Marcheuse de rêve
Illustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) :
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Journal du Dr Szell : je dois inspirer une terreur indescriptible pour qu’on consacre autant de moyens pour m’atteindre.
Préparation
Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais de nouveau sur Pandora avec l’impression d’être sorti d’un cauchemar.
Xurtu vit mon désappointement :
- Ca s’est mal passé sur Terre ?
- Pire journée de ma vie… Une espèce de démon m’a averti que j’allais le venger très bientôt. Et que j’étais là, enfin sur Pandora, pour ça. On aurait dit plutôt un cauchemar que la réalité.
- Je suis désolé de ne peux pas vraiment pouvoir t’aider là bas. Mais aujourd’hui il va falloir se monter à la hauteur.
Et oui c’était le grand jour. Il a fallu d’abord s’occuper d’Ange mais on n’a pas eu tellement le temps. Deux villageoises sont venues nous chercher.
On est descendu au rivage pour prendre un bain dans le lagon après déshabillage complet. J’avais seulement le droit de garder mes pendentifs trophées. Et ensuite on nous a enduits de la tête au pied d’une peinture corporelle blanche dans doute à base de chaux. La signification était claire : j’étais une page blanche qui allait être écrite.
Puis on s’est dirigée vers la place du village, pile au pied de l’énorme statue de dragon en os accrochée à la falaise.
Tout le village était là apparemment. Il y avait de très nombreux enfants à la différence des deux autres clans du continent que j’avais visité. Les enfants comme un certains nombres d’autres membres ne portaient pas de peintures corporelles.
Ceux qui devaient être les adultes guerriers avaient des peintures blanches, noires et rouges qui dessinaient des motifs variés. Ils portaient aussi des parures à bases d’os et dents qui les rendaient vraiment effrayants.
Enfin deux Na’vis se distinguaient des autres, ils portaient des masques et des parures chargées qui faisaient plutôt penser à des chamans.
On m’avait dit que ce clan avait des cinq doigts parmi eux mais je n’en voyais aucun, certes la foule était conséquente. Autour de cent cinquante personnes.
Evidemment ces Na’vis si ils poussaient des cris, ne parlaient pas, pas plus que les autres mais leurs auras traduisaient une certaine excitation. Et je me demandais ce qui allait se passer. Xurtu devait le savoir :
- Qu’attends t’on de nous au juste ?
- C’est assez simple. On va affronter chaque guerrier un par un, et chacun notre tour, au bâton de combat par ordre hiérarchique croissant. On se bat jusqu’à ce que l’un d’entre eux nous défasse. Cela déterminera notre place dans la hiérarchie.
- Et en quoi consiste l’affrontement ?
- Il faut sortir l’adversaire du cercle ici.
Xurtu désignais un cercle rouge tracé sur l’estrade en bois qui constituait la place du village.
Je comprenais assez bien la tactique. Les affrontements allaient être courts mais intense. Un peu comme au sumo. Je dénombrais autour d’une cinquantaine de guerriers dont une quarantaine de males. Ca risquait d’être long, du moins si on ne se faisait pas sortir de suite.
Le tournoi
Ce fut Xurtu qui passa en premier. Il était fort et expérimenté et sorti rapidement le premier compétiteur qui était un peu gringalet.
Après une courte pause pendant laquelle Xurtu reçu une bande peinture rouge, ce fut mon tour. La garde d’Ange avait été confiée à une villageoise qui se tenait juste à nos cotés.
Mon adversaire était un male qui n’avait pas l’air pas très assuré. J’ai esquivé tous ses coups, je lui ai même donné un humiliant coup de queue dans le visage qui a fait rire l’assistance. C’est bien la première fois que j’entendais des Na’vis rire ! Puis je l’ai sorti. Terminé.
Et j’ai eu le droit à une bande de peinture noire.
Puis après une pause, la compétition a repris avec alternativement Xurtu et moi. Mais après les gringalets du début, on passait à des guerriers plus expérimentés.
Et surtout la fatigue commençait à se faire sentir. Car si on voulait aller jusqu’au bout, il allait falloir affronter vingt cinq guerriers chacun. Mais le but n’était pas de tous les vaincre, seulement de montrer sa valeur et de distraire le clan.
Xurtu a tenu dix tours avant de se faire sortir au onzième. Visiblement épuisé.
J’ai compris que si je voulais durer, il fallait gagner rapidement. Instinctivement je savais où frapper, mon pouvoir de figer le temps me permettant d’analyser en détail la scène. Je savais comment exploiter au mieux l’inertie et l’allonge du bâton pour déstabiliser l’adversaire et le repousser hors du cercle. J’avais l’impression d’être dans un combat des films Matrix. Si mon esprit restait clair, mon corps se fatiguait quand même. Malgré les pauses qui voyaient mon corps se couvrir de peintures de plus en plus complexes.
J’ai voulu tenir le plus longtemps possible mais au seizième combat je ne pouvais plus résister et je me suis fait sortir. Toutefois j’étais bien contente. C’était un bon score.
L’objectif
Xurtu me félicita :
« Bravo tu as été valeureuse. Le clan a apprécié le spectacle et tu les as impressionnés. Ma performance est normale, mais celle d’une frêle femelle comme toi est exceptionnelle. »
Mais une autre voix tout à fait inattendue se fit entendre.
« Exceptionnelle, c’est le mot. Neytiri, ainsi tu as pris le nom de l’héroïne du film. »
C’était celui que j’avais considéré comme l’un des chamans qui venait de parler. De parler dans ma langue ! Son visage était caché par une sorte de masque mais je pouvais voir maintenant une de ses mains. Une main à cinq doigts !
Il connaissait la langue des terriens mais il connaissait aussi les films Avatars ! Les agents m’avaient prévenue. C’était sans doute un sbire du Dr Szell ou Szell lui-même ! Il fallait que j’en sois sûr !
- Dr Szell ?!
- Il y a longtemps oui, j’ai été cette personne.
A ces mots j’ai ressenti un sentiment de plénitude extrême. C’était si étrange et agréable.
Mais bien vite le plaisir s’est changé en douleur. Dans ma poitrine un truc me fit mal. Une douleur qui devient rapidement insupportable et me fit tomber à genoux. Ma vue s’est brouillée et…