Ceux qui brûlent dans la lumière par

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Univers Parallèle / Romance / Fantasy

9 Exodar

Catégorie: M , 4813 mots
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EXODAR


Depuis ma confidence, le temps s’est écoulé paisiblement. J'essaye chaque jour de me faire à ma nouvelle vie. Je me rends souvent à la Cathédrale de la Lumière, j’y ai trouvé un certain réconfort, priant pour que la lumière divine veille sur l’âme de ma famille et des habitants d’Utrion. Je ne me souviens toujours pas comment je suis arrivée ici. À vrai dire, ça n’a plus d'importance. Je préfère éviter de faire revenir des souvenirs douloureux à la surface. Je ne veux pas revivre un nouveau deuil. Je me consacre à l’apprentissage de la lumière avec Anduin et parfois seule, ça me permet de me vider l’esprit.

Aujourd’hui, je vais faire la connaissance du Prophète Velen, le dirigeant des Draenei et aussi ambassadeur de l’Alliance. Anduin m’a conté leur histoire, ils sont venus d’une autre planète du nom d'Argus à bord de leur vaisseau spatial. Je n’ai pas vraiment compris ce que c’était, il m’a dit de voir ça comme leurs canonnières, qui sont des navires volant blindés équipés pour la guerre. Ils ont été construit par les ingénieurs gnomes. Sauf que le vaisseau Draenei, lui, est fait pour traverser les étoiles. Le destin les a conduits sur Draenor et ensuite sur Azeroth où ils se sont écrasés sur l'île de Brume-Azur. À l’époque, quand je scrutais le ciel d'Utrion, je n’aurais jamais imaginé qu'au-delà se trouvait autant de peuples et de merveilles aux technologies incroyables. Nous passerons la nuit à Exodar, puis nous prendrons le bateau. Nous naviguerons jusqu’à Darnassus, la cité des Elfes de la nuit. Je rencontrerai leurs dirigeants, la prêtresse d'Elunes et l’Archidruide. Leur peuple est très ancien. Autrefois, ils étaient immortel. Ils l’ont sacrifié pour repousser la Légion Ardente. Apparemment, eux aussi ont perdu beaucoup pour éloigner le mal.

Je suis enthousiasme à l’idée de découvrir de nouveaux horizons, de voir autre chose que le donjon et les murs qui encadrent la cité, qui s’apparente plus à une prison dorée. Je rejoins son Altesse devant la fontaine du défunt Roi Varian. Avec lui, Dame Jaina et une escorte de quelques gardes. Quand Anduin m’aperçoit, son visage s’illumine et s’orne d’un sourire des plus charmant. J’en rougis. Jaina nous remarque et, l’air amusée, donne une tape amicale sur l’épaule d'Anduin, embarrassé. Ensemble, nous nous dirigeons vers le quartier des mages, plus précisément la tour en son centre. On va y traverser un portail magique qui va nous amener devant Exodar.

Nous montons les escaliers en colimaçon entourant la tour. Il ne faut vraiment pas avoir le vertige, surtout qu'il n’y a pas de rambarde pour se tenir. Le point positif c’est qu'on a une très belle vue d’ensemble de la ville d’ici mais qu’est-ce que c’est éprouvant pour les jambes. Nous passons l’entrée. L’intérieur de la pièce circulaire est peu spacieuse et l’endroit est vide de décoration. Moi qui pensais en avoir fini avec les marches, voilà qu'il faut en remonter d’autre. On arrive enfin au sommet et la première chose qui me frappe, c’est l’immense portail circulaire fait de pierre avec d'étranges runes gravées dessus, qui brille d’une lueur bleue aux nuances violette, comme le vortex dans son centre. D’ailleurs, en regardant bien à travers, on peut distinguer un couloir de l’autre côté. Mais l’image est en perpétuel mouvement. Un homme est assis sur une chaise. Quand il voit le Roi, il se lève et lui présente ses respects. Après une courte conversation sans vraiment d'intérêt, Jaina passe le portail suivit de près par les gardes. Je m’approche du portail et j’avoue que je suis un peu effrayée à l’idée de le traverser… La dernière fois que j’ai fait une telle folie, j’ai perdu la mémoire, fini blessée et dans un monde inconnu.

•        Prête, Lynawen ? Me demande Anduin.

•        Pas vraiment…

•        Vous pouvez vous tenir à moi si vous le souhaitez. Propose-t-il en souriant.

J’agrippe le bras d’Anduin, il se met à bouger, je suis naturellement son mouvement mais je peux m’empêcher de fermer les yeux en traversant. La sensation que ça procure est indescriptible, mais je souviens avoir déjà sentis quelque chose de similaire comme un déjà vu, mon esprit à oublier mais mon corps s’en souvient. Quand je les ouvre à nouveau, il y a face à moi le long couloir avec des grandes colonnes sculptées et des petites lampes éclairent la pièce de leurs flammes bleues. La charpente a une structure triangulaire et de chaque côté se trouvent des rangées de plantes. Au fond, un grand mur avec un magnifique vitrail doré. On est plus vraiment dans la tour des mages. Impossible qu’un bâtiment circulaire en hauteur puisse contenir une telle pièce. Nous sommes seul dans cette salle, le reste du groupe a dû continuer sans nous. Anduin me regarde avec insistance sans dire un mot, ça me met un peu mal à l’aise. Peut-être qu'il s’attendait à ce que je me souvienne de quelque chose ? j’ai eu une idée un peu idiote, je me suis mise à soutenir son regard tout aussi fixement. Quel régale quand il lâche se petit rire étouffé en détournant les yeux. Je me suis sentie victorieuse. Il part devant et nos mains s'effleurent au passage. Une fois arrivé au bout du couloir, le passage se scinde en deux, nous empruntons celui de gauche et nous nous retrouvons dans une grande salle avec plein de petits portails un peu partout dans la pièce. Ils sont maintenus ouvert par des mages. Leurs mains rayonnent d’une aura blanche ou bleutée. Des aventuriers, touristes de passage, les traversent dans un sens comme dans l’autre. Pourtant, l’endroit baigne d’une troublante sérénité, juste le petit bruit de fond des portails, je n’ai jamais entendu un son aussi insolite.

Au milieu de la salle, Jaina discute avec des mages, quand l’attention de cette dernière se porte sur nous. Anduin prends un peu de distance avec moi. Je me mordille la lève inférieure, quelque peu déçu. Je scrute les lieux, admirant les mages qui incantent notre moyen de transport, les visiteurs de toute races qui passent pour un bref instant, certain possèdent d’étranges animaux fantasmagorique.

•        Allons-y, Anduin, nous pouvons traverser. Dit alors subitement Jaina.

Je me rapproche d’eux. Près du portail fraîchement ouvert, comme pour l’autre, je peux entrevoir un endroit avec une étrange architecture mais difficile de la discerner avec l’image mouvante. Jaina passe la première, suivit des gardes. Lorsque vient notre tour, nous passons ensemble comme pour le premier. Je ressens encore cette étrange sensation familière sur ma peau.

Une fois de l’autre côté, je sens l’air frais me picoter le visage. En levant la tête, je me rends compte que je suis au milieu d’une forêt de sapin. Un énorme bâtiment de métal avec une forme pyramidale approximative se dresse devant nous. On peut distinguer des arrondis avec tous ces cristaux violets de différente tailles incrustés dessus. A vrai dire, je ne sais pas vraiment comment décrire cette chose… c’est magistral. Devant l’entrée se trouve un Draenei. En s’approchant de lui, je suis surprise de le reconnaitre. Je me suis mise à courir vers lui, sous les yeux stupéfait de mes accompagnateurs.

•        Yaedrel ! Crié-je avec enthousiasme.

•        Dame Lynawen, quel plaisir de vous revoir. Répond-t-il avec le sourire.

•        De même, j’en suis très heureuse de croiser votre route à nouveau.

Il pose une main protectrice sur mon épaule, je ne sais pas vraiment pourquoi mais je me sens en sécurité alors que je ne l’avais pas revue depuis mon arrivée à Hurlevent, il y a de ça si longtemps maintenant. Il avait été la première créature d’une autre espèce que j’ai rencontrée, il était d’une telle bonté envers ma personne. Derrière moi, des pas se font entendre.

•        Votre majesté. C’est un honneur pour moi de vous revoir. Velen vous attends. Dit-il alors.

•        De même. Ça fait longtemps que je ne suis pas revenu à Exodar. Discuter avec mon ancien mentor est toujours un plaisir. Répond Anduin, cordial.

Le Roi et dame Jaina suivent notre guide, je les suis à la trace et les gardes ferment la marche. Ce que j’ai vu en passant l’entrée me laisse sans voix. Tout est en acier : les murs, le sol, le plafond, tout. L’endroit baigne dans une brume violette et des cristaux de la même couleur sortent des parois. Des sortes de tuyaux fait d’un matériau inconnu avec une sorte d'énergie qui passe dedans à toute vitesse sont répandu un peu partout. Nous marchons dans un très long couloir qui résonne d’un son métallique à chacun de nos pas. Il débouche sur une salle circulaire et peu importe où s’abandonne mon regard, tout est étrange, sublime et fabuleux. Au centre de la pièce, une sorte d’immense puits avec de gros cristaux en haut et en bas. En son sein, une sorte d'aura magique ? Je ne sais pas vraiment… Elle monte vers le haut. La pièce est toujours plongée dans cet énigmatique brouillard. Au plafond, des tissus dans une matière que je n’ai jamais vue. Ils luisent, brillent. Trois grande porte à l’architecture spectaculaire recouvertes de symboles inconnus, côte à côte, une bleue, une doré et une violette, ouvrent vers d'autres gigantesques salles.

 L’endroit est plein de vie, les Draenei vaquent à leurs occupations, il y a même des groupes de visiteurs qui explorent le vaisseau, je trouve ça plutôt cocasse. Mes yeux tombent pour la première fois sur une femelle Draenei, elles sont si graciles. Elles ont des cornes plus imposante que les mâles, qui n'en ont pas toujours. J’en croise avec des cornes de toute sorte, une en a des bien droite, on peut les comparer à des oreilles de lapin. Elles n’ont pas de plaque osseuse sur le crâne. Leurs tentacules sont plus petits et minces, elles se trouvent derrière leurs oreilles contrairement à leur opposé masculin qui les ont sur la mâchoire. Les Draenei sont une espèce de toute beauté. Sur notre chemin, nous croisons des enfants en train de jouer. Par Utrion, qu’est-ce qu’ils sont adorables, avec leurs grand yeux bleus luisant et leurs petites cornes… l’un d’entre eux me fait un signe de la main pour me dire bonjour avec un grand sourire que je lui rends instantanément.

Nous passons la porte dorée. Je suis alors éblouie par la magie des lieux. L’ambiance à complètement changée, le violet et sa brume a laissé place à un endroit lumineux d’un éclat doré. Les cristaux qui sortent des murs et du sol sont similaire à de l’or. Je lève les yeux au plafond et j'y vois une sorte de chandelier. Des éclairs jaillissent des cristaux qui le compose et il est relié à des tuyaux. Il y a plein de structures étrange, impossible pour moi de décrire leur forme si particulière car je n’ai jamais rien vu de similaire. En scrutant les horizons, je ne regarde plus où je mets les pieds et je trébuche sur quelque chose de dur. Je tombe lourdement sur le sol. En relevant les yeux, je pousse un cri étouffé. Un démon !? Il y a quelque chose étrange… Il est immobile et transparent. Je me relève difficilement et passe une main hésitante au travers de la créature. Que du vide … il est là sans être là…

•        Vous ne vous êtes pas fait mal ? Me demande Anduin, Inquiet.

•         Un peu… ça ira. Qu’est-ce donc ? Questionné-je

•        Un hologramme. Intervient Yaedrel. Voyez ça comme une image magique, pour faire simple.

•        Pourquoi avoir des images de démons ? Pour l’étude ?

•        Exacte. Les étudier nous permet de mieux les combattre. Conclue Yaedrel.

•        Nous ferions mieux de continuer, Velen nous attend. Dit alors subitement Jaina.

Nous montons un grand escalier. Anduin demande aux gardes de nous attendre ici. Au loin, sur un grand socle doré, un vieil homme au centre entouré de quatre Draenei en armure scintillante. On s’approche de lui, son lourd regard se pose sur moi. Sa peau est violette, son crâne est allongé ou alors c’est sa plaque osseuse qui donne cette impression ? Il a des sourcils broussailleux et une très longue barbe blanche qui dissimule un peu ses tentacules. Il porte une robe rouge et blanche sertie de cristaux, on peut entrevoir ses sabots. Il tient dans sa main un bâton de mage, lui aussi orné de cristaux qui semblent, cette fois ci, tenir par une volonté magique. D’un geste de la main, il éloigne ses gardes pour nous parler en privé.

•        Nous parlerons plus tard, votre Altesse, j’aimerai discuter seul avec notre invitée. Informe le prophète en fixant Anduin, avant de se tourner vers moi. Approche mon enfant. 

Anduin hoche de la tête en guise approbation et tourne les talons suivis de Jaina. En qui me concerne je m’avance jusqu’au bord du socle sans mettre un seul pied dessus. Je crois que Velen me jauge de là où il se trouve, son regard luisant est perçant. Mon rythme cardiaque s’accélère quand sa voix rauque se fait enfin entendre.

•        J’attendais ta venue, Lynawen d’Archon. Le Roi semble vouloir vous gardez pour lui. Dit-il en plaisantant.

•        … Vous connaissez mon nom ?

•        J’ai vu ton arrivée sur Azeroth, mon enfant. Répond le prophète.

•        Comment ça ? Je ne comprends pas. Dis-je, confuse.

•        Je peux voir plusieurs futurs possibles… Dont le tiens.

•        Vous avez vu mon avenir !? mais…

•        Ecoute moi bien ! Me coupe-t-il subitement la parole. Il sera ta lame et tu seras son espoir, mais n’oublie pas mon enfant, que tu peux être également son désespoir et briser sa lame. Me met-il en garde de façon énigmatique.

Je ne sais que répondre à cette étrange mise en garde, est-ce une sorte de prophétie ? Je suis venu sereine ici et maintenant, je me pose des tas de questions. La personne dont il parle, serait-ce Anduin ? ça ne peut qu’être lui, je ne vois pas d’autre candidat possible. Sommes-nous liés ? Mon arrivée n’est pas dû au hasard ? Tout ça me semble tellement idiot, n’est-ce pas juste des élucubrations d’un vieillard sénile ? N’a-t-il pas juste consommé une plante toxique qui lui fait avoir des hallucinations ? D’un côté, depuis que je suis dans ce monde, tout ce que je pensées être fable et bêtise s’avère exister ici. Magie, divinité, alors pourquoi pas un prophète qui voit le futur… Je suis subitement sortie de mes divagations quand j’entends des pas venir derrière moi, en levant les yeux, la silhouette familière de Yaedrel se présente à moi.

•        Une dernière chose, ma douce enfant. Yaedrel sera ton bouclier, il te protégera où que tu ailles. Vas maintenant, profite de ton séjour parmi nous.

Il me congédie. Je croise le regard de Yaedrel, il est souriant ce qui me fait également sourire. Alors, mon ami Draenei sera mon protecteur. Je me demande ce qu’a vu Velen s’il juge bon de me confier un gardien. Ensemble, on retourne voir Anduin et Jaina. Il est tellement ensorcelant avec toute cette lumière émise par le lustre de cristal qui jouent sur ses cheveux dorés. Je sens mon cœur bondir dans ma poitrine quand son attention se porte sur moi. Je baisse les yeux, rougissante. Puis qu'il y a ce présage sur lui et moi, est-il mon destin ? Que ça soit en bon ou en mauvais… Depuis quand je crois à ce genre de chose… Yaedrel se met subitement à genoux devant le Roi et s'appuie sur son impressionnant marteau fait de cristaux violets.

•        Votre Altesse, le prophète ma désigné pour être le bouclier de Dame Lynawen. Permettez-moi d'accomplir mon devoir. Dit-il de façon solennel.

•        Me voilà rassuré de savoir qu’elle sera entre de bonne mains quand je serais absent.

Yaedrel se relève et s’écarte pour laisser passer Anduin, qui au passage pause une main affectueuse sur mon épaule avant de rejoindre Velen.

•        Voulez-vous visiter l’étage commerçant en attendant que le Roi finisse de s’entretenir avec le Prophète Velen ? Me demande gentiment Yaedrel.

•        Avec plaisir ! Vous venez avec nous, Jaina ?

•        Quelle bonne idée, allons faire quelques emplettes. Répond Jaina avec un petit sourire.

Elle me prend par le bras et m’entraine avec elle, on retourne dans la salle circulaire où se trouve le puits. Nous passons alors la porte bleue pour rejoindre l’étage du commerce. La brume est de retour ce qui me replonge dans cette ambiance mystique. À l’entrée, deux énormes tubes en verres verticaux avec cette même aura violette qui circule à l’intérieur. Nous avançons, on voit plein de petits bâtiments, des cristaux qui sortent des murs, du sol et du plafond. L’endroit est très animé, sa crie, sa rie. On passe à côté d’une forge qui émet des sons cristallins, mais l’attention de Jaina s’arrête sur la boutique de fourniture magique. Elle y passe un bon moment avant de continuer notre visite. On s’arrête brièvement au tailleur et j’admire les étranges tissus brillants à la texture plaisante. J’ai rencontré un prête de la lumière avec qui j’ai eu une conversation des plus intéressante sur la manière dont les Draenei perçoivent la lumière. Contrairement aux humains qui vénèrent la lumière en elle-même comme un guide, l’incarnation de l’espoir, eux servent les Naarus, des êtres de lumière pure. En continuant notre visite, on s’arrête à la joaillerie, je contemple les broches, serre-têtes et autre bijoux. Sans vraiment faire attention à Jaina qui parle avec la marchande derrière moi. 

•        Vous avez trouvé votre bonheur ? Intervient une voix familière.

Je me tourne alors vers la source, Anduin se trouve près de moi, rayonnant, me fixant de son beau regard d’azur.

•        Vous êtes revenu, vous êtes aussi silencieux qu’un chat.

•        Eh bien, peut-être parce que je ne porte pas mon armure, tout le monde se serait retourné sur mon passage avec les horribles cliquetis de métal. Dit-il, espiègle.

•        Je suis sûre que ce sont les cris de Jaina qui vous ont alertés de notre présence. Blagué-je.

•        Ma foi, c’est fort possible !

On se met à rire tous les deux avant de doucement retomber dans un silence tranquille. Je remarque qu’Anduin balaye l’étalage des yeux, mais nous rejoignons le reste de notre escorte. Après que Jaina nous traîne dans d’autres boutiques. Yaedrel nous conduit à nos chambres pour la nuit.

Après un repas, je m’affale sur le lit et sort un livre que j’avais prise avec moi dans ma sacoche de cuir. Une heure de lecture plus tard, je sors de la chambre pour me balader une dernière fois dans Exodar avant le départ, demain, va savoir si je reviendrai un jour. Je me n’éloigne pas trop pour ne pas me perdre et je croise des enfants en train de jouer. Une petite Draenei s’approche de moi timidement, me regardant avec curiosité.

•        Tu as de très jolie yeux. Me dit-elle alors.

•        Merci, toi aussi tu en as de très beau. Dis-je en souriant

•        Tu es la dame qui viens d’un autre monde, tu dois avoir plein d’histoires à raconter. Tu veux m’en conter une ?

•        Bien sûr, comment refuser. Dis-je en lui ébouriffant c’est cheveux blanc.

Elle se met à rire et me saisit le poignet de ses petites mains pour m’attirer auprès de ses compagnons de jeux. Apparemment, je vais avoir un auditoire plus grands que je le pensais. Je m’assoie au sol et les enfants font de même. Je réfléchie un instant, me demandant quelle histoire je pourrai leur raconter. Une histoire d’amour ? La légende de Dame Léandra et de son amant barde était très populaire chez moi. Pas sûr que ça plaise à mes petits spectateurs. Peut-être les aventures de Pavus, les aventures de courageux aventuriers plaisent aux enfants généralement.

•        C’est le récit d’un héros de mon monde qui a pourfendu une wyverne des sables.

•        Mais une Wyverne ça ne vit pas dans le sable ! ça vole ! Intervient un jeune garçon, interloqué.

•        Celles de mon monde sont très différentes de celles Azeroth. Elles ressemblent plus à de gros lézard, elles ont des membranes sur les pattes avant pour se déplacer plus rapidement dans le sable et un dard empoissonner à l’extrémité de sa queue, leur poison est mortel. Elles ont une musculature puissante et peuvent se dresser un court instant sur leur patte arrières.

J’entends les cris d’admiration et d'effroi des enfants devant cette courte explication. J’essaye tant bien que mal de les calmer. J’aperçois Anduin, l’air amusé par le chahut, il se rapproche de nous et s’appuie contre un mur. Les enfants se calme enfin et Je commence alors mon récit.

« Dans une contrée lointaine au paysage aride, Pavus fit une halte dans un petit village près d’une oasis pour se reposer et reprendre des forces après un très long voyage. Il prit une chambre dans l’auberge du coin et, après un bon repas à base d’aliments exotiques, il s’endormit. Pendant la nuit, il fut réveillé par d'horribles cris venant de l’extérieur. Il se précipita dehors armé de sa lance et de son arc et vit une femme à genoux pleurant à chaude larme devant une mare de sang. Il s’approcha d’elle et lui demanda ce qu'il c’était passé. Mais la femme ne lui répondit pas et ce fut son époux qui informa notre brave Pavus qu’une wyverne des sables terrorisait le village depuis des semaines et s’en prenait aux enfants qu’elle dévorait dans sa tanière. Pavus accepta de chasser la bête et d’aider le village contre une récompense sonnante et trébuchante. L’homme accepta sa requête. »

•        Il y a point honneur à cela. Intervient Anduin.

•        Votre Majesté risquerait sa vie gratuitement ? Demandé-je, Curieuse.

•        Bien évidemment, c'est mon devoir en tant que Roi. Affirme-t-il. Comment pourfend-t-il la bête ?

•        J’y viens, si son Altesse ne me coupe plus la parole. Rétorqué-je, taquine.

Après de nombreux “chut“ des enfants pour faire taire le Roi, je reprends le récit. « Pavus, fit le plein d’eau et de provision, puis partit traquer la créature. Après avoir bravé des tempêtes de sable et les nuits glaciales du désert. Il trouva enfin la bête qui dormait à poing fermé dans sa grotte. Il s’approcha doucement du monstre et sortit son poignard pour lui trancher la gorge, mais malheur à lui, il marcha sur un os qui se brisa et réveilla la bête dans un effroyable hurlement à glacer le sang. Il arma son arc et tira de nombreuse flèches pour la garder à distance. La bête s’approcha de lui à toute vitesse et essaya de l’embrocher avec sa queue. Il évita de justesse le coup et grimpa en hauteur. La puissante créature se dressa sur ses pattes arrières et Pavus en profita pour lui enfoncer sa lance dans sa gueule béante. Il l’enfonça tellement loin qu’elle transperça le cœur de la créature qui s’effondra au sol, inerte. Il essaya de retirer sa lance mais en vain. Énervé, il la laissa plantée dans le corps sans vie de la créature et se jura de demander aux paysans de lui en fabriquer une nouvelle. Il lui coupa alors une patte et retourna au village victorieux pour empocher sa récompense.»

•        La mort du monstre est d’un ridicule. Se moque Anduin.

Je lui lance un regard noir, mais il me sourit juste. Les enfants applaudissent la fin de l’histoire, sautillant sur place et joyeux. Fatiguée, je leur dis au revoir et, accompagnée de l’agaçant jeune Roi, nous retournons aux chambres. Il saisit ma main. Je la retire immédiatement de son emprise, un peu vexée de son commentaire de fin. Mais il n'en démord pas, la prend à nouveau et dépose dans ma paume un objet que J’examine de plus près, c’est une broche à cheveux en forme de branche d'arbres en argent et les feuilles sont faite d'améthyste. Quand je lève la tête, Anduin est partit. Mon cœur s’emballe, ce n’est pas le fait qui m'offre un bijou qui me met dans cet état mais le fait qu’il se soit souvenu pour ma forêt bien aimée…




Voilà, j'espère que vous avez apprécié ce chapitre.

N'hésitez pas à me laisser votre avis ou vos questions en commentaire ^^

Sur ce, bonne journée/Soirée

On se retrouve pour le chapitre prochain.

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