Au nom de la rose
Prologue
PDV Aro Volturi
La fête est un franc succès, les gens s'amusent, boivent, s'exclaffent bruyamment. L'hydromel coule à flot. Les invités portent des tenues soignées, la plupart des femmes portent un masque qu'elles retirent seulement aux privilégiés. Tous sont des personnalités réputées en Italie et même en Grèce pour certains : sénateurs, patriciens, politiciens... Ils apprécient les fêtes que nous, Volturi, organisont et qui sont réputées pour être les plus amusantes. Ici, chaque homme et femme peut s'adonner à des plaisirs qu'ils n'oseraient avouer en société. C'est une soirée magnifique, la salle est bondée de monde, tout le monde semble s'être entouré d'un halo de bonheur qui prendra s'en doute fin lorsque le soleil se lèvera.
J'observe mon frère, Caïus qui batifole joyeusement avec un groupe de jeunes humaines charmées par ce personnage si particulier. A une dizaine de mètre de ce harem, Athenodora, l'épouse de Caïus, contemple son mari avec placidité, ces yeux sont remplis de haine. Marcus quant à lui, demeurt immobile et silencieux à côté de Jane qui semble gênée par quelque chose. Je soupire, ce soir, je n'ai pas goût aux festivités. Je me tiens le plus à l'écart des autres, souhaitant éviter toute conversation. Interrompant mes pensées, un groupe d'immortelle s'approchent de moi, leurs rires hauts perchés leurs donnent un air terriblement stupide. L'une d'elle quitte le groupe d'amies et me rejoint, ces iris rouges me scrutent d'une façon étrange.
-Et si... et si on montai à l'étage et que je vous montrai tout l'étendu de mes...talents cachés.
Je décline poliment son invitation, elle me fait une moue dubitative et repart vers son groupe. Je les vois s'éloigner, elles disparaissent dans la foule. Mes yeux se tournent vers l'entrèe, quelqu'un ouvre la porte, des heures après le début de la fête. Et puis c'est alors que je l'ai vu, une beauté irréelle pénètre dans la salle. Elle est vêtue d'une robe bleue nuit cintrée à la taille et d'un masque assorti qui cache la quasi totalité de son visage. Sa peau est légerement basanée bien que ces cheveux soit d'un noir profond. Elle semble chercher quelqu'un, je n'ai jamais vu cette femme auparavant et personne n'a l'air de la reconnaître. Je la fixe, attendant de voir qui elle rejoindrai, puis son oeil bleu croise le miens. Mes yeux restent fixés quelques secondes sur les siens, je ne comprend pas se qui m'arrive, c'est comme si mon corps refuse de m'obéir. Elle se rapproche de moi tandis que je demeure immobile. La musique change et alors qu'elle se rapproche, je lui tend une main qu'elle attrappe aussitôt. Je la rapproche de moi, son corps dégage une châleur très étrange. Son visage est doux et je constate lorsqu'elle lève la tête que son deuxième oeil est vert. La partie cachée de son visage m'intrigue énormement. J'essaye alors de lire dans ses pensées mais c'est le flou total, il n'y a que l'obscurité. Notre danse ne dure que quelques minutes durant lesquelles elle observe les autres invités avec curiosité. Sur la balustrade, Sera me fait part d'un regard noir. Ma mystérieuse partenaire lève les yeux vers ma fiancé qui nous épie.
-Votre femme ?
-D'ici quelques jours oui.
-J'ai besoin de prendre l'air...me dit-elle de sa voix suave, l'air est infect ici.
Je souris à cette remarque si sarcastique et nous sortons tout les deux sur l'un des balcons. Elle prend une grande bouffée d'air frais et s'appuie contre la rembarde.
-C'est magnifique n'est-ce pas, ce balcon offre la plus belle vue sur Volterra.
Ces yeux croisent encore une fois les miens et sur ces lèvres se dessinent un léger sourire.
-Et si vous retiriez ce masque ? Je donnerai ma main à couper que vous êtes bien mieux sans.
-C'est de coutûme chez vous pas vrai ? Une femme vous offre une danse et déjà vous pensez l'avoir pour aquis.
J'éclate d'un rire incontrolé et fort.
-Je dois prendre ça pour un oui ?
Elle aquiesce en souriant. Je retire alors doucement le masque dentelés et le pose sur la rembarde. Son visage est harmonieux mais parsemé de cicatrices qui s'étendent du coin de sa bouche jusqu'à son sourcil. Je passe délicatement ma main sur cette partie de son visage en caressant du bout des doigts tout ces reliefs.
-Maintenant vous me trouvez hideuse pas vrai ?-Vous êtes magnifique. -Et vous, un beau parleur. Du plus loin que je me souvienne, mes cicatrices ont toujours effrayés. -Je ne suis pas effrayé mais plutôt fasciné. Comment ça vous est arrivé ?-Vous voyez, vous me pensez déjà aquise au point de me demander quelque chose que n'importe qui jugerait impoli.-Je ne suis pas n'importe qui. -Présomptueux en plus de ça.-Je ne vous ai jamais vu ici, c'est vôtre première réception chez nous ?-Et sûrement la dernière.-C'est navrant...-Je n'aime pas ce genre de soirée...Tous n'est qu'artifice et puérilité.-Alors pourquoi être venu ici ?-Je cherche quelqu'un, quelqu'un que je n'est pas vu depuis très longtemps.-Et vous l'avez trouvé ?-Peut être pas, sinon pourquoi est-ce que je resterai ici à vos côtés ? -Peut-être appréciez-vous seulement être en ma compagnie.
Elle montre du doigt ma fiancé et dit:
-Elle ne cesse de nous observer depuis tout à l'heure.-Jalouse ? -Je devrais ?-Non, plus les jours passent et plus je la trouve dénuée d'intêret... Elle n'est que vice et tromperie.-Le vice ne fait-il pas partit intégrante de la famille Volturi ?
Cette remarque eut le mérite de me faire exploser de rire. Elle, regarde d'un air rêveur le ciel. Je m'apprête à passer ma main autour d'elle quand elle se retourne en direction de la salle et balance:
-Je crois qu'il est temps que je parte.
Un groupe de vampires recherche quelqu'un, il s'agit d'un clan ami de longue date avec nous.
-Navrée mais je vais devoir écourter la soirée.
Elle escalade la rembarde et s'apprète à sauter. Je la retiens par le bras.
-Faites-moi une promesse.-J'ai horreur des promesses, vous savez. -Promettez-moi que ce n'est qu'un aurevoir.
Elle ne répond pas et s'élance dans le vide. J'halète et me rapproche du bord, cette humaine vient de descendre 15 mètres et repart sans aucunes séquelles... Sa silhouette finit par disparaître dans l'ombre.
Quelqu'un pose sa main sur mon épaule, je me retourne et constate que c'est Athenodora.
-Ils te demandent, Aro.
Je m'approche du groupe de vampire qui me salue avec grâce. Leurs clan n'est composé que de quelques membres qui ont à leurs charges une multitude de gardes. Leur meneuse s'appelle Lucretia et elle est bien plus agée que moi. Elle semble particulièrement irritée.
-Pardonne-moi Aro de débarquer à l'une de vos fête de cette façon mais...L'un de mes hommes à apperçu une personne dont je convoite la mort depuis bien des années. Elle est entrée ici à ce que j'ai entendu.
Alors c'était une fugitive...Je repense aux paroles de Lucretia et me dis que je devais protéger la vie de cette femme, bien que je ne sâche rien d'elle.
-Je n'ai vu aucun imposteur ici.
Sera s'ajouta à la conversation et se cola à moi.
-Et cette femme avec qui tu discutais ? Tu sais ,la blonde, je ne l'avais jamais vu ici auparavant. Ce qui est très étonnant vu que tous nos invités sont là sur invitation.-La femme avec qui je parlais ? Elle s'est...eclipsée.
Le fils de Lucretia, Marius, regarde en direction du balcon et dit:
-C'est trop tard, on ne pourra pas la rattrapper ce soir.-Pourquoi est-ce que vous la cherchez ? demande alors Marcus qui c'est enfin décidé à participer à quelque chose.
Le visage de Lucretia s'assombrit alors.
-C'est par sa main que mon mari à périt, il y a de ça très longtemps. Elle lui a donné une mort longue et douloureuse...La pire de toute les éxécutions. Il avait confiance en elle et elle l'a trahit. Le pauvre homme ne méritait pas telles tortures. -Elle n'a pas l'allure d'une tueuse en tout cas.-Elle cache bien son jeu pas vrai ? Il faut se méfier de cette sauvage...-Une sauvage, dis-je en souriant.-Elle est issu d'une tribu de... Je ne sais pas ce qu'ils sont au juste mais ils ont tous été décimés alors qu'elle n'était qu'une petite fille.-Des loups ? me demanda Caïus d'un air interrogateur.-Sans doute oui. -Dans ce cas là, bon débaras, rétorqua-t-il.
Lucretia ignora nos remarques et continua son récit:
- Cela fait des années que je la recherche, mais je sais enfin ou elle et ces petits copains trouvent refuge.-Des années ? Elle ne semblait pas avoir plus de vingt ans pourtant.-Une hybride, encore une fois elle dupe avec son apparence humaine. Mais elle est aussi immortelle que vous et moi. A moitié humaine, à moitié... autre chose.-Si vous êtes venues ici c'est que vous attendez quelque chose de nous pas vrai ? demanda Marcus d'un ton neutre et lent.-En effet. Je pense que compte tenu des circonstance, ces gens pourrais devenir un danger pour nôtre espèce. Ils sont forts et il ne faut pas les sous estimer.-Vous voulez qu'on anéantisse leurs tribus ? Caïus semble ravi à cette idée.-Je pense que c'est la meilleur chose à faire.
Une sensation de gène m'envahit. Je ne comprend pas ce qui m'arrive... Je ne comprend pas l'attraction que j'ai pour cette femme que je connais seulement depuis quelques heures. De violentes contractions m'envahissent lorsque je l'imagine inconsciente,baignant dans son sang, tuée par les mains de mon frère qui prendra sans aucun doutes une joie incommensurable à lui ôter la vie. Il faut que je la protège... Je ne sais pas pourquoi mais je dois tout faire pour éviter sa mort. Cette feme me fascine, j'aimerai la connaître, passer encore des heures avec elle... Qu'est- ce qui m'arrive...
-Son nom. Quel-est t'il ?-Sulpicia.Sulpicia...