JE SUIS VIVANT
Fête des pères
Connor était assis au milieu du canapé beige, sa pièce dansant nerveusement sur sa main droite tandis qu'il frottait les oreilles de Sumo avec l'autre.
Attendre le réveil de Hank en ce dimanche matin le stressait un peu.
Le déviant ne savait pas comment aborder le programme prévu avec Markus.
Après avoir vérifié l'heure à laquelle ils étaient censés se rencontrer, il verifia la porte de la chambre.
Hank en sortit finalement à moitié endormi, trainant péniblement des pieds jusqu'à la salle de bain.
Il profita de ce moment pour contacter son ami afin de lui faire part de ses inquiétudes.
« Tu es sûr de toi ? » demanda t'il cybernétiquement. « Je ne pense pas que Hank veuille reconnaître le concept de la 'Fête des Pères' après avoir subi sa perte personnelle. »
Je sais que cela peut paraître un peu étrange... Sympathisa sincèrement Markus. ...Mais rien ne t’empêche de lui demander.
« Et si jamais il ne veut pas y aller ? »
Alors tant pis. Je passerai seul la journée avec Carl. Cela ne nous dérangera pas.
« Est-ce que Leo, son fils biologique, sera avec nous ? »
Je ne crois pas. Leo n'est pas méchant, il a juste beaucoup de problèmes à régler.
« Et toi ? as-tu déjà célébré la fête des pères avec Carl ? »
Oui, chaque année depuis qu'il m'a accueilli. Il m'a toujours traité comme un membre de la famille. Nous ne faisons rien d'extraordinaire ou d’élaboré, nous discutons, tout simplement.
« Oh. Je doute que Hank soit prêt à parler à un homme qu'il vient juste de rencontrer, mais je vais essayer de le convaincre de me rejoindre. Peut-être que je pourrai lui dire que nous allons chez vous pour discuter des futures lois androïdes. »
C’est une idée. Fais-moi savoir si vous comptez venir ou non.
« Je le ferai, Markus. »
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La douche s'éteignit et Connor se tourna vers la porte de la salle de bain.
Il mit fin à sa communication cybernétique et regarda le lieutenant en sortir l’air bougon.
« Bonjour, Hank. »
« Ouais... » Marmonna le détective en faisant un rapide signe de la main. « Bonjour. »
« Vous avez bien dormi ? » Connor empocha sa pièce et s'approcha de son ami, remarquant rapidement les lourdes poches sous ses yeux. « Vous avez l'air fatigué. »
« J'ai eu un peu de mal à m'endormir hier soir. » Hank lança un regard intrigué au déviant, devinant qu’une question importante le taraudait. « Tu as quelque chose à me demander, gamin ? »
« Heu... En fait oui… mais je vois que vous êtes fatigué et que.... » Nerveusement, Connor rejeta l'idée de demander à Hank de sortir et s’en alla vers l'entrée. « Non. Oubliez... Je vais vous laisser tranquille. »
« Connor, reviens par ici. » L’appela doucement Hank. « Que se passe-t-il ? »
La LED du déviant clignota brièvement en rouge avant de revenir à son jaune nerveux.
« Markus souhaite mon aide concernant les futures lois androïdes. »
« Et…? » Hank n'était pas dupe, il savait qu'il y avait autre chose dont Connor voulait discuter. Quelque chose de plus important que de lois et réglementations ennuyeuses. « Qu'est-ce que cela a à voir avec moi ? »
« Vous êtes également invité par Carl Manfred. J'espérais que vous me rejoindriez. »
« Oh… et c’est tout ? » Perdant l'aggravation de sa voix, Hank arrêta de jeter un regard sévère au déviant. « Pourquoi tu agis comme si j'allais te tirer dessus ? »
« Je ne voulais simplement pas vous déranger dans votre routine et aussi parce que... »
« Gamin, ce n'est pas un problème. »
« ...Merci, Hank. »
Alors que le détective bourru disparaissait dans sa chambre, Connor envoya un autre message cybernétique à Markus.
« C’est bon. Nous serons là. »
« Super ! » Le chef des déviants semblait véritablement enthousiasmé. « On vous attend. »
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La vieille voiture noire navigua lentement dans le quartier chic tandis que Hank parcourait la longue allée menant au magnifique manoir dans lequel Carl Manfred avait vécu pendant près de trente ans. La bâtisse elle-même était chaleureuse et accueillante, un foyer aimant pour la famille peu orthodoxe composée de Carl et Markus en tant que duo père-fils.
Arrivé au bout de l'allée, le détective se gara et regarda le manoir à travers le pare-brise. Il était rare qu'il mette les pieds dans une résidence aussi huppée, et encore moins dans un quartier aussi riche.
« Putain de merde ! Cet endroit est incroyable ! » Complimenta t'il en sifflant.
Alors qu’is s’approchaient de l’entrée, le déviant lui lança un regard quelque peu anxieux.
« Merci de m'avoir accompagné... »
« Voyons, ce n'est pas comme si c'était un problème de passer du temps avec toi en dehors du travail. »
« Je sais… C’est juste que… »
La porte s'ouvrit et Markus salua les deux détectives avec un sourire chaleureux sur le visage.
« Hé, je suis content de vous voir. »
Au même moment, une voix artificielle féminine résonna à l’arrivée du duo :
'Bienvenue à la résidence Manfred.'
Hank serra poliment la main de leur hôte et accorda au grand hall la même admiration qu'il avait accordée à l'extérieur de la maison.
« Bon sang, ça en jette vraiment ! »
Depuis le salon, la voix âgée de Carl Manfred répondit au commentaire.
« Il vaudrait mieux que ce soit le cas, après tout l'argent que j'ai dépensé. »
Le flic rit de cette remarque tandis que Markus conduisait ses deux invités dans la pièce où il patientait.
« Venez, je vais vous présenter. »
Situé au milieu du salon, Carl était emmitouflé dans une épaisse robe rouge et assis dans son fauteuil roulant électrique avec une couverture bleue moelleuse drapée sur ses jambes. L'artiste avait une canule nasale sous le nez pour lui donner de l'oxygène supplémentaire et faciliter sa respiration. Le vieil homme paraplégique était en mauvaise santé physique mais son esprit était toujours aussi vif.
« Connor, Hank » Introduisit Markus en se tenant à côté du fauteuil roulant avec un sourire fier. « Voici Carl. Mon père. »
« Alors, tu es le fameux Connor. » Sourit le peintre. « C'est toi qui as aidé mon garçon la nuit de la révolution. Je dois te remercier pour ce que tu as fait. »
« Cela n'est pas nécessaire, Monsieur Manfred. »
« Voyons, Ce n’est pas tous les jours que je peux me vanter de dire que mon fils a changé le monde. Sans toi, rien de tout cela n’aurait été possible. »
Hank ne put s’empecher d’hoqueter un petit rire moqueur.
« Ne vous fatiguez pas Monsieur Manfred, Vous ne trouverez pas plus modeste que Connor. Nos crétins de semblables ont à apprendre de lui. »
« Lieutenant Anderson. C'est bon de savoir que je ne suis pas le seul à préférer les androïdes aux humains. »
« L'humanité est surestimée. »
« Un homme d'une sagesse infinie. C'est rafraîchissant de voir un esprit ouvert. » Tendant la main vers la table voisine, Carl prit sa bouteille de scotch « Vous voulez un verre ? »
Le policier frotta pensivement sa main droite sur son menton.
« Pourquoi pas ? C'est mon jour de congé. »
« Bonne réponse. »
Markus tapota le bras gauche de Connor et lui fit signe de l'accompagner dans le studio d'art extérieur de l'artiste.
Après avoir fermé les portes du studio derrière eux, Markus se tint au milieu de la pièce et s'adressa à Connor à voix basse.
« J'espérais que cela arriverait. »
« C'était ton plan ? Tu voulais qu'ils soient seuls pour parler ? »
« Oui, je l’avoue. Je connais Carl depuis de nombreuses années et il a rarement parlé à quelqu'un d'autre que son publiciste ou ses collectionneurs. » Markus baissa un instant son regard, saisi par une soudaine tristesse. « Je ne voulais pas qu'il passe ses derniers jours seul avec moi ou son gardien David. »
Connor remarqua l'humeur sombre de son ami malgré son parfait masque d'optimisme.
« Tu ne veux pas que Carl décède sans avoir exprimé ses regrets personnels. Des regrets que seul un autre humain peut comprendre. »
« Exact. » Markus croisa défensivement les bras sur sa poitrine et prit une profonde inspiration. « Je pense que ce sera la dernière fois que Carl et moi serons ensemble pour la fête des pères. Je voulais que mon dernier cadeau soit un sentiment de paix intérieure. »
« Je comprends. »
Ce n'était pas juste une tournure de phrase, Connor comprenait vraiment pourquoi Markus était si déterminé à célébrer cette journée ensemble. Bien que nouveau avec les émotions et le concept des traditions, il comprenait que parfois les humains avaient besoin de se confier les uns aux autres de la même manière que les androïdes le faisaient entre eux.
« Hank a aussi besoin de parler à quelqu'un qui n'est pas un thérapeute et qui ne porte pas de jugement. Quelqu'un qui est juste à l'écoute. C'était une manière idéale de les aider à guérir. Tu as eu raison Markus. »
Alors que les deux humains riaient dans la pièce voisine, le leader déviant sentit un sentiment de soulagement l'envahir face à cette agitation positive.
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Pendant près de trois heures, Le duo humain évoqua leurs vies. Il s’agissait d’une discussion thérapeutique improvisée qui permit d’alléger les lourds fardeaux de leurs esprits épuisés, de leurs cœurs brisés et de leurs âmes fatiguées.
Pouvoir simplement parler de leurs souvenirs était suffisant pour apaiser la peine persistante et atténuer les regrets implacables.
Assez de temps s'était écoulé pour permettre à Hank de se ressaisir et à Carl de se calmer.
Markus remarqua l'heure et retourna au salon pour s'assurer que l’artiste reçoive bien ses médicaments.
« Désolé, Carl. » Il se plaça derrière le fauteuil roulant et desserra les freins. « C'est l'heure. »
« Ah… » Se lamenta ouvertement le vieil homme tandis que Markus le dirigeait vers le monte-chariot. « Qu’est-ce que je risque à sauter une dose ? »
« Une insuffisance cardiaque, par exemple. »
« Très bien, très bien Mais fais vite ! Mon temps est précieux, tu sais. »
Connor rejoignit Hank sur le canapé.
Il analysa discrètement les signes vitaux de son ami, notant le taux d'alcoolémie légèrement élevé, mais toujours dans des limites raisonnables.
« Toujours fatigué ? »
« Non, ça va. » Manipulant son verre presque vide dans sa main, Hank regarda les cubes de glace danser dans le liquide ambré. « Comment ça se passe avec vos nouvelles lois ? »
« Nous avons fait des progrès. » La réponse n’était pas un mensonge, mais ce n’était pas non plus une vérité totale. « Il nous reste encore quelques détails à vérifier. »
« Bien, bien… continuez comme ça. Vous faites du bon boulot. »
Au bout de quelques minutes, Markus retourna au salon avec Carl.
« Alors, fiston. Hank m’a dit que tu étais le premier détective androïde de ce foutu monde. C'est assez incroyable. »
Connor essaya de répondre humblement.
« Ce n'est pas aussi glamour qu'il y paraît, vous savez. »
« Tu es le premier de ton espèce à y parvenir et tu as déjà contribué à changer le monde. Laisse-moi te considérer comme un héros. »
« Heu... non... Je ne suis pas… »
Hank attrapa l'épaule gauche de Connor et la secoua doucement.
« Tais-toi, gamin. C'est ce qu’on appelle un compliment. »
« Quoi qu'il en soit… » Continua Carl avec désinvolture pour ne plus embarrasser le modeste déviant. « Hank m’a aussi dit que Markus et toi travaillez dur pour faire en sorte que les androïdes et les humains aient les mêmes lois appliquées les uns aux autres. Je sais que ce ne sera pas facile, mais n'abandonnez pas. Le monde a besoin de votre vision. »
« Nous n'abandonnerons pas, Monsieur Manfred. »
« S'il te plait, appelle-moi Carl. Les seules personnes qui m'appellent Monsieur Manfred sont celles qui veulent mettre la main sur mes tableaux ou mon argent. »
« Carl. » Corrigea Connor comme demandé. « Nous ne laisserons pas tomber notre peuple. »
« C'est ce que je voulais entendre. » L’artiste joignit ses mains et regarda Markus. « Je meurs de faim ! As-tu effectué la réservation en ville pour nos invités ? »
« Oui, Carl. Comme vous l’avez demandé. Tout est prêt. Nous pourrons nous asseoir dans vingt-cinq minutes. »
Le sourcil de Connor s'arqua de curiosité tandis que son partenaire lançait à l'artiste âgé un regard interrogatif.
« Une réservation ? »
« Mon cadeau, Hank. » Répondit le vieil homme. « Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de parler à quelqu'un qui n'essaye pas de me lécher le cul ou de me dire quoi faire. C'est rafraîchissant. »
« Vous n’êtes pas obligé Carl… »
« Je sais que non, mais c'est mon argent et malgré ce que dit mon foutu comptable, je peux le dépenser pour à peu près tout ce que je veux. » Donnant aux deux détectives un doux sourire, l’artiste insista pour offrir à ses nouveaux amis un bon dîner en ville. « Et je veux faire ça. »
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Les conversations s’éteignirent une à une à mesure que Carl Manfred franchissait les portes du restaurant haut de gamme, suivi de Markus, Connor et Hank.
Quelques regards insistants, des murmures à peine discrets.
« Toujours aussi subtil… » marmonna Hank en observant la salle.
On les installa dans un salon privé.
À peine assis, Carl attrapa la carte sans vraiment la regarder.
« Prenez ce que vous voulez. Si c’est cher, c’est que c’est bon. »
« J’aime déjà cet endroit. » répondit l’invité, un coin de sourire aux lèvres.
Connor, lui, observait.
Les battements cardiaques de Hank étaient plus stables, sa posture détendue.
En face, Markus croisait les bras, amusé.
Le repas commença tranquillement… puis dériva.
Très vite.
« Et là ! » Hank posa son verre un peu trop fort sur la table, « ...il sort le plat du four à mains nues et le jette sur le sol. »
Carl éclata de rire.
« Non. »
« Si. »
Connor baissa les yeux, visiblement embarrassé.
« C’était au début de ma déviance. Je n’avais pas encore intégré... »
« ...que le feu, ça brûle ? » coupa Hank.
« Exactement. »
Carl riait franchement maintenant.
« Fantastique. Markus a fait pareil avec mon interface d’accueil. »
Le principal concerné leva les yeux au ciel.
« C’était un système vocal. Pas une IA. »
« Tu lui as parlé pendant vingt minutes. »
Puis Connor releva légèrement la tête, curieux.
« Quelle était la nature de la conversation ? »
Hank manqua de s’étouffer.
« ….Je préfère ne pas repondre.»
Carl tapa doucement la table, hilare.
« Voilà des génies. Nous sommes entourés de génies. »
Connor s’adressa cybernétiquement à Markus.
« Peut-être devrions-nous les convaincre de partir. Ils sont rassasiés de leur repas. Ils ne font que parler. »
« Je ne peux pas faire ça. Admit Markus en secouant la tête. Carl est ami avec le propriétaire et peut donc faire à peu près ce qu'il veut. »
Le déjeuner tardif ne le dérangeait pas du tout. Il avait l'habitude de voir l’artiste se laisser emporter en public chaque fois qu'il avait assez de scotch ou une personne intéressante avec qui parler.
« Je ne savais pas que les humains pouvaient parler et manger consécutivement pendant cinq heures d’affiliées… »
« C'est dimanche, donc le restaurant fermera dans environ une heure. » rassura Markus, en tentant de trouver une porte de sortie.
« Est-ce que c'est comme ça à chaque fête des pères ? »
« Seulement quand tout va bien. »
Voir le sourire sur le visage de Hank et l'amélioration de ses signes vitaux aida à apaiser les inquiétudes de Connor.
Un grand rire résonna dans tout le restaurant et poussa le déviant à étudier le comportement de son ami encore plus attentivement.
« Je ne l’ai jamais vu aussi heureux. »
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Après trois heures supplémentaires, les deux déviants purent enfin ramener leurs humains ivres chez eux. Markus remercia Connor pour sa venue et lui souhaita une bonne nuit alors qu’il refermait la porte du manoir.
Une fois de retour à la maison, Connor réussit à guider Hank avec une relative facilité jusqu'à la porte. Avec son bras droit enroulé autour de sa taille et le bras gauche autour de ses épaules, il escorta son ami.
« T-Tu sais... ? » Marmonna bêtement l’homme en s'appuyant lourdement contre l’androïde. « J'aime Ca... Carl... »
Ignorant l'haleine fétide sur son visage, Connor continua à le conduire le long de la cour latérale.
« J'ai remarqué. »
« On se… ressemble… beaucoup. C'est plutôt cool. »
Connor soupira alors qu'il guidait son ami à travers la cuisine, le couloir et enfin la chambre sans trébucher sur l'énorme chien dans le processus.
« Oui, il semble que vous ayez beaucoup de points communs. »
« Hé, S-Sumo ! » Hank salua le chien de sa grosse voix empâtée. « Bon garçon ! »
« Hank, vous devez dormir. » Lui conseilla Connor en l’asseyant sur le bord de son lit.
Il lui retira le manteau de ses épaules pour l'aider à se sentir plus à l'aise et l’allongea sur le dos.
Puis doucement, il lui retira ses chaussures.
Levant légèrement la tête de l'oreiller, Hank l’interpella.
« ...H-Hé, Connor ? »
« Oui ? »
« C'était une très bonne fête des pères. »
Le déviant se figea au commentaire.
« Je... je ne suis pas stupide, gamin. » Marmonna à nouveau Hank en passant lourdement son bras droit sur ses yeux. « Je sais qu... quel jour on est aujourd'hui. Pou... pourquoi j’ai mal dormi la vieille, à ton avis ? P...putain, ça fait... quatre ans maintenant que... je déteste cette foutue fête... »
« Hank, je… »
« …M... mais aujourd’hui… J’ai vraiment p... passé un bon moment. »
Soulagé que son ami ne soit pas en colère, Connor laissa échapper un petit soupir.
« Alors, vous n’êtes pas contrarié ? »
« Non... » Répondit Hank qui se battait pour rester éveillé. « Mais... la prochaine fois... ne me b... baratine... pas. »
« Bien sûr, Hank. C’est juste que j’étais incertain… »
« Je sais... à cause de Cole. Tu voulais pas que je sois... bouleversé. Je... je comprends, tu veillais sur moi, gamin. »
En vérifiant les signes vitaux du détective une dernière fois, le déviant fut convaincu qu'il ne courait aucun danger. L'homme sera capable de dormir de son ivresse sans aucune complication et sera dégrisé avant l'aube.
« Merci... pour tout Connor. » Laissant échapper un grand bâillement, Hank tourna la tête vers la gauche et enfouit sa joue dans son oreiller. « Bonne nuit... fiston. »
Connor jeta la couette chaude sur son ami avant de quitter tranquillement la chambre.
« Bonne nuit Hank… Vous serez toujours comme un père pour moi. »
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