Les sentiments au fond de tes beaux yeux - Tome 1 : La magie de Noël
Joyeux Noël à ceux qui le fêtent !
Ce chapitre est beaucoup plus long que d'habitude, pour célébrer le chapitre phare de ce tome 1 qui tourne autour de Noël, alors assurez-vous d'avoir du temps devant vous si vous ne voulez pas être coupés en pleine lecture !
Chapitre 25 : Un baiser pour Noël ****
Je sors doucement du sommeil et je suis dans tous mes états de me réveiller contre Hunter. Je suis toujours allongée sur son torse, son bras est encore posé sur mon dos mais la luminosité m’interpelle presque immédiatement et dès que je vois la couche de neige sur la terrasse, je me redresse d’un bond incontrôlable.
Hunter tressaille, sans doute réveillé par mon mouvement brusque et je saute sur mes pieds pour me coller à la vitre. La ville est entièrement recouverte de neige, quinze centimètres à en juger par le balcon, et je m’émerveille de voir les rues aussi belles alors que les flocons tombent encore. Calyouk est collé à la vitre avec moi depuis qu’il m’a vu bondir et nous observons avec les mêmes yeux enchantés l’extérieur.
- Joyeux Noël…, dit Hunter qui vient visiblement de me rejoindre.
Je me retourne vivement pour lui lancer mon regard le plus heureux :
- Joyeux Noël ! Tu as vu la rue ?! piaille-je.
- Oui, j’ai des yeux…, m’embête-t-il en souriant largement.
- C’est dingue ! Ça fait des années qu’il n’a pas neigé à Noël, c’est tellement beau ! Tellement féerique ! m’enthousiasme-je.
Calyouk gratte la vitre avec impatience et Hunter lui ouvre l’accès, puis nous le regardons jouer en riant. Il court à toute vitesse d’un bout à l’autre de la terrasse, il plante sa truffe dans la neige avant de faire des bonds en l’air et des dérapages contrôlés.
- Tu veux un café ? demande finalement Hunter lorsqu’il se dirige vers la cuisine.
- Je veux bien !
Je m’arrache à ma contemplation de Cal pour aller admirer mon beau demi-dieu en m’asseyant sur une chaise de l’îlot, ne perdant clairement pas au change… Ses cheveux sont un peu en désordre comparé à d’habitude, ils ne partent pas bien vers l’arrière et je découvre que je le trouve encore plus craquant.
Il me donne ma tasse avant de s’assoir en face de moi et je l’observe avec un sourire aux lèvres :
- J’aime bien tes cheveux comme ça…, commente-je.
- Tu te moques de moi ? demande-t-il prudemment.
- Non pas du tout, ça te va très bien.
- Tu devrais me voir après la douche alors ! rit-il.
- Pourquoi ? Ils sont encore plus désordonnés ? demande-je en mordillant le bord de ma tasse pour cacher mon sourire.
- Clairement, confirme-t-il en hochant la tête avec un air dépassé.
- J’adorerais voir ça, réponds-je timidement.
Calyouk nous interrompt en grattant furieusement après la baie vitrée et je vais lui ouvrir en sautillant :
- Tu veux aller te promener dans la neige Youki ?! gazouille-je.
Il saute dans tous les sens jusqu’à atterrir devant la porte.
- Je vais t’emmener loulou, confirme Hunter.
- Je peux venir ? demande-je tout de suite.
- Tu y es même obligée, tu es aussi excitée que lui par la neige. Il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle tu as sauté du canapé ce matin ! répond-il en riant.
- Je vois, tu fais donc une pierre, deux coups, tu dépenses tes deux idiots en même temps ! plaisante-je.
- Exactement, tu seras peut-être un peu plus tenable pour le repas si tu cours suffisamment au parc ! réplique-t-il avec un sourire en coin.
J’éclate de rire, enchantée d’apprendre que je suis visiblement invitée à rester aujourd’hui. Je remets ma tenue de la veille tandis qu’Hunter s’habille et nous partons tous les trois en direction de chez moi pour que je puisse me changer.
J’enfile rapidement des habits propres et mes yeux tombent sur le cadeau d’Hunter, que je veux absolument emmener avec moi. Mon sac de cours étant rempli à ras bord, je décide de prendre mon petit sac à dos préféré, tout aussi ridicule que mon pyjama ourson pour la société mais qui me plait beaucoup. C’est mon sac lapin, à savoir un petit sac à dos à poils beige où pendent deux longues oreilles et où est accroché sur le bas un petit pompon blanc duveteux pour la queue. Il m’a déjà rassuré sur mon pyjama, je ne pense pas que ça l’étonnera alors j’y glisse son cadeau puis je redescends quatre à quatre les marches pour les rejoindre.
- Un sac à dos ? s’étonne-t-il. Très sympa soit dit en passant…
- Des trucs de filles, ne t’en occupes pas ! réplique-je.
Il ne commente pas, se contentant de lever les yeux au ciel et nous nous promenons dans le parc un moment. Je joue avec Calyouk comme une gamine, je lui lance des boules de neige qu’il tente d’attraper, je fais la course avec lui et il me saute dessus toutes les cinq minutes. Hunter vient naturellement prendre mon sac pour m’en libérer, et je me tortille de rire en le voyant enfiler mon sac lapin si mignon et féminin, qui contraste totalement avec son look de mauvais garçon tout de noir vêtu.
- Ne te moque pas de mon sac ! plaisante-t-il.
- Il est ravissant ! pouffe-je. Il colle si bien au personnage c’est… parfait !
- Je sais, je risque de te le prendre pour aller au travail, il mettrait en valeur mon sérieux.
Nous rions un peu plus et je reprends mes jeux avec Calyouk tandis qu’Hunter nous suit tranquillement, les yeux rivés sur nous avec un petit sourire aux lèvres. Alors que Cal me bondit encore dessus, trop excité par nos jeux, il y va un peu fort et je m’étale dans la neige en éclatant de rire tandis qu’il jappe joyeusement pour que je me relève. Voyant que je ne bouge pas, Hunter me rejoint en me tendant les mains, que je prends.
- Tu vas finir trempée…, me rabroue-t-il en me relevant.
- Ce n’est pas grave ! Je m’amuse ! réplique-je en lui souriant de toutes mes dents.
Son visage s’adoucit et il cale ses mains sur mes joues pour les caresser doucement en se penchant vers moi :
- Et tu ne peux pas t’amuser en restant sur tes deux pieds petite terreur ? Je ne veux pas que tu aies froid…, me dit-il d’une voix soucieuse.
- Si…, murmure-je en rougissant.
Je suis déjà toute chamboulée. Depuis que je suis levée, je ne pense qu’à nos contacts physiques de hier soir mais je n’ose rien faire, cela va sans dire. Nous avions beaucoup bu et je n’avais aucune idée de ce qu’il « assumerait » ou non aujourd’hui... Non pas que nous ayons franchi des limites non plus, mais nous avons clairement instauré des petits touchers qui n’avaient pas lieu auparavant et je me demandais ce que ça donnerait.
Actuellement, je suis donc au paradis de constater que c’est visiblement toujours d’actualité alors je pose mes mains sur les siennes pour les caresser en les pressant sur mes joues :
- Je vais essayer de ne plus me faire déséquilibrer s’il n’y a que ça pour te rassurer, glousse-je.
- Merci, répond-il en affichant un sourire en coin.
Nous nous observons quelques secondes avec douceur puis il me relâche pour que je puisse reprendre mes jeux avec Calyouk. Je cours dans tous les sens encore un moment, jusqu’à ce que je fatigue et que je sois effectivement trempée, alors je rejoins Hunter sur le chemin de cailloux en reprenant mon souffle. Enhardie par ses caresses sur mes joues tout à l’heure, je passe mes deux bras autour du sien pour m’y accrocher et il me lance un si joli regard que je retombe amoureuse de lui instantanément.
Nous prenons tranquillement le chemin du retour et je cale ma tête contre son épaule en tenant fermement son bras dans les miens jusqu’à chez eux.
*
Je suis affamée d’avoir autant couru ce matin et nous nous installons à table pour manger des restes. Le repas est tout aussi délicieux que hier soir mais j’ai désormais une saveur supplémentaire puisqu’il effleure plusieurs fois ma main lorsque je la pose sur la table. En revanche, à la fin, je suis frigorifiée et grelottante. Je n’arrive pas à me réchauffer puisque je suis humide voir mouillée à certains endroits et j’ai eu beau faire comme si tout allait bien, je suis gelée. Lorsque mes dents s’entrechoquent bruyamment, je récolte un regard blasé d’Hunter.
- Je vais rentrer chez moi me changer une seconde fois…
- Mais non, douche toi ici, nous n’allons pas repartir là-bas pour revenir ici…, dit-il avec hésitation.
- Et quoi ? Je remets ton pyjama ? m’étonne-je.
- Nous n’allons pas ressortir si ? Je ne vois pas trop le problème…, souligne-t-il.
- Non c’est vrai…
Je file donc à la douche joyeusement, où je me réchauffe de tout mon soûl avant de remettre son haut. Je n’ai pas particulièrement envie de mettre le short, je me trouve tellement plus jolie simplement dans son tee-shirt… et puis je cherche tout même à me montrer sous mon meilleur jour devant lui… Je prends ma décision et j’enfile simplement ma culotte comme sous-vêtement avant de sortir.
Dès que j’arrive dans la pièce à vivre, ses yeux tombent sur mes jambes instantanément. Je rougis de plaisir de le voir en remonter la ligne du regard jusqu’à la lisière du tee-shirt et il détourne rapidement la tête, ce que je prends comme une victoire.
- Je pensais faire des cookies… ? propose-je innocemment pour le sortir de sa gêne.
- C’est une super idée, répond-il tout de suite.
- Ma coloc m’a appris la recette de sa grand-mère, je te préviens, ils envoient ! claironne-je joyeusement.
- Alors au boulot ! répond-il en riant.
Nous nous mettons donc à l’œuvre et il sort tous les ingrédients que je lui cite. Je profite simplement de sa petite disparition dans la salle qui sert de buanderie à la recherche de papier sulfurisé pour foncer attraper son cadeau de Noël et le glisser sous le sapin.
Comme hier soir, nous nous entendons à merveille mais notre complicité est différente aujourd’hui. Il m’embête toutes les deux minutes et je le cherche tout autant, nous nous chamaillons affectueusement simplement pour nous toucher. Lorsqu’il essaie de goûter la pâte, je lui tape sévèrement sur les doigts avec ma cuillère et il me met de la farine sur la joue en représailles :
- Je fais ce que je veux, je suis chez moi ! ronchonne-t-il.
Je me glisse devant le plan de travail pour protéger le bol entre mes bras :
- C’est moi qui fais les cookies, c’est moi qui décide ! réplique-je en riant.
- C’est ça oui…, gronde-t-il.
Il attrape mes mains pour essayer de me décaler mais je réagis au quart de tour et je lui assène la prise qu’il m’a apprise en cours d’autodéfense en me retournant. Il éclate de rire alors que je le maitrise une seconde, avant de se détacher de mon emprise en un claquement de doigts pour m’attraper fermement dans ses bras, me faisant couiner comme une souris.
- Tu ne nous avais pas dit que les agresseurs pouvaient faire ça ! m’offusque-je.
- Les agresseurs ne sont pas tous aussi entrainés que moi, heureusement, réplique-t-il en riant.
Je suis complétement prise au piège dans l’étreinte de ses bras, incapable de bouger et bien que ce soit très agréable dans ce cas précis, ça me fait peur :
- Il n’y a vraiment que toi qui saches faire ça n’est-ce pas ? m’inquiète-je automatiquement.
- Mais oui, ne t’en fais pas… il serait vraiment malheureux que tu tombes sur un homme qui pratique les sports de combats avec autant d’acharnement que moi…, précise-t-il d’une voix douce.
Je me rassure un peu et je glisse mes bras autour de sa taille pour le câliner alors que nous nous observons en souriant, serrés l’un contre l’autre.
- C’est toi donc toi l’agresseur qu’il faut craindre…, souligne-je avec humour.
- Heureusement que je suis du côté des gentils…, répond-il.
Il se penche pour embrasser mon front en me serrant contre lui et mes joues rosissent sous l’émotion. Il m’embrasse ensuite la joue, encore plus tendrement et lorsque nos yeux se croisent, je jurerais que j’y lis le même trouble que dans les miens alors qu’il me relâche subitement pour s’intéresser à la recette.
A partir de là, nous finissons nos cookies sans nous chamailler mais nous sommes beaucoup plus proches, nous nous effleurons chaque fois que nous le pouvons, ne nous décollant plus de moins de cinq centimètres. Il en arrive même à remuer la pâte alors que je suis coincée entre son corps et le plan de travail et je forme les petites boules sur la plaque de cuisson en posant ma tête contre son bras avant d’enfourner le tout en savourant sa main sur ma hanche. J’adore ce qu’il se passe depuis hier, tout se fait si naturellement entre nous.
Une fois les cookies au four, il me tend une main et il m’entraine sur le canapé où nous nous écrasons pour attendre. Je prends ma place naturellement, m’appuyant contre son torse comme si je l’avais fait toute ma vie tandis que son bras se cale autour de ma taille. J’attrape sa main libre posée sur son ventre, simplement pour être un peu plus en fusion avec lui et nos doigts s’entrelacent dans la seconde.
- Tu aurais envie de rejouer ? propose-je en voyant notre échiquier sur la table.
- Oui ! dit-il en nous redressant. On pourrait même …
Sa voix s’interrompt et je tourne la tête pour le regarder, découvrant qu’il fixe avec les sourcils froncés le dessous du sapin. Je retiens à grande peine mon sourire le temps de détourner la tête, essayant agir le plus naturellement possible alors qu’il se redresse vraiment cette fois.
- C’est toi qui as mis ce cadeau ? demande-t-il.
- Non… ? réponds-je de ma voix la plus innocente.
- Vraiment ? Je ne l’avais jamais vu… c’est peut-être à Eden…, marmonne-t-il.
- Eden l’a peut-être laissé là pour toi, souligne-je malicieusement.
- Tu crois ?
- Mais oui ! Ouvre-le ! piaille-je.
- Hors de question, je vais l’attendre et lui demander, répond-il comme si c’était évident.
Et ça l’est bon sang. Je me tourne donc pour le regarder :
- Ce cadeau est pour toi, assure-je.
- Comment le sais-tu ? demande-t-il en fronçant les sourcils.
- Parce que c’est moi qui te l’offre…
Ses yeux s’écarquillent :
- Tu m’as fait un cadeau… ?
- Oui ! Ouvre-le ! ordonne-je joyeusement.
- Hestia…, commence-t-il.
- Non ! Je ne veux pas que tu ronchonnes ! Si tu fais ce que tu veux de ton argent alors moi aussi ! Je n’ai jamais vu de cadeaux sous un sapin, ne me gâche pas ce plaisir Hunter ! Ouvre-le sans râler je t’en prie ! supplie-je.
- Ce n’est pas ça…
Il se lève sans un mot pour partir dans sa chambre, et il en ressort avec un cadeau une minute plus tard :
- Je ne savais pas quand te le donner…, explique-t-il.
Ma bouche s’ouvre en grand et je pose mes mains dessus puisque je suis incapable de la refermer :
- Tu m’as fait un cadeau de Noël ?! couine-je.
- Oui je…
- Mets-le sous le sapin ! couine-je encore.
Il rit en s’exécutant et en me lançant un coup d’œil par-dessus son épaule :
- Si j’avais su que tu ne me ferais pas de difficultés, je t’en aurais pris plus ! plaisante-t-il.
- C’est un cadeau de Noël ! Je ne peux pas faire de difficultés ! m’exclame-je joyeusement.
Je me glisse en quatrième vitesse au pied du sapin où je m’agenouille, m’asseyant sur mes talons simplement pour observer les deux petits cadeaux au pied. Un immense sourire étire mon visage, je n’arrive plus à détacher mes yeux de ce beau spectacle, mon Noël est décidemment parfait.
- Hestia… ? m’appelle doucement Hunter.
Je tourne la tête vers lui et le découvre avec son téléphone, visiblement en train de me prendre en photo au pied du sapin avec un air de gamine qui doit être risible.
- Hunter ! glousse-je. Je ne suis même pas habillée !
- On s’en fiche ! Je ne compte pas diffuser cette photo, rétorque-t-il.
- Laisse-moi te prendre en photo moi aussi !
- Hors de question ! tranche-t-il.
- Tu n’es pas sympa…, boude-je.
Il s’agenouille avec moi en me regardant avec des yeux hésitants alors que je me concentre sur le sapin pour essayer d’absorber ma déception. Il me tend finalement son téléphone en soupirant et mon moral remonte en flèche :
- Je peux ?! demande-je.
- Je suppose que oui, mais je n’aime pas les photos, ronchonne-t-il.
Je le capture quand même, toute heureuse, et alors que je veux en prendre une deuxième, il tend la main pour m’en empêcher.
- Une seule ! râle-t-il malgré un petit rire.
Je change d’objectif pour utiliser celui devant et je me tourne pour tenter de nous prendre en photo avec le sapin et les cadeaux. Dès qu’il comprend ce que je cherche à faire, il vient caler sa tête contre la mienne malgré son visage blasé.
- Souris ! ris-je.
- Non !
Je nous prends en photo quand même, plusieurs fois, alors que je ris aux éclats et qu’il boude mais il finit par rire quand même avec moi lorsque j’attrape sa nuque dans mon bras pour coller ma joue à la sienne.
- Bon, c’est une séance photo ou une ouverture de cadeaux…, bougonne-t-il en me reprenant son téléphone pour le poser par terre.
Je lève les yeux au ciel avant de lui mettre son cadeau dans les mains et de prendre le mien, puis nous échangeons un petit regard timide.
- Je te préviens, ce n’est pas grand-chose, tempère-t-il. J’avais largement retenu la leçon après cette histoire de séjour à la montagne mais je n’ai pas pu résister, tu comprendras.
Je balaie sa remarque d’un geste :
- Ouvre le tien ! le presse-je.
Il s’exécute et lorsqu’il découvre les gants, il se fige complétement, les yeux ronds comme des soucoupes.
- Hestia…, murmure-t-il.
- Tu es content ?! m’enthousiasme-je.
- Ces gants coûtent une fortune ! J’aurais pu me les acheter ! Pourquoi as-tu dépensé autant pour moi ?! s’exclame-t-il.
Je me décompose totalement et je baisse le nez, terriblement déçue de sa réaction :
- C’est mon argent, je le dépense comme j’en ai envie…, le cite-je tristement.
Face à ma réaction si peinée, il les laisse tomber par terre pour me serrer dans ses bras, me calant contre son torse fermement, une main derrière ma tête pour me réconforter en me berçant tout doucement :
- Pardonne-moi Hestia… C’est un cadeau absolument génial… Je suis juste embêté que tu aies dépensé autant alors que je sais que tu n’as pas beaucoup de moyens… mais je suis heureux, très heureux et je te remercie sincèrement pour ce beau cadeau.
- Vraiment ? demande-je en retrouvant un peu le sourire.
- Evidemment ! Ce sont mes gants, je les adore, sinon je ne les aurais pas usés jusqu’à la corde. Tu ne peux pas imaginer comme ça me fait plaisir.
Je suis heureuse mais il me semble qu’il n’a pas encore vu leur particularité et ça m’inquiète un peu. J’attrape donc ses gants à tâtons, toujours serrée fermement dans ses bras :
- J’espère que ça ne te dérangera pas mais j’ai fait broder mon prénom dessus…, avoue-je.
Il me relâche pour observer les gants dans mes mains avec des yeux ronds tandis que je lui montre les broderies :
- Je pouvais les faire personnaliser… J’ai un peu hésité mais je me suis dit que tu penserais à moi en les portant… Et j’avais peur que le papillon ne te plaise pas mais… Hestia signifie « papillon » alors…, explique-je d’une voix hésitante.
Il fronce les sourcils plus fort que je ne l’ai jamais vu faire alors qu’il prend les gants pour observer les scratch en passant un doigt sur la broderie :
- Ton prénom signifie papillon…, murmure-t-il.
- Oui, alors j’ai fait mettre un papillon… Ça fait très féminin je sais… mais je trouvais ça mieux que d’écrire une deuxième fois mon prénom ou « Hunter » comme si c’était une étiquette nominative...
- Je crois que tu ne peux pas imaginer à quel point j’aime ces gants…, souffle-t-il alors.
- Vraiment ?
- C’est un cadeau parfait, avec les broderies, avec le papillon je…
Il passe un bras derrière mon dos pour me tirer jusqu’à lui tandis que sa main libre se cale sur ma tête pour presser ma joue contre ses lèvres. Il m’y embrasse longuement, jusqu’à ce que je sente ses dents contre ma peau alors qu’un sourire étire visiblement ses lèvres :
- Je te remercie sincèrement pour ce cadeau, je ne mettrai assurément plus jamais d’autres gants de toute ma vie…, murmure-t-il contre ma joue.
Je rougis de plaisir tandis qu’il me relâche un peu pour me couver d’un regard plus doux que jamais en caressant ma joue de son pouce :
- Tu n’aurais jamais dû dépenser autant de ton budget, mais je suis quand même très heureux que tu l’aies fait parce que ce cadeau me fait plus plaisir que tout ce que j’ai bien pu acheter dans ma vie.
- Je n’ai pas touché à mon budget, j’ai travaillé une soirée pour te les offrir, alors tu n’as pas de soucis à te faire, explique-je en souriant.
- Hestia…, chuchote-t-il avec un air concerné.
- Ça m’a fait plaisir, insiste-je.
- Merci, répond-il simplement en reposant un baiser sur ma joue. Mon cadeau est ridicule à côté, je te préviens.
J’ouvre mon présent à mon tour et je découvre le sosie de mon pyjama molletonné à oursons, ces derniers étant simplement beiges au lieu de marron. J’éclate de rire en le dépliant :
- Tu n’as quand même pas fait ça ! glousse-je.
- J’étais sincère quand je t’ai dit que j’aimais ce pyjama ! se défend-il. Bon, je t’avais prévenu, ce n’est pas du même niveau que ce que tu viens de m’offrir… J’ai un peu honte de n’avoir qu’un simple pyjama…
Je secoue la tête en observant mon pyjama avec des yeux brillants. Je me fiche qu’il m’offre « un simple pyjama » … si on veut parler bêtement de budget alors il m’écrase avec le voyage à la montagne, sans même compter nos dépenses de hier soir… C’est la signification qui me touche, le clin d’œil, le fait qu’il ait pris le temps de chercher le même pyjama que le mien simplement pour me faire plaisir et me faire rire…
Je suis portée par la joie, par la légèreté, par nos rapprochements… et je me dresse donc sur les genoux pour aller enlacer son cou en calant mon nez contre sa nuque. Sa réaction est immédiate, il referme ses bras autour de mon dos pour m’attirer contre lui et en le faisant, il me tire clairement sur ses jambes en tailleur. Je me retrouve assise sur ses cuisses, les pieds croisés derrière sa taille, toujours blottie au creux de son cou comme si nous étions un jeune couple amoureux et mon bonheur est total.
- Merci Hunter, je l’adore…, ronronne-je doucement en le serrant.
- Il est amusant de constater que nous nous sommes offerts des choses que nous possédions déjà…, rit-il en resserrant son étreinte à son tour.
Je redresse le nez pour planter mon visage rieur face au sien :
- C’est peut-être parce que nous sommes les mêmes perfectionnistes qui voulions être sûrs que notre cadeau plairait à l’autre ! pouffe-je.
- C’est peut-être parce que nous sommes les mêmes tout court et que nous nous ressemblons..., répond-il doucement.
- Je préfère cette explication…, murmure-je.
- Moi aussi, chuchote-t-il en passant doucement le bout de son nez contre le mien.
Je réalise apparemment seulement la position très proche dans laquelle nous sommes puisque mon pouls grimpe en flèche jusqu’à se stopper net lorsque ses yeux tombent sur mes lèvres. Je me pose cent questions en une fraction de seconde, me demandant majoritairement s’il est en train d’envisager de m’embrasser, mais ces pensées me font paniquer si fort que je détourne la tête pour éviter la chose.
J’en meurs pourtant d’envie mais je suis terrifiée. J’ai une peur bleue qu’il trouve ça affreux puisque je n’ai jamais embrassé qui que ce soit, qu’il me juge trop « nulle » ou trop sage… Ça me déchire le cœur en deux, parce que je détourne la tête pour être sûre qu’il ne le fasse pas alors que rien ne me rendrait pourtant plus heureuse… Je me fais même de la peine à me refuser pareil bonheur simplement par manque de confiance en moi, alors que ça pourrait marquer le début d’un beau quelque chose entre nous.
Il ne bouge pas, respectant mon geste, mais je sens qu’il me regarde et j’imagine qu’il se demande si je n’ai pas envie de l’embrasser du tout ou si je suis simplement timide. Je m’empresse donc de remettre mon nez au creux de sa gorge pour m’y cacher tout en lui signifiant plutôt clairement que ce n’est pas un manque d’envie de me rapprocher de lui.
Le message est visiblement reçu cinq sur cinq puisqu’il se relève du sol, sans doute pour rendre notre position un peu moins sulfureuse bien que je sois toujours perchée dans ses bras qui me câlinent. J’hallucine d’ailleurs de voir qu’il arrive à se lever alors que je suis accrochée comme un koala à son torse et je sors le nez de son cou avec curiosité pour observer la vue.
Son charme triple déjà alors que je me retrouve perchée à un mètre quatre-vingt-dix du sol. C’est impressionnant, je trouve ça très sexy et je regrette à mourir de ne pas avoir osé voir ce qu’il aurait pu se passer si je n’avais pas fui… Je l’apprécie tellement, je ne peux pas croire que je vienne de rater la chance de découvrir concrètement si lui aussi et je me sens tellement idiote que j’embrasse sa joue, simplement tant que je le peux et que ma stupidité ne l’a pas encore repoussé. Il rougit légèrement sous mon baiser, ce qui est plutôt bon signe alors j’en pose un deuxième, plus appuyé et plus tendre, si long que je m’empourpre à mon tour.
- Alors, on joue… ? propose-je pour dissiper la timidité du moment.
- Avec plaisir, je vais simplement aller me doucher avant si ça ne te pose pas de problème, je ne l’ai pas fait depuis hier matin et j’ai horreur de ça.
- C’est de ma faute, je te tiens trop occupé ! pouffe-je.
- Exactement, tu perturbes mes habitudes…, plaisante-t-il gentiment en me couvant de ses beaux yeux verts.
- Je suis ravie de les perturber, glisse-je timidement.
- J’en suis ravi aussi, mais je vais quand même aller me doucher, répond-il en souriant.
- Pas de problème, je surveillerai les cookies pendant ce temps-là.
Il me repose par terre avant de disparaitre dans la salle de bain et je pars donc à la surveillance des cookies. Je grimpe sur le plan de travail pour m’y assoir, les jambes croisées et les mains accrochées au rebord, me demandant s’il s’est sauvé pour réfléchir à ce qu’il vient de se passer entre nous.
J’observe la neige qui tombe toujours, je sens les cookies qui embaument l’air, j’aperçois mon nouveau pyjama ourson sur le canapé et j’admire Calyouk qui dort roulé en boule dans son panier après sa promenade de ce matin… C’est bien évidemment le meilleur Noël de ma vie mais j’ai un pincement au cœur de me dire que je pourrais peut-être l’avoir embrassé à l’heure qu’il est.
Mes yeux tombent sur le bol à côté de moi et je prélève un peu de pâte à cookie sur mon doigt pour la manger en réfléchissant. Je suis de plus en plus pensive quant à ma relation avec Hunter, tout ça me parait trop beau pour être vrai, je trouve curieux que l’homme dont je suis raide dingue semble apprécier être proche de moi. Je me demande ce qu’il en pense, s’il a compris que j’étais simplement timide, s’il va encore oser essayer après cette dérobade de ma part et surtout, si j’ai suffisamment réussi à lui signaler que j’en avais envie malgré les apparences…
Il interrompt mes pensées en sortant de la salle de bain, simplement vêtu d’un short, et je manque de défaillir en me retrouvant face à son torse nu ahurissant pour la seconde fois.
- Voilà à quoi ça ressemble ! s’amuse-t-il.
Au départ, je ne comprends pas de quoi il parle puisque je suis incapable de quitter ses abdos des yeux, mais lorsque je relève le nez et que je découvre sa coiffure, je manque de défaillir une seconde fois. Ses cheveux sont en bataille vers l’avant, humides et désordonnés mais ça lui va si bien que mon cœur fond d’amour alors qu’il vient jusqu’à moi en souriant.
- Ça te va à ravir…, souffle-je en ouvrant de grands yeux.
Il vient se planter devant moi et je dois bien avouer que je lutte de toutes mes forces pour m’empêcher de baisser le regard sur son torse. Comme la première fois, je suis complétement obsédée, je l’observe dans ma vision périphérique et les chatouilles reprennent dans mon ventre, un poil plus bas que d’habitude, ce qui ne manque pas de me faire rougir.
- Tu mens…, rit-il en passant ses mains dans ses cheveux pour les dompter vers l’arrière.
- Je ne mens pas ! m’offusque-je en les rabattant immédiatement vers l’avant.
Il penche la tête sur le côté en haussant un sourcil et mes yeux glissent sur ses épaules sans que je n’arrive à me contrôler cette fois. Lorsque je m’en rends compte et que je relève le nez, il est visiblement amusé de m’avoir attrapé la main dans le sac puisqu’il affiche un sourire en coin sexy à mourir.
- Ça te va très bien, insiste-je en me raclant la gorge pour dissiper ma gêne.
- Je peux savoir pourquoi ma serviette était trempée Mademoiselle ? demande-t-il alors en continuant son sourire moqueur.
- C’était la tienne ?! Je pensais que c’était celle d’Eden, qu’il te laisserait la place la plus proche de la douche ! couine-je.
- Perdu, j’ai de plus grands bras donc je mérite la plus loin selon lui, répond-il en souriant.
Il se rapproche encore de moi, venant presque se caler entre mes genoux et mon cœur s’emballe bien évidemment alors que je me fige sur place pour m’empêcher tout nouveau dérapage sur son torse.
- Je suis navrée, souffle-je.
- Tu préférais utiliser la serviette d’Eden plutôt que la mienne… ? demande-t-il timidement.
- Oui, la première fois que j’ai dormi là, je ne savais pas où étaient les serviettes propres mais je trouvais ça limite d’utiliser la tienne… J’avoue que je me suis beaucoup moins posé la question aujourd’hui…
- Ah bon … ? demande-t-il d’une voix presque rauque en se rapprochant encore un peu de moi.
Mon corps me presse et me démange… C’est comme si la vision de son torse l’enflammait. Je meurs d’envie de le toucher, j’hésite à y aller franchement puisqu’il est littéralement entre mes jambes avec une moue séductrice mais tout ça est vraiment compliqué. Je suis timide, notre relation est ambiguë et j’ai pratiquement refusé qu’il m’embrasse tout à l’heure alors je ne sais pas comment il le prendrait.
J’ai le cerveau tout embrouillé, le cœur battant mais les nerfs à fleurs de peau alors qu’il me fixe de ses yeux joueurs et charmeurs. C’est son regard qui me donne finalement confiance en ce qu’il se passe entre nous et je décide de me lancer en initiant un contact puisque j’en meurs d’envie. Je pose mes doigts sur ses joues avec hésitation pour les caresser tout doucement :
- Je n’ai pas eu l’impression que ça t’offusquerait tant que ça que je prenne ta serviette…, murmure-je dans un souffle.
- Tu as bien raison…, répond-il de sa voix suave.
Il tourne doucement la tête en direction de l’une de mes mains sur sa joue, jusqu’à ce que ses lèvres atteignent mes doigts, qu’il embrasse délicatement en me regardant en coin.
Mes yeux s’agrandissent face à spectacle aussi sensuel et mes chatouilles se réveillent où elles ne sont jamais réveillées. C’est tellement inattendu que je rougis avec intensité, agacée au possible par mes joues qui révèlent mes états d’âmes en direct à Hunter. Je suis si gênée que je le lâche pour reprendre de la pâte à cookie au bout de mon index, autant pour sauver les apparences que pour essayer de calmer mon corps survolté.
Mais alors que je glisse mon index entre mes lèvres, je commets l’erreur de croiser son regard, son regard brûlant et ses yeux presque clos tandis qu’il m’observe faire à quelques centimètres de mon visage.
- Gourmande, me réprimande-t-il à voix basse.
Ce visuel stupéfiant fait gagner du terrain à mon corps qui frémit, qui laisse le petit diable caché au creux de mon ventre gagner, parce que j’hoche la tête en mordillant mon index, servant tous les clichés les plus absurdes de la séduction féminine. Et ça marche !
Ses yeux redoublent d’intensité tandis que son visage se rapproche du mien et le démon en moi prend totalement le contrôle de mon corps, puisque je reprends un peu de pâte à cookie au bout de mon doigt mais au lieu de me servir, je lui propose.
Il ne se fait pas prier et dès que ses lèvres se referment sur mon doigt, que je sens sa langue, que je vois sa mâchoire s’agiter doucement, je défaille et ma libido choisit ce moment pour exploser dans mon corps.
C’est comme un appel puissant, mon corps appelle littéralement le sien, il ronronne presque de le savoir si proche et cette fois, toutes mes barrières tombent. Mes mains se posent enfin sur ses épaules pour les caresser alors que je les dévore des yeux. Je glisse mes paumes le long de ses trapèzes saillants, jusqu’aux jolis creux de ses épaules et je pousse même la chose jusqu’au-dessus de ses bras pour découvrir le début de ces biceps.
Je suis hypnotisée par ce qu’il se passe, c’est tellement instinctif, plus je dessine ses muscles, plus il se rapproche, jusqu’à poser ses grandes mains sur mes cuisses pour les découvrir en les caressant avec douceur. Mes envies deviennent plus précises, j’ai envie qu’il continue, qu’il m’embrasse, et je suis certaine que je ne me déroberai pas cette fois. J’ai même envie qu’il le fasse tout de suite, je ne peux plus attendre et l’une de mes mains remonte son trapèze jusqu’à sa nuque, que j’attrape pour le tirer plus près de moi. Il m’imite au même moment en tirant sur mes cuisses pour me placer au bord du plan de travail, pour éliminer les derniers centimètres qui nous séparaient alors que je me retrouve contre le bas de son ventre et que ses mains se glissent dans mon dos.
Nous nous cherchons du regard au même moment et dès que nos yeux se croisent, la tension électrique entre nous explose. Ses pupilles sont si énormes qu’elles recouvrent presque entièrement son joli vert, lui offrant deux yeux noirs qui me dévorent littéralement alors que nos lèvres sont suspendues à quelques centimètres sans franchir le cap.
Je ne sais pas ce qu’il attend, je sais que je suis pour ma part beaucoup trop inquiète à l’idée de mon premier baiser et que c’est ce qui m’empêche de fondre sur ses lèvres en cet instant. Il attrape doucement ma nuque d’une main en resserrant son deuxième bras au creux de mon dos, il fixe mes lèvres mais il n’y va pas, sans doute trop frileux après mon refus de tout à l’heure et je ne peux que le comprendre.
Je tire donc encore gentiment sur sa nuque, essayant de le faire oser puisque je sais que je n’y arriverai pas moi-même et il opte pour un bien doux entre-deux en se penchant jusqu’au creux de ma mâchoire pour l’embrasser doucement. Dès que ses lèvres entrent en contact avec ce recoin de ma peau, c’est une véritable explosion de sensation au sein de mon corps. Je frissonne si fort que je me recouvre de chair de poule, ma peau est si sensible que les baisers qu’il est en train d’y déposer me vrillent le crâne d’une brume épaisse qui m’étourdit. Mon corps se laisse légèrement aller en arrière sous la sensation, mes yeux se ferment, mon menton se relève, ma bouche s’entrouvre alors que mes mains s’accrochent dans son dos pour me stabiliser. Les chatouilles qu’il me crée se transforment en des sensations si agréables que je suis déjà dans un autre monde.
Il remonte lentement ses baisers le long de ma mâchoire, en direction de mes lèvres, me laissant tout le temps de mettre un terme ou non à ce qui va arriver dans très peu de temps. Mais à ce stade, je ne peux même plus attendre une seconde de plus et je tourne la tête moi-même pour chercher ses lèvres, qui se posent enfin sur les miennes alors qu’il m’offre mon premier baiser.
C’est plus doux qu’un rêve, nos lèvres se caressent très naturellement, je les découvre avec gourmandise alors que nous resserrons notre étreinte tendrement l’un autour de l’autre. J’enlace son dos plus fermement, ses doigts se pressent plus fort sur ma nuque, son bras au creux de mes reins me soude à lui pour ce moment hors du temps.
Dès que sa langue effleure mes lèvres, nouvelle explosion de sensations dans mon corps, nouveau rugissement au creux de mon ventre et notre baiser devient plus intense. Sa langue caresse doucement mes lèvres, plusieurs fois, jusqu’à ce que j’y mêle la mienne et qu’elles se découvrent tendrement. L’embrasser de cette façon est définitivement plus électrisant, nous nous cherchons plus intensément, nos souffles se mélangent plus bruyamment et ses doigts se referment avec fermeté sur ma taille sous cette délicieuse escalade entre nous. Mon premier baiser est parfait, avec un homme parfait, je n’avais finalement pas à avoir peur.
Nous nous embrassons longuement, notre étreinte est de plus en plus serrée alors que je ne pensais pas ça possible, nous ne nous détachons qu’à de courts instants, pour respirer, nous lancer un regard étourdi et mieux replonger l’un sur l’autre ensuite. Nos mains commencent doucement à se promener pour nous caresser mutuellement, je savoure son goût délicieux contre mes lèvres, je savoure son corps sous mes doigts qui le parcourent et je savoure surtout cette étreinte qui nous lie.