Bart et Hugo, une histoire d'amour

Chapitre 18

2808 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 30/11/2018 18:23

Chapitre 18

 

 

Les deux amoureux se sont faits tout beaux pour la fête organisée par Maxime. Bart a revêtu un costume bleu foncé, une chemise blanche et des tennis de la même couleur. Il a dompté ses cheveux d’or avec un brushing. Quant à Hugo, il a mis une chemise bleu ciel à fleurs blanches, une veste et un élégant jean gris. Il sort de la salle de bain et s’émerveille quand ses yeux tombent sur son charmant petit ami.

 

Hugo : Qu’est-ce que tu es beau ! Dit-il avec les yeux qui pétillent. Et tu sens trop bon. Ajoute-t-il en déposant un doux baiser sur sa joue.

 

Sur le moment, Bart ne répond rien. Il sourit simplement et ajuste le col de la chemise de son amoureux. Il a un petit air taquin.

 

Hugo : Quoi ? J’ai quelque chose qui ne va pas ?

 

Bart : C’est ta chemise.

 

Hugo : T’aime pas ? Je peux la changer, hein.

 

Bart : C’est pas ça. C’est la chemise que tu portais quand on s’est embrassés la première fois. Répond-il d’une voix amoureuse. Ça me rappelle de beaux souvenirs.

 

Ils sourient et échangent un tendre baiser.

 

Hugo : Quel romantique tu fais.

 

Bart : Je suis une grosse guimauve, c’est ça que tu veux dire ? Demande-t-il, amusé.

 

Hugo : Hum non. Tu n’es pas gros. Répond Hugo d’un air blagueur.

 

Bart : Haha très drôle...

 

Hugo : Je te taquine, Bart. Surtout ne change pas. Je t’aime comme tu es.

 

La remarque fait rosir le jeune homme. Il est touché.

 

Bart : Bon, allons-y parce que si tu continues avec tes déclarations d’amour de ouf, je vais être obligé de te sauter dessus et on va être en retard à la fête organisée en ton honneur.

 

Hugo éclate de rire puis les deux amoureux quittent le mas pour se rendre chez Maxime, où tous les invités sont déjà là. Le jeune Delcourt a invité une vingtaine d’amis du lycée, ainsi que Paul. Chloé et Alex leur ont laissé la maison. Quand les amoureux rentrent, Maxime les accueille..

 

Maxime : Yo ! Bonsoir vous deux. Dit-il en faisant un check avec Bart puis Hugo. Ça va bien ?

 

Hugo : Très bien. Merci pour la teuf, et aussi pour avoir été là pour Bart quand je pouvais pas le faire.

 

Maxime : Pas de problème, mec. J’allais pas laisser mon cousin comme une pauvre âme en peine.

 

Bart : Gna gna gna ! Ça va, j’étais pas si chiant quand même.

 

Maxime : Mais non, je rigole. Allez, let’s go pour la teuf. Le bar est par là. Dit-il en pointant une table dans la véranda.

 

Jess : Aaaah vous êtes là ! Elle prend les deux jeunes hommes dans ses bras. Putain Bart, t’as fait péter le costume quoi. T’es classe, mec.

 

Bart : T’as vu ça un peu. Je voulais faire honneur au héros de la fête.

 

Jess : J’avoue, vous êtes trop beaux tous les deux.

 

Hugo : Merci. Toi aussi tu es ravissante.

 

Jess : Merci.

 

Bart : Viens, je vais te présenter aux autres. Ajoute Bart à l’attention de son petit ami.

 

Il lui prend la main et se dirige vers les autres invités. Pendant quelques minute,s Bart fait les présentations et ils discutent les uns avec les autres. Puis ils prennent un verre et bougent un peu sur la musique. Lorsque la nouvelle chanson d’Offenbach résonne, Hugo réagit.

 

Hugo : Ah je kiffe cette musique ! Allez viens, on va danser !

 

Bart : Je sais pas danser... mais vas-y toi.

 

Maxime : J’avoue que Bart ressemble un peu à un pingouin boiteux quand il danse. Ajoute-t-il d’un ton blagueur.

 

Hugo : Mais non, allez viens. On s’en fout on n’est pas à Danse avec les stars. Allez... Répond-il en tendant la main à Bart qui, après réflexion, finit par céder et suit Hugo sur ce qui sert de piste de danse.

 

Alors les deux amoureux se mettent à danser en suivant le rythme saccadé de la musique. Les autres invités suivent le pas et bientôt, tout le monde s’amuse, danse et rit. Il fait encore relativement bon dehors pour un début Novembre. Maxime porte quatre shots de tequila et les distribue aux amoureux et à Jess. Ils trinquent et le boivent d’une traite. L’ambiance est au top. Bart et Hugo en profitent à fond. A un moment donné, un peu grisé par l’alcool, Bart roule un patin digne de ce nom à son petit ami sous les « wouhou » amusés de ses amis. 

 

Mais tout à coup, un grain de sable vient gripper la machine. Hugo aperçoit Sara qui referme la porte d’entrée et traverse le salon.

 

Hugo : Qui l’a invitée ?

 

Bart : Qui ça ?

 

Hugo ne répond rien mais fait un signe de tête vers la jeune femme. Bart regarde dans la direction indiquée et immédiatement, se crispe lorsqu’il voit son ex petite amie.

 

Bart : Personne. J’imagine qu’elle s’est invitée toute seule.

 

D’un pas décidé, il se dirige vers Sara et se plante devant elle. La jeune femme lui offre un sourire narquois.

 

Bart : Qu’est-ce que tu fais là ? Demande-t-il froidement.

 

Sara : Mon pote organise une fête, je ne vois pas pourquoi je ne viendrais pas.

 

Bart : Tu n’as RIEN à faire ici, Sara. C’est une fête pour Hugo.

 

Sara : Et alors ? On est chez Maxime, pas chez toi. Tu n’as rien à m’interdire.

 

Hugo les rejoint car il sent que Bart risque de perdre les pédales de colère.

 

Sara : Tiens, tiens. Voilà le taulard.

 

Bart esquisse un mouvement d’énervement mais Hugo le retient.

 

Hugo : Tu sais quoi ? Tu me fais pitié.

 

Sara : Ah ouais et pourquoi ? Répond-elle d’un ton irrité.

 

Hugo : Parce que tu n’as rien d’autre dans ta vie que la frustration et la jalousie. Tu viens ici pour essayer de taper un scandale ou de nous gâcher la fête mais tu n’y arriveras pas.

 

Sara : Wah putain Bart, ton mec est philosophe en plus !

 

Bart : Ça suffit Sara. Sérieux, tais-toi !

 

Sara : Ou sinon quoi ? Tu vas me mettre une baffe ?

 

Bart : Je ne suis pas ton père, moi. Je ne frappe pas les femmes. Assène-t-il d’une voix calme mais froide.

 

La punchline du jeune homme fait mouche. Sara ne sait plus vraiment quoi répondre sur le moment.

 

Hugo : Laisse tomber Bart. On s’en fout d’elle. Viens on retourne danser. Sara, tu peux rester si ça t’amuse et si tu n’as rien de mieux à faire que de te prendre notre bonheur en pleine gueule. Je te souhaite une bonne soirée.

 

Puis sur ces mots, il se retourne et s’éloigne de la jeune femme. Bart le suit et au moment où ils arrivent sur la piste de danse, «Helium» de Sia se met à résonner. Une parfaite chanson d’amour pour danser dans les bras l’un de l’autre. Bart regarde son petit ami d’un air à la fois surpris et fier.

 

Hugo : Quoi ?

 

Bart : J’en reviens pas que tu lui aies dit qu’elle pouvait rester. Elle est venue uniquement pour foutre la merde.

 

Hugo : Je sais et je m’en fiche. Elle peut essayer, ça ne changera rien.

 

Bart : Je la connais bien. Elle peut être hyper relou.

 

Hugo : Et alors ? Après tout ce qu’on a traversé, c’est pas une petite meuf aigrie qui va nous pourrir la vie.

 

Bart : C’est vrai... Répond-il en souriant.

 

Hugo : Écoute les paroles. Ajoute le jeune homme d’une voix douce.

 

Bart se concentre alors sur la chanson et sourit. « And if you let go, I'll float towards the sun. I'm stronger 'cause you fill me up. But when the fear comes and I drift towards the ground, I am lucky that you're around. Yeah, I wanted to play tough, thought I could do all this on my own. But even Superwoman sometimes needed Superman's soul». Les deux amoureux se noient dans le regard l’un de l’autre.


Hugo : C’est toi mon Superman. Tu as supporté ce calvaire pour moi... N’importe quel autre mec de dix-huit ans aurait pris ses jambes à son cou mais pas toi.


Bart : Je l’ai fait par amour. Et je le referai mille fois.


Hugo : Je sais. Et c’est pour ça que je me fous de Sara, de ce qu’elle pense ou de ce qu’elle veut faire. Elle ne peut pas nous atteindre. Toi et moi, ça vaut tout l’or du monde.


Le jeune Vallorta est ému et ses yeux s’humidifient un peu. Il sourit, appose son front contre celui de son amoureux et ferme les yeux. Puis tous les deux, ils se laissent bercer par la douceur de la chanson. De loin, Sara les observe, rageant intérieurement. Son plan n’a pas marché mais elle n’abandonne pas. Elle trouvera autre chose pour les séparer et récupérer Bart. En tout cas, c’est ce qu’elle se dit.


Le dimanche matin, Bart profite que son amoureux dorme encore pour appeler son grand-père. Il a quelque chose d’important à lui demander.


Bart : Donc tu es d’accord ?


Léonard : Mais oui bien sûr. Je suis ravi que tu veuilles revenir vivre au domaine, Bart.


Bart : Ça a toujours été chez moi et ça me manque.


Léonard : Ta mère est au courant ?


Bart : Non pas encore, je préférais d’abord te demander ton avis.


Léonard : Elle risque de grincer un peu des dents.


Bart : En même temps, j’ai dix-huit ans maintenant et j’ai le droit d’habiter où je veux. Comme ça, ça nous laissera plus de temps pour que tu continues à m’apprendre à gérer le mas.


La discussion se poursuit un moment et puis Bart raccroche. Quelques instants plus tard, son amoureux descend et rejoint le jeune homme à la table du petit-déjeuner. Ils se disent bonjour avec un petit bisou.


Hugo : Ton grand-père va bien ? J’ai entendu que tu parlais avec lui quand je descendais.


Bart : Oui très bien. Apparemment, il trouve de nouveaux clients à Bordeaux donc c’est cool. Ça va aider à ce que le domaine continue à bien se porter.


Hugo : Tant mieux. Ça serait dommage de perdre un aussi bel endroit.


Bart : Ça te plaît vraiment ici ?


Hugo : Faudrait être difficile. Mais pourquoi tu me demandes ça ?


Bart : Non rien, juste comme ça.


Hugo : Mmh... Réagit-il, dubitatif. En tout cas, c’était gentil à ton grand-père de garder mon van chez lui le temps de mon... absence. Mais dès demain, je le bougerai.


Bart : Bah pourquoi ? Il ne gêne personne ici.


Hugo : J’ai toujours été indépendant, Bart. Je ne veux pas abuser de l’hospitalité de ton grand-père.


La réponse du jeune surfeur semble embêter Bart.


Bart : Tu n’abuses de rien du tout. Et puis...


Hugo : Et puis quoi ?


Bart : Si tu déménages ton van, tu vas déménager avec lui.


Hugo : En toute logique, oui.


Bart : Du coup, tu t’éloigneras de moi. Hugo fronce les sourcils, ne comprenant pas. Je vais revenir vivre ici, mon grand-père est d’accord.


Hugo : Tu as des soucis avec ta mère dont tu ne m’as pas parlé ?


Bart : Non, non. Je veux juste revenir sur le domaine familial, passer plus de temps à apprendre le métier avec mon grand-père.


Hugo : Cool ! C’est une bonne idée.


Bart : Du coup, si tu pars d’ici, on se verra moins.


Hugo : Mais t’inquiète pas, on se verra quand même. Et puis tu sais, il va falloir que je me trouve un taf... L’argent qui tombe du ciel, c’est fini.


Bart : Ah bah on se verra encore moins alors... Dit-il en faisant une moue mécontente.


Bart semble clairement contrarié par quelque chose alors Hugo essaie de trouver le problème.


Hugo : Qu’est-ce qui se passe Bart ? On dirait que tu ne veux pas que je trouve un boulot...


Bart : Mais non, ne dis pas n’importe quoi.


Hugo : Bah tu verrais ta tête, ça y ressemble bien !


Bart : Je pourrais demander à mon grand-père qu’il t’embauche au domaine. On a toujours besoin de bras.


Hugo : Ça c’est hors de question, Bart.


Bart : Pourquoi ? Demande le jeune homme en commençant à s’agacer. Ça te déplairait tant que ça de bosser avec moi ?


Hugo : Hé mais tu pètes un plomb toi ce matin ! Je veux simplement me débrouiller tout seul pour trouver un emploi. Je ne veux pas du piston de mon mec. Tu peux comprendre ça ?


Bart : Ah oui je vois. Ta fameuse indépendance. Tu n’as jamais eu besoin de personne alors tu continues.


Pour la première fois depuis qu’ils se connaissent, les amoureux sont en train de se disputer.


Hugo : Tu fais chier Bart ! Assène le jeune homme en se levant et jetant sa serviette sur la table. Je ne sais pas ce qui te prend ce matin mais c’est gavant. Je vais faire un jogging, j’ai besoin de prendre l’air là !


Bart : Hugo, attends ! Crie le jeune homme mais trop tard. Son amoureux a déjà claqué la porte. Et merde !


Les choses lui ont complètement échappées. Ça n’était pas du tout comme ça que ça devait se passer. Il n’a même pas eu le temps de demander à Hugo ce qu’il voulait lui demander... Il va falloir qu’il soit un peu patient, et surtout qu’il se fasse pardonner quand le jeune homme rentrera de sa course. Il s’en veut à lui-même parce qu’il a réagit comme un idiot et il a fichu sa belle surprise en l’air. En attendant, il débarrasse la table et fait les cent pas. Environ vingt minutes plus tard, Hugo rentre. Lui aussi se sent mal de s’être disputé mais il ne comprend pas la réaction de son homme. Bart s’approche tout penaud.


Bart : Je suis désolé... Je suis un con.


Hugo : Dis pas ça. Ce mot ne te va pas. Mais j’ai pas compris pourquoi tu as pété un câble comme ça. Est-ce que j’ai dit quelque chose qui t’a blessé ?


Bart : Pas vraiment

.

Hugo : Pas vraiment ça ne veut pas dire non... Qu’est-ce que j’ai dit ? Dis-moi mon petit chat.


Bart : Quand tu t’es mis à parler de reprendre ton indépendance, de te débrouiller tout seul, ça m’a fait flipper.


Hugo : Je veux juste me démerder pour trouver un boulot et ne pas être un boulet pour toi. Ça n’a rien à voir avec nous deux.


Bart : Je sais...


Hugo : Bah alors, pourquoi tu as flippé comme ça ?


Bart : C’est juste que je voulais te demander quelque chose, et du coup ton histoire d’indépendance ça m’a mis le seum.


Hugo : Tu voulais me demander quoi ?


Bart : Je t’ai dit que je revenais vivre ici.


Hugo : Oui, et ?


Bart : En fait, je vais vivre dans la maison des gardiens. Et euh... bah je voulais te demander si tu voudrais vivre avec moi...?


Voilà c’est dit. Le coeur de Bart bat à cent à l’heure. Il a peur de la réponse de son amoureux. Hugo hausse les sourcils, surpris.


Bart : Je ne veux pas te mettre la pression. Et je comprendrais si tu disais non. C’est juste que j’ai envie de passer chaque minute avec toi et...


Le jeune homme n’a pas le temps de finir sa phrase. Son amoureux se jette sur lui et l’embrasse avec passion.


Bart : Ça veut dire oui ça ? Demande-t-il avec un sourire au coin des lèvres après ce baiser fougueux

.

Hugo : Évidemment !


Bart : Yaaaay !



Les deux amoureux s’embrassent de nouveau et tourbillonnent sur eux-mêmes. Ils perdent l’équilibre et tombent sur le canapé, continuant de s’embrasser passionnément. 

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