Marcheuse de rêve

Chapitre 25 : Les yeux vides

749 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 27/01/2026 21:12

Illustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) :

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Rapport de l’infirmerie : l’élève Mégane et été prise en charge ce matin après un malaise. Elle tient des propos incohérents.


Deux ans

 

Je me suis réveillé à Anaonbourg. Encore une journée nulleen prévision. Ca faisait maintenant quasiment deux ans que j’avais atterrie ici. Et maintenant un nouvel hiver commençait. Au moins sur Pandora il n’y avait pas de saison. Toujours l’été, une température constante de jour comme de nuit.

 

C’était une journée ou les cours commençaient plus tard et j’ai trainé au lit. Et lorsque j’ai ouvert les rideaux, le plafond de nuages était particulièrement bas et sombre.

 

 

J’avalais rapidement mon petit déjeuner. J’avais fait un effort pour retrouver une ligne plus fine. C’était surtout pour Xurtu qui trouvait les grosses moches. Il n’y en avait pas sur Pandora.

 

Et je sortais de la maison, confrontée au froid humide de cette nouvelle journée. J’allais encore faire des trucs nuls avec la charge mentale de la journée cruciale qui m’attendait sur Pandora.


Les yeux vides

 

Je marchais rapidement vers l’école. Qu’est ce qu’il faisait froid ! J’avais tellement froid ! Surtout dans mon dos.

 

Mais ce matin la rue était en travaux et entièrement barrée. Une déviation nous envoyait vers une ruelle étroite et déserte que je n’avais jamais remarquée.

 

Mes pas résonnaient curieusement dans cette ruelle. L’impression d’être dans une casserole. J’entendais soudain des pas derrière moi. Quelqu’un me suivait ! J’avais si froid.

 

« Mégane ! » fit une voix étrange. Une voix roque et étouffée, comme celle d’une vieille femme. Mais elle marchait bien vite pour une vieille ! J’ai eu envie de courir mais je ne voulais pas céder à la panique. Je ne voulais pas me retourner non plus.

 

« Mégane… Mégane… Mégane… »

 

Je ne répondais pas. Cette ruelle n’en finissait pas !

 

« Neytiri ! » fit alors la voix.

 

Je me suis figée sur place.

 

« Neytiri tu arrives à l’aboutissement de ta quête. Bientôt tu pourras me venger. »

 

Je savais que je n’aurais pas du me retourner pour voir cette personne. Mais je l’ai quand même fait. Je n’aurais pas du !

 

Sous la capuche de son parka, je voyais des yeux noirs, creux, vides au milieu d’un visage cireux. Des yeux comme ceux d’un crane. J’avais si froid, jusqu’à la moelle de mes os !

 

Alors je me suis enfuit en courant. Et le spectre à parlé une dernière fois.

 

« Que tu marches ou que tu cours, tu vas vers ton destin. »

 

 

Je suis finalement sorti de cette fichue ruelle. Le spectre n’était plus là. J’avais si froid ! Mon corps était comme victime d’une crampe généralisée. Je n’avais jamais ressenti une telle souffrance !


Patraque

 

Arrivée à l’école, je me suis collé à un radiateur. Les autres élèves passaient devant moi. Ils étaient flous, comme si mes yeux étaient trop fatigués. On me disait des trucs mais je ne comprenais rien… Je devenais folle ou quoi ?!

 

On a du avertir l’infirmière de l’école, car elle est venue me chercher et m’a allongé sur un lit avec une bouillote et une couverture. Puis elle m’a fait avaler un cachet.

 

 

C’est finalement Quasimodo qui est venu me voir.

 

« Mégane, ça va ? On m’a dit que tu dois couver une mauvaise grippe. Normalement ce n’est pas trop grave et ça va passer. »

 

Une grippe ? Ca pouvait être ça finalement. Une forte fièvre pouvait provoquer une sensation de froid intense et peut être même des hallucinations.

 

Quasimodo était gentil. Ce n’était pas ma tante qui se serait déplacée. J’ai pris la main de Quasimodo. Mais j’ai rien trouvé à lui dire. Et là j’ai du m’endormir…

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