Fullmetal Alchimist

Chapitre 7 : Chantage.

3493 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 14/04/2021 06:36

Chapitre 7 : Chantage.


  • Edward ?
  • Hum...
  • C'est l'heure de te réveiller.
  • Déjà... ? Marmonnais-je.
  • Oui, tous les soldats doivent se présenter pour l'arrivée du Généralissime.
  • Arf... J'avais oublié ça... ça me gonfle... Soupirais-je. Je tentais de m'asseoir dans mon lit mais la douleur dans le bas de mon dos m'empêchait de me redresser. Aiie... aie... Me plaignais-je.
  • Ça ne va pas ? Dit Alphonse en m'aidant à m'asseoir.
  • Courbature... Dis-je gêné. Bon, il faut que je me prépare. Je me redressais toujours très difficilement.
  • Je t'ai préparé tes affaires !
  • Quoi ? Tu as touché à mes affaires ?! Dis-je en panique. Alphonse me donnait une tenue de militaire bleue.
  • Souviens-toi tu dois mettre ça aujourd'hui ! Dit-il joyeusement.
  • Ah oui... Soupirais-je encore.
  • Oui ! Tiens prend !
  • Merci. Dis-je en prenant la tenue. Bon je reviens je vais en profiter pour laver mes fringues.
  • Je peux aller à la laverie si tu veux ? Me proposait Alphonse.
  • Non non, mais tu peux aller me chercher un truc au self ? J'ai la dalle...
  • Tu ne vas pas manger là-bas ?
  • Non... Je préfère manger là. Répondais-je.
  • Comme tu préfères ! Je reviens dans ce cas.

Alphonse quittait la pièce, mais la vérité c'est que je veux absolument éviter de croiser Mustang... Déjà je suis quasiment sûr de le voir aujourd'hui à cause de la venue du généralissime. Mais j'ai vraiment pas envie, ni de voir sa tronche de colonel raté, ni de lui parler… Puis, qu'est-ce qu'on pourrait bien se dire…? Après ce qu'il m'a fait… Je ne sais pas comment il voit les choses. Et je ne sais même pas ce que moi je veux… La seule chose que je sais c'est que j'ai honte d'avoir couché avec un homme…

Je préfère arrêter de penser à ça. De toute façon maintenant que c'est fait… Je m'habillais donc en militaire et je descendais jusqu'à la laverie. Je mettais tout mon linge dans la machine et c'est avec surprise que je voyais Armstrong arriver avec sa corbeille dans les mains.

  • Oh Edward, comment tu vas mon petit ?
  • Ça va et vous ?! Lui demandais-je content de le voir.
  • Bien bien ! Je suis rentré ce matin, pour l'inspection du Généralissime. Désolé de ne pas avoir pu être là pour ton réveil, après l'agression de Scar ! Dit-il en posant son linge.
  • Oh pas grave, j'imagine que beaucoup de soldats sont rentrés pour voir le Généralissime.
  • Oui, quasiment toute la caserne est là.
  • Hum... D'accord. Après un bref silence, j'ajoutais. Bon je vais manger moi !
  • Edward ? Dit Armstrong en s'agenouillant à côté de moi.
  • Hum ? Dis-je en me retournant vers lui, intrigué. Il venait poser son doigt sur mon cou touchant l'endroit exact ou le suçon se trouvait.
  • Qui t'as fait ça ?
  • QUOI ?! Dis-je en panique. Je me reculais, remettant bien ma tresse sur le côté pour cacher.
  • J'espère que c'était consentie ? Dit-il en me fixant très sérieusement... Mais sérieux, c'est quoi son problème ?! Pourquoi il se mêle autant de ma vie celui-là ?!
  • Je ne vois pas de quoi tu parles ! Hurlais-je en partant en courant de la laverie.

Quel idiot cet Armstrong... Il faut vraiment que je fasse attention... Si certains voient ça, ils vont tout de suite comprendre comme lui, que ce n'est pas un bleu... J'aurais pas dû laisser Mustang me faire ça, quel idiot je suis…

En sortant de la laverie en courant, je ne faisais pas gaffe et je fonçais droit en plein sur le lieutenant-colonel Archer... Je tombais à ses pieds.

  • Aiie...
  • Attention Fullemtal. Dit-il en me tendant sa main.
  • Pardon... Merci. Dis-je en prenant sa main. A peine ma main était posée dans la sienne qu'il me tirait brusquement vers lui, me rapprochant à quelques centimètres de son visage.
  • Tu es un cas intéressant Fullmetal... A seulement seize ans, tu es alchimiste d'état... Tu transmutes sans cercle... Et surtout à ton si jeune âge tu as réussi une transmutation d'âme. Je le fixais sans rien répondre... Qu'est-ce qu'il me veut ce type… ?
  • Un vrai prodige de l'alchimie. Hum hum hum... Il riait de façon flippante avant d'ajouter. J'aimerais vraiment que tu passes dans mon bureau pour qu'on puisse discuter toi et moi.
  • Discuter de quoi ? Dis-je agacé.
  • Tu t'intéresses à la pierre philosophale, non ? Je le regardais avec des grands yeux surpris.
  • Alors sache que j'ai des informations très intéressantes pour toi. Si tu tiens à en apprendre plus, rejoins-moi ce soir dans mon bureau vers vingt une heure... Il me lâchait doucement, glissant sa main le long de mon bras jusqu'à ma main.
  • Edward ?! Fit Armstrong en me tirant brutalement vers lui.
  • Oh bonjour, commandant. Fit Archer en regardant l'alchimiste aux bras puissants derrière moi.
  • Bonjour lieutenant-colonel... Ta machine a un problème Edward, descend voir... Fit Armstrong en me poussant jusqu'à la porte de la laverie.
  • Hum... Dis-je en lançant un regard à Archer intrigué.

Je descendais voir à la laverie, mais visiblement il n'y avait pas de souci avec ma machine... Armstrong a simplement dit ça pour que je m'éloigne de Archer. Même si Mustang et toute son équipe m'ont dit de me méfier de lui, je ne peux pas m'empêcher de vouloir savoir ce qu'il sait sur la pierre … ! Je ne peux négliger aucune info.

Je retournais donc jusqu'à ma chambre rejoignant Alphonse qui m'attendait sagement avec mon plateau repas. Je mangeais avec faim et je restais bien caché dans ma chambre pour ne pas voir l'autre tête de flan de colonel. Ce n'est qu'en début d'après-midi que je partais sur la grande place, seul, pour accueillir comme les autres soldats, le généralissime. Forcément une fois là-bas j’apercevais le colonel Mustang. J'évitais de le regarder, mais à plusieurs reprises je ne pus m'empêcher de lui lancer un coup d’œil et forcément à chaque fois il me regardait en même temps... ! Bordel il va croire que je veux lui parler... ! Heureusement l'arrivée du généralissime occupait Mustang, et après avoir salué celui-ci je pouvais de nouveau vaquer à mes occupations.

  • Edward ? M'interpellait le sergent Fuery.
  • Hum ? J'allais jusqu'à lui pour savoir ce qu'il me voulait.
  • Vous allez bien ?
  • Oui pourquoi ? Dis-je surpris qu'il me pose cette question.
  • Bah... En fait, je m'inquiète...
  • Alors c'est vrai ?! Nous coupait Havoc, tout en me prenant par les épaules.
  • Quoi ?! Dis-je en repoussant le soldat. Il approchait sa bouche de mon oreille pour me chuchoter.
  • Mustang t'as dépucelé ? Hi..hi..
  • QUOI ?! Hurlais-je en restant tétanisé sur place. N'im... N'importe quoi !!! Balbutiais-je en le repoussant.
  • Ha ha ! Pas la peine de me mentir Fullmetal ! Havoc à son tour glissait sa main sur mon cou, touchant délicatement celui-ci. Il a laissé sa marque... Dit-il en me souriant.
  • C'est un bleu ! Dis-je en poussant sa main brutalement.
  • Putain, super ! Je lui dois cent balles maintenant. Soupirait soudainement Havoc.
  • Quoi ? Dis-je complètement choqué de ce qu'il venait de dire.
  • Oh... alors... c'est trop tard vous êtes avec le colonel ?! Dit soudainement Fuery en partant en courant tout en commençant chouiner.
  • Non je ne suis pas avec lui… ! Hurlais-je à Kain, mais très vite je me retournais vers Havoc et je dis furieux. C'est quoi cette histoire de cent balles ?! Lui demandais-je.
  • Oh rien, rien ! Fit-il l'air gêné, comme s’il avait dit une connerie. Mais en fait il n'avait pas besoin d'en dire plus, j'avais très bien compris que ma relation avec Mustang n'était qu'un vulgaire pari... Je me sentais... si... Sale.
  • Pas la peine d'en dire plus, j'ai compris... Dis-je en partant très énervé.

J'allais jusqu'à notre chambre pour rejoindre Alphonse... Mais j'étais tellement en colère qu'à peine entré dans la chambre je frappais un grand coup dans le mur.

  • Edward ?! Un problème ? Dit Alphonse en panique.
  • Rien... Juste Mustang qui me… saoul... Je vais dormir un peu... Dis-je en me couchant dans mon lit sans lui donner plus d'explications... Je me sentais si mal... Si en colère. J'étais comme trahi, ridiculisé... C'est horrible... Je regrette tellement d'avoir accepté ça… j'ai envie de pleurer.
  • Tu... tu ne veux pas me dire ? Dit Al en venant s'asseoir à côté de moi.
  • Laisse-moi... Dis-je en me mettant en boule dans mon lit, cachant mon visage... Je ne voulais pas qu'il voit mes pleurs...
  • Mais...
  • Al... Laisse-moi...
  • Grand frère…

Après un bref silence, je l'entendais sortir de la pièce... et à peine sortie, je ne peux me retenir de pleurer comme un gamin... En fait Mustang a couché avec moi juste pour un pari de cent balles avec Havoc... En plus tout le monde est au courant... J'ai tellement honte. Je me sens tellement mal... ! Il a joué avec moi... Alphonse avait raison à son sujet... Ce n'est qu'un sale enfoiré... !

  • Putain d'enfoiré... ! Comment il a pu me faire ça... Je le déteste putain... ! Marmonnais-je... Passant des pleurs à la colère.

Il faut vraiment que je me calme... Je ne veux pas inquiéter Al... Il en souffrirait trop... Puis c'est moi son grand frère, c'est à moi de le protéger… en plus je suis sûr que Mustang serait content s'il me voyait comme ça. Je ne veux pas lui faire ce plaisir… Même si là, la pilule est dure à avaler. A quoi je m’attendais… ? Qu'un homme comme Mustang aime quelqu'un comme moi ? Pff… Je suis ridicule…



Fin de journée : Pdv Mustang.


  • Pifou... Quelle journée... ! Dis-je en m'asseyant dans mon siège.
  • Oui, recevoir le généralissime n'est pas une mince affaire. Dit Riza en soupirant également.
  • Non... Tu l’as dit... Surtout avec Archer dans les pattes.
  • Maintenant vous allez sûrement être plus agréable, vue que le stress est retombé. Dit Havoc en prenant une cigarette.
  • Je suis toujours agréable. Dis-je en souriant.
  • Nous n'avons plus besoin de passer notre journée à trier maintenant ! Ajoutait Fuery joyeusement.
  • Ouais, un peu de repos ! Fit Breda en s'affalant dans le canapé.
  • Exactement, un peu de repos. Dis-je en me levant. Je vais donc de ce pas me prendre une bonne bière !
  • Ah là ça me plaît ! Fit Havoc.

On se dirigeait tous vers la sortie, mais au moment où j'ouvrais la porte, Alphonse fit irruption dans la pièce et il m'attrapait par le cou exactement comme la dernière fois... Il me plaquait contre le mur juste à côté de la porte...

  • Alphonse ?! S'étonnaient les autres. Riza elle, sans attendre, pointait son arme vers Al.
  • Lâche le colonel ! Lui ordonna-elle.
  • Je t'avais prévenu Mustang de ne pas blesser mon frère !!! Hurlait-il furieux.

Je faisais signe de la main à Riza de baisser son arme avant de venir tenir le bras de métal qui m'étouffait.

  • Je ne sais pas... de quoi tu parles ! Dis-je en serrant les dents.
  • A cause de toi il a pleuré !! Qu'est-ce que tu lui as fait ?! Dit-il en frappant mon dos contre le mur.
  • Mais rien !! Hurlais-je d'une voix étouffée.
  • Menteur !! Il m'a dit que tu l'énerves en revenant, puis il a pleuré !
  • Mais on ne s'est même pas parlé aujourd'hui ! Dis-je pour me défendre.
  • Alphonse lâche-le ! Hurlait de nouveau Riza.
  • JAMAIS ! J'avais dit que si tu faisais pleurer mon frère je tuerai de mes mains ! Il a passé sa journée couché à cause de toi !
  • Al... Lâche-moi... Et je t'explique... Dis-je perdant mon souffle.
  • Alphonse ! Je te préviens je tire ! Riza pointait le dos de Alphonse, pile à l'endroit où se trouvait le cercle de transmutation. Tu veux vraiment laisser ton frère seul dans ce monde ?! Lui dit Riza pour le convaincre de lâcher son emprise.
  • Alphonse ! Écoute Hawkeye ! Intervenait Havoc en posant sa main sur le bras de métal.

Après un bref silence, il lâchait son emprise et je tombais au sol, récupérant enfin mon souffle.

  • Vous allez me le payer Mustang. Fit-il en sortant de la pièce.

Bon sang je ne comprends rien... Je n'ai pas parlé à Edward de la journée. Je ne vois pas ce qui a pu le faire pleurer … ? Peut-être que c'est justement car je ne lui ai pas parlé, et qu'il pense que je l'ignore la raison de ses pleurs … ?

  • Vous m'expliquez ? Dit Riza en posant les mains sur ses hanches très mécontentes.
  • Il n'y a rien à dire. Dis-je en me redressant, touchant mon cou douloureux...
  • Ce n'est pas la première fois que Alphonse vous menace ? Me demandait Havoc.
  • Non, il m'a déjà mis en garde de ne pas faire pleurer Edward, mais je n'ai rien fait pour… On ne s'est même pas parlé aujourd'hui. Dis-je en posant une main sur mon menton.
  • Pourquoi Edward pleurait pour vous ? Me demandait la blonde le visage fermé.
  • Car il a couché avec ! Hurlait Fuery dans mon dos. Je me retournais vers lui furieux.
  • Vous avez quoi ?! Dit Riza choqué.
  • Oui, bah c'est bon je fais ce que je veux... Je n'ai pas à me justifier. Dis-je en glissant les mains dans mes poches.
  • Mais ce n'est qu'un gamin de seize ans ! Hurlait Riza.
  • C’est plus que ça pour moi. Lui répondais-je agacé.
  • Plus ? Dit-elle avant de me mettre une claque. Vous n'avez pas de respect ! Je vous avais mis en garde ! Et vous vous jouer avec ce pauvre gosse !
  • Je n'ai pas envie de jouer avec lui ! Me défendais-je. On se regardait dans les yeux, et Riza ne trouvait rien à répondre... Moi j'en avais marre d'avoir à me justifier... Edward me plaît... Mais ça ne regarde personne ce que je fais.
  • D'ailleurs à ce propos... Fit Havoc en se grattant la tête.
  • Quoi ? Dis-je en me tournant vers lui furieux.
  • Ce n'est pas impossible que ce soit ma faute si Edward a pleuré aujourd'hui.
  • Comment ça ? M'étonnais-je.
  • Bah sans faire exprès j'ai fait une boulette, et je lui ai parlé du pari... Dit-il en se grattant la tête. Du coup, il a dû penser que tu avais couché avec lui que pour un pari...
  • Putain, mais tu es sérieux ?! Dis-je en m'énervant.
  • Ce n'est pas le cas j'espère... ? Dit Riza en fronçant les sourcils.
  • Absolument pas ! Me défendais-je.
  • Et sur quoi portait le pari alors ?! Dit-elle en posant les mains sur ses hanches toujours aussi furieuse.
  • Je devais juste lui faire une marque dans le cou, rien de méchant... Dis-je en levant les yeux au ciel.
  • Bon sang... Vous n'en ratez pas une ! Dit-elle en quittant la pièce.
  • Merci Havoc... Grâce à toi je ne suis pas près de remettre ça avec lui... Soupirais-je.
  • Désolé mon gars... Fit-il en riant.
  • C'est pas plus mal ! Edward est trop jeune ! Dit Furey à son tour en partant.
  • De quoi il se mêle celui-là ? Dis-je agacé.
  • Il t'aime en fait. Me répondait Havoc en se moquant.
  • Ah bon ? Bah moi, pas du tout.
  • Ouaip, j'ai cru comprendre que tu préférais les blonds.
  • Largement. Dis-je en songeant à Edward.
  • Bon bah, bon courage avec les frères Elric, et tâche de ne pas te faire étrangler ha ha ! Dit-il avant de quitter la pièce.
  • Il faut vraiment que je parle à Edward... Soupirais-je longuement...




Au même moment : Pdv Edward.


Je profitais de l'absence de Alphonse pour sortir de la chambre. J'étais toujours furieux après Mustang... Mais il fallait que j'oublie ce connard et que je me concentre sur notre objectif. J'allais donc jusqu'au bureau de Archer et je toquais à la porte avant de rentrer. Je voulais savoir ce que ce type savait sur la pierre philosophale...

  • Je suis là. Dis-je en avançant jusqu'à son bureau.
  • Parfait Fullmetal. Dit-il en me faisant signe d'approcher. Approche !
  • Pourquoi me demander de venir aussi tard ? Dis-je en regardant autour de moi. Il n'y avait plus personne dans les bureaux à cette heure tardive.
  • Car je dois te parler de choses importantes... Fit-il avec un petit sourire.
  • Top secrète ? Dis-je en souriant.
  • Oui, exactement. Assieds-toi. Dit-il en montrant la chaise en face de son bureau. Je m'exécute et une fois assis, il me dit avec un sourire narquois. Toi, comme tous les alchimistes sur cette terre, tu connais le principe de l'échange équivalent, non ? Il s'adossait dans son siège, joignant ses mains.
  • Oui... ? Dis-je intrigué.
  • La pierre philosophale est très précieuse, et il en existe qu'une seule dans ce bas monde. La trouver pourrait prendre plusieurs années. Sauf, si tu as les bonnes informations, au bon moment.
  • Oui, sans doute. Lui répondais-je.
  • Alors, voilà ma question Edward. Es-tu prêt à TOUT pour sauver ton frère ? Dit-il en me fixant, insistant bien sur le mot « Tout »
  • Évidemment ! Lui répondis-je sans hésitation.
  • Ce n'est pas une réponse que tu dois donner à la légère tu sais... Fit-il en riant. Très souvent, on se pense prêt à tout, mais parfois, au premier obstacle un peu difficile, on baisse les bras...
  • Je ne baisserais jamais les bras pour Alphonse ! Dis-je en me levant de ma chaise, posant les mains brusquement sur son bureau.
  • Voilà qui est parfait... J'ai en ma possession des informations très précises sur la potentielle localisation de la pierre philosophale.
  • Où est-elle ?! Demandais-je, impatient.
  • Comme je te le disais toute à l'heure, notre monde est régi par une loi, l'échange équivalent. Dit-il en souriant de nouveau. Je m'asseyais voyant où il voulait en venir, j’esquissais un sourire, et je demandais.
  • Alors... Que dois-je faire pour obtenir cette information ?
  • Hum... Une chose assez simple en fait, mais tu devras donner de ta personne. Dit-il en se léchant les lèvres. Je... Je ne voyais pas où il voulait en venir... Je le regardais intriguer.
  • C'est à dire... ?
  • Je vais être plus direct Fullmetal, je veux que tu me suce la queue, et qu'ensuite tu te laisses baiser sur mon bureau. Dit-il de façon très crue.
  • P... Pardon ?! Dis-je en ouvrant grands les yeux. C'est…. Une blague ?
  • Bienvenue dans le monde des adultes... Dit-il en s'adossant dans son fauteuil se en touchent l'entre-jambe.
  • Vous... Vous êtes sérieux ? Dis-je ayant du mal à croire ce que je venais d'entendre.
  • Absolument. Cette offre expire dans le temps... Alors dépêche-toi... Dit-il avec une certaine impatience. Mon cœur battait fort dans ma poitrine... et je tremblais de peur... Quelle chose horrible il me demande... ?
  • Je... Je ne peux pas…. faire ça... Dis-je dégoûté tournant la tête pour fuir son regard de pervers.
  • Oh... Moi qui pensais que tu étais prêt à tout pour ton petit frère chéri... Tu vois, je te l'ai dit, certaine personne au moindre obstacle, renonce... ! Pauvre Alphonse, à cause de toi il restera sûrement bloqué à vie dans cette armure, et lui n'aura sûrement jamais l'occasion de goûter au plaisir de la chaire ... Se moquait-il.
  • Enfoiré... Dis-je en serrant les poings. Puis, comment je peux être sûr que tes infos ne sont pas bidon ?! Demandais-je, en essayant de garder mon calme.
  • Tu ne peux pas être sûr... Dit-il en riant. Mais, si tu veux mes infos, tu sais ce qu'il te reste à faire Fullmetal. Tu ne seras pas le premier Alchimiste à sucer une queue pour des informations... Dit-il affichant un sourire de pervers.

Je me sentais bloqué... Dégoûté par la demande de cet homme... Mais... une petite part de moi me disait que je devais le faire pour Alphonse... Car dans un sens il a raison. Si je ne m'étais pas obstiné à l'époque, Al n'aurait jamais perdu son corps... Il souffre bien plus que moi. Je ne peux pas passer à côté de la moindre information concernant la pierre. Cependant... Rien que d'imaginer faire ça, j'ai la nausée... que dois-je faire... ?

  • Alors ? Ta réponse ?
  • Al... Pardon...


A suivre :


Prochain Chapitre : Les sentiments de Alphonse.


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