle mission à risque. En tout cas pas aujourd’hui, car il avait bien l’intention de profiter du soleil, des cocktails et du calme tant attendu.
Pour le reste… quelqu’un finirait bien par s’en occuper.
Jouant distraitement avec le collier de fleurs autour de son cou, le renard roux et blanc poussa un long soupir puis remercia le barman lorsque celui-ci lui servit son troisième cocktail aux fruits. Les petites notes acidulées mêlées à une légère amertume lui laissèrent une agréable sensation de fraîcheur en bouche. Il savoura une nouvelle gorgée, appréciant ce luxe devenu presque étranger : celui de n'avoir absolument rien à faire. Affalé tout seul au comptoir, Fox ferma un instant les yeux et se laissa bercer par le bruit des vagues, le chant des mouettes et la douce brise marine qui agitait son pelage. Oui… C’était exactement ce dont il avait besoin. Pas de lasers. Pas d’Andross. Pas de cris paniqués dans les communications... Juste du soleil, une boisson fraîche et quelques jours loin des ennuis.
Pour une fois, il s'était promis de ne sauver personne. Il voulait simplement poser les pieds dans le sable et oublier l'espace pendant quelques jours. Et il comptait bien en profiter au maximum tant qu’il était là ! Du moins, c’était ce qu’il se répétait pour ne pas céder à l’appel irrésistible de l’aventure, s’interdisant le moindre écart qui pourrait transformer ses vacances en une nouvelle mission. Il se connaissait trop bien. Il suffisait qu'une situation tourne mal à quelques mètres de lui pour que son instinct reprenne le dessus. Cependant pour une fois, les problèmes des autres ne le regardaient pas. Il avait assez donné. Et si un héros devait sauver l’Île Delfino… Ce ne serait certainement pas lui.
Oh non !
«Vous en avez mis du temps…» Lança-t-il d'un ton las à l'intention des nouveaux venus qui s'approchaient de lui, sans même prendre la peine de se retourner. Sur l'Île Delfino, les nouvelles circulaient vite. Elles se répandaient comme une traînée de poudre, surtout lorsqu'il s'agissait de visiteurs aussi insolites.
«C'est qui ce gus ?» Râla Bowser dans sa petite voix en tendant sa main griffue vers le renard impoli, toujours dans les mains de son fils.
«Euh, excusez-moi… Vous êtes qui, au juste ?» S'enquit Mario avec son sourire habituel, tout en lançant un discret regard d'avertissement au Koopa miniature. Mieux valait l'empêcher d'ajouter une nouvelle remarque désobligeante qui risquerait de froisser leur mystérieux interlocuteur. Luigi, lui, resta légèrement en retrait, observant le renard avec curiosité. Il avait l'étrange impression que cet inconnu n'était pas un vacancier comme les autres.
«Je suis Fox McCloud !» S’exclama fièrement le renard en pivotant sur son tabouret avant de tendre un doigt vers l’horizon, le regard tourné vers le ciel comme si une musique épique venait soudainement de retentir. Il conserva cette pose héroïque plusieurs secondes, affichant une confiance à toute épreuve digne des plus grands aventuriers.
«On est censés vous connaître ?» Hasarda Luigi avec un sourire embarrassé, n’ayant jamais entendu ce nom pourtant prononcé avec un tel panache par Fox.
«Oh, vous avez vu ses chaussures comme elles sont stylées ?!» S’émerveilla Toad, des étoiles plein les yeux quand il remarqua les bottes du renard. Il se pencha même en avant pour mieux les observer, fasciné par leur design qu’il trouvait incroyablement cool. À ses côtés, Luigi se racla discrètement la gorge avant de reprendre la parole dans un geste poli de la main.
«Hum, salut, moi c’est Luigi, voici mon frère Mario-» Toutefois, il fut rapidement coupé dans ses présentations par Fox.
«Je sais déjà qui vous êtes. Alors, il paraît que vous avez besoin de mon aide…» Répondit ce dernier d’une voix traînante tout en faisant paresseusement tourner sa paille dans son cocktail. Toujours affalé sur son tabouret, Fox gardait les yeux rivés sur son verre à moitié vide, cette conversation ne l’intéressant qu’à moitié.
«Ouais, on nous a dit que tu pouvais nous aider avec ce Poulpoboss…» Commença Mario tandis que Luigi, Toad, la Luma et Yoshi s’installaient au bar pour se commander à boire. Mais lorsque le regard de Fox se posa sur Solfège, le renard en oublia jusqu’à la présence du plombier.
«Et qui est cette charmante demoiselle ?» Reprit-il avec un sourire charmeur, détaillant la jeune femme avec une curiosité non dissimulée. Prise au dépourvu, Solfège détourna les yeux avant de remettre nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille. Devant son silence, Fox esquissa un sourire amusé puis lança sur le même ton enjôleur ; «On est une grande timide, ma jolie ?»
«Arrête de draguer ma mama, le gros rat poilu !» S’agaça Bowser Junior, les sourcils froncés. Fox lança un regard ahuri au petit Koopa effronté avant que son père ne renchérisse à son tour.
«Hey ! Attention, toi ! Garde tes deux yeux ailleurs que sur ma femme !» Rouspéta Bowser, sans grande surprise. Immédiatement, il sauta des mains de Junior avant d'escalader la robe de Solfège jusqu'à atteindre son épaule, histoire de se retrouver à hauteur du renard.
Le poing levé au-dessus de sa tête, la petite tortue fusilla Fox du regard, les naseaux frémissant d'indignation. Au vu de ses joues gonflées et de son regard noir, il n'était plus qu'à un cheveu de piquer une crise de jalousie. Quiconque le connaissait un minimum savait reconnaître les signes avant-coureurs d'une véritable explosion de colère. Et Bowser semblait dangereusement proche d'atteindre ce stade. D'ailleurs, Fox ne pouvait s'empêcher de trouver étrange qu'une si jolie humaine ait épousé une si petite tortue au caractère bien trempé. À ses yeux, ce couple avait quelque chose de profondément improbable. Plus il les observait, plus il se demandait comment une telle histoire avait bien pu voir le jour.
Mais bon, tous les goûts étaient dans la nature après tout.
«Relax, la tortue. Je ne faisais que faire connaissance. On ne voit pas souvent de nouveaux visages ces temps-ci... Drôle de couple, quand même.» Rigola Fox avant de descendre de son tabouret et de passer nonchalamment un bras autour des épaules de Solfège. Il alla même jusqu’à tapoter du bout d’une griffe le museau de Bowser, incapable de résister à l’envie de taquiner ce drôle de petit mari possessif.
«Hé oh ! T’avise même pas de la toucher !» S’indigna rapidement le roi Koopa en repoussant vivement la main du renard avant d’essayer de lui mordre le bras. Il lui tapait déjà sur les nerfs ! Il avait envie de lui cracher son feu en plein visage, tant cet odieux personnage lui était insupportable. Ses épais sourcils rouges se froncèrent davantage lorsque Fox posa un doigt sur le sommet de son crâne pour lui ébouriffer les cheveux.
«ARGHH ! Je vais te roussir ! Tu comprendras ta douleur !» Hurla la tortue à piques, au grand malheur des oreilles de Solfège qui grimaça à côté de lui.
«Euh… Si j’étais vous, j’éviterais de faire ça… Ce n’est vraiment pas une bonne idée de le provoquer.» Fit remarquer Luigi depuis son tabouret à l’ombre, secouant lentement la tête en voyant la patience de Bowser fondre à une vitesse alarmante. Il parlait d'expérience. Même minuscule, le roi des Koopas n’en demeurait pas moins dangereux… Et, comme pour lui donner raison, Bowser ouvrit grand la gueule dans un rugissement furieux avant de cracher un petit jet de flammes qui ne manqua les moustaches de Fox que parce que ce dernier eut le réflexe de se rejeter en arrière. Mario poussa un profond soupir. Il commençait sérieusement à se lasser de ces enfantillages.
«Et donc, ce Poulpoboss, comment on l’arrête ?» Reprit Mario d’un ton plus ferme, bien décidé à ramener tout le monde sur leur véritable objectif avant que Bowser ne finisse par sortir complètement de ses gonds.
«Pour ça, il va falloir grimper jusqu’au volcan et régler son compte à votre copain. Mais le seul moyen d’atteindre le sommet, c’est la piste de course aquatique. L’une des meilleures attractions du coin, soit dit en passant. Et oubliez les tuyaux de téléportation, vous n’en trouverez pas ici.» Révéla Fox avant de récupérer un nouveau verre et de trinquer avec Toad, lequel était déjà conquis par l’ambiance du bar. Il poursuivit avec le même détachement.
«Mais si vous voulez mon avis, ça ne va pas être une partie de plaisir. Le feu, c’est son terrain. Si vous comptez l’affronter, il va vous falloir quelques bons pouvoirs… Et quelque chose me dit que vous ne les trouverez pas au sommet du volcan.» Fox esquissa un demi-sourire amusé avant d'adresser un regard entendu à Mario. À l'évidence, il savait déjà exactement où le plombier devrait se rendre avant d'espérer affronter Poulpoboss.
Non loin de là, Yoshi et la Luma, fascinés par ce qu’ils venaient de voir, s’amusaient déjà à entrechoquer leurs verres comme le renard l’avait fait quelques instants plus tôt avec Toad. Leurs petits éclats de rire résonnaient joyeusement autour du comptoir, attirant aussitôt l’attention de Bowser Jr.. Intrigué par leur petit jeu, le jeune Koopa décida de les rejoindre pour goûter lui aussi à ces cocktails colorés. Il les observait depuis un moment déjà, se demandant ce qui pouvait bien les amuser autant. Bondissant sur l’un des tabourets vides, le jeune prince commanda timidement un cocktail au jus de durian et au pamplemousse, les deux seuls fruits qu’il tolérait à peu près dans son alimentation.
Car, d’ordinaire, tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des fruits ou des légumes était catégoriquement banni de son assiette. Quant à tout ce qui était vert ou s’apparentait à des épinards, il était absolument hors de question qu’une telle horreur approche de sa bouche. Rien que d’y penser, Bowser Junior tira la langue. Le barman lui fit glisser son verre avec un sourire bienveillant avant de reprendre tranquillement son service auprès des autres clients. Curieux, Junior saisit son verre entre ses petites mains avant de basculer la tête en arrière pour en déverser le contenu glacé dans sa gorge. Un petit gémissement de plaisir lui échappa. C’était fruité, incroyablement sucré, à la fois frais et gourmand. Il ne s’était pas attendu à une telle explosion de saveurs !
Ses petits yeux noirs s’agrandirent de surprise tandis que sa queue se mit à remuer d’enthousiasme derrière son tabouret. Les yeux écarquillés, il avala son cocktail d’une traite sous les regards ravis de la Luma et de Yoshi, qui lui tapotèrent joyeusement les épaules. Un large sourire illumina le visage du jeune Koopa. Pour quelqu’un qui prétendait détester les fruits, cette première dégustation ressemblait à une victoire aussi inattendue qu’irrésistible.
«Encore !» Réclama-t-il dans la foulée en tendant son verre vide vers le barman, ce qui arracha un sourire tendre à Solfège. Derrière eux, les adultes poursuivaient leur discussion sérieuse.
«Un pouvoir de glace, peut-être ? Ou quelque chose qui contrôle l’eau ? Ça existe, ça ?» Proposa Luigi avec hésitation en réponse à Fox, ponctuant sa suggestion d’un petit haussement d’épaules.
«Mon frère a raison. Il nous faut des Fleurs de glace. Ensuite, on empruntera la piste aquatique jusqu’à Poulpoboss, on le libérera et on récupérera le fragment. Ça me paraît facile !» Déclara Mario en hochant la tête avec un sourire, son regard passant d’un compagnon à l’autre afin de s’assurer que tout le monde suivait son raisonnement. Dans son esprit, le plan commençait déjà à prendre forme.
«Il y a un marchand qui vend des fleurs de pouvoir dans la rue plus bas.» Précisa Fox en indiquant la direction de la ville d’un simple mouvement du menton avant de reprendre une gorgée de son cocktail. Le renard avait volontairement évité de poser des questions sur ce fameux fragment. Après tout, ce n’était pas ses affaires. Lui se contentait de leur indiquer le chemin… et comptait bien retourner profiter de ses vacances dès qu’ils auraient quitté le bar. Il avait déjà passé suffisamment de temps à discuter d'une aventure qui, en théorie, ne le concernait absolument pas.
«Super ! On a un nouveau membre dans notre équipe !» S’enchanta Toad en levant les poings au ciel.
«Et qu’est-ce qui vous fait croire que je vais vous accompagner ?» Demanda Fox en arquant un sourcil vers le bonhomme champignon derrière lui. Son petit sourire espiègle s’était évanoui aussi vite qu’il était apparu, remplacé par une expression plus neutre.
«Personne ne t’oblige à venir. Mais si tu connais l’île et que tu sais comment atteindre le sommet, on ne crachera pas sur un peu d’aide.» Répliqua Mario, une main tendue vers leur nouvel ami au regard sceptique. Le renard posa son verre sur le comptoir puis se gratta nerveusement la tête, cherchant désespérément à ignorer ce petit tiraillement familier au fond de lui.
«Écoute, moustache, je pense que vous vous en sortirez très bien sans moi… Enfin, j’espère. Vos histoires de fragments et de monstres, ça ne me regarde pas. Et puis, ce qui vous attend là-haut n’a rien d’une promenade de santé. Si vous voulez mon avis, vous devriez laisser tomber et profiter de l’île tant qu’il en est encore temps.» Énonça-t-il en faisant un geste vague des mains en direction des transats et des parasols pour les encourager à renoncer à leur quête.
«On a des pièces !» S’exclama Toad en récupérant précipitamment son sac avant de l’ouvrir pour révéler son petit trésor.
«Je ne fais pas ça pour de l’argent !» S’offusqua Fox en agitant une main, son sourire s’effaçant peu à peu. Le renard détourna un instant les yeux du plombier en salopette, un froncement de sourcils modifiant ses traits. Il reprit plus sombrement.
«Quelque chose a corrompu ce Poulpoboss… et je n’ai jamais vu un truc pareil. Je préfère éviter de m’en mêler. Cette fois, je laisse les monstres géants à d’autres héros.» Finit-il par dire avec un léger rictus avant de porter son verre à ses lèvres pour terminer son cocktail. Ce qu'il avait aperçu au sommet du volcan continuait de le troubler. Même après plusieurs jours, cette étrange corruption refusait de quitter ses pensées.
Mais ces mots lui coûtaient bien plus qu’il ne voulait l’admettre. Il avait beau afficher un air détaché, son hésitation était bien réelle. Une part de lui brûlait déjà d’envie de grimper jusqu’au sommet du volcan afin de découvrir ce qui avait bien pu corrompre une créature aussi puissante… Aider les autres, surtout ses amis, avait toujours été sa plus grande devise. Il n’était pas insensible à la détresse des Piantas, pas plus qu’il ne supportait l’idée de voir l’Île Delfino menacée. Mais toute sa vie, Fox s’était jeté tête baissée dans le danger sans la moindre hésitation. C’était plus fort que lui. L’aventure, l’inconnu, les missions impossibles…
Tout cela faisait partie de son quotidien depuis aussi longtemps qu’il s’en souvenait. Renoncer allait tout simplement à l'encontre de sa nature. Mais cette fois, c’était différent. Quelques semaines plus tôt, une mission avait bien failli lui coûter la vie. Il revoyait encore les alarmes stridentes de son Arwing, les étincelles qui jaillissaient du tableau de bord et cette sensation glaciale lorsqu’il avait cru, l’espace d’un instant, que tout était terminé. Depuis ce jour, Peppy, Falco et même Slippy n’avaient cessé de lui répéter de lever le pied. Alors, malgré ce tiraillement familier qui lui donnait envie de foncer droit dans les ennuis, Fox se faisait violence. Il refusait d’écouter cette petite voix qui lui criait d’y aller.
Pour une fois, le célèbre pilote de Star Fox essayait d’être raisonnable.
«Bon, tu sais où nous trouver si tu changes d’avis.» Mario haussa les épaules avant d’échanger un check complice avec Luigi. Après avoir écouté les dernières indications de Fox pour trouver le départ de la piste aquatique, le groupe commença à s’éloigner du bar lorsque la voix du renard résonna de nouveau derrière eux.
«Faites bien attention à vous ! Et bonne chance avec la tortue au sale caractère !» Leur cria-t-il en plaçant ses mains autour de sa bouche pour porter sa voix jusqu’à eux. Évidemment, cette petite remarque ne plut pas du tout au principal intéressé.
«Comment ça, au sale caractère ?!» Ronchonna Bowser depuis l’épaule de Solfège, les joues gonflées et les bras croisés.
«Arrête de faire ton petit susceptible… Et puis, il n’a pas tout à fait tort.» Rétorqua Mario en levant les yeux au ciel devant son petit numéro. Cette petite querelle avait au moins le mérite de détendre l'atmosphère après leur conversation avec Fox. Il ne manquait jamais une occasion de rappeler qu’il était Bowser, l’insupportable roi des Koopas…
«Répète un peu si tu es un homme ! Et susceptible, moi ?! Regarde-moi bien, Mario. Je suis l’incarnation même de la zénitude !» S’esclaffa Bowser en écartant les bras avec emphase avant d’agiter ses sourcils d’un air fier. Il bomba même fièrement le torse, persuadé d'être d'une crédibilité irréprochable. Cette déclaration vola un petit rire silencieux à Solfège, qui porta une main à sa bouche tout en continuant de marcher derrière les deux frères.
«Euh… Je pense qu’on a une définition très différente de la zénitude…» Nuança Luigi avec un petit sourire gêné. Comme souvent, il cherchait le bon équilibre entre honnêteté et diplomatie. Contrarier Bowser n'était jamais une très bonne idée. Après quelques secondes de réflexion, son visage s’éclaira soudainement et il reprit avec un grand sourire, les index tendus vers Bowser ; «Je dirais plutôt… passionné ?»
«Exactement ! J’aime bien ce mot. Oui, je suis passionné ! Un vrai de vrai ! Passionné par ma reine, passionné par mon royaume, passionné par la baston… Je suis un Koopa de cœur ! Je déborde de sentiments !» S’enflamma la tortue rétrécie avec une petite moue attendrissante, ses yeux ronds pétillant d’émotion tandis qu’il serrait ses mains contre son cœur comme un romantique incompris.
À cette déclaration à la fois drôle et touchante, Solfège posa une main délicate sur Bowser avant de tourner la tête pour lui offrir un tendre baiser. Pris complètement au dépourvu, le roi des Koopas se figea sur son épaule avec la bouche ouverte, les bras ballants. Une douce chaleur envahit aussitôt ses joues écailleuses, et ses yeux s’agrandirent sous l’effet de la surprise. Il ne s’était absolument pas attendu à une telle marque d’affection, mais il adorait cette sensation ! Celle d’être aimé et compris… Tous les doutes qui pouvaient encore parfois l'habiter disparaissaient lorsqu'elle lui témoignait son amour avec une telle simplicité.
Esquissant un sourire amoureux à sa belle, il se rassit bien sagement sans protester alors que le groupe s’enfonçait dans les rues animées de la ville à la recherche de ce marchand ambulant qui possédait apparemment quelques power-up à vendre. L’occasion idéale de faire le plein avant l’affrontement. Mieux valait mettre toutes les chances de leur côté… et suivre les conseils de ce mystérieux Fox McCloud. Une rencontre fortuite qui n’était sans doute pas le fruit du hasard, du moins selon Solfège. Depuis toujours, la jeune femme était persuadée que le destin guidait les chemins de chacun. Et aujourd’hui plus que jamais, elle avait la curieuse impression que leur chemin avait été amené à croiser celui du célèbre pilote pour une raison bien précise.
Peut-être leurs routes étaient-elles destinées à se rencontrer ? Peut-être que leur histoire commune ne faisait que commencer.
Resté assis sur son tabouret, les pieds dans le sable, Fox les suivit calmement du regard alors qu'ils s'éloignaient le long de la plage. Un sourire amusé finit par étirer ses babines lorsqu'il secoua doucement la tête.
«Quelle drôle de famille…» Souffla-t-il pour lui-même en les regardant disparaître derrière les premières maisons.
Une fois les Fleurs de glace récupérées, Mario, Luigi, Toad, Yoshi, la Luma, Bowser Junior, Bowser et Solfège se dirigèrent vers le départ de la célèbre attraction touristique. Située au pied du volcan de l’île, l’entrée était décorée de grands palmiers ainsi que d’immenses cerceaux colorés qui jalonnaient la longue piste aquatique s’élevant dans les airs bien au-dessus de leurs têtes. La bouche entrouverte de stupéfaction, tous levèrent les yeux vers cet incroyable cours d’eau suspendu dans les airs. Ce spectacle avait de quoi les laisser sans voix.
De gigantesques anneaux colorés flottaient tout le long de la piste d’eau qui serpentait jusqu’au sommet du volcan, défiant toutes les lois de la physique. Des gerbes d’écume jaillissaient à intervalles réguliers tandis que le courant filait à toute allure à travers le ciel, offrant une vision aussi magnifique qu’insensée. À certains endroits, la lumière du soleil se reflétait à la surface de l'eau, faisant scintiller la piste comme un immense ruban de cristal suspendu dans les airs. Une véritable merveille dont seuls les habitants de l’Île Delfino avaient le secret. Progressant tranquillement jusqu’à un large ponton de bois, ils remarquèrent la présence d’un grand manchot empereur portant un brassard rouge.
Installé à l’ombre d’un parasol, ce dernier trompait l’ennui en chassant distraitement les mouches qui bourdonnaient autour de lui avec une nageoire. À défaut de visiteurs, elles étaient devenues ses seules compagnonnes de journée. Il fallait dire qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire… Depuis que Poulpoboss avait sombré dans la folie, le secteur était devenu presque désert. Mais lorsqu’un mouvement attira son attention dans sa vision périphérique, son petit jeu prit immédiatement fin. D’un bond, le pingouin se redressa pour retrouver son professionnalisme.
Lissant rapidement les plumes blanches de son torse, Coach claqua joyeusement des nageoires avant de se précipiter vers les nouveaux venus d’une démarche étonnamment rapide pour quelqu’un de sa corpulence. Enfin ! Des touristes ! Depuis les incidents au volcan, les visiteurs se faisaient si rares qu’il avait presque oublié le plaisir d’accueillir de nouveaux clients. Sur son passage, il attrapa à la hâte une pile de bouées de sécurité avant de se dandiner aussi vite que ses petites pattes le lui permettaient vers ses futurs clients. Il ne fallait surtout pas les faire attendre ! Avec un peu de malchance, ils pourraient se lasser, rebrousser chemin et le laisser seul avec ses mouches pour le reste de la journée. Une perspective absolument terrifiante pour un guide aussi passionné que lui.
«Bienvenue à la Grande Glissade Tropicale ! L’attraction numéro un de l’Île Delfino ! Sensations garanties ou poisson remboursé ! Approchez, approchez ! Je vais tout vous expliquer…» S’essouffla Coach Pingouin une fois à leur niveau. Son enthousiasme était tel qu'il avait presque oublié de respirer pendant toute sa tirade. Levant une nageoire pour reprendre son souffle, il prit une profonde inspiration avant de relever la tête vers les touristes puis de leur passer à toute vitesse les bouées de sécurité autour du torse.
«Vous verrez, c’est très simple ! Ça s’appelle du surf sur raie. Vous montez en solo ou en duo à dos de raies, et le but du jeu est d’atteindre l’arrivée le plus rapidement possible !» Expliqua-t-il d’un ton enjoué en saisissant le chronomètre suspendu autour de son cou. Puis il désigna la piste s’étendant au-dessus d’eux ; «Attention toutefois ! Les virages serrés, les sauts et les cerceaux ne pardonnent pas les erreurs. Alors accrochez-vous bien à votre partenaire et gardez toujours les nageoires… euh, les mains à l’intérieur du véhicule ! Et les enfants ne peuvent pas monter seul !»
«Non, non non et non ! C’est pas juste ! Je suis assez grand pour conduire tout seul. J’ai pas besoin d’un co-pilote.» Rechigna Bowser Jr. qui croisa les bras sur son plastron avec une petite moue boudeuse, frappant son pied au sol d’impatience. Il n’était pas du tout ravi de devoir partager la gloire. Car il était certain de gagner !
«C’est pas dangereux au moins ?» S’inquiéta Luigi tout en lançant un regard anxieux au pingouin.
«Absolument pas ! Il faut juste bien s’accrocher et ne pas regarder en bas ! Hahaha !» Assura Coach Pingouin avec un sourire confiant. Il accompagna sa réponse d’un geste désinvolte des nageoires et d’un petit claquement de bec, comme si plonger à travers les nuages à dos de raie était la chose la plus naturelle du monde.
«C’est pas une course pour les trouillards ! Nous, on va gagner les yeux fermés ! Cette piste ridicule ne me fait pas peur ! On va pulvériser le record !» Se vanta Bowser en gonflant fièrement le torse, déjà prêt à en découdre avec cette course de raies. Il semblait avoir complètement oublié la raison de leur venue... Son esprit de compétition avait repris le dessus, surtout à l’idée de pouvoir ridiculiser Mario. Une attitude qui arracha un soupir résigné à Solfège.
«On va avoir une coupe, hein papa ? Dis-moi qu’il y a une coupe !» Demanda Junior en sautillant sur place, plus intéressé par la récompense que par le reste de la mission. À l'entendre, la victoire n'avait de valeur que si elle s'accompagnait d'un beau trophée à exhiber.
«Il y a plutôt intérêt qu’il y en ait une ! Et elle ira directement dans ma salle des trophées !» Ricana Bowser, les poings sur les hanches. L'idée de repartir les mains vides ne lui avait même pas traversé l'esprit une seule seconde.
«On va bien s’amuser !» Se réjouit Luigi, complètement rassuré à l’idée que cette attraction ne représentait apparemment aucun danger. Il se hâta de vérifier sa propre bouée avant de contrôler celles de Bowser Junior et de la Luma, s’assurant consciencieusement que les sangles étaient correctement attachées. Même détendu, Luigi ne pouvait s'empêcher de vérifier deux fois que tout le monde était parfaitement équipé avant le départ.
«On parlera de trophée plus tard. Concentrons-nous sur cette course, ne perdons pas notre objectif de vue, d’accord ? On est là en mission.» Rappela Mario après avoir resserré son gilet de sauvetage à l’aide des lacets situés sur les côtés. L’eau ne le dérangeait pas vraiment. En revanche, la hauteur vertigineuse de cette attraction lui donnait nettement moins envie. Contrairement à son frère, Mario n’avait jamais été particulièrement à l’aise avec les attractions aussi extravagantes. Ironiquement, c’était Luigi, pourtant le plus peureux des deux, qui adorait ce genre de sensations fortes. Mario n’avait jamais compris comment quelqu’un pouvait trembler devant une araignée et, dans le même temps, vouloir dévaler une piste aquatique suspendue dans les airs.
Lui préférait largement garder les pieds sur terre… ou, à défaut, sur une plateforme solide.
«Yay !» S’enthousiasma Bowser Jr. qui sautilla sur ses petits pieds avant de courir sur le ponton sans attendre les consignes des adultes. De toute façon, les règles, ce n’était clairement pas son truc.
«Junior ! Attends-nous !» L’appela Bowser depuis l’épaule de sa femme, mais la petite tortue était déjà au bord de l’eau, les yeux brillants d’excitation devant les grandes raies qui nageaient paisiblement à la surface.
«Euh, les gars ? Je pense que je vais vous attendre ici… J’ai vraiment adoré cette glace, je n’ai pas envie de la rendre.» Fit Toad avec un sourire crispé tandis qu’il jouait nerveusement avec ses doigts. Sa bouée était presque aussi grande que lui, ce qui ne contribuait pas vraiment à le rassurer. Puis l’idée de dévaler une piste aquatique suspendue dans les airs ne lui inspirait absolument rien de bon…
«Tu es sûr ?» S'inquiéta Mario en se penchant vers lui.
Quand ce dernier hocha doucement la tête, le plombier lui tapota le sommet du crâne, lui promettant qu’ils reviendraient le plus vite possible. Une fois certain que Toad ne regretterait pas son choix, Mario emboîta le pas à Coach Pingouin jusqu’à l’extrémité du ponton. Là, ils découvrirent un vaste bassin circulaire aux rebords de pierre blanche, semblable à une immense piscine creusée à même la falaise. Une petite échelle métallique permettait aux visiteurs de rejoindre l’eau limpide, alors qu’au-delà du bassin, le puissant courant de la piste aquatique s’élevait dans les airs avant de disparaître à travers les gigantesques anneaux colorés suspendus dans le ciel.
Le grondement continu de l'eau résonnait contre les parois rocheuses du volcan, renforçant l'impression de puissance qui se dégageait de l'attraction. Sous leurs yeux, de grandes raies violettes effectuaient d’élégants bonds hors de l’eau, retombant dans un joyeux concert d’éclaboussures qui aspergea légèrement les touristes. Cela provoqua aussitôt les rires de Junior, de la Luma et de Yoshi. Amusé, le dinosaure vert s’accroupit au bord du bassin et plongea ses doigts dans l’eau afin d’arroser les créatures en retour. Rapidement, la petite étoile jaune vint se joindre à lui, éclatant de rire chaque fois qu’une raie leur renvoyait une nouvelle gerbe d’eau.
«Montez sur votre raie, les enfants doivent être accompagnés !» Indiqua le grand pingouin en aidant Solfège à s’installer sur le dos de sa monture.
Essayant de garder l’équilibre, la jeune femme leva instinctivement les bras et se pencha d’un côté, puis de l’autre, avant de finalement trouver une position plus stable. La raie ondulait doucement sous elle, l'obligeant à ajuster sans cesse sa posture pour ne pas glisser. Dans son minuscule gilet de sauvetage, Bowser s’agrippa aux cheveux rouges de l’humaine pour éviter de tomber la tête la première dans l’eau. Lui qui détestait avoir les cheveux mouillés… Il avait déjà suffisamment râlé lorsque les raies s’étaient amusées à les éclabousser avec leur petit jeu stupide. Renfrogné, le roi des Koopas ordonna à son fils de venir avec eux.
Mais Bowser Jr. protesta rapidement, bien décidé à avoir sa propre raie pour cette course. Face à cet entêtement propre à la famille royale, Bowser poussa un petit grognement contrarié. Junior pouvait bien réclamer son indépendance et prétendre qu’il était assez grand pour se débrouiller seul, cela ne changeait rien au fait qu’il restait son trésor le plus précieux ! Hors de question de le laisser foncer tête baissée dans une attraction aussi dangereuse sans qu’il puisse garder un œil sur lui. Et puis, une compétition pareille avait toujours plus de goût lorsqu’on la remportait ensemble, non ? Ce n’était pas comme si Junior avait toujours été très prudent…
À croire que son fils avait hérité de tous ses défauts… ou de toutes ses qualités, selon le point de vue. Même si Bowser cédait presque toujours à ses caprices, cela ne voulait pas dire qu’il était prêt à accepter n’importe quoi. Son fils avait parfois tendance à se comporter comme un petit prince pourri gâté, convaincu que tout lui était dû. Une mauvaise habitude que Bowser avait lui-même contribué à entretenir au fil des années. Pourtant, en voyant l’air suppliant de Junior, ses joues gonflées, ses petits poings serrés contre son plastron et ses grands yeux brillants d’excitation, Bowser sentit déjà sa détermination vaciller.
Ah… Pourquoi fallait-il que son fils sache toujours exactement quelle tête faire pour le faire craquer ? Il n’avait même pas encore ouvert la bouche que le minuscule Koopa sentait déjà sa résolution partir en fumée. Finalement, après plusieurs minutes de négociations, Bowser Junior remarqua l’inquiétude dans les yeux de sa mama. Malgré son envie d’avoir sa propre raie, il poussa un petit soupir théâtral avant d’accepter de monter devant elle, à contrecœur. La Luma prit ensuite place sur son épaule libre, et Solfège ne put retenir un sourire soulagé. Au moins, elle pourrait garder son petit Koopa à portée de bras.
«Vous êtes prêts pour le top départ ?» Chantonna le manchot empereur depuis le bord du ponton une fois que tout le monde eut pris place, le chronomètre en main et une nageoire levée. Toutes les raies frémissaient d'impatience, comme si elles n'attendaient qu'un seul signal pour s'élancer dans le courant.
«ATTENDEZ !» Hurla soudainement Toad en courant aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient pour rattraper le groupe.
«Toad ?» S'étonna Mario en se retournant sur sa raie vers le bonhomme champignon.
«Je monte avec vous ! On est une équipe. Et si quelqu’un doit hurler pendant toute la montée, autant que ce soit moi !» Déclara Toad avec conviction en serrant le poing contre sa poitrine. Sa voix tremblait légèrement, mais sa détermination avait finalement pris le dessus sur sa peur.
«On est la dream team !» S’exclama joyeusement Luigi depuis la raie voisine, installé derrière Yoshi.
«Voilà qui me fait plaisir à entendre !» Se réjouit Mario avec un sourire tandis que Toad montait derrière lui pour le serrer autour de la taille, déjà mort de peur.
«Héhé… Une dream team avec le grand Bowser dedans, ça ne peut être qu’une équipe gagnante ! Et gare à celui qui ralentit ma raie ! Je le noie !» Se pavana le Koopa miniature depuis l’épaule de Solfège, le poing dressé vers Mario et Luigi dans une menace aussi ridicule que sérieuse.
«TOP !» Annonça le pingouin dans leur dos en abaissant sa nageoire.
Les raies s’élancèrent toutes en même temps sur les premiers mètres du parcours, qui commençait en douceur. De solides rambardes de sécurité bordaient encore les côtés de la piste, permettant aux touristes de prendre confiance tout en admirant les eaux cristallines de l’île en contrebas. Peu à peu, le courant les entraîna dans une longue montée qui s'élevait toujours plus haut au-dessus du paysage. À mesure qu'ils prenaient de l'altitude, la vue devenait de plus en plus spectaculaire. Tout semblait étonnamment calme… Jusqu’à ce qu’ils franchissent le premier anneau bleu. Et là… Leurs yeux s’écarquillèrent d’horreur.
La montée s'interrompait brusquement. Juste devant eux s'ouvrait une pente vertigineuse qui plongeait presque à la verticale à travers les nuages. Les rambardes avaient disparu, laissant place à un simple torrent suspendu dans les airs. Pendant une seconde, leur sang ne fit qu’un tour alors que le vent fouettait déjà leurs visages. Même les raies semblaient accélérer, impatientes de dévaler cette descente infernale. Le rugissement du courant couvrait toutes les autres sonorités, ne laissant plus que le sifflement du vent et le fracas de l’eau. Il n’était plus question de faire demi-tour.
«Oh là… J’ai pas signé pour ça moi !» Grinça Bowser avec nervosité, les yeux rivés sur le parcours qui partait carrément en boucle à travers les nuages. Agrippé aux cheveux de Solfège comme à une corde de survie, le roi Koopa miniature sentit un frisson désagréable parcourir ses écailles. Il regrettait presque de s'être montré aussi sûr de lui…
«Accroche-toi, mama !» Cria Junior en passant la tête par-dessus son épaule pour regarder Solfège, devenue pâle comme un linge.
«Ouiiii !» Gloussa la petite étoile en levant les bras, toute excitée à l’idée de dévaler la pente.
«Mama mia… Mais dites-moi que je rêve !» Grimaça Mario d’appréhension alors que sa raie prenait de plus en plus de vitesse derrière celle de Yoshi. Contrairement à lui, Luigi, installé derrière le dinosaure vert, affichait un sourire jusqu’aux oreilles. Dans quoi s’était-il encore embarqué ?!
Et, avant même que quiconque n’ait le temps d’ajouter quoi que ce soit, les raies plongèrent d’un seul coup dans la pente vertigineuse.
À suivre…
Encore un chapitre qui a été très fun à écrire ! J’adore cette équipe, il y a tellement de possibilités scénaristiques avec eux ! Ils sont tellement drôles et, avouons-le, ils ont une excellente dynamique.
VP