Marcheuse de rêve
Illustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) :
https://forum.fanfictions.fr/t/ff-avatar-marcheuse-de-reve-illustrations/7399
Cher journal : J’ai eu très peur ce matin. J’ai bien cru qu’ils étaient là pour moi. Beaucoup de gens me posent des questions. Je dois tenir bon.
Juste quelques questions
« Mégane ! Réveilles toi ! Descend, on te demande ! »
Hein… Quoi… Hmmm… Ah non j’étais sur Terre ! C’était la voix de Tante Marthe.
Je suis sorti péniblement de mon lit pour passer ma robe de chambre et descendre. Ma séance… d’Amour… si on pouvait appeler ça ainsi… avec Xurtu me laissait dans une sorte de coton mental si agréable.
Mais j’ai brutalement atterri lorsque j’ai vu les agents de police devant la porte de la maison. C’était très désagréable d’avoir à effacer les douces sensations ! Mais ils venaient pour Quasimodo sans doute ! Je devais garder mon calme, jouer la comédie et être convaincante !
- Bonjour mademoiselle. Non avons quelques rapides questions à vous posez.
- Euh… Oui… A quel sujet ? – Je faisais l’endormie.
- Ou étiez vous hier soir ?
- Ben ici…
- Et avant ?
A l’école tout le monde savait que je traînais plus ou moins avec Quasimodo. Certains pensaient même que j’étais sa petite amie. Donc inutile de mentir de trop.
- Avant… J’ai traîné avec un gars qui s’appelle Eric.
- Vous avez fumé des trucs ?
- Ah non moi je me drogue pas M l’agent !
- Quand vous l’avez quitté, il allait bien ?
- Oui. Enfin il a des handicaps vous savez.
- Hier soir on l’a retrouvé blessé. Il semblerait qu’on l’ait agressé.
- Ah bon ! C’est grave ? Qui a fait ça ?
- Il devrait s’en remettre. Mais vous savez jeune fille, vous ne devriez pas traîner avec lui. C’est un trafiquant. Un jour il finira en prison ou tué par des concurrents.
Apparemment à l’hôpital on n’avait pas cru à son histoire d’accident. Les flics voulaient en savoir plus mais ne s’intéressaient pas aux deux gars que j’avais flingués. Pas encore…
L’amour d’une mère
Ce jour là il n’y avait pas école. Alors je suis resté à la maison. Pas envie de sortir et de tomber sur les clients de Quasimodo en recherche de leur dose. Et bien entendu pas question de revenir au château.
L’image des deux gars au fond du puits me hantait. Je me demandais encore comment j’avais pu appuyer si froidement sur la gâchette ? Plusieurs fois ! Le fantôme de Morgane avait t’il prit contrôle de ma volonté ?
Alors je repensais à ma nuit avec Xurtu pour chasser ces mauvaises pensées. Peu importe ce qui m’arrivera ici, il me restera toujours Pandora. J’avais hâte que l’heure de se coucher arrive !
« Ding dong ! » C’était la sonnette de la maison.
Encore ! Mais cette fois on était en fin d’après midi. Je jetai un œil dehors. C’était une femme d’un certain age. Pas les flics, ouf ! Je laissais Tante Marthe répondre mais...
« Mégane, une dame te demande ! »
Alors je suis descendu à l’entrée de la maison.
- Je suis la mère de Rico. Je suis inquiète parce qu’il n’est pas rentrée ce soir.
- Je suis désolé madame, mais je ne connais pas de Rico.
- Vous êtes la petite amie d’Eric a ce qu’on ma dit. Il devait aller le voir hier soir avec un copain. Et on n’a plus de nouvelles de lui non plus.
Soudain j’ai réalisé ! Même les pires salauds ont des mères qui les aiment. Ca m’a un peu déstabilisé mais j’ai essayé de garder la tête froide.
« Ce qu’on dit sur moi et Eric est faux. Oui je traîne avec lui des fois mais pas plus. Je ne m’occupe pas de ses affaires non plus. Et je n’ai pas vu ce Rico hier soir. »
La dame se mis à sangloter.
« Rico avait parfois de mauvaises fréquentations… Mais il n’était pas méchant… D’habitude il téléphone toujours s’il ne rentre pas… Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé… »
C’était triste. J’étais vraiment peiné pour elle. D’une certaine façon ça me rassurait, je n’étais pas une psychopathe qui prenait du plaisir à voir les gens souffrir.
« Ecoutez madame, je suis vraiment triste pour vous… Mais je ne sais rien de plus. Si jamais j’ai des nouvelles, je vous préviendrai. »
La dame s’éloigna… Elle allait voir les flics à un moment c’est certains… Ils allaient faire le rapprochement avec « l’accident » de Quasimodo… S’il parlait, j’étais cuite… Mais c’était un dur à cuire, il ne parlerait pas… Enfin sans doute pas.
Je ne pouvais revenir en arrière. Il allait falloir assumer maintenant. Mais l’heure avançait, bientôt le temps de se coucher.