Marcheuse de rêve

Chapitre 8 : Mystère en bocal

1715 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 10/12/2025 23:35

Illustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) : 

https://forum.fanfictions.fr/t/ff-avatar-marcheuse-de-reve-illustrations/7399


Cher journal : Encore un étrange événement aujourd’hui. Il m’a conduit à de curieux documents qui me relient à mes rêves sur Pandora. C’est vraiment bizarre.


Jour férié

 

Je me réveillais encore à Anaonbourg. Pas de signe de malaise ce matin, comme je n’avais pas pris la potion ça se comprenait. Cette fois j’avais envie que la journée passe rapidement pour revenir sur Pandora.

 

Mais aujourd’hui c’était une journée sans école. Tante Marthe était peu bavarde et déprimante. Je n’avais pas encore d’amis ici. La ville était moche, sans attrait et la météo était toujours aussi glauque.

 

Alors je révisais mes leçons dans ma chambre tout en feuilletant des articles et des vidéos sur mon téléphone qui traitaient des films Avatars. J’essayais aussi d’apprendre quelques mots de Na’vi mais vu que ceux de mon rêve ne parlaient pas, ce n’était peut être pas très utile.


Corvée

 

« Mégane ! » cria depuis le rez de chaussée Tante Marthe.

 

Je descendis prestement la voir.

 

- Mégane, j’ai oublié de poster cette lettre. Tu pourrais le faire pour moi. Demain c’est dimanche et la lettre prendra du retard.

 

- Oui ma tante. Bien sûr.

 

- Et puis comme ça tu sortiras un peu. C’est bon pour la santé.

 

 

Bon pour la santé ! Sortir dans cette humidité froide allait surtout me refiler un rhume ! Mais je m’exécutais sans trop traîner.

 

A peine sortie de la maison, je m’aperçu que je ne savais pas ou était l’agence postale. Quelle idée d’envoyer des lettres à notre époque ! Et évidemment le GPS de mon téléphone ramait.


L’agence postale était située assez loin et le guidage me fit passer par des ruelles très en pente. Que cette ville était moche ! Tout était vieux, mal entretenu, sale. Même les troncs d’arbres étaient sales, noircis par la suie. Et ça sentait le gasoil, la vieille graisse, le genre d’odeur qu’on trouvait dans de très vieilles voitures.


Le château Verschuer

 

Je me suis retrouvé à longer le grand bâtiment qu’on nomme le château Verschuer. C’était une construction vraiment bizarre. Il y avait des parties anciennes qui faisait penser à un manoir Belle Epoque mais sur lequel on avait greffé des parties plus modernes en béton digne d’une usine. Il avait 3 étages, sans compter le toit très haut hérissé de cheminées en brique et de nombreuses lucarnes.

 

Malgré la taille du château, la falaise juste derrière était si énorme qu’elle semblait vouloir l’écraser.

 

A moins qu’il ne finisse pas s’effondrer de lui même tant il avait l’air délabré. Certaines tuiles du toit étaient manquantes. Les volets étaient plus ou moins pourris ou rouillés, d’autres étaient déjà tombés. Des vitres étaient cassées. Quant au jardin il était rempli d’herbes folles et de broussailles parcourus d’étroits chemins qu’empruntaient sans doute des fans d’urbex. Le grand portail en fer forgé du jardin était d’ailleurs à moitié par terre.

 

« Pauvre Morgane, dire qu’elle était allé se tuer dans cet horrible lieu ! »

 

Soudainement je sentis un frisson étrange et glaçant, celui là même qui j’avais déjà éprouvé lorsqu’un vent mystérieux avait bousculé le clochard ou ouvert la fenêtre du conseiller d’éducation.

 

Et un souffle puissant me bouscula et arracha la lettre de ma main. Elle s’envola vers le château pour se plaquer sur son mur, retomba pour finalement entrer par un carreau cassé à l’intérieur.

 

 

Oh non ! La pièce ou était entrée la lettre était au rez-de-chaussée et je trouverais certainement un moyen de rentrer dedans. Mais non je ne voulais pas. Pourtant c’était une lettre pour le fisc… Tante Marthe serait furieuse si elle était perdue !

 

Alors je suis rentré dans ce lieu inquiétant…


La cachette

 

Effectivement, il n’était pas difficile d’entrer dans le château. Une porte sur le coté avait été forcée depuis bien longtemps. Il suffisait de suivre le chemin dans la broussaille.

 

L’intérieur était dans le même état que l’extérieur. Le mobilier avait été enlevé ou volé depuis longtemps. Ils restaient quand même quelques meubles en mauvais état qui traînaient ça et là.

 

Le décor était fait de boiseries sculptées sombres et de tapisseries florales jaunies. Le sol était couvert d’un carrelage, plutôt encore en bon état mais avec des flaques d’eau à certains endroits. La hauteur du plafond était impressionnante, les portes étaient aussi très hautes.

 

 

J’avançais prudemment, on n’y voyait pas grand chose à certains endroits mais je n’osais pas allumer la lampe de mon téléphone.

 

 

Je suis finalement entré dans la pièce ou devait se trouver la lettre. C’était un grand bureau ou une petite bibliothèque avec ses rayonnages ou moisissaient quelques vieux livres. Le sol était couvert d’un parquet qui commençait à pourrir par endroit.

 

Mais la lettre était là, sur le sol. Ouf ! Je l’ai ramassée et mise dans ma veste. Comme ça elle ne risquerait plus de s’envoler !

 

 

En revenant sur mes pas, je sentis soudain le sol se dérober sous mon pied !

 

Crac…

 

Le plancher, pourris, venait de rompre ! Et mon pied tomba d’une vingtaine de centimètre avant de toucher quelques choses qui fit un bruit bizarre.

 

Je fis attention en retirant mon pied et je vis une sorte de bocal en verre, du type de ceux ou on mettait les conserves artisanales dans le temps. Mais là nuls légumes ou fruits mais des feuilles de papiers enroulés. Il y avait des dessins et des inscriptions bizarres dessus. Visiblement on avait caché ces documents sous le parquet il y a bien longtemps. C’était très intriguant.

 

Mais je souhaitais avant tout sortir d’ici. Alors je pris le bocal que je le glissais sous ma veste et je m’empressais de quitter cet endroit sinistre.


De biens beaux dessins

 

J’ai pressé le pas pour atteindre ce maudit bureau postal et y glisser la lettre dans la boite. Voilà c’était fait. Maintenant je pouvais m’intéresser au bocal.

 

Abritée sous le porche du bureau de poste, j’ouvris le bocal qui fit un « pop » à l’ouverture. Il était bien étanche. Se dégagea alors une odeur de vieux papiers.

 

Les premières feuilles étaient des pages manuscrites en alphabet romain mais avec des mots dont les lettres semblaient mises n’importe comment. C’était peut être codé ? Certaines pages comportaient un entête imprimé « Abwehr » avec un aigle Nazi. C’était bien ce qu’avait dit Quasimodo, le château leur avait servi pendant la guerre.

 

Il y avait d’autres papiers avec des dessins et des plans. Des croquis de mécanismes bizarres avec les mêmes annotations incompréhensibles. Et puis des dessins très jolis…

 

« Mais, mon dieu !!!! »

 

Les dessins représentaient des Na’vis ! Avec leurs Ikrans et d’autres animaux de Pandora. Ils étaient signés « Bastet ». Mais alors, de quand datait ces dessins ? D’avant les films ? Etait ce un artiste de James Cameron qui les avait dessiné et mis ici ? Impossible. Un petit plaisantin ? Ou un jeu-énigme entre urbexeurs ?

 

Et tous cas j’ai gardé les documents avec moi et je suis rentrée à la maison. Mais je commençais aussi à me poser des questions sur ces manifestations bizarres. Ce courant d’air puissant et glacial qui se manifestait, comme pour me guider ou me défendre. Ca faisait trois fois maintenant, trop pour être une simple coïncidence. Un fantôme ? Un esprit ? Mais non ça n’existe pas ! Et rêver d’une seconde vie toutes les nuits sur un autre monde, ça existe ? Trop de questions ! 


Recherches

 

Après être rentrée à la maison, j’ai fait quelques recherches Internet avant la nuit.

 

Bastet est le nom d’une déesse chatte de l’Egypte Antique. Elle pouvait avoir l’aspect d’un chat anthropomorphe, un peu comme les Na’vis en fait. Et l’Abwehr était le nom des services secrets allemands qui était d’ailleurs assez hostile aux nazis.

 

J’ai aussi fait une recherche sur les dessins autour des films Avatars. Il y en avait tellement ! Mais je n’ai trouvé aucun de comparable avec les dessins du bocal. Alors j’ai pris des photos des plus beaux et les ai postés sur un forum en espérant avoir une réponse.

 

J’ai enfin cherché si mes rêves sur Pandora avaient déjà eu lieu chez d’autres personnes. En fait il existait bien des rêves récurrents mais je n’ai pas trouvé de description d’un cas comme le mien.

 

Demain c’était dimanche mais il était déjà très tard et l’heure de se coucher arrivait. Est ce que je devais reprendre la potion de rêves pour retourner sur Pandora ? La nuit dernière ça n’avait pas été nécessaire alors je préférai ne pas l’avaler de nouveau. J’avais peut être tord. Si je brisais le rêve, je n’arriverai peut être pas à le reprendre ou il s’était arrêter ? Ce serait gênant.


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