Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 81 : Questions réponses

1606 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 25/03/2026 11:13

Chapitre 81 : Questions réponses


J’adore lui poser des questions et apprendre à le connaitre alors je continue mon petit interrogatoire comme elles me viennent :

-         Quelle est ta couleur préférée ? demande-je.

-         Le noir et la tienne ?

-         Moi aussi, c’était plutôt évident vu notre style vestimentaire, pouffe-je. J’ai cru comprendre que tu avais voyagé un peu en vacances… Quel est ton lieu préféré au monde ?

Il hausse les sourcils en réfléchissant :

-         Je ne sais pas trop… Je n’ai pas d’endroit particulier en tête… et toi ?

-         Chez toi je suppose, c’est en tout cas là-bas que je me sens le mieux.

Il m’offre un beau sourire, visiblement touché par ma réponse.

-         Ça me rend très heureux, et je serais tenté de te répondre que mon lieu préféré est dans tes bras mais tu m’accuserais sans doute d’essayer de te charmer.

Je glousse un peu et nous nous embrassons un petit moment. Je me sens tellement bien avec lui ce soir, après qu’il m’a rassuré comme il vient de le faire, que ça me donne envie de poser des questions plus intéressées mais j’ai un peu peur de l’inquiéter. Je tergiverse quelques secondes avant d’en revenir toujours au même constat : S’il n’est pas le bon, alors il est définitivement temps que je le sache pour éviter de me projeter trop loin avec lui. J’y vais donc franchement :

-         Tu aimerais des enfants plus tard ? ose-je.

-         Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, je suppose que j’en voudrai un jour… Quand j’aurai une vie plus posée. Et toi ?

-         Je n’en sais rien… Je n’en ai pas voulu pendant longtemps, j’avais comme cette impression que mes enfants auraient la même enfance que moi… je n’arrive pas à visualiser une jeunesse dans une belle maison, avec deux parents aimants et le labrador dans le jardin… c’est comme si c’était un mirage…, murmure-je avec honnêteté.

-         Je comprends, je suppose que ça nous fait le même effet à tous… C’est quand j’ai rencontré Eden et que j’ai commencé à trainer un peu chez lui le weekend que j’ai réalisé que cette enfance existait bel et bien. C’était chouette d’être chez eux, j’adorais manger là-bas, jouer au rugby dans son jardin… j’étais touché lorsque ses parents me demandaient si j’avais toujours de bonnes notes ou si j’avais réussi mon examen de maths dont je leur avais parlé la dernière fois… Ils faisaient attention à moi, c’était… vraiment chouette.

-         Tu n’as plus de lien avec eux ? demande-je.

-         Figure-toi que si, sa mère m’appelle souvent, je vais même manger là-bas avec Eden régulièrement…, rit-il. Simplement je n’ai pas le temps que je voudrais pour y aller plus souvent mais elle sait que je suis très occupé.

Il attrape son téléphone sur la table de nuit et nous rions lorsqu’il m’ouvre la conversation avec la mère d’Eden qui lui demande ses résultats de partiels, lui souhaite une bonne année, un joyeux anniversaire, un joyeux Noël… il remonte la conversation pour me faire rire alors que je découvre qu’elle prend des nouvelles de lui très régulièrement et je trouve ça adorable.

-         Si je devenais mère un jour, c’est comme ça que j’aimerais être. En mettant de côté qu’elle ait fichu son fils à la rue à cause de son chien, précise-je.

-         Mets-toi à sa place Hestia... Cal essayait de les mordre, Eden s’est fait mordre, il est allé l’adopter sans leur demander leur avis le jour de ses dix-huit ans et il s’est barré de chez lui lorsqu’elle lui a dit qu’elle ne voulait pas de ce chien dangereux… Elle ne l’a pas vraiment mis à la porte, elle essayait juste d’empêcher son fils de faire une bêtise, elle ne pouvait pas savoir à quel point sa relation avec Calyouk allait devenir belle. Et puisqu’il est venu chez moi dans la foulée, il n’est évidemment jamais reparti mais ça faisait sens, nous avions un appartement juste à côté de la fac où il allait entrer et nous étions meilleurs amis… cette histoire n’a rien de dramatique, sa mère était surtout heureuse pour nous bien qu’un peu agacée que son fils ait adopté un loup et se soit fait tatouer sa tête sur l’avant-bras, le jour de sa majorité.

Nous rions comme des bossus face à sa dernière phrase et je plains finalement la mère d’Eden d’avoir eu un fils aussi déterminé et têtu.

Lorsque nous nous calmons, il me surprend en reprenant nos petites questions légères et je suis ravie de voir que ça l’intéresse autant que moi.

-         Tu aimerais des animaux ? demande-t-il.

-         J’ai toujours aimé les chiens, mais depuis que je connais Calyouk, il est évident que j’en voudrai un ! glousse-je. Et toi ?

-         Et bien, encore une fois, je ne suis pas assez stable en ce moment pour l’envisager puisque je suis toujours à droite et à gauche, que j’habite en appartement… Mais Eden aimerait faire faire des petits à Calyouk dans quelques années, il ne peut pas envisager d’avoir un autre chien un jour à moins que ce ne soit un de ses chiots… J’envisage d’en prendre un aussi selon ma situation à ce moment-là…

J’ai déjà une main plaquée sur les lèvres :

-         Oh mon dieu ! Calyouk aura des chiots ?! J’en veux un ! piaille-je en le secouant avec force.

-         Et bien nous irons nous promener tous les trois avec notre meute de loups ! rit-il.

-         Ce serait merveilleux ! J’espère qu’il attendra au moins cinq ans pour que j’aie terminé mes études ! geins-je.

-         J’espère aussi, répond-il gentiment.

-         Ce serait vraiment trop chouette… Je nous vois déjà courir tous les trois avec nos quatre loups ! glousse-je.

-         Je vois surtout notre pauvre Youk avec trois rejetons à gérer ! s’amuse-t-il.

-         Il sera heureux ! Il aura sa famille avec lui, c’est merveilleux ! insiste-je.  

Il tourne la tête pour m’observer avec un beau sourire :

-         Oui, ce serait vraiment merveilleux…

Je baille un peu avant de mieux me caler contre lui, des rêves plein la tête à l’idée de ce joli avenir.

-         Tu es fatiguée ? demande-t-il.

-         Un peu… je n’ai pas envie de dormir ceci dit, j’adore que nous discutions de tout ça.

-         Moi aussi mais nous ne sommes pas seuls, ce ne serait pas très sympa pour Alma et Eden de nous lever à onze heures du matin parce que nous veillons ce soir…

-         C’est vrai… tu ne travailles pas demain ?

-         Pas officiellement mais c’est comme d’habitude…, commence-t-il.

-         Si on t’appelle, il faudra que tu répondes, conclus-je à sa place.

Il rit un peu en embrassant mon front et je lui lance un regard :

-         Je commence à connaitre la chanson, souligne-je.

-         J’ai de la chance de t’avoir mon cœur, conclut-il.

Après quelques longues embrassades supplémentaires, nous nous endormons.

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