Entre Objections et Tentations
5 octobre, 13h40
Village Kurain
Le train s’immobilisa dans un crissement métallique à la petite gare du village des médiums. Phoenix et Miles descendirent sur le quai et, à peine leurs chaussures posées sur le sol sableux, le brun inspira profondément. L’air était frais, presque pur, si différent de celui, lourd et saturé, de la grande ville qu'est Los Angeles. Une sensation de légèreté l’envahit aussitôt, comme si ses poumons se remplissaient d’une énergie nouvelle.
— Ah… ça fait du bien, murmura-t-il.
Edgeworth l’observa du coin de l’œil, un léger sourire étirant ses lèvres. Voir Phoenix aussi détendu lui faisait sincèrement plaisir. Ces derniers jours avaient été éprouvants pour son ami, et ce calme soudain semblait être exactement ce dont il avait besoin.
— On y est, dit Phoenix en ajustant son veston. Allons directement sur les lieux du crime.
— Je te suis.
Ils s’engagèrent dans les rues du village. Des enfants riaient en courant entre les maisons, tandis que des femmes balayaient le sol ou arrosaient les plantes disposées devant les habitations. Peu d'hommes pouvaient être vus dans les environs. Généralement, ils travaillaient à l'extérieur du village donc la présence féminine était plus importante. À la vue des deux hommes en costume, plusieurs habitantes s’arrêtèrent pour les saluer. Certaines reconnaissaient l’avocat de la défense, déjà venu au village à de nombreuses reprises. Elles savaient qu'il était un grand ami à celle qui allait devenir la Maîtresse. Le contraste entre leurs costumes et les tenues traditionnelles était frappant. Ils longèrent des maisons en bois et des cours d’eau peu profonds où l’eau glissait doucement sur les pierres. Une atmosphère paisible régnait. Au détour d’une ruelle, le sanctuaire apparut enfin. Des bandes jaunes balisaient encore l’accès, rappel silencieux du drame qui avait eu lieu.
— C’est ici, je présume, commenta Edgeworth.
Phoenix hocha la tête. Ils enjambèrent le ruban de sécurité et pénétrèrent dans l’enceinte. Le lieu était désert. À l’intérieur, Miles s’arrêta un instant pour observer les alentours. Malgré les événements tragiques, l’endroit conservait une sérénité troublante. La structure de bois exhalait une odeur apaisante, et des œuvres spirituelles étaient accrochées aux murs. Phoenix guida son ami jusqu’à la pièce secondaire où le corps du journaliste avait été découvert. Dès qu’ils y entrèrent, Edgeworth fronça les sourcils, déjà plongé dans l’analyse. Il sortit le dossier de l’affaire et en tira une enveloppe brune. À l’intérieur, les photographies montraient la victime étendue sur le dos, le torse débordant de sang.
— Le couteau n'était plus dans le corps, au moment où la victime a été trouvée, expliqua Edgeworth. Il y a une probabilité que le meurtrier l'ait retiré lui-même.
— Retirer la lame a dû aggraver l’hémorragie, ajouta Phoenix. La plaie est restée ouverte ce qui a accéléré la perte de sang.
— Exactement, nous arrivons tous les deux à la même déduction.
— Il se peut qu'il y ait du sang qui se soit retrouvé sur les vêtements du meurtrier, continua Phoenix. Après tout, l'autopsie démontre que le couteau a transpercé le corps de treize centimètres. Un tel geste en étant proche... Du sang a forcément éclaboussé sur les vêtements.
— Il est probable que le meurtrier ait eu à user une certaine force pour retirer l'arme du corps, puisqu'elle a été enfoncée profondément comme tu le spécifies.
— On ne peut pas écarter l'hypothèse des vêtements tâchés.
Miles croisa les bras en observant le tracé de ruban adhésif blanc démarquant où était le corps à l'arrivée des policiers. Sur les photos, il y avait beaucoup de sang. Il prit un moment pour réfléchir et relit certains papiers.
— Lorsqu'elle a été arrêtée, Maya n'avait pas de trace de sang sur elle, confirma Miles en regardant les documents.
— Je ne crois pas qu'un test de luminol ait été fait, cependant.
— Gardons en tête que le meurtrier s'est sûrement débarassé de ses vêtements tâchés par le sang.
Phoenix hocha lentement la tête, le doigt posé contre son menton. Une sensation familière l’envahissait. Quelque chose clochait... et lui rappelait une vieille affaire.
— Tu sais quoi, Edgeworth ?
— Je suis attentif.
— Au village, il y a un incinérateur. Allons l'examiner.
— Excellente idée, Wright.
Ils quittèrent le sanctuaire et traversèrent plusieurs ruelles, chacun plongé dans ses pensées. Phoenix savait par expérience que brûler des preuves était une solution souvent utilisée... surtout dans un endroit aussi isolé que ce village où le service de collecte de déchets n'était pas offert.
— C’est ici, annonça-t-il enfin.
Le vieil incinérateur, massif et noir, se dressait devant eux. Phoenix enfila des gants en latex et ouvrit la petite porte. Un grincement aigu et désagréable rompit le silence. Les deux hommes grimaçèrent au son. Tous deux se penchèrent pour observer l’intérieur. Miles approcha son nez pour sentir l'odeur.
— Cette odeur... Il a été utilisé récemment.
En effet, il y avait une odeur de brûlé. Phoenix enfouit sa main à l'intérieur et fit attention à bouger doucement les élément calcinés. Visiblement, il y avait beaucoup de bois et d'autres déchets, mais l'avocat continua de creuser les cendres pour trouver une piste vers la résolution de ce crime. Ses doigts tombèrent sur quelque chose de tangible. Il attrapa un bout de tissu et le sortit. Le tissu était couvert de suie.
— Eh bien… qu’avons-nous là ?
Il observa le morceau de linge noir et le manipula avec une grande délicatesse. Sans attendre, le procureur sortit un sac en plastique de sa malette.
— Je vais l'envoyer au laboratoire dès que possible.
— Merci, Edgeworth.
En équipe, ils scèllèrent leur première preuve à conviction. À son tour, Miles observa le tissu au-travers du sac de plastique.
— On dirait une étoffe de vêtement.
Une voix timide s’éleva derrière eux.
— Euh... pardon, messieurs...
Ils se retournèrent. Une adolescente se tenait là, un sac à la main. Elle avait de longs cheveux noirs, de grands yeux sombres et quelques taches de rousseur sur le nez. Sa tenue, semblable à celle de Maya, indiquait qu’elle était elle aussi une apprentie médium. Les deux hommes se mirent debout.
— Ah bonjour ! répondit celui en bleu. On peut t'aider ?
— Je... hum... que faites-vous ? elle porta ses bras à sa poitrine avec son sac.
Les deux amis échangèrent un regard et Miles prit la parole.
— Nous enquêtons sur le crime qui a eu lieu dans le sanctuaire.
— Vous... enquêtez sur le crime ? P-Pourquoi fouillez-vous dans... l'incinérateur ?
— Pour trouver des indices ! répondit l'homme en mettant son index à son front. On peut trouver les preuves les plus importantes dans les endroits les moins suspectés.
— Oh... je vois... souffla-t-elle.
D'un coup, elle ne put s'empêcher de baîller en mettant sa main devant sa bouche. Quelques larmes montèrent à ses yeux qu'elles essuya rapidement.
— Pardon... C'est que je ne suis pas habituée à être réveillée à cette heure-ci...
Elle avait une petite voix et démontrait une grande timidité. Phoenix ne se rappelait pas de l'avoir vue, lorsqu'il avait interrogé de nombreuses personnes du village. Il ne perdit pas un instant pour la questionner.
— Je m'appelle Phoenix Wright. Je suis l'avocat de Maya Fey, il pointa son badge accroché à son veston. Quel est ton nom ?
Surprise, elle figea sur place, comme si elle avait peur.
— O-Olivia Fey... Je suis une apprentie médium...
— Je suis Miles Edgeworth, procureur. J'aide cependant monsieur Wright dans son enquête.
Elle hocha la tête doucement en guise de réponse. Elle semblait très nerveuse. Phoenix observa son sac qu'elle avait entre les mains.
— Dis-moi, commença-t-il, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
— Ça ? elle porta son regard vers le sac. Ce sont... des ordures. Je dois les brûler.
De nouveau, les avocats échangèrent un regard.
— Sais-tu quand l'incinérateur a été utilisé pour la dernière fois ? demanda Miles.
— Hum... non... Je n'en ai aucune idée...
D'un coup, le brun sentit une certaine chaleur dans la poche de son pantalon. (Qu'est-ce que...) Devant lui, trois cadenas firent leur apparition avec des chaînes autour de la jeune fille. (Des Psyche-Locks !)
Les Psyche-Locks sont invisibles pour ceux ne possédant pas un Magatama. Une fois, Maya avait offert le sien à Phoenix pour l'aider dans ses enquêtes. Cependant, c'était Pearl qui l'avait activé grâce à son talent spirituel élevé. La jeune fille avait pu transférer une partie de son pouvoir vers la pierre verte avec facilité. Depuis, l'homme en bleu était en mesure de voir lorsqu'une personne mentait pour protéger un secret. Ces cadenas étaient une sorte de barrière mentale. Plus ils étaient nombreux et plus le secret était difficile à percer.
Le procureur regarda Phoenix avec un air sérieux.
— Wright ?
L'avocat enfouit sa main dans son pantalon et y sortit le Magatama vert. Il rayonnait en présence de la jeune Olivia. L'adolescente reconnut la pierre lumineuse et recula instinctivement d'un pas.
— Des Psyche-Locks... murmura Phoenix.
Edgeworth croisa les bras et fronça les sourcils. Étant un homme de logique, il était très sceptique par rapport au pouvoir du Magatama. Cependant, lorsque Phoenix était à l'hôpital lors d'une affaire datant de février passé, ce dernier lui avait prêté la pierre magique. D'abord hésitant, Miles avait accepté le bien mais ne croyait pas du tout en son pouvoir. Il finit par y croire lorsqu'il fut confronté à Iris, l'ex-petite amie de Phoenix mais aussi la suspectée dans une affaire de meurtre, qui tentait de cacher un secret. C'était à ce moment que le Magatama avait réagi et que des cadenas et des chaînes étaient apparus sous ses yeux. Il était sous le choc et croyait halluciner, mais il finit par accepté que ce pouvoir était réel.
— Cela veut dire qu'elle nous cache quelque chose, conclut Miles.
— Exactement...
La jeune fille, nerveuse, trembla légèrement.
— Olivia, dit Phoenix doucement, j’aimerais que l’on parle franchement.
Elle avala difficilement sa salive et garda les yeux rivés sur le sol, incapable de soutenir le regard des deux hommes. Ses doigts se crispèrent autour de son sac.
— Tu dis ne pas savoir quand l’incinérateur a été utilisé pour la dernière fois, reprit Phoenix d’un ton calme mais ferme. Pourtant, tu vis ici. Et vu le sac que tu tiens, je peux déduire que tu l’utilises toi-même régulièrement.
— Je... sa voix se brisa, cherchant ses mots.
— Ce n’est pas que tu ignores quand il a été utilisé, poursuivit-il sans lui laisser le temps de reprendre. C’est que tu ne peux pas nous le dire.
Un lourd silence tomba. Olivia porta son index à sa bouche et se mit à ronger nerveusement son ongle, les épaules tendues sous cette pression.
— Olivia, ajouta-t-il plus doucement, je crois savoir pourquoi tu te tais.
Intriguée malgré elle, elle releva lentement la tête et croisa enfin son regard.
— Tu sais quand l'incinérateur a été utilisé pour la dernière fois. C'était au courant de la nuit du meurtre qui a eu lieu au sanctuaire.
Son souffle se coupa. Elle mordit si fort son ongle qu’il se cassa net dans un petit craquement sec. Au même instant, un Psyche-Lock éclata dans un bruit métallique sourd. (Le premier est brisé. Il ne m'en reste que deux.)
— V-Vous… murmura-t-elle, la voix tremblante. Vous n’avez aucune preuve…
(Elle a raison… Je n’ai aucune preuve tangible que l’incinérateur a été utilisé précisément cette nuit-là.)
— C’est vrai, admit l'avocat sans détour. Je n’ai pas de preuve. Mais ta réaction parle pour toi. Olivia… la nuit du meurtre, tu étais réveillée.
— R-Réveillée ? répéta-t-elle, surprise.
— Pas seulement. Je sais aussi ce que tu faisais.
— C-Comment…?
Elle recula d’un pas, effrayée par l’assurance de l’avocat.
— Réfléchis, Olivia. Tu es épuisée. Tu l’as dit toi-même : tu n’as pas l’habitude d’être debout à cette heure. Pourtant, nous sommes en plein après-midi. Il n’y a qu’une seule explication possible.
— Une… une explication ? balbutia-t-elle. Laquelle…?
Elle posa la question à contrecœur, comme si elle redoutait déjà la réponse.
— Malgré tes vêtements actuel, tu as un autre rôle ici. Tu es gardienne de nuit.
Ses yeux s’écarquillèrent. Elle eut l’impression qu’une rafale de vent invisible la faisait reculer encore. Un deuxième Psyche-Lock vola en éclats. De fines perles de sueur apparurent sur son front. Elle porta à nouveau un doigt à sa bouche. (Très bien, plus qu'un.)
— C’est… c’est vrai… avoua-t-elle d’une voix brisée. Je suis gardienne de nuit… mais seulement en formation !
— En formation ? répéta Phoenix.
Elle hocha vivement la tête et, dans un sanglot étranglé, agrippa le tissu de ses vêtements.
— Vous me soupçonnez, c’est ça ?!
La peur était visible dans chaque fibre de son corps. Les deux hommes restèrent silencieux. Edgeworth, bras croisés, la fixait de son regard perçant, celui-là même qui faisait vaciller les témoins à la barre. Olivia croisa un instant ses yeux gris… puis détourna aussitôt le regard, paniquée.
— Je… je ne l’ai pas tué !
Elle recula instinctivement d'un pas, intimidée par l'homme en rouge.
— Restez où vous êtes, ordonna Edgeworth d’un ton sec. Nous ne vous accusons pas, Mme Fey.
— … V-Vraiment ?
Le procureur sentit soudainement une main se poser sur son épaule. Il tourna la tête vers Phoenix. Le procureur arqua un sourcil, le questionnant silencieusement du regard.
— Edgeworth, murmura-t-il, sois indulgent. C’est une enfant. Inutile de l’effrayer.
— Oh… hum… bien sûr.
Gêné, Edgeworth se racla la gorge et tenta d’adoucir son expression faciale. Il savait qu’il avait tendance à intimider sans le vouloir. Il n’était pas dans une salle d’audience… il devait s’en souvenir.
— Olivia, reprit Phoenix, je sais que tu caches encore quelque chose. Tu étais en patrouille la nuit du meurtre, n’est-ce pas ?
Elle hésita, puis releva le menton avec une lueur de défi.
— Et si je refuse de répondre ?
— … Alors il nous sera beaucoup plus difficile d’innocenter Maya.
— M-Mystique Maya…?
Ses yeux s’agrandirent. Une émotion mêlée de peur et de culpabilité traversa son visage. Elle semblait déchirée, comme si elle était dans un dilemme.
— Olivia ?
Elle leva les yeux vers Phoenix. Il adoucit son regard, cherchant à la rassurer.
— Nous voulons la vérité. Rien de plus. Tout ce que tu as vu ou entendu peut nous aider. Si tu sais quelque chose, la meilleure chose à faire est de le dire.
Cette fois, elle ne recula pas. Elle détourna le regard, fixant le sol, plongée dans ses pensées.
— Olivia, reprit-il après un instant, je sais pourquoi tu feins l’ignorance au sujet de l’incinérateur.
Elle le regarda, hésitante.
— Tu as vu quelqu’un l’utiliser cette nuit-là.
— N-Non… balbutia-t-elle.
— Tu as surpris quelqu’un en train de brûler quelque chose, sous l’orage.
Le troisième Psyche-Lock se brisa dans un fracas final. Les chaînes se dissipèrent et la lueur du Magatama s’éteignit. Phoenix comprit aussitôt qu’il avait gagné. Olivia observa la pierre verte disparaître dans sa poche, puis poussa un long soupir, vaincue par les déductions de l'avocat.
— C’était… ma première nuit sans supervision. Normalement, je suis accompagnée, puisque je suis en formation. Je la termine bientôt donc je commence à patrouiller seule, maintenant.
Les deux hommes l’écoutaient attentivement.
— J’étais seule et je faisais ma ronde… Il faisait froid et j’étais trempée par la pluie et, avec la panne de courant, je ne voyais presque rien. J’ai échoué à mon travail...
— Que voulez-vous dire par là ? demanda Edgeworth.
— J’ai… quitté ma zone de patrouille.
Elle porta une main à son visage, honteuse.
— Je me suis réfugiée un moment dans un sanctuaire toujours ouvert. Juste pour me réchauffer… et c’est là que je l’ai vue.
— Qui ? demanda Phoenix aussitôt.
— Mystique Maya.
Il conserva un visage neutre, mais à l’intérieur, une vague de soulagement le traversa. Enfin… un témoignage en faveur de son amie.
— Elle méditait au centre de la pièce, poursuivit Olivia. Une lampe à l’huile éclairait la grande salle.
— Était-elle accompagnée ? demanda Miles.
— Non. Elle était seule… et tellement concentrée qu’elle ne m’a même pas remarquée. Je l’ai observée un instant, sans vouloir la déranger.
— Quelle heure était-il ?
— Environ une heure et demie du matin.
(Ça ne m’étonne pas qu'elle était encore debout à cette heure… Maya est incroyablement sérieuse quand il s’agit de son entraînement.)
— Après, je suis repartie en silence. Puis… j’ai vu une lumière au loin.
— Une lumière ? répéta Phoenix.
— Du feu. Quelqu’un utilisait l’incinérateur.
— As-tu vu qui c'était ?
Il avait posé sa question si hâtivement, désespéré et anxieux. Tout ce qu'il voulait entendre, c'était des faits qui pouvaient protéger son amie. Miles remarqua cette nervosité et lui jeta un regard lui signalant de rester calme. L'avocat comprit le message et se ressaisit dans l'immédiat.
— Je ne peux dire qui était là, répondit l'acolyte. Il faisait noir et la personne faisait dos à moi. Tout ce que je sais c'est que quelqu'un utilisait l'incinérateur. Je me disais que c'était étrange de brûler des déchets en plein orage mais je suis partie en direction opposée continuer mon travail sans y réfléchir trop.
Le brun sortit un crayon et un calepin de son veston et se mit à gribouiller rapidement des mots-clés sur la page du dessus. Ce témoignage était précieux. Inespéré, même. Il était heureux d'être tombé sur cette jeune fille. C'était une excellente piste. Il avait déjà hâte de se creuser les méninges avec Miles pour découvrir la vérité derrière cette affaire.