Au nom de la rose
Chapitre 1
PDV Aro Volturi
3 jours s'étaient écoulés depuis la fameuse soirée venue boulversée ma vie entière. Depuis ma conversation avec Lucretia, j'ai compté les heures me séparant de Sulpicia. Allongé dans mon lit, je pense, l'angoisse m'empêche de faire quoi que ce soit. Sera entre dans la chambre et s'assoit sur le lit. Elle veut sans doute me dire quelque chose, mais elle hésite.
-Un problème ?
-Aucun.
-Vous mentez très mal, vous savez.
Elle s'allonge sur moi et plaque ces mains sur mon torse, évitant que je ne bouge. Elle rapproche sa bouche de la mienne et me dis:
-Tu es préoccupé, quelque chose te dérange.
-Quest-ce qui vous fait dire ça ?
-Tu es distant. Tes baisers...Ils sont différents, ils ne s'adrèssent pas à moi, tu es ailleurs.
Jane entre dans la chambre.
-Oh euh...Désolée de vous déranger maître, c'est Lucretia, elle est prête à partir.
-Tu pourrais frapper Jane, se permettre d'entrer comme sa dans la chambre de tes maîtres c'est...
-Sera...
Irritée, elle disparaît dans l'obscurité du couloir.
Le voyage dure quelques heures, la forêt dans laquelle la tribu de Sulpicia résidait est immense, située au Sud de Syracuse. Lucretia nous dit de nous méfier.
-Ils savent très bien que nous sommes là, on a franchis leurs frontières. Méfier vous de tout, le moindre oiseau, la moindre fourmi...
-Je ne vois pas pourquoi je devrais craindre une bande de primitifs qui vivent dans une forêt...
-Caïus...
Sera glousse bruyamment et me regarde avec un sourire moqueur. Nous arrivons enfin devant une bâtisse imposante complètement délabrée. Les pierres moussues doivent s'être écroulées depuis très longtemps. Au moment précis ou Lucretia touche le heurtoir en métal, elle est violemment projetée contre un tronc d'arbre. Ces gardes cèdent à la panique, ils quittent leurs positions, affolés.
-Garder vôtre calme ! hurla Marius en aidant sa mère à se relever.
Plusieurs hommes s'écroulent, tombant à genoux, les mains plaquées contre leurs oreilles.
-Faites les taires ! Arrêtez ! Arrêtez ça ! Je vous en suppli !
Je ne cède pas à la panique et tente de calmer mes troupes, les hommes à terre se fissurent et finissent par appuyer si fort sur leurs tête qu'ellesexplosentJe vois que Lucretia est en colère, ces gardes meurent en quelques minutes, il n'y a plus qu'elle et son fils.
-Alors Sulpicia ! C'est tout ce que tu sais faire ! Nous tuer sans même te montrer ! Regarde droit dans les yeux les victimes que tu fais ! Affronte leurs regards !
Une voix résonne alors dans nos tête, une voix glaciale, bien différente de celle de Sulpicia.
-Oh mais vous savez, nous sommes aux premières loges pour contempler vôtre agonie.
La voix est terriblement forte mais je cède à l'envie de me boucher les oreilles.
-Faites la taire...murmure Sera.
Un de mes garde, du nom de Santiago s'approche de la porte et frappe trois fois avec le heurtoir.
-Calypso...Laisse nous rentrer je t'en prie, on souhaite seulement s'entretenir avec Sulpicia, aucun mal ne lui sera fait, tu sais bien que je ne les laisserai pas faire.
-De quoi est-ce que tu parles laquet ? Tu connais ces gens ? pestiféra Caïus.
-Je suis le fils du frère de Sulpicia, j'ai appartenu quelques années à leurs tribus. Ce sont des gens biens et en aucun cas ils ne menacent nôtre secret.
-Alors tu es l'un des leurs, un lycan...
-Non, je ne possède pas le gène contrairement aux autres.
La porte s'ouvre et une femme noire d'une quarantaine d'année émerge de la pénombre.
-Pourquoi êtes-vous là ?
Je reconnais la voix qui avait résonné dans nos têtes quelques minutes auparavant.
-Toi là-bas, dit-elle en montrant Lucretia, tu es la pour éxercer ta vengeance envers l'une des notres, tu n'es donc pas la bienvenue ici.
Intriguée, elle s'approche de moi, et me regarde dans les yeux.
-Aro Volturi je présume ?
Je fais signe que oui. Elle s'approche de mon oreille et parle assez bas pour que je sois le seul à l'entendre.
-Je sais pourquoi tu es là, je t'ai vu dans une de mes vision. Tu es là pour la protéger.
A l'attention de tout les autres, elle ajouta :
-Si vous voulez vous assurez que nous ne sommes pas un danger alors entrez.
Je pénètre dans le bâtiment accompagné de Caïus, Marcus, Athenodora et Sera. Lucretia s'est mise en colère et à quitté la forêt accompagnée de Marius. La plupart des pièces n'étant pas en ruine sont meublées avec goût. La prénommée Calypso nous enmène dans une salle immense dont le sol est en marbre. Des vampires discutent avec des hybrides, certains sont végétariens, d'autres ont les iris aussi rouges que le sang.
-Cela fait quelques siècles que nous résidont ici. Notre tribu accueuille toutes sortes de personnes, immortelles comme mortelles. Nous apprenont à certains à se sevrer de sang humain mais la plupart d'entre nous ne sont pas végétariens. Sulpicia et Gannicus aide ceux dotés de pouvoir compliqués à les gérer. Il leurs apprennent à se maîtriser. Il n'y à aucun engagement à résider chez nous, des membres partent parfois quelques années et reviennent plus tard.
Cette Calypso a l'air d'être quelqu'un de bien. Elle m'inspire confiance. Tandis qu'elle termine son explication, un grand homme musclé la rejoins et embrasse son front. Le torse de cette homme est couvert de cicatrices, semblablent à celle que Sulpicia portent sur son visage.
-Des invités ? demande-t-il avec un sourire.
-C'est Aro Volturi, lui répond Calypso en me désignant.
-Oh...Tu veux que j'appelle Sulpicia ?
-Il vaudrait peut-être mieux oui.
Je ne comprend pas, Sulpicia leur-avait t'elle parlé de moi ? Etais-je vraiment la personne qu'elle cherchait. Caius se retourna vers moi et me dit :
-On va aller interroger les autres, charge toi de Sulpicia, je pense que tu devrai vérifier si l'histoire que Lucretia à raconté à son sujet est vrai.
-C'est ce que je comptais faire oui.
Sera veut me suivre mais je lui dis qu'il vaut mieux que j'y aille seul. Elle s'offusque mais finit par accepter. Je suis l'homme à la forte carrure jusqu'à un imposant escalier en pierre taillé.
-Cet endroit est immense.
-C'était autrefois la résidence des souverains, lorsque la Sicile n'appartenait pas à l'Empire Romain. Vous vous demandez sûrement pourquoi le bâtiment est dans cet état ? Il y à eu une guerre monumentale. On ne la pas restauré, de peur que ça ne dénature le bâtiment.
-Vous aviez des affinités avec cet endroit ?
-Moi pas vraiment, mais Sulpicia oui.
Nous traversons un large couloir pour atterrir enfin dans une pièce très lumineuse. Dos à nous, une femme blonde est assise sur la fenêtre. Assis sur son lit, un vampire d'une soixantaine d'années interrompt sa conversation avec la jeune femme.
-Sulpicia, c'est pour toi.
Elle se retourne et je peut enfin revoir son visage magnifique, reflêté par la lumière du soleil. Ses cheveux ondules et tombent sur ses hanches. Sa robe est plus légère que celle qu'elle portait il y à quelques jours, laissant apparaître d'autres cicatrices ainsi qu beaucoup de tatouage, tout comme l'homme qui m'a enmené à elle.
-Vous n'avez pas tardé à revenir, Aro, je vais finir par croire que vous ne pouvez pas vous passez de moi, dit-elle d'un ton enfantin.
-C'est vrai que je n'ai pas tardé, malheuresement les circonstances sont différentes cette fois.
-Lucretia pas vrai, elle vous à raconté ce que j'ai fais à Octavius ?
-Elle n'a pas ommis ce détail en effet.
-Vous êtes venu voir si elle dit vrai ?
-Exact.
Elle se rapproche de moi, peu d'écart nous sépare à présent.
-Allez-y. Je vous laisse faire cette fois-ci.
Je tente d'attraper ça main mais elle pose la sienne sur mon cou. Des images me viennent...
*Sulpicia...ces iris sont rouges..ça peau est plus blanche....Elle est adossée à une porte, elle écoute une conversation. Octavius, le mari de Lucretia discute avec un autre homme...Sulpicia à peur...Son coeur bat la chamade...Je le sens tambouriner dans ça poitrine...Les hommes parlent d'un évenement qui l'a détruie...L'anéantissement de sa tribu...Elle n'avait que 10 ans lorsque s'est arrivé...Elle apprend qu'Octavius à commandité ce génocide...Elle n'y croit pas...Elle a confiance en Octavius...Il l'a aidée à sortir des fosses..Il l'a protégée...Elle ne parvient pas à bouger...Elle ferme les yeux...Elle aimerait que ça ne soit qu'un cauchemar...Toute sa vie n'avait été qu'un cauchemar...Un cauchemar duquelle on ne se réveille jamais...Les deux hommes sortent...Elle se cache..Son coeur est remplit de haine...Une haine sans égal...Elle entre dans la pièce...Octavius lui serre un verre...Elle le faitfait boire...Elle le scrute avec des yeux mauvais...Elle attache le vieil homme à une chaise...Il est humain...Il est complètement saoul...Elle aggripe le chandelier dont la flamme ondule légerement...Elle le fait basculer sur les rideaux...Ils s'enflamment...Sulpicia détache l'homme et le fait tomber par terre...Elle lui balance des coups de pieds...Elle repense à l'horreur du jour ou toute sa famille à périt...Tous ça à cause de ces hommes...Octavius rempe jusqu'à la porte mais Sulpicia la referme...Elle s'adosse à la porte et se recroqueville sur elle-même...Les flammes se propagent...L'homme hurle, implore Sulpicia d'ouvrir la porte...Sulpicia est prise d'un rictus incontrolé...*
Elle retire sa main brulante de mon cou et attend ma réaction.
-Cet homme à commis d'horribles actes.
Sulpicia s'éloigne de moi mais je l'empêche.
-Qu'elle genre de sorcellerie avez-vous exercé sur moi pour que je sois à ce point épris de votre âme. Je viens de vous voir commettre un acte d'une cruauté sans nom et pourtant l'estime que je vous porte n'en ai pas réduit. Expliquez-moi...Je n'arrête pas de penser à vous, je ne peux pas m'en empêcher, vous êtes radieuse. J'aime être à vos côtés. Permettez-moi ... De vous invitez à nouveau. Je sais que vous détestez les fêtes, le bruit, le monde, mais je ne peux pas me résoudre à vous dire adieux.
Elle ne répond pas par des mots mais son visage se rapproche du miens. Je ne serai dire lequelle de nous deux s'est rapproché mais elle ne semble pas genée. Je glisse ma main dans ces cheveux doux. Nos regards se figent et je me plongent dans ces étranges yeux vairons. J'ai terriblement envie de l'embrasser, malgré mes fiançailles, malgré qu'elle soit hybride. Quelqu'un entra dans la pièce, c'est Calypso. Sulpicia s'éloigne de moi en souriant.
-Vos amis vous attendent Aro.
-J'arrive tout de suite.
Sulpicia attrappe une de mes mains.
-Je comprend mieux pourquoi on vous appel les peaux-froides.
-Je veux vous revoir.
-On s'est revu, j'ai tenu ma promesse.
-Je vous attendrai, d'ici deux jours, sur le même balcon.
Elle ne répond pas, Calypso m'enmène en bas ou les autres m'attendent.
-J'aimerai savoir quelque chose avant de partir.
-Je vous écoute.
-Ce que je ressens pour Sulpicia, c'est étrange...Je ne connais rien de cette femme...Et pourtant je suis prêt à tout pour la revoir.
-Oh je vois, c'est très simple Aro, vous êtes imprégnés.
"S'imprégner d'une personne, c'est comme... Quand tu la vois, tout change. Tout d'un coup, ce n'est plus la gravité qui te retient à la planète... C'est elle. Rien d'autre ne compte. Tu ferais n'importe quoi... Tu deviendrais n'importe qui pour elle"