Les sentiments au fond de tes beaux yeux - Tome 1 : La magie de Noël

Chapitre 26 : Les messages

4927 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 27/12/2025 13:51

Chapitre 26 : Les messages


Mon parfait premier baiser est malheureusement interrompu alors qu’il ne cessait de devenir plus intense.

 Une main s’abat brusquement sur la poignée de la porte d’entrée et Cal saute sur ses pattes dans la seconde, nous faisant sursauter violemment alors que nous détournons la tête en direction de l’entrée. Une clé rentre dans la serrure et nous nous lâchons comme si nous étions pris la main dans le sac, ce qui est un peu le cas finalement.

Hunter recule d’un pas avant de foncer en direction de sa chambre et je saute par terre alors que la porte s’ouvre sur Eden et son sourire jusqu’aux oreilles :

-         Titi ! Ça alors ! Tu es encore là ?!

Je pense que je rougis des pieds à la tête, je me tortille presque sur place en jetant un coup d’œil en direction de la chambre d’Hunter où il a eu le temps de disparaitre avant l’interruption de son colocataire.

-         Euh… oui, je faisais des cookies…, articule-je en riant nerveusement.

-         Où est Hunter ? demande-t-il.

-         Je suis là, répond tranquillement ce dernier en ressortant, avec un haut cette fois.

Je fixe les cookies qui cuisent en rougissant de plus belle, aussi incapable de regarder l’homme que je viens d’embrasser passionnément que son meilleur ami qui vient de nous interrompre. 

-         Qu’est-ce que tu fous dans cette tenue Hestia … ? s’étonne Eden en me dévisageant.

-         Elle s’est douchée, répond Hunter. Sa tenue était trempée par la neige alors je lui ai prêté un haut.

-         Ah ok… Bon alors on mange des cookies si j’ai bien compris ? demande-t-il joyeusement.

-         Euh… oui, murmure-je en éteignant le four.

Je les sors mécaniquement sans jeter un regard aux garçons qui discutent du séjour d’Eden chez ses parents. Je suis toujours incapable de regarder Hunter, je me pose tellement de questions que mon cerveau fume. Je me demande s’il regrette, ce que baiser signifie, ce que nous sommes l’un pour l’autre… Ils allument la télé tandis que mon cerveau tourne à cent à l’heure.

-         Tu viens Titi ? demande Eden une minute plus tard. 

-         Euh oui… je mets les assiettes dans un cookie, réponds-je.

-         Je n’ai jamais mangé d’assiettes ! répond-il en riant.

Je me tourne vers lui sans comprendre pour découvrir qu’ils me regardent tous les deux comme si c’était moi la dingue et je réalise ce que je viens de dire.

-         Euh… les cookies dans une assiette, me rattrape-je.

-         Tu m’as l’air bien perturbée Titi… Hunter t’a fatigué à ce point ? plaisante Eden.

Je rougis encore plus, mortifiée qu’il souligne que je suis perturbée, et je les rejoins dans le salon en fixant mon assiette, toujours incapable de lever le nez.

-         Tu regardes un film avec nous ? demande Eden.

-         Si tu veux, marmonne-je.

Je m’assois dans le canapé et Eden se cale à ma droite, au milieu de l’assise, me séparant complétement d’Hunter. Ça me fait bizarre alors que c’est pourtant comme ça depuis des semaines, on dirait que mon cerveau a changé de réglages simplement à cause des dernières vingt-quatre heures. Ça me parait anormal, j’ai juste une envie monstrueuse d’aller me caler contre Hunter comme j’ai pu le faire si souvent ces dernières heures, j’ai l’impression d’être cent fois plus à ma place dans ses bras qu’en bout de canapé à côté d’Eden…

Le film défile alors que je reste pensive, je réalise que je m’emballe beaucoup trop. Je ne suis pas dans une comédie romantique ni dans le monde magique d’Hestia, ce n’est pas parce que nous nous sommes rapprochés que ça veut dire que nous sommes ensemble ni qu’il est amoureux de moi, ce n’est pas comme ça que fonctionne la majorité des gens aujourd’hui. Julia est capable de fréquenter un homme trois semaines, de l’embrasser et de coucher avec lui sans qu’ils ne sachent s’ils se plaisent vraiment ou s’ils envisagent quelque chose… Hunter avait peut-être simplement envie de m’embrasser sur le moment, il imaginait peut-être même que nous nous « amuserions » sans forcément que ça aille plus loin… Je ne sais plus quoi penser de toute cette situation et je panique complétement.

-         Je vais rentrer chez moi, annonce-je sans préambule.

-         Quoi ?! Mais je viens de rentrer ! s’exclame Eden.

-         Je sais, je suis désolée mais j’ai juste envie de rentrer, insiste-je.

Il affiche une mine défaite mais je me lève quand même pour rattrouper mes affaires, le nez toujours plus rivé sur mes mains que sur ce qu’il se passe autour de moi. Je remets mes vêtements encore humides sur mon dos avant de mettre à contre-cœur le tee-shirt d’Hunter dans le panier à linge sale et après avoir fourré mon nouveau pyjama dans mon sac, je file vers la porte d’entrée pour mettre mes chaussures.

Calyouk trottine vers moi pour presser sa truffe contre ma main et je vois du coin de l’œil la grande silhouette d’Hunter qui me rejoint :

-         Nous allons te raccompagner, dit-il.

-         Non, inutile, ça ira, réplique-je en laçant mes bottes.

-         Mais…, commence-t-il.

-         Non. Ça ira, tranche-je.

Je fais un coucou à Eden qui m’observe avec des yeux boudeurs et je passe la porte sans même saluer Hunter avant de filer ventre à terre en direction du parc. Dès que mes idées s’éclaircissent, je me trouve stupide mais surtout très malpolie, je n’en reviens pas d’être partie sans un mot après les beaux moments que nous venons de passer et j’hésite à faire demi-tour. Je ne le fais pourtant pas et je rentre chez moi d’une traite.

*

Une fois replongée dans ma routine, je me calme carrément, comme c’est toujours le cas. Chaque fois que je panique, retrouver des repères et des gestes familiers m’apaise. Je lave mon pyjama neuf pour pouvoir le porter ce soir et je fais un peu de ménage dans notre chambre pour m’occuper les mains en réfléchissant. Tout me parait moins grave désormais.

Je pense qu’il est complétement compréhensible que j’ai réagi aussi bizarrement en considérant qu’Eden a failli nous interrompre et que c’était notre premier baiser. Il n’est jamais très agréable de se faire surprendre à ce moment-là je suppose, et Hunter a largement compris ma timidité puisqu’il me l’a prouvé en se comportant comme il l’a fait. Il ne me semble d’ailleurs pas dramatique que je sois partie comme ça, je conçois que ça puisse être un peu déplacé ou vexant mais je suis comme je suis alors autant qu’il sache à quoi s’en tenir avec moi et mes réactions qui peuvent être un poil décalées.

De toute façon, si Hunter est « le bon », alors je n’ai pas de souci à me faire et il comprendra… et s’il ne l’est pas, au diable son avis ! J’ai besoin de me sentir en sécurité pour ma première expérience et je ne veux donc pas la gâcher avec un homme qui ne mérite pas mon cœur « pur » comme dirait Julia, il est donc très bien que ça le fasse fuir en courant si ma personne ne lui convient pas.

Vers vingt heures, je me cale dans mon lit avec une soupe en mettant un film que j’aime beaucoup et je mange tranquillement avant de m’installer plus confortablement pour finir la soirée sereinement. Une bonne heure de visionnage plus tard, mon portable vibre et je reçois un message d’un numéro que je ne connais pas.

 Je l’ouvre pour découvrir une photo, que je regarde bêtement en souriant jusqu’aux oreilles, admirant le magnifique visage d’Hunter qui affiche une moue boudeuse tandis que je souris, ma joue collée à la sienne et le sapin illuminé en fond. J’en reçois une deuxième où nous sourions tous les deux, puis une troisième où je ris aux éclats et où Hunter a la tête tournée vers moi pour me regarder avec un sourire rayonnant. Il a les yeux si doux alors qu’il m’observe rire, j’en mourrais d’amour.

« Ma préférée des trois. » commente-t-il simplement après la dernière photo.

Ma soirée prend une tout autre tournure et mon cœur s’envole dans les cieux alors que je constate qu’il ne m’en veut pas pour mon comportement et que j’ai surtout son fichu numéro, enfin. Je l’enregistre immédiatement et bien que je meurs d’envie d’ajouter un petit cœur après son prénom, je me contente d’un ourson histoire de m’éviter la honte de ma vie s’il tombait dessus. Je suis tellement heureuse par ce qu’il se passe que j’ai envie de l’embêter un peu.

He : « Qui est-ce ? »

Hu : « … »

Je souris bêtement en continuant de le faire tourner en bourrique.

He : « Je ne connais pas les personnes sur ces photos il me semble. »

J’attends une minute sa réponse qui ne vient pas et j’arrête donc mon cirque.

He : « Je plaisante Hunter. »

Hu : « J’étais déjà en train d’étrangler Eden pour m’avoir donné le mauvais numéro. Heureusement que tu as réagi, tu viens de lui sauver la vie in extremis. »

J’éclate de rire toute seule.

He : « Pardonne mes blagues douteuses… J’adore les photos, j’ai bien fait d’insister, et merci de me les avoir envoyées. »

Hu : « C’est moi qui ai commencé ! »

Il m’envoie dans la foulée la première photo qu’il a prise de moi, lorsque je suis seule devant le sapin et que je le regarde. Je ne reconnais même pas mon visage, je le regarde avec tant d’amour et d’étoiles dans les yeux que j’ai presque honte de me dire qu’il la possède puisqu’elle grille complétement mes sentiments pour lui.

He : « Supprime ça ! »

Hu : « Jamais. C’est celle-là ma préférée de toutes, et de loin. Il faudrait me tuer pour que je la supprime. »

He : « Je prépare un couteau et j’arrive. »

Hu : « Je te désarmerais en moins d’une seconde. »

He : « Mon prof d’autodéfense m’a appris à me défendre, ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »

Hu : « Je ne m’inquiète pas. »

He : « Tu devrais, mon prof dit même que j’ai un mental d’acier alors je ne suis pas sûre que tu ferais long feu. »

Hu : « Tu peux toujours essayer après tout, je rirais bien. »

He : « Eden ne t’a pas posé mille questions que tu lui aies demandé mon numéro ? »

Hu : « Si, je lui ai dit de s’occuper de ses affaires et il boude dans sa chambre. Tu étais de meilleure compagnie. »

He : « Il possède la maturité d’un enfant de huit ans je crois. J’ai passé un Noël merveilleux… »

Mon cœur accélère alors que j’attends sa réponse en essayant de me plonger dans mon film pour patienter, mais dès que mon portable vibre, je saute dessus plus vite que l’éclair.

Hu : « Six ans et demi, pas plus. Moi aussi, ta présence me manque déjà. »

He : « La tienne aussi. »

Hu : « Qu’est-ce tu fais ? »

J’hausse les sourcils, surprise qu’il continue la discussion. A chaque message que je recevais, j’avais l’impression qu’il allait subitement arrêter de répondre, se rendre compte qu’il avait clairement mieux à faire que de m’envoyer des sms et je suis enchantée de constater que ce n’est pas le cas du tout.

Enhardie, je me prends donc en photo dans mon beau pyjama tout neuf.

He : « Je regarde un film dans mon super cadeau de Noël. »

Hu : « Tu es adorable et je suis ravi de me dire que tu es bien au chaud. »

He : « Et toi, que fais-tu ? »

Lorsque mon portable vibre et que je découvre que j’ai une photo, je manque de tomber dans les pommes en cliquant plus vite que jamais sur « ouvrir ». C’est une photo du livre qu’il est en train de lire, mais je colle pratiquement l’écran sur mon nez pour analyser dans les moindres détails l’image puisqu’il est dans son lit et que j’ai donc enfin un premier aperçu de sa chambre.

Le livre prend la majorité de l’espace, mais je reconnais ses draps noirs et je peux apercevoir un bout de son bureau en fond. Sa chambre est dans le même genre que l’appartement, sombre et sobre, rien à voir avec celle d’Eden. Le livre est d’ailleurs celui que j’avais commencé le soir où j’ai dormi là-bas, notre livre préféré si j’en crois ses dires.

He : « Je valide le choix du livre, mais j’aurais préféré voir ton visage... »

Plus sa réponse met du temps à arriver et plus mon espoir grandit parce que je suppose qu’il est en train d’hésiter à se prendre en photo. Je sais qu’il n’aime pas ça mais comme je sens une fenêtre de tir, j’insiste :

He : « S’il te plait. »

Et le miracle arrive, je reçois une photo. Il a posé le livre sur son nez pour se cacher en grande partie, mais la vision du haut de son visage avec ses cheveux en bataille me retourne des pieds à la tête. Son regard m’hypnotise, je me perds dedans quelques minutes, incapable de fermer l’image alors que je peux enfin observer ses yeux de tout mon soûl.

Hu : « Pas de réponse… ? »

Je saute sur mon clavier, parce que je réalise qu’il doit être mal à l’aise d’avoir envoyé une photo et que mon absence de réponse doit le mettre encore plus mal. Je décide donc de le rassurer vraiment en lui disant tout simplement la vérité, même si ça me coûte et que mon cœur frôle l’arrêt cardiaque lorsque j’appuie sur la touche « envoyer ».

He : « Pardonne-moi, je n’arrivais plus à détacher mon regard de ta photo. Tu as les plus beaux yeux que je n’ai jamais vu de ma vie et il est donc facile de me perdre dedans. »

Hu : « Regarde-toi dans un miroir si tu veux voir les plus beaux yeux du monde. »

He : « Je les ai déjà vu et je maintiens ma position. »

Il ne répond pas pendant une longue demi-heure, une très longue demi-heure puisque nos messages étaient plutôt rapides et ça me rend tellement triste que je n’arrive pas à me replonger dans mon film. Je préfère errer chez moi en rangeant deux ou trois petits bibelots qui trainent pour m’occuper alors que mes oreilles sont entièrement focalisées sur le vibreur de mon téléphone, qui résonne au moment où je perds espoir.

Hu : « Désolé, une interruption de Winston. »

He : « Un 25 décembre ?!? »

Hu : « Pas de repos pour les braves. »

He : « Faut-il que je vienne répondre à ta place ? »

Hu : « Oui !! »

Je souris comme une bienheureuse en me laissant retomber dans mon lit, bien trop euphorique que notre conversation reprenne.

He : « Pour qu’il te fiche la paix ou pour que je sois là ? »

Hu : « Pour que tu sois ici, bien entendu. Mais il est tout de même drôle de te voir envoyer bouler Winston. »

He : « Si je recommence, il te virera, et je ne suis pas sûre d’avoir la patience de la dernière fois. »

Hu : « J’aimerais beaucoup te voir sortir les griffes. »

Je parcours les petits émojis, trouvant mon bonheur avec une petite panthère que je lui envoie. Il répond quelque secondes après avec une petite gazelle qui me fait sourire puisque je sais qu’il parle de moi mais il est tentant de l’embêter encore.

He : « Tu insinues que tu es une gazelle face à Winston ? »

Hu : « J’insinue que tu es une gazelle qui se prend pour une panthère. »

Il m’envoie alors un caneton et j’éclate de rire, parce que je sais que c’est sa façon à lui de me traiter de caneton, une petite pique gratuite sur ma faiblesse.

He : « Tu me fais rire… »

Hu : « C’était le but recherché. Je vais dormir, certaines personnes se lèvent tôt et ne sont pas en vacances… 😊 »

He : « Je ferai la grasse matinée en pensant à toi. Je te souhaite une bonne nuit et bon courage pour le travail. »

Hu : « Je bosserai demain matin en pensant à toi bien au chaud dans ton lit. Fais de beaux rêves petit papillon. »

Je rougis face à ce dernier message et je serre même mon téléphone contre mon cœur avant de décider de dormir moi aussi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime l’idée que nous nous endormions en même temps.

*

Je me réveille d’une humeur radieuse et la première chose que je fais en me levant est de sauter sur mon téléphone. Je suis un peu déçue de n’y trouver aucun message mais soyons sérieux une minute, Hunter n’allait pas passer ses journées à m’en envoyer.

Je ne sais pas trop quoi faire pour m’occuper alors je sors marcher un peu dans la matinée avant de me lancer en cuisine pour me concocter un bon repas. Je suis interrompue par Eden, qui vient toquer chez moi alors que j’allais me mettre à table et je l’invite donc.

Nous discutons de choses et d’autres jusqu’à ce qu’il mentionne les petites soirées qu’il organise parfois chez eux.

-         Et ça ne dérange pas Hunter ? demande-je avec curiosité.

-         Absolument pas, il me laisse toujours faire mes conneries. Il reste simplement enfermé dans sa chambre s’il n’a pas envie de voir du monde et il se joint à nous s’il en a envie, c’est aussi simple que ça.

C’est le moment de partir à la chasse aux informations :

-         Et lui, il n’organise jamais de soirée ? demande-je.

-         Bien sûr que non, répond-il en fronçant les sourcils.

-         Il n’invite jamais personne ? insiste-je.

-         Non, pourquoi ?

-         Pour savoir, je suis curieuse… Pas d’amis, ni de petite-amie… ?

-         Tu plaisantes ? Hunter n’a pas beaucoup d’amis et ne veut pas de copine.

-         Ah bon ? m’étonne-je. C’est étonnant, les filles sont raides dingues de lui, il n’y a qu’à voir à mon cours d’autodéfense…

-         Je n’ai pas dit qu’il ne faisait pas tourner de têtes ! J’ai dit qu’il ne voulait pas de copine, ça ne l’intéresse pas et il n’a pas le temps selon lui, répond-il en haussant les épaules.

J’essaie de rester neutre mais cette information m’inquiète un peu. Il est vrai que je ne sais pas exactement ce qu’il se passe entre lui et moi, mais lorsque je rêvasse de l’avenir, je vois une robe blanche, pas une nuit sans lendemain… Il est donc bon à savoir qu’il n’est visiblement pas sur la même longueur d’onde que moi à ce niveau-là.

-         Alors quoi ? insiste-je. Je l’imagine mal sortir en boite de nuit pour ramener une fille à la maison …

-         Je ne sais pas ce qu’il fou ou non Hestia, répond-il en fronçant les sourcils. Je ne le surveille pas quand il rentre à une heure du matin pour voir s’il est accompagné …Les mecs ne sont pas comme ça, on se fou la paix.

Je croise les bras pour soulager ma contrariété mais ça me bouffe littéralement de l’intérieur d’imaginer une chose pareille. J’ai officiellement envie d’étrangler à mains nues toutes les femmes qui ont potentiellement passé une nuit avec lui.

-         D’accord, les filles sont plus curieuses que ça en effet…, marmonne-je simplement pour répondre quelque chose.

-         Tu n’as qu’à lui poser la question, vous devenez amis tous les deux après tout, je ne le prendrais pas mal que tu me la poses à moi… alors si ça peut satisfaire ta curiosité…

-         Tu parles, il ne veut même pas me dire son boulot ! ronchonne-je. Alors si tu imagines qu’il va me faire la liste de ses conquêtes, je pense que tu te trompes.

-         Son boulot, c’est particulier. Tente ta chance sur la liste, il y a moyen qu’il te le dise et finalement, je crois que la réponse m’intéresse ! s’exclame-t-il.

-         Tu vois ! Tu vois ! m’écrie-je.

-         Bah… ouai, j’avoue, mais je suis une vraie commère pour un mec !

-         Je sais bien, pouffe-je.

Un petit blanc tombe et j’ai envie d’essayer de creuser encore, je n’ai pas d’information sur les fréquentations d’Hunter alors tentons le boulot.

-         Eden… Dis-moi son travail… ça restera entre nous je te le promets…, le supplie-je.

-         Jamais ! rétorque-t-il en riant.

-         Roh ! Mais pourquoi ?! m’agace-je.

-         Parce que je lui ai promis de ne rien dire et je tiens mes promesses !

-         Mais ce n’est que moi ! insiste-je. J’en ai marre de tout ce foin autour de son boulot ! Bon sang ça m’énerve ! Il n’est pas espion pour la CIA je suppose ?!

-         Non ! répond-il en éclatant de rire.

-         Alors je ne vois pas pourquoi faire tant de mystères !

-         Mais pourquoi ça t’obsède à ce point ?! s’amuse-t-il.

-         Je n’en sais rien ! Je veux savoir, c’est tout !

-         La curiosité est un vilain défaut Titi, tu vas devoir apprendre à gérer ta frustration, se moque-t-il gentiment.

-         Ce n’est pas mon genre, je peux être patiente et déterminée, je découvrirai bien la chose toute seule si personne ne veut m’aider, réplique-je.

-         Arrête, ne cherche pas à fouiner…, soupire-t-il.

-         Je fais ce que je veux, rétorque-je avec mauvaise humeur.

-         Hestia… Vraiment, ne fais pas ça… Ne soit pas chiante !

Nous mangeons quelques minutes dans le silence en nous livrant des petits regards hostiles. Cette guerre puérile suffit à nous faire rire et à ramener la bonne humeur entre nous alors après notre repas, nous promenons Calyouk tous les deux.

*

Je rentre chez moi en tout début de soirée et je reçois un message d’Hunter. Il m’envoie en photo sa main, ou plutôt son gant, alors qu’il se trouve visiblement au gymnase et mon cœur vacille instantanément à la vision du petit papillon sur son scratch droit.

He : « Tu n’as pas trop honte de tes gants ? »

Hu : « Tu plaisantes ? Je les adore. »

He : « Tu t’entraines ? »

Ma question est un peu stupide, c’est plutôt évident mais j’ai simplement envie de lui parler, je veux que nous discutions toute la soirée comme hier soir.

Sa réponse met du temps à arriver mais je prends mon mal en patience puisque je me doute qu’il ne va pas enlever ses gants toutes les deux minutes pour me répondre.

Hu : « Je m’entraine encore une petite demi-heure mais j’anime ensuite un cours de découverte de la boxe. »

Je me fige sur place alors que je partais en direction de la douche. Vu l’heure, je suppose que son cours débute à vingt heures, dans trois quarts d’heure…

He : « Je croyais qu’il n’y avait pas cours pendant les vacances… ? »

Hu : « Il n’y a pas les cours habituels mais il y a des stages et des cours de découvertes ouverts à tous, pour ceux qui souhaiteraient s’inscrire … »

Je ne perds pas une seconde de plus, je saute dans ma tenue de sport avant de claquer la porte de chez moi pour foncer au gymnase.

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