Les sentiments au fond de tes beaux yeux - Tome 1 : La magie de Noël

Chapitre 9 : L'Aston Martin

4417 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 09/12/2025 13:23

Chapitre 9 : L’Aston Martin ****


Je suis allongée sur le dos à fixer le plafond, les yeux grands ouverts. J’ai appelé Julia une dizaine de fois sans réponse de sa part et puisqu’elle est ma seule autre amie, je suis coincée ici. Bon sang, je suis coincée ici…

Je déglutis difficilement en me redressant pour observer la chambre dans laquelle je suis et où j’ai pu m’enfermer à clé. Ce n’est pas si terrible après tout, personne ne peut entrer ici… J’envisage d’aller chercher Tulla pour lui demander si je peux utiliser une de ses chambres mais j’imagine bien qu’une quantité folle de gens vont dormir ici ce soir et que les chambres seront toutes pleines à craquer… je ne suis pas sûre qu’il accepte de m’en laisser une à moi toute seule mais je ne peux même pas envisager de dormir avec des hommes que je ne connais pas. J’envisage aussi de proposer de faire une chambre de filles mais je sais comment ces choses-là terminent, tout le monde sera alcoolisé et personne ne respectera la consigne…

-         Hestia !! Hestiiiiaaaa !!

Je fronce les sourcils en tournant la tête vers la porte où une femme visiblement dans un bel état me cherche. Mon prénom n’est pas courant, je n’en ai jamais rencontré une autre alors je me lève pour passer ma tête dans l’encadrement, observant la femme qui m’appelle en riant à tue-tête. C’est une jeune femme latina, avec de longs cheveux ondulés et des yeux noirs en amande sublimes qui inspirent la confiance et respirent la gentillesse.

-         Oui… ? demande-je timidement.

-         C’est toi ? s’esclaffe-t-elle en tanguant.

-         Oui… ? répète-je.

Elle vient vers moi pour attraper mes mains avec une mine conspiratrice :

-         Il y a un beau gosse qui te demande en bas, chuchote-t-elle.

-         Ah bon ? réplique-je en essayant de calmer la colère dans ma voix en visualisant Eden envoyer une fille me chercher pour prendre la température.

-         Oui ! J’ai accepté de te chercher pour lui parce qu’il est juste trop beau ! pouffe-t-elle.

Je souris un peu, cette fille a définitivement l’air adorable, ça change des femmes que j’ai croisé à la salle de bain, elle n’arrête pas de rire et de se tordre sous l’ivresse en serrant gentiment mes mains.

-         Tu ne sors pas avec lui j’espère ?! demande-t-elle alors en ouvrant des yeux implorants.

-         Non, réponds-je en riant. Il est tout à toi, c’est simplement un crétin.

Elle rit un peu plus :

-         T’es trop sympa Hestia ! Tu viens ?

-         Non, je n’ai pas envie de le voir, réplique-je. Va donc l’occuper !

Elle penche un peu la tête, embêtée :

-         Bah… il m’a dit qu’il t’attendait le temps que j’aille te chercher… alors…

-         Alors tu ne veux pas le décevoir je suppose ? pouffe-je.

-         Oui, répond-elle en me sortant des yeux malicieux.

Cette fille est tellement sympa comparée aux autres que je décide de lui faire plaisir et que je me mets donc à sa suite alors qu’elle sautille. Je suis obligée de la tenir pour l’empêcher de se casser la figure et nous rions ensemble. Alors que nous approchons de l’escalier elle s’arrête :

-         Oh non, je ne peux pas y aller !

-         Pourquoi ? demande-je.

-         Je ne sais pas, je panique, il est vraiment trop beau, répond-elle en hochant la tête gravement.

-         Mais il est aussi très gentil, ne t’en fais pas… euh… ?

-         Alma, répond-elle. Il est gentil tu dis ? Pourtant il n’a pas l’air si commode…

-         Il est adorable, confirme-je. Il a simplement trop bu ce soir mais ça ne le rend pas méchant pour autant.

-         Je ne sais pas, je n’ose pas… C’est lui qui m’a abordé et demandé si je pouvais te chercher mais… j’ai été tellement impressionnée, chuchote-t-elle.

-         Alma, fais-moi confiance, il est gentil.

-         Je ne sais pas… Et en plus je suis complétement bourrée…, dit-elle tristement. Je ne suis pas à mon avantage… Non je préfère que tu y ailles toute seule ! Il m’impressionne trop !

Je la laisse donc en haut de l’escalier en lui sommant de prendre soin d’elle avant de descendre les premières marches.

-         Bonne chance Hestia ! glousse-t-elle.

Je lui souris rapidement avant d’afficher mon air le plus mauvais en cherchant Eden, mais une fois à la moitié des marches, mes yeux sont attirés par une grande forme plantée devant la porte d’entrée et je m’arrête net.

Ma mâchoire se décroche littéralement lorsque je vois Hunter qui patiente et mon cœur part en sprint alors que j’envisage de remonter aussi sec avant qu’il ne m’aperçoive. Mais je ne peux pas bouger, je suis encore plus subjuguée que la première fois parce qu’il porte un costume ce soir. Un costume. On dirait un top model sorti tout droit d’un magazine, avec sa moue sexy ennuyée d’attendre, ses yeux qui observent les « animaux » dans le salon comme s’ils l’agaçaient profondément et son aura incroyable. J’en meurs littéralement et je comprends d’un coup pourquoi Alma ne s’est pas sentie de revenir.

Il se sent sans doute observé parce qu’il relève le nez et l’adrénaline me secoue lorsque ses yeux croisent les miens. Je suis toujours figée au milieu de mon escalier, mon cœur m’assourdit et mon souffle devient court alors que nous nous dévisageons. Il ne réagit pas non plus, il a même changé de tête pour en afficher une très surprise et je commence même à douter que ce soit moi qu’il cherche.

Ma conscience saisit la première pelle qui lui passe sous la main pour m’en mettre un coup et me ramener les pieds sur terre, m’ordonnant férocement de faire quelque chose. Je revois toutes ces heures que j’ai pu passer à réimaginer notre rencontre et je me dis que c’est le moment, j’aurai tout le temps de tuer Eden plus tard, en attendant Hunter est là et il m’attend.

Je rassemble donc tout mon courage pour continuer de descendre les marches en affichant un air sympa mais chaque marche que je descends me dégonfle un peu plus à mesure que je perds de la hauteur et qu’il en prend fatalement. J’arrive au bout et j’ai l’impression de sortir de mon corps en me dirigeant vers lui. Alma a raison, ce mec est beaucoup trop beau et impressionnant, je ne peux même pas envisager de monter avec lui en voiture en tête à tête.

-         Bonsoir, me salue-t-il.

-         Bonsoir, réponds-je d’une voix bien trop aiguë pour être honnête.

-         Eden m’a demandé de te ramener … ?

Je mords ma joue sous la honte de passer pour une petite princesse. Il faut que j’agisse normalement, il le faut, je ne peux pas me comporter deux fois comme une cinglée. Heureusement pour moi, l’alcool qui coule encore dans mes veines m’aide à surmonter la honte que je ressens et à lui parler :

-         Je suis vraiment désolée, je lui avais dit de ne pas te déranger ! couine-je.

-         Ce n’est rien, je passais par là pour rentrer.

Il m’offre un petit sourire rassurant et je me détends un peu lorsqu’un type s’arrête à côté de nous en vacillant pour nous dévisager. Nous tournons naturellement la tête vers lui et il plisse un peu plus les yeux en fronçant les sourcils :

-         Waouh ! Monsieur et Madame Smith ! Vous vous êtes sans doute trompés de maison ! s’exclame-t-il avant de rire comme un bossu.

-         Quoi ? demande-je sans comprendre.

-         Regardez-vous ! On dirait un couple de star ! continue-t-il en nous désignant du doigt.

Je tourne automatiquement la tête vers Hunter et mes joues se colorent face à sa classe inégalable. Effectivement, je ne suis plus la seule à détonner dans cette maison et nous sommes plutôt habillés pour un cocktail chic que cette soirée douteuse. Hunter observe le type qui se marre toujours avec des yeux si froids et agacés que ce dernier en perd son sourire avant de déguerpir en quatrième vitesse.

-         On peut y aller ? me demande-t-il d’une voix légèrement tendu.

Je reporte mon attention sur lui, grave erreur, puisque mes yeux rencontrent les siens et que je me perds déjà complétement dans leur vert hypnotisant, ce qui me rend muette. J’hoche donc simplement la tête et je le suis à l’extérieur docilement comme un caneton suivrait sa mère. Il marche à quelques mètres devant moi et j’ai donc tout le loisir de l’observer de dos en calmant les palpitations de mon cœur.

Il est vraiment renversant.

 Il a une démarche assurée, sexy, souple… il met une tête à tout le monde, sa carrure athlétique donne le ton de ce qui se cache sous sa chemise et il en impose dans son costume qui lui donne un air d’agent secret sous couverture. Je n’ai jamais vu un homme comme ça, avec une allure et une aura aussi fascinantes…

Tous les gens qui sont autour de la maison ont les yeux rivés sur lui, hommes et femmes, je ne suis pas en train d’halluciner, il capte tous les regards.

 Je me sens presque chanceuse, flattée d’être vue avec lui alors qu’il me sème pratiquement sans s’occuper de moi en direction de la rue. Je trottine presque pour l’empêcher de me semer et j’ai de plus en plus de mal à croire que je vais passer un trajet avec ce Monsieur Smith qui n’a rien à envier au véritable, puisqu’environ mille fois plus beau.

Comme si ce délire ne suffisait pas, il m’emmène vers une voiture absolument luxueuse et j’ai presque un mouvement d’arrêt lorsqu’il la déverrouille. Je n’arrive pas encore à accepter l’idée que ce soit la sienne qu’il m’en ouvre la portière passager avec galanterie en me lançant un regard à tomber par terre. Je perds mes moyens, j’ouvre des yeux immenses, je suis figée et je l’observe sans doute comme une biche apeurée alors qu’il attend patiemment.

Réveille-toi Hestia !!

Nouveau coup de pelle de ma conscience et je me mets en marche robotiquement malgré ma timidité extrême face à cette situation lunaire. Je lui lance un petit regard avant d’entrer et ses yeux m’ensorcèlent immédiatement un peu plus fort.

-         Merci…, murmure-je en rougissant jusqu’à la racine des cheveux.

-         C’est normal, répond-il sobrement.

Je m’installe sur le siège en cuir et il referme la porte, puis je l’observe contourner la voiture en me disant que non, ce n’est pas normal du tout de nos jours. J’ai l’impression d’avoir été projetée dans une espèce de drôle de comédie romantique, où l’héroïne insignifiante attire malgré elle le dieu vivant.

 J’observe le volant, découvrant que je suis actuellement assise dans une Aston Martin et pour avoir grandi avec beaucoup de garçons, je sais que ce n’est définitivement pas normal du tout que je me retrouve dans une voiture qui coûte plus cher qu’un appartement.

Il entre et je me fige à nouveau, de plus en plus impressionnée par ce garçon. Il me lance un coup d’œil discret qui suffit à me faire regarder par la fenêtre et je m’applique à fixer la rue alors qu’il fait ronronner le moteur.  Mais qu’est-ce que c’est que ce gentleman aristocrate d’un autre temps ? Dans quel délire suis-je plongée ?

Le trajet se passe dans un silence de mort, aucun de nous ne parle et je n’ose toujours pas détacher mes yeux de la fenêtre alors que nous filons sur les voies. La voiture est silencieuse, confortable, elle sent le cuir et le parfum masculin, c’est tellement envoûtant que je me damnerais pour cette fragrance. Plus je la respire, plus je m’apaise, plus je l’associe au garçon renversant à côté de moi et plus je deviens curieuse.

J’ose alors l’observer le plus discrètement possible et je suis encore éblouie par son charisme. On dirait toujours un foutu mannequin dans sa chemise blanche et son costume noir, même sa main est attirante, posée nonchalamment sur le volant et dont la montre souligne la masculinité. Alors que je le détaille, des petits papillons s’agitent doucement dans mon ventre à mesure que je m’habitue à lui et j’arrive à ne pas sursauter lorsqu’il tourne la tête vers moi en sentant que je le dévisage. Je lui offre un petit sourire timide, qu’il me retourne avant que nous ne détournions la tête en même temps pour nous replonger dans la route.

La tête d’idiot d’Eden apparait alors sur l’écran de la voiture et il décroche :

-         Oui Eden ?

-         « Je me doute bien que j’interromps sans doute un long silence de mort entre vous… »

Nous échangeons encore un coup d’œil et je souris pour étouffer le petit rire qui menace alors qu’Eden reprend :

-         « Je vais donc vous épargner un trajet à mourir d’ennui. Aucun de vous deux ne mord, je vous assure que vous avez le droit de discuter ! Alors faites-moi le plaisir de retirer le balai que vous avez tous les deux dans le … »

Il raccroche au nez d’Eden et je ris doucement cette fois avant de me replonger dans l’observation du paysage nocturne.

-         Je m’appelle Hunter, dit-il alors.

Je tourne la tête vers lui, toute heureuse qu’il me parle :

-         Hestia, réponds-je doucement.

-         Enchanté.

-         De même.

Un nouveau petit blanc s’installe mais je commence enfin à me détendre. Je m’habitue à son aura, à lui tout court d’ailleurs et notre première rencontre désastreuse se fait doucement remplacer par ce soir. J’arrive finalement à cesser de passer pour une sauvage et je tourne la tête vers lui :

-         C’est vraiment très gentil de me ramener, dis-je.

-         Il n’y a pas de quoi, vraiment, je passais par là pour rentrer, répète-t-il.

Sa voix grave est aussi envoûtante que le reste de sa personne et j’ai encore envie de l’entendre :

-         Tu étais à une soirée toi aussi ? demande-je.

-         Oui, on peut dire ça…

-         Une soirée sans doute plus classe que celle où j’étais, commente-je en désignant ses vêtements.

Nous nous arrêtons à un feu rouge et il tourne la tête pour regarder ma robe :

-         Pourtant tu es aussi joliment habillée que moi, souligne-t-il.

Je rougis de ce petit compliment discret et je regarde par la vitre en mordant ma lèvre, complétement chamboulée par notre conversation timide.

-         On m’avait dit que la soirée était habillée…, explique-je en fronçant les sourcils. Pourtant ils étaient tous habillés n’importe comment…

-         J’ai vu ça.

L’écran central de sa voiture s’illumine alors puisqu’un certain « Winston » l’appelle. Il coupe simplement la sonnerie sans répondre et j’hausse un peu les sourcils en reportant mon attention sur la route. Si quelqu’un m’appelait à cette heure-ci, il est clair que je décrocherais même si un inconnu se trouvait dans ma voiture, je serais trop inquiète.

En tout cas, cette maigre discussion m’a rassurée. Il n’a pas l’air en colère après mon comportement de l’autre soir alors je respire mieux et je commence même à être à l’aise puisque mes épaules retombent alors que la pression s’en échappe.

-         C’est une très belle voiture…, commente-je.

-         Je te remercie.

-         C’est chouette pour toi d’avoir des parents à l’aise financièrement.

Il me regarde bizarrement et je me rends compte que ce que je viens de dire est drôlement limite, je ne le connais même pas alors j’essaie de rattraper le coup avant qu’il ne me prenne définitivement en grippe :

-         Je… enfin je sais que tu es encore étudiant alors… je me permets d’imaginer que ce sont eux qui…, bafouille-je. Il ne faut pas mal le prendre, je dis ça sincèrement, j’ai grandi dans un… Environnement particulier et je suis simplement heureuse de me dire que tu es bien entouré, enfin je suppose, encore une fois je n’en sais rien dans le fond… en tout cas c’est une belle voiture. Voilà.

J’ai encore beaucoup trop parlé et la honte me rattrape mais il éclate d’un petit rire discret qui me rassure :

-         Oui… je suppose qu’on peut dire que j’ai de la chance…, répond-il d’une drôle de voix pensive. En tout cas je passe beaucoup de temps dans ma voiture, je fais souvent de longs trajets et j’ai eu envie de me faire plaisir pour m’y sentir bien.

C’est la plus longue phrase qu’il m’ait jamais dite et j’ai encore envie qu’il me parle, qu’il m’en dise plus, je sens qu’il y a quelque chose d’étrange dans sa réponse.

-         Des longs trajets… ? demande-je simplement pour ne pas être trop intrusive.

-         Oui, je fais régulièrement de longs trajets pour mes activités personnelles… Et j’avais besoin d’une voiture qui… corresponde à ce qu’on attend de moi disons, répond-il en soupirant un peu.

Je ne comprends rien mais je sens qu’il ne veut pas me dire les choses, Eden lui-même ne m’a jamais précisé à quoi Hunter passait tout son temps libre alors j’abandonne le sujet puisque ça ne me regarde pas du tout, même si je meurs de curiosité.

« Winston » l’appelle une seconde fois et il l’ignore toujours alors qu’il tourne dans le campus et que je lui indique mon bâtiment. Il se gare devant et je me tourne vers lui :

-         Et bien… je te remercie sincèrement, c’était très gentil de ta part Hunter.

-         Il n’y a pas de soucis, encore une fois, je passais par là alors tant mieux si j’ai pu te rendre service.

Il tourne la tête vers moi pour me sourire timidement et alors que je m’apprête à répondre, nous sommes interrompus par son écran qui s’allume une troisième fois.

-         Je vais te laisser répondre, passe une bonne soirée, conclus-je donc en me redressant.  

Mais il raccroche au nez de Winston cette fois :

-         Non, on s’en fou, je le rappellerai plus tard, précise-t-il rapidement.

Je me rappuie dans mon dossier en fronçant les sourcils, il est désormais près de deux heures du matin et je commence à vraiment trouver ça étrange qu’il reçoive autant d’appels à cette heure-ci… Et pour couronner le tout, « Winston » le rappelle immédiatement.

-         Tu es sûr ? Ça semble important… ? demande-je lentement.

-         Oui, je le rappellerai en partant, s’obstine-t-il.

J’hoche la tête lentement en le dévisageant, me demandant vraiment ce que c’est que cette histoire et il doit le sentir parce qu’il s’appuie dans son dossier en réfléchissant, comme s’il organisait ses pensées :

-         Je travaille Hestia, c’est tout. Je travaille à côté de mes études et ça me prend beaucoup de temps… c’est un appel professionnel mais…, commence-t-il.

-         Ton patron n’a jamais appris l’éthique pour t’appeler à une heure pareille ?! m’offusque-je immédiatement.

Il éclate d’un petit rire las :

-         Non… il faut croire que non.

-         Mais il n’a pas le droit ! Tu dois bien avoir des horaires ! m’enflamme-je en vrillant des yeux noirs sur « Winston » qui appelle encore.

-         Pas exactement, écoute, c’est plus compliqué que ça et c’est une soirée particulière au travail aujourd’hui alors je risque d’être pendu au téléphone toute la nuit.

-         Tu seras payé pour ça ? m’assure-je quand même.

Il rit encore un peu :

-         Oui, ne t’en fais pas, je serai payé pour ça…, répond-il d’une voix douce en penchant la tête sur le côté pour me regarder.

Je lui souris :

-         Ça va alors, je te souhaite donc une bonne nuit « pendu au téléphone », plaisante-je.

-         Toi aussi, fais de beaux rêves, répond-il gentiment.

Je rougis un peu, je ne sais pas trop pourquoi, mais je sors finalement de sa voiture et je lui fais un petit signe alors qu’il redémarre et que j’observe sa sublime voiture qui file à travers le campus comme si James Bond en personne venait de me reconduire chez moi.

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