L'amour n'est pas un long fleuve tranquille par

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Univers Parallèle / Aventure / Romance

4 Une rumeur qui va bon train

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Chapitre IV : Une rumeur qui va bon train.


           Le soleil se leva sur le manoir des vengeurs, et les rayons du soleil perçait à travers les volets entre-ouverts de ma chambre. J'adorais me réveiller avec le soleil, mais ce matin-là, plus particulièrement, j'ai adoré me réveiller avec l'ingénieur encore blottit entre mes bras. Il semblait dormir paisiblement, et l'expression sur son visage était douce et sereine. Je restai une bonne heure, sans bouger, à le regarder dormir. Profitant juste de ce moment qui, je le savais, ne durerait pas autant que je le voudrais. Par moment, Tony grimaçait dans son sommeil, et je pouvais sentir tout son corps se raidir sans raison. Sans doute, était-il en train de rêver. Dans ces moments-là, je resserrais mon étreinte autours de lui, ce qui semblait le calmer, puisqu'il se contentait de lâcher un soupire, avant de plonger dans un sommeil qui semblait plus profond.

           Lorsqu'une fine couche de lumière berçait la chambre, je me redressais un peu, tout en prenant soin de ne pas réveiller mon partenaire. Je récupérais mon carnet à dessin que j'avais laissé dans mon chevet. J'entrepris de dessiner Stark qui dormait blottit contre moi, je n'avais aucune envie d'oublier ce moment, et le meilleur moyen de le graver dans le temps, était à mes yeux, de le crayonner. Une bonne heure s'écoula, alors que la chambre était de plus en plus baignée dans la belle lumière du soleil matinal. Il devait être presque huit heures du matin quand ce fut au tour de l'ingénieur de se réveiller. Il ouvrit péniblement les yeux, et poussa un petit grognement en direction des rideaux légèrement entre-ouvert. D'une voix ensommeillée, il me dit :

–     Pourquoi les volets sont ouverts ? Et clôtura sa phrase sur un long bâillement.

–     Bonjour, dis-je avec un petit sourire, ils sont entre-ouverts parce que j'aime me réveiller avec le soleil.

–     Ah, fit-il en se cachant sous la couverture, quelles habitudes de papy !

–     Faut pas vous en étonner, vous sortez tout de même avec un vieux de cent ans aussi, le raillais-je.

           Il sorti la tête de sa couverture, et me lança un regard perplexe.

–     Pas la peine de me vouvoyez, Cap'. Ça me ferait bizarre de sortir avec quelqu'un qui me vouvoie.

–     Ah pardon ! Réalisais-je. Mais je crois qu'il me faudra un peu de temps avant de m'habituer, dis-je sur ton d'excuse.

–     Et bien habitues-tu toi rapidement parce que je n’aime pas ça, j'ai l'impression de sortir avec un stalker, conclu-t-il. Sinon, vous faites quoi de si bon matin ? Dit-il en se redressant.

–     Je vous dessine, répondis-je calmement.

–     Oh ! Je suis devenu votre muse ou quoi ?

–     À croire que oui, dis-je en souriant, en même temps, j'ai la chance d'avoir un Stark rien que pour moi.

–     Hum, intéressant, fais-moi voir le résultat.

           Il vient alors se blottir contre moi, mêlant ses jambes aux miennes et passant ses bras autours de mon torse. Il semblait s'intéresser à mon dessin, mais, personnellement, il y avait une chose ce matin qui m'intéressait bien plus que le dessin. Je posais alors mon carnet de croquis sur le côté, et je me retournais vers l'ingénieur afin de lui déposer un petit baiser.

–     Fini les dessins ? Me demanda-t-il en ronronnant de plaisir.

–     Hum oui, je préfère rapporter toute mon attention sur un sujet bien plus passionnant

–     Hum, je sais bien que je suis un sujet qui déchaîne les passions, m'avoua-t-il tout sourire avant de venir plaquer ses lèvres contre les miennes.

           Je glissais mes mains le long de son corps encore nu, et je le rapprochais de moi. Je le fis basculer sur le côté tout en continuant de l'embrasser langoureusement, afin de me retrouver au-dessus de mon amant. Une fois le baiser rompu, Tony me regard avec une expression moqueuse :

–     Tu es déjà prêt à remettre le couvert ? Me dit-il

–     Hum...seulement si mon play-boy est prêt à en faire de même.

           Il riait, et me caressa doucement le visage. Avant d'ajouter avec un sourire moqueur :

–     Tu n'en as pas eu assez hier soir ?

–     Avec vous ? Je pourrais recommencer quand vous voulez, répondis-je

–     Encore, le vouvoiement ? Dit-il en relevant un sourcil l'air faussement surpris. Je crois que je vais devoir sévir si tu ne m'écoutes pas. Hum...je vais devoir te priver de sexe au réveil, je ne vois que ça, dit-il en ricanant.

–     Quoi ? T'es sérieux ? Dis-je étonné.

–     Eh bien oui, ça fait déjà deux fois que je te dis de me tutoyer, et puis tu m’as tué hier, j'ai le dos en feu et je ne me vois pas recommencer dès ce matin, me dit-il en glissant pourtant sa main vers mon entre-jambe.

–     Je ne te vouvoierais plus, promis-je.

–     Trop tard, dit-il en riant. Toutefois, je peux peut-être faire quelque chose pour te soulager un peu. Dit-il avec un sourire carnassier tout en caressant mes intimités.

–     Ah oui ? Demandais-je, Et quoi donc ?

           Il me poussa doucement sur le côté tout en prenant place sensuellement au-dessus de moi. Il caressa doucement mon torse, suivant la courbe de mes abdominaux, tout en se mordant la lèvre inférieure comme pour refréner un désir inavoué. Le bas de mon ventre brûlait déjà de désir pour lui, mais le voir ainsi me rendait fou. Lorsqu'il empoigna mon entre-jambe, je lâchais un soupire qui en disait long sur mon envie de lui. Il commença à me masturber doucement avec un petit sourire satisfait sur le visage. Puis, il se pencha, et commença à lécher sensuellement mes parties intimes. Le sentir jouer ainsi avec moi me donnait encore plus envie de m'unir à lui. Alors que je continuais de pousser des petits soupirs de plaisir, l'ingénieur se redressa un peu, et me dit d’une voix peu convaincue :

–     Hum, comment je vais pouvoir faire rentrer quelque chose d'aussi volumineux dans ma bouche ?

–     Débrouille...toi...murmurais-je brûlant d'envie qu'il continue ce qu'il me faisait.

–     Hum, puisque je n'ai pas le choix, me dit-il d'une voix suave. Par contre, tu me préviens avant de venir, me préviens-t-il sur un ton autoritaire, j'aime pas avaler.

           Il se pencha à nouveau, et cette fois je sentis l'humidité de sa bouche envelopper mon intimité. Il commença doucement des vas-et-viens, tout en me triturant avec sa langue. Visiblement, le brun savait parfaitement y faire, et je ne parvenais pas à retenir mes gémissements de plaisir. J’agrippais les draps autours de moi et le plaisir ne faisait que de monter. Au bout d'un moment qui me parut trop court, je sentais que j'allais venir et mes soupires de plaisir se faisaient de plus en plus rapprochés. Sachant que je n’en aurais plus pour très longtemps, mais n'ayant aucune envie que mon amant arrête ce qu'il faisait, je ne le préviens pas que j'allais jouir de façon imminente. Je poussais alors un ultime gémissement tout en me libérant dans la bouche de mon amant qui se força à avaler ma semence de mauvaise grâce. Il se redressa un peu en s’essuyant le coin de la bouche duquel coulait un peu de ma sève. Son regard était noir, alors que moi, je reprenais à peine mes esprits.

–     La prochaine fois, j'arrête en plein milieu pour la peine, me dit-il sur un ton de reproche.

–     Désolé Tony....dis-je entre deux souffles. Je...je n’ai pas trop l'habitude de ce genre de chose....

–     Hum, c'est vrai que toi, tu n'avais rien fais depuis soixante-dix ans, se dit-il à lui-même.

–     Oui....Dis-je tout en sachant pertinemment que j’aurais tout de même pu le prévenir.

–     Mais ne recommence pas, dit-il sur un ton autoritaire, je t’ai dit que je n'aime pas avaler ! Surtout que la tienne est déjà assez impressionnante comme ça ! J'ai pas envie de me prendre un tsunami de sperme chaque fois que je te donne un peu de plaisir.

–     Tony...

           Son humour, et son sans gêne me choquait toujours autant, même si pourtant, depuis le temps que je le connaissais, je devrais quand même m'y habituer. Je le saisi par les bras afin de le rapprocher de moi. Je lui murmurais un « merci » avant de déposer un baiser dans ses cheveux. Toutefois, on ne resta pas ainsi longtemps, puisqu'il se redressa avant de se lever pour partir en direction de la salle de bain :

–     Bon je vais me laver les dents, puisque j'ai un amant sur lequel je ne peux pas compter

–     Je suis désolé Tony, répétais-je.

–     Oui, oui, on va dire que je te pardonne, me dit-il avec un petit sourire aux lèvres, et puis je vais prendre un bon bain après ce que tu m’as fait subir toute la nuit.

           Il s'engouffra alors dans la salle de bain, tandis que je le suivais du regard. Je mis quelques minutes à comprendre qu'il avait laissé la porte de la salle de bain ouverte, sans doute pour que je puisse le rejoindre si je le désirais. Ce petit détail me fit alors réaliser pleinement que je sortais désormais avec le play-boy. Je ne savais pas trop quel genre de relation nous allions avoir. Il m'était très compliqué de me projeter dès aujourd'hui, car j'avais toujours l'impression que tout ceci n'était qu'un jeu, et que cela ne durerait pas. Que tout pouvait se briser en quelques secondes, surtout avec Tony, qui a toujours tout vécu à fond. Que ce soit dans le bien, comme dans le mal, toutes ses réactions sont toujours extrêmes. Toutefois, plutôt que de me prendre la tête, je décidais simplement de le rejoindre pour voir ce qu'il faisait dans la salle de bain. Quand j'entrais, l'eau du bain était en train de couler, tandis que le beau brun était occupé à se brosser les dents. Je le rejoins pour en faire de même. Quand le génie eu terminé, il me regarda lascivement et me demanda :

–     Tu viens prendre le bain avec moi ?

–     Ça ne te dérangerait pas ?

–     Et, en quoi partager mon bain avec un gentil petit boy-scout me dérangerais ? Me dit-il en enserrant ses bras autours de ma taille.

–     Parce que vous préférez les personnes un peu plus débauchées que les boy-scouts, répondis-je.

–     Hum, je préfère surtout les personnes qui me tutoient, me fit-il encore une fois remarquer lâchant par la même occasion l'emprise qu'il avait sur moi avant de me repousser d'un air nonchalant.

–     Ah ! Désolé, dis-je confus. Mais je te l'ai dit, il me faudra du temps avant que cela change. C’est une habitude de te vouvoyer

–     Donc pas de bain pour Toi, dit-il en accentuant volontairement sur le dernier mot.

–     Trop tard, j'ai décidé que je me joindrais à Toi, dis-je en l'imitant.

           Nous nous sommes donc glissés dans le bain tous les deux. Après m'y être installé, Tony me rejoignit et se cala dans le creux de mes jambes. Il me demanda avec une voix mielleuse si je pouvais le masser, ce que j'acceptais volontiers. Je pris des huiles essentielles pour m'en badigeonner les mains avant de masser mon amant dont les épaules étaient particulièrement tendues.

–     Alors Tony, ça ne va pas ? Tu es stressé ?

–     Toujours, dit-il avec un petit sourire.

–     Ton dos est un sac de nœud, tu sais, tu devrais apprendre à te détendre un peu. Je pense que tu devrais passer plus de temps à t'occuper de tes passions, plutôt que de passer tes jours et tes nuits dans ton laboratoire à travailler.

–     Sauf que mon plus grand hobby, c'est de travailler, m'expliqua-t-il.

–     Oui, mais tu en as d'autres qui sont moins stressants, je suppose.

–     Ça dépend, en général, j'ai juste envie de fabriquer des choses, c'est ce qui me détend et m'occupe le plus l'esprit.

–     Tu as besoin d'avoir l'esprit occupé ? Demandais-je tout en continuant mon massage.

–     Comme toujours, c'est la rançon pour être génie. Avoir l'esprit qui ne connaît pas de pause, m'avoua-t-il.

–     Ça ne doit pas être facile, dis-je sans trop comprendre, car personnellement je connaissais des moments de quiétude, notamment, lorsque je dessinais ou que je faisais du sport.

–     Et non, personne n'a dit que d'être un génie était facile ! S'exclama-t-il. Mais, il y a pire, je pourrais être comme Thor et avoir le vide intersidéral en guise de cerveau !

–     Thor est loin d'être idiot, simplement il applique les principes d'un autre monde, dis-je prenant un peu la défense du demi-Dieu.

–     Oui, enfin, les principes de cet autre monde sont un peu démodés, non ? Et puis, pour avoir rencontré aussi Loki, on voit clairement qu'il y en a un des deux plus illuminé que l'autre.

–     Loki est un manipulateur, froid et calculateur, alors oui un peu dire que c'est un illuminé.

–     Oui ! C'est peut-être un cruel psychopathe, déclara-t-il. En attendant, Loki est clairement le plus réfléchit des deux. Faut quand même pas être une lumière pour voir que Loki se joue de lui et son père, non ?

–     Tony, c'est peut-être simple à voir pour toi, mais pour Thor, il s'agit de son petit frère et il l'aime beaucoup. Alors il ne cessera jamais de croire en lui, même s'il le trahit encore et toujours. Il aura toujours espoir qu'un jour, il redevienne le petit frère qu'il adorait.

–     Il l'aime tout court, oui. Dit-il en ricanant.

–     Oh arrête avec ça, c'est deux hommes, dis-je sans réfléchir.

–     Comme nous deux, ça ne nous a pas empêché de nous emboîter toute la nuit, dit-il vulgairement.

–     Tony, dis-je en forçant un peu sur son épaule afin de le punir.

–     Aïe, gémit-il, ce n'était pas mérité !

–     C'est toi qui l'dis ça.

           Je lui déposais un petit baiser sur la joue tout en arrêtant de le masser. Je lui proposais de finir notre bain et de sortir afin de prendre un petit-déjeuner, car, mon estomac commençait à crier famine. Ce que le génie accepta.


           Une fois notre bain terminé, nous nous rendions ensemble dans la cuisine. À cette heure plutôt matinale, la cuisine était quasiment déserte. En effet, il n'y avait que la belle Natasha déjà vêtue dans sa tenue de combat qui s’y trouvait. Elle nous jeta un petit regard qui en disait long sur ce qu'elle s'imaginait, tandis que moi et mon amant, nous commencions à préparer notre repas. Tony fit couler les cafés alors que moi, je sortais des fruits, du lait, et des céréales. Quand le brun se retourna et vit ce que je préparais, il me fit une grimace avant de me dire :

–     C'est quoi ce petit-déjeuner de pauvre que tu es en train de me servir ?

–     Ce que je prépare s'appelle un petit-déjeuner équilibré, mon cher Tony, alors tu vas avaler ça sans rechigner.

–     Je fais encore ce que je veux, si j'ai envie de manger des donuts et des brownies ce matin, j'en ai encore le droit, non ? Répondit-il avec un petit sourire narquois. Et puis j'ai avalé suffisamment de cochonneries ce matin, me fit-il remarquer avec un large sourire.

–     Alors comme ça, vous vous tutoyez maintenant ? Nous coupâmes Natasha avec un sourire narquois.

–     Heu oui, répondis-je

–     Et oui ma belle, répondit Tony, je crois que j'ai réussi à briser la glace avec notre bon petit soldat.

–     En même temps, il est facile de briser la glace quand on fait monter la température toute la nuit.

–     Oh ! Fit Tony l'air exagérément étonné, c'est la mine aussi réjouis de Captain ce matin qui nous a trahit ? Mais Natasha, faut le comprendre, il n'avait rien fait depuis qu'il avait été congelé, ce doit être un véritable soulagement pour lui !

–     Oh ça, je n'en doute pas, fit-elle avec un petit sourire satisfait et amusé.

           Quant à moi, je ne pris même pas la peine de répondre. J'étais réellement gêné de l'avouer ainsi à Natasha. Enfin, ce qui me gênait le plus, c'était ce que disait Tony sur notre nuit torride. Par ailleurs, je n'avais même pas pris la peine de réfléchir à ce que nous allions dire aux autres vengeurs. Visiblement, cela ne dérangeait pas mon partenaire de le dire aux autres, mais je n'avais même pas pris la peine d'en discuter avec lui ce matin. À vrai dire, je n'avais pas songé à leur dire dès le début, mais il est vrai qu'en vivant en communauté, il est difficile de cacher ce genre de choses. Surtout à des personnes comme Natasha ou Clint qui ont un sens aiguisé de l'observation. C'est pourquoi, jouer franc jeu est sans doute la meilleure réaction à adopter pour avoir une relation plus sereine. Puisque si on le cachait à Natasha, elle n'aurait qu'une envie : nous piéger pour nous mettre devant le fait accompli. Mais, j'aurais tout de même aimé que nous prenions notre temps, avant que tout le monde soit au courant. Qu'on puisse vivre une petite idylle avant que tout le monde vienne tout gâcher avec leurs commentaires qui seront sûrement tous plus fins les uns que les autres. Mais bon, avec mon génie de petit ami, je n'avais même pas eu le temps de réaliser quoi que ce soit qu'il avait déjà agi.

           Relativement gêné par cette situation, je pris donc rapidement mon petit-déjeuner avant de m'éclipser pour aller faire du sport. J'embrassais Tony dans les cheveux avant de partir ce qui arracha à Natasha un petit : « comme c'est mignon ». Avant de pouvoir entendre quoi que ce soit d'autre, je m'enfuis dans la salle d'entraînement. Laissant Tony aux mains expertes de Natasha.


           Les heures s'étaient écoulés, et c'est vers dix heures du matin que Sam me rejoignit dans la salle de sport. J'étais occupé à boxer contre des sacs de sables, quand il vient à mes côtés, pour me demander si j'étais prêt pour un petit combat. Je me redressais, essuyant au passage la sueur qui coulait de mon front, avant d'accepter la proposition de mon ami. Pendant que nous nous entraînions, Sam me fit quelques petites remarques du genre : « t'es en forme malgré la nuit que tu as passé ». Au bout d'un quart d'heure, je décidais alors de stopper l'entraînement, afin d'aller boire un peu, et surtout de pouvoir discuter avec mon camarade.

–     Pas trop fatigué ? Demandais-je à Sam

–     Pourquoi je serais fatigué ? J'ai passé une excellente nuit, me fit-il remarquer.

–     Ma nuit fut également excellente, si c'est ce que tu veux savoir.

–     Ah, je suppose que tu as dû bien dormir, dans ce cas, dit-il avec un petit sourire narquois.

–     Eh bien, on ne peut pas dire que j'ai beaucoup dormi, avouais-je sachant pertinemment qu'il savait déjà la vérité.

–     Oh ! Notre cher Iron Man, non plus, n'a visiblement pas beaucoup dormi cette nuit ! Dit-il avec un très large sourire collé sur les lèvres. Donc sérieusement ? Tu es en couple avec lui ? Tu vas pouvoir le supporter avec son horrible caractère ?

–     Eh bien, oui. Nous sommes ensembles, mais qui te l'a dit ? Tony ? Natasha ?

–     Moi ? Non c'est Clint qui me l'a dit. Mais je pense qu'à l'heure actuelle, tout le monde est au courant. Me fit-il remarquer.

–     Bizarre, à partir du moment où Natasha l'a su, j'ai tout de suite compris que tout le monde le serait dans les heures qui allaient suivre.

            Car oui, au manoir des vengeurs, je savais très bien que les rumeurs allaient bon train. Et qu'un secret n'en reste pas un bien longtemps. Surtout lorsque l'un de nos deux agents du SHIELD sont au courant.

–     En même temps, on parle de Natasha, c'est une femme fourbe. Elle s'appelle la veuve noire, mais on aurait plutôt dû l'appeler le serpent.

–     Oui, comme dans le livre d'Adams et Eve, répliquais-je

–     Oui, même si le serpent est aussi la tentation, et que pour toi, la tentation a un visage tout à fait différent, dit-il en riant avant d'ajouter : Steve, je peux te poser une question de la plus HAUTE importance ?

–     Vas-y, dis-je en soupirant.

–     Est-ce que Stark est aussi bon au lit que ce qu'il prétend ? Me demanda-t-il l'air intéressé. Parce que si c'est pas le cas, pitié dit le moi ! Que je puisse le charrier avec ça !

           Son regard se faisait suppliant tandis que je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Sincèrement, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de question.

–     Malheureusement pour toi Sam, je peux te dire qu'Iron Man est à la hauteur de sa réputation.

–     Roh ! Quel dommage ! Enfin, dommage pour moi, dit-il en riant. Mais sérieusement Cap', vous sortez vraiment avec lui ?

–     Oui, c'est sérieux Sam, pourquoi est-ce que ça te choque autant ?

–     Bah....Tony est infernal, même avec votre patience légendaire, je ne suis pas sûr que vous alliez le supporter. Et puis, vous cherchez toujours Barnes, non ? Il va vous laisser faire ? Demanda-t-il

–     Il n'y a aucune raison pour qu'il ne me laisse pas le chercher

–     La Jalousie ? La paranoïa de Stark ? Ça ne te dit rien ? L'amour rend aveugle à ce point-là ?

–     Tony n'est pas du genre à étouffer ses partenaires, il n'était jamais sur le dos de Pepper, tu sais.

–     Ouais, pas faux, fit-il l'air malicieux. Il est plutôt du genre à délaisser ses partenaires, c'est vrai.

–     C'est tout ce que tu voulais savoir ? Demandais-je alors que ma patience commençait à atteindre ses limites.

–     Oh oui ! J’veux pas en savoir plus. Dit-il encore une fois en ricanant.

–     On reprend l'entraînement alors, répliquais-je.

           Nous avons repris l'entraînement ensemble, et c'est vers midi que nous décidions de nous stopper afin d'aller manger. Je me rendis tout de suite jusqu'au laboratoire de mon ingénieur de petit ami, tout en appréhendant un peu l'idée de nous retrouver au repas avec tous les autres vengeurs. Visiblement, ils sont tous au courant, et j'ai peur des railleries qu'on allait avoir pendant le déjeuner. Mais ce que j'appréhendais surtout, c'était les frasques de Tony, qui ne manquerait pas de mettre les pieds dans le plat. C'est pourquoi, avant d'aller manger, j'aurais aimé en parler avec lui. Toutefois, les choses ne se passeront pas comme je l'avais espéré. Lorsque j'entrais dans le laboratoire, j'entendis un bout de discutions entre Tony, et ce qui semblait être le docteur Bruce Banner :

–     Et donc tu as passé la nuit avec lui ? Demanda le brave docteur.

–     Oui, et c'était plutôt torride, si tu vois ce que je veux te dire, rajouta mon amant.

–     Mais, et Pepper ? Demanda-t-il alors que je m'apprêtais à intervenir. Je croyais que tu l'aimais ?

           Ayant envie d'entendre la réponse, je décidais de ne pas intervenir, et je restais dans l’embrasure de la porte. Le mécanicien et le docteur semblaient être au fond du laboratoire et d'où ils se trouvaient, ils n'avaient aucun moyen de me voir. Je priais juste pour que J.A.R.V.I.S ne fasse pas part à son maître de mon intrusion avant qu'il n'ait le temps de répondre. Toutefois, Tony ne répondit pas tout de suite, et je n'avais pas tellement apprécié ce long silence qui pouvait s'interpréter de différentes façons. Il finit tout de même par dire :

–     Si j'ai aimé Pepper, et je l'aimerais toujours, je crois. Quand je te dis que c'est la femme de ma vie, ce n'est pas pour rien...

–     Je comprends, dit le brave docteur. Ce n'est pas facile de faire une croix sur une telle relation.

–     Oui... Elle me manque tous les jours…Heureusement que Steve est là....

–     Tony, j'espère que tu ne le prends pas comme une relation de transition ou un doudou qui te permets de penser à autre chose qu'à Pepper, n'est-ce pas ?

–     Bien sûr que non, je ne suis tout de même pas si cruel, Dit-il avec une voix moqueuse.

–     J'espère pour lui, parce que je te connais bien à force Tony, tu es du genre à noyer tes sentiments dans d'autres projets jusqu'à ce que ces fameux projets te lassent et que tu passes à autre chose.

–     Mes projets ne m'ont jamais lassé ! Répliqua-t-il outré.

–     Oh que si, dès que ça devient trop simple pour toi, cela ne t'intéresse plus.

–     En même temps, quel est l'intérêt de faire quelque chose, si tu sais que c'est gagné d'avance ?

–     Ah oui ? Et quand est-ce que ce sera gagné d'avance avec Steve ? Parce que Pepper a toujours été un enjeu pour toi, elle a toujours été difficile à avoir, puis difficile à garder, mais avec Captain, les choses sont plus simples, plus douces, non ?

–     Oh mais je n’ai rien contre un peu de douceur, dit-il avec son air hautain habituel. Comme s'il prenait tout cela de haut.

–     Eh bien, on verra bien, conclus le brave docteur.

           Quant à moi, j'avais décidé de faire marche arrière. N'ayant pas le courage d'affronter Tony après ce que j'avais entendu, je n'avais pas plus envie d'interrompre leur tête à tête. Je retournais dans ma chambre, afin de prendre une bonne douche, avant d'aller manger. Cela me permettrait ainsi de faire le point sur la conversation que j'avais entendu. Les craintes que j’eusse avant de me lancer dans une relation avec lui pouvaient-elles être fondées ? Après tout, Banner est l'une des personnes qui connaît le plus Tony, car parmi les vengeurs, c'est l'un de ceux qui le côtoie le plus. Je crois même que Tony passe plus de temps à discuter avec Banner, qu'il n'en passe avec moi. Donc si Bruce pense cela, avait-il réellement une chance de se tromper ? Toutefois, il n'est pas impossible qu'il se méprenne sur son compte. Après tout, Tony est quelqu'un qui fonctionne beaucoup au paraître, et il essaye d'avoir toujours le contrôle de la situation. De ce fait, c'est comme s'il mettait un masque qu'il n'enlevait jamais afin de ne pas dévoiler ses sentiments. Sauf qu'à force de tout dissimuler, il est très difficile de savoir le vrai du faux, et ses petites boutades peuvent être interprétées de différentes façons. Mais comment savoir ce qu'il pense vraiment ? J'avais l'impression qu'hier il était sincère, surtout quand il m'a dit qu'il m'aimait. Cependant, lorsqu'il parle de Pepper, il a toujours une émotion qui semble l'étreindre. Et il semble très clairement avoir encore des sentiments forts pour elle. Mais si tel est le cas, que ressent-il pour moi ? Est-ce de l'amour ? Ou un pansement comme le sous-entendait Banner ? Ne suis-je qu'une passade en attendant d'aller mieux ? Et que ce passerait-il si Pepper décidait de le reprendre ? S'il devait faire un choix entre elle et moi ? Rien que de penser à cela, mon cœur ce serra car, à mes yeux, la réponse ne faisait aucun doute. Toutes ces idées se bousculaient dans ma tête alors que je sortais de ma douche. Une fois propre, je décidais de me rendre directement à la cuisine, en esquivant le laboratoire de mon amant. Je préférais réfléchir un peu, avant de me retrouver seul avec lui.


           Quand j'entrais dans la cuisine, une grande partie des vengeurs étaient déjà réunis autour du plat que préparait Wanda. Seuls étaient manquant Banner et Tony qui devaient toujours être enfermés à discuter dans le laboratoire. Par ailleurs, Natasha aussi n'était pas présente, sans doute devait-elle être en mission pour SHILED. Je m'installais sous les regards amusés de la part des vengeurs, et un petit silence s'installa à mon arrivé. Gêné, je demandais à Wanda :

–     Qu'est-ce que tu nous cuisine ?

–     Je cuisine des Pirojoki, ce sont des petits pains fourrés à la viande, au fromage avec quelques légumes, m’expliqua-t-elle. C'est un plat typique de mon pays.

–     J'ai hâte de goûter cela, s’enthousiasma Vision.

–     J'ai une question, Fit Thor qui semblait sortir de sa transe.

–     Oui, Demandais-je sachant pertinemment que cette question serait pour moi.

–     Est-ce vrai ce que m'a dit Sam toute à l'heure, demanda le Demi-Dieu, est-ce que toi et Stark vous êtes en couple ?

–     Oui c'est vrai.

           À ces mots, les vengeurs avaient quasiment tous étouffés un ricanement. Et je savais que leurs moqueries ne faisait que commencer.

–     Mais comment tu peux sortir avec lui ? Demanda Wanda le plus sérieusement du monde.

–     Et bien...

–     Comment avez-vous su que vous étiez amoureux ? Comment savoir ce qu'est l'amour ? Demanda Vision l'air intéressé.

–     Est-ce normal sur Midgard de sortir ensemble quand on est des hommes ? Votre famille n'aurait pas honte de vous ? Est-ce une coutume habituelle ici ? S'enquit le Dieu de la foudre.

–     Vous avez couché ensemble ? Demanda Clint plus pragmatique.

           Alors que je ne savais pas à quelle question répondre, c'est à ce moment-là, que Tony décida de faire son apparition. Avec un large sourire sur les lèvres, il s'adressa alors aux vengeurs surpris de le voir débarquer dans la cuisine en compagnie du scientifique.

–     Hey tout le monde ! Faut vous calmez avec vos questions ! Vous ne voyez pas que vous avez totalement perdu notre Captain ? Faut pas le brusquer à ce point, il n'arrive pas à suivre plus d'une conversation à la fois, alors allez-y mollo, ok ?

           Je soupirais en entendant l’intervention de mon amant. Devait-il forcément me faire passer pour un idiot aux yeux des autres ? En tous les cas, même si on est en couple, il y a des choses qui ne changeront probablement jamais. Cependant, je restais tout de même bluffé par l'aisance avec laquelle il avait repris le dessus sur la conversation, tandis que moi, je la subissais il y a quelques secondes. Tony vient jusqu'à moi, et posa une main sur mon épaule, après m'avoir jeté un petit regard complice, il se retourna vers les autres vengeurs qui allaient sûrement en prendre pour leur grade :

–     Pour vous répondre, Wanda, oui je pense que Captain est sérieux. Après tout, on ne le voit quasiment jamais blaguer, et encore moins avec ce genre de chose. Quant à toi Vision, tu sais pertinemment ce qu'est l'amour, vue que tu l'éprouve pour la charmante petite Wanda Maximoff. Dit-il en faisant un clin d’œil au pauvre Vision qui semblait soudainement mal à l'aise. Thor...mon pauvre Thor, si tu aimes Loki et que tu as envie de te le faire, fait ce qui te plaît, dit-il en étouffant un rire, après tout, même sur terre les relations homosexuelles ne sont pas toujours bien vues surtout entre frères, mais on ne passe pas sa vie en passant aux autres. Ce serait trop chiant. Et enfin, pour te répondre Clint, tu n'as pas remarqué le teint radieux de Captain ? Dit-il clôturant ainsi sa tirade et en posant ses mains sur mes épaules.

–     Intéressant, dit Clint, alors comme ça Captain vous avez enfin pu vous soulager ?

–     Je...n'aime pas Wanda, Bafouilla Vision l'air très gêné.

–     Comment ? S’insurgea Thor.

–     Je ne vois même pas pourquoi on prend la peine de discuter avec vous Stark, fit Wanda l'air en colère.

–     Heu je...bafouillais-je à mon tour devant la question gênante de l'archer.

–     Quoi comment ? Dit Stark en se tournant vers le Dieu en colère.

–     Je ne suis pas amoureux de Loki ! Je ne vois pas pourquoi tu parles de lui !

–     Parce que dans ta petite vie Thor, tout tourne autour de ton cher petit frère chéri.

–     N'importe quoi ! S'emporta l'Asgardien en tapant du poing sur la table.

–     Tony, dis-je en passant mon bras autours de sa taille afin de le faire s'asseoir sur moi. Laisse Thor tranquille.

–     Oui, laisse-moi tranquille, répliqua le Demi-Dieu en faisant une moue boudeuse.

–     Oh ! Banner, vous entendez ça ? Dit Tony se tournant vers le scientifique l'air outré. On ne peut même plus dire la vérité dans cette maison !

–     Le repas va être prêt, dit la jeune femme en sortant le plat du four tout en lançant un regard mauvais à mon ingénieur.

           Encore une fois, j'étais bluffé par la facilité avec laquelle Tony avait détourné la conversation de notre couple pour la reporter sur Wanda et Vision ou sur la fameuse idylle entre Thor et Loki. Une relation qui d'ailleurs n'existait que dans la tête de l'ingénieur. Cependant, malgré la mine boudeuse qu'avait revêtu l'Asgardien, l'ambiance autour de la table était plutôt bonne. Nous goûtions tous les petits plats de Wanda et la discutions tournait surtout sur le plat qu’elle nous avait cuisiné. Tony s'était installé à mes côtés, et vers la fin du repas, il posa sa main sur ma cuisse avant de me jeter un petit regard lubrique. J'étais particulièrement gêné, surtout que je savais que nous étions observés par tous les autres. Je détestais me donner en spectacle, et encore moins exposer ma vie intime à la vue de tous. Je repoussais donc la main de Stark qui semblait contrarié par ce geste. Même s'il ne me dit rien, j'ai pu le voir à ses faits et gestes qu'il était vexé. Une fois le repas terminé, j'aidais Wanda et Vision à débarrasser la table et à faire la vaisselle, tandis que, tout le monde était reparti à ses occupations. Avant de partir, Tony m’avait demandé si je pouvais lui apporter un café une fois que j'aurais terminé ce que je faisais. J'acceptais un peu à contrecœur, car je n'avais pas envie de me retrouver seul avec Tony. Entre la discutions que j'avais entendu toute à l'heure, et le fait que je l'ai repoussé, je savais qu'il y avait de fortes chances pour que cela provoque une dispute. Or, nous venions juste de nous mettre ensemble, et il ne me semblait pas judicieux de se prendre la tête. Et surtout, je ne devais pas douter de Tony, car le connaissant, il pourrait se braquer et me quitter sans que j’aie le temps de faire quoique ce soit. Et puis, il n'avait pas tellement le moral en ce moment, et s'il commençait à aller mieux, je n'allais quand même pas tout gâcher pour quelques soupçons, si ? Je décidais de mettre mes doutes de côté, et je préparais le café pour mon amant, avant de le rejoindre dans son laboratoire.


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