Marcheuse de rêve
Illustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) :
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Cher journal : Je n’ai pas envie d’en parler…
Questionnement
Je n’aurais pas du m’assoupir ! Car je me réveillai de nouveau sur Terre ! J’allais encore passer une journée de merde ici ! Impossible de me rendormir avant ce soir. J’avais même essayé les somnifères piqués à Tante Marthe. Ca me mettait juste dans une sorte de brume à moitié comateuse très désagréable. J’avais aussi regardé le carnet des potions de Morgane. Mais il n’y avait rien à ce sujet.
Le plus bizarre c’était que j’allais dormir 30 minutes sur Pandora maximum avant que Xurtu me réveille alors que j’aurais passé une journée entière sur Terre. Le temps semblait complètement découplé entre les deux mondes. Bien sûr une des explications était que Pandora n’était qu’une illusion. Ou alors la Terre ? Oui mais j’étais née et avais vécue sur Terre alors que j’étais arrivé sur Pandora d’un coup, sans passé…
Je cherchais encore la vérité…
Trop nulle
Quelle est la solution de f(x) = 0. Pfff…
Si je mets n’importe quoi je vais encore me faire disputer…
Si seulement je pouvais me barrer de cette école, de cette ville ! Mais pour aller ou ? J’avais bien trop peur de finir dans un bordel ou de tomber sur un pervers comme toutes ces histoires de fugues qui finissaient mal. J’étais trop nulle pour me débrouiller seule... Même sur Pandora je ne faisais que suivre ce qu’on me disait de faire.
Alors j’ai fais de mon mieux pour finir ce contrôle. Et ensuite j’ai rejoint Quasimodo dans son repaire.
Le rêve de Quasimodo
J’étais devenue très complice avec Quasimodo. Il m’avait même montré sa planque remplie de billets de banques. Au fond du coffre il y a une photo d’un beau voilier blanc.
- Lorsque j’aurais assez de fric, je m’achèterai ce bateau et je partirai vers les îles !
- Ah bon tu sais naviguer ?
- J’ai lu des livres dessus. C’est pas bien compliqué.
- J’aimerai bien partir d’ici aussi.
- Alors tu seras mon équipière ?!
- … Je sais pas… J’aurais peut être le mal de mer…
Je suis toujours nulle… J’ai toujours peur du changement… Enfin lui il avait un beau projet et il faisait tout pour le réaliser.
- Mais je ferai un essai avec plaisir. C’est pour dans combien de temps ?
- Il me faut encore 2 ans. Mes trucs se vendent bien mais il faut un paquet de fric pour le bateau et pour les choses à acheter après. Et puis ensuite je gagnerai de l’argent en faisant des croisières avec des touristes.
- Et oui ici il faut de l’argent pour être libre…
- C’est la dure loi du monde !
La dure loi du monde
Et oui la loi du monde était dure, on n’allait pas tarder à l’expérimenter.
Quasimodo m’accompagna jusqu’à la sortie du château. Le couloir était sombre et le sol encombré de détritus.
Soudain une voix se fit entendre :
« Salut Quasimodo, tu n’as pas oublié ton vieux pote ! »
Un homme sorti de la pénombre. Grand, barbu avec des tatouages et un survêtement de marque. Il avait les mains dans les poches. Je n’aurais pas aimé le croiser dans une ruelle sombre... Mais j’étais justement dans un couloir sombre ! Je vis d’ailleurs le visage de Quasimodo se figer. La peur m’envahie.
L’homme poursuivit :
« T’inquiètes pas, je suis pas venu chercher des embrouilles. J’ai un deal à te proposer. »
Et le type afficha un sourire et sorti de sa poche un sachet blanc. Quasimodo sembla reprendre confiance.
J’eu juste le temps de voir une ombre derrière nous que j’entendis un grand coup suivi d’un craquement. Quasimodo tomba au sol en hurlant de douleur.
Un autre gars était caché derrière nous et il l’avait frappé avec un club de golf. Il lui avait visiblement cassé la jambe. J’étais navré pour lui et je sentais que ça risquait de très mal finir, y compris pour moi.
Le gars poursuivit :
« Tu as du gagner pas mal de pognon, hein vilain bossu ! Tu vas un peu partager maintenant ! Faut pas être radin ! »
Puis il me regarda :
« Alors c’est ta poulette ? C’est pas un canon mais pas de ton niveau de laideur. Tu as de la chance cancrelat ! Mais c’est bien je vais pouvoir m’amuser aussi avec elle ! »
Alors instinctivement je m’enfuis par la première porte qui était dégagée vu que les deux gars bloquaient les autres issues. C’était stupide car je suis arrivée dans une pièce en cul de sac avec une petite fenêtre bien trop haute ! Le gars me suivi dans la salle.
« Tu es un peu conne toi ! Tu pensais aller ou ? Mais c’est bien, j’aime que la chair fraîche résiste un peu ! »
Alors le gars me fit courir tandis que j’entendais les gémissements de Quasimodo. Il disait aussi que je ne savais rien mais le gars ne pensait plus vraiment au pognon pour le moment.
Je me mis à penser : « Morgane, si tu es là, aides moi ! »
Le gars a finit pas me bloquer dans un coin. J’étais cuite. J’imaginais qu’il allait me violer.
Mais soudain je sentis un truc lourd dans une poche de ma veste. Je mis ma main dedans, c’était le métal froid du Luger. Qu’est ce qu’il faisait là ?! Pas le temps de se poser la question. Quasimodo m’avait fait essayer l’arme à quelques occasions, je savais quoi faire des 8 balles.
Je saisi l’arme mais en la gardant dans ma poche. Le gars vit que je tenais quelque chose mais n’imagina même pas de quoi il s’agissait.
« Alors petite tu vas téléphoner à ta maman ! »
Ces gars étaient des salauds. Ma vie et celle de Quasimodo étaient en danger. Il ne fallait pas hésiter.
Bang : un coup dans les couilles du gars qui s’écroulât sur le sol.
Le deuxième voyou était resté dans le couloir mais en regardant la scène jusque là en rigolant. Il comprit la situation et essaya de prendre la fuite.
Bang, bang, bang, bang : ce deuxième gars s’effondra avant même d’avoir atteint la sortie. J’avais mis les quatre balles au but.
Je retournai voir le premier gars qui se tordait de douleur au sol. En me voyant il se tourna vers moi :
- Pitié ! C’était une plaisanterie ! Pitié !
- Vermine !
Bang : un seul coup dans la tête. Il ne méritait pas une balle de plus.
Nettoyage
Je revins voir Quasimodo.
- Tu les as tués ?
- Oui.
- Comment tu as eu le Luger ?
- Je sais pas…
A ce moment là j’ai ressenti comme un déclic. Je suis sorti de mon « mode » tueuse et j’ai repris mes esprits. Et j’ai laissé tomber le pistolet au sol.
- J’ai… J’ai eu peur. Je sentais que… ça allait mal finir… Il fallait… le faire…
- Tu as fait ce qu’il fallait. Tu es très courageuse et tu tires plutôt bien. Ces gars étaient aussi stupides que méchants mais je pensais pas qu’ils iraient aussi loin.
- Tu es blessé, il faut appeler les pompiers !
- Il m’a cassé le tibia ce connard ! La pluie dehors a du masquer les coups de feu mais il faut se débarrasser des corps d’abord. Balance les dans le puits de la carrière avec un parpaing autour du cou pour qu’ils ne remontent pas. Tu vas devoir le faire seule, désolé.
Alors je me suis activée pour que Quasimodo souffre le moins possible. Le plus dur était de tirer les deux corps sur le sol en évitant de laisser des traînées de sang. Je les ai emballés dans de vieux rideaux et montés sur un vieux skate.
Sur Pandora j’avais déjà tué et dépecés plein d’animaux, la vue du sang ne me faisait plus peur. Mais je pensais que ces deux gars devaient bien avoir des gens qui les aimaient. C’était bête de mourir comme ça !
Dans les caves du château, il y avait un puits de ventilation de l’ancienne carrière. Très profond, il était maintenant rempli d’eau. J’y précipitais les deux corps lestés de parpaing qui traînaient dans le coin.
J’espérais qu’il allait reposer en paix et ne pas venir hanter le château. Il y avait assez de fantômes comme ça. Je pensais aussi à remercier Morgane.
« Merci pour le coup de main ! »
J’ai nettoyé mes traces comme j’avais apprise à le faire sur Pandora. Les secours ne devaient se douter de rien.
- Voilà Quasimodo, c’est clean. Tu vas bien ?
- Tu te débrouilles ! Ca ira. Maintenant files, je vais appeler les secours. Je leur dirais qu’un truc m’est tombé dessus.
- Demain j’airais te voir à l’hôpital.
- Non non, c’est pas une bonne idée. Y aura peut être des flics ou les copains des voyous. Attends que je te contacte.
Regrets
Le temps de voir arriver l’ambulance, je suis rentrée très tard chez Tante Marthe. Mais elle s’en fichait, tant que mon carnet de notes restait convenable.
Je regagnais immédiatement mon lit. La journée avait été éprouvante et mon esprit était envahi de plein de pensées.
J’avais tué des gens… Je voyais encore le regard implorant du gars… J’aurais peut être du les épargner et les dénoncer à la police… Oui mais Quasimodo aurait été inquiété… La police va peut être enquêté… Et si je finis en prison…
Finalement j’ai réussi à trouver le sommeil…