Hermione Papadakis
Pendant qu'Hermione s'affairait à préparer la ferme pour la réception, Sophie s'était rendue au port afin d'accueillir ses meilleures amies et demoiselles d'honneur.
Le trio arrivait tout droit d'Athènes, où Sophie avait fait leur connaissance durant ses années universitaires. Leur amitié s'était nouée de manière naturelle, une connexion évidente dès les premiers jours.
Lorsqu'elle leur avait révélé son héritage magique, elle s'attendait à des réactions de surprise, voire d'incrédulité... mais à la place, ses amies avaient éclaté de rire.
Car elles aussi avaient un héritage bien particulier.
Elles étaient descendantes de pythies, des lignées de voyantes dont les dons mystiques se transmettaient de génération en génération. Bien qu'issues du monde magique, elles avaient choisi d'étudier chez les Moldus pour approfondir leurs connaissances et comprendre le monde sous un autre prisme.
Ce détail, loin de les éloigner, les avait rapprochées davantage.
Cela faisait plusieurs mois qu'elles ne s'étaient pas vues, et l'excitation montait à mesure que la navette approchait du quai.
Lorsque Sophie aperçut leurs silhouettes descendre du bateau, ce fut une explosion de joie.
Des cris enthousiastes, des rires éclatants, des étreintes si serrées qu'elles manquèrent de tomber à l'eau.
— Sophie ! s'écria Léandra en lui sautant dans les bras. Par les dieux, tu nous as manqué !
— On a failli rater la navette à cause de cette catastrophe ambulante ! plaisanta Iris, en lançant un regard faussement accusateur à Naya, qui roula des yeux.
— Désolée d'avoir voulu prendre un café avant le départ... répliqua cette dernière en riant.
— Non, Naya, ce n'était pas "juste un café", intervint Iris, mains sur les hanches. Tu as littéralement commandé un banquet à emporter avant de monter à bord !
— J'avais faim ! protesta Naya, avant de sortir un petit sac en papier. Et puis, vous en voudrez bien une part, non ? C'est du baklava.
Sophie éclata de rire et leva les mains en signe de reddition.
— Tu me prends par les sentiments... Donne-moi ça !
Elles partagèrent une bouchée tout en bavardant joyeusement, profitant du moment.
— Sérieusement, ça fait une éternité ! s'exclama Iris, attrapant les mains de Sophie avec enthousiasme. Alors, dis-nous tout ! Tu es prête pour le grand jour ?
Sophie soupira, un sourire mi-amusé, mi-angoissé sur les lèvres.
— Si par "prête", tu veux dire que je suis à deux doigts de m'enfuir sur un bateau et de recommencer une nouvelle vie sous une autre identité, alors oui, totalement prête.
Léandra lui donna un léger coup sur l'épaule, riant doucement.
— Oh non, ma belle, tu ne nous fais pas le coup de la mariée en cavale ! On t'a trop attendue pour ça.
— Et puis, entre nous, ton fiancé est quand même pas mal... ajouta Iris avec un clin d'œil complice.
— Oh non, ne commencez pas ! protesta Sophie, levant dramatiquement les yeux au ciel.
Elles éclatèrent toutes de rire, avant que Sophie ne reprenne avec un sourire :
— Allez, venez, il y a plein de choses à faire à la ferme... Et je vous préviens, maman est en mode organisation militaire.
— Madame Papadakis en pleine mission ? On a intérêt à être efficaces alors, plaisanta Léandra.
— Je sens que je vais encore me faire réquisitionner pour les gâteaux... soupira Naya d'un air faussement dramatique.
— Tant que tu ne manges pas la moitié des desserts avant le mariage, ça ira, répliqua Iris en riant.
Elles échangèrent un regard complice avant d'éclater de rire et de suivre Sophie vers la maison, prêtes à célébrer ce nouveau chapitre de sa vie.
Le quatuor arriva à la ferme dans un concert de rires, leurs éclats de voix résonnant dans la cour ensoleillée, accompagnés par le chant des cigales.
Hermione les attendait sur le perron, bras croisés, un sourire amusé aux lèvres. Lorsqu'elles arrivèrent devant elle, elle accueillit chaque fille chaleureusement, les serrant brièvement contre elle avant de se tourner vers Sophie.
— Ma chérie, montre-leur leurs chambres avant qu'elles ne commencent à semer leurs affaires partout, plaisanta-t-elle en arquant un sourcil.
Sophie porta une main à son front dans un salut militaire exagéré.
— Oui, chef ! répondit-elle avec entrain, déclenchant un éclat de rire collectif.
Elles montèrent alors l'escalier en bois, leurs valises ballottant dans leurs mains, et arrivèrent dans une chambre spacieuse, aux murs blanchis à la chaux. La lumière dorée de l'après-midi inondait la pièce, révélant une vue imprenable sur la mer Égée, où le bleu infini se mêlait à l'horizon.
À peine leurs affaires posées, elles s'écroulèrent sur les lits, prêtes pour leur rituel sacré : une séance de potins bien méritée.
Les discussions allaient bon train.
Les couples improbables de l'université, les professeurs étonnamment séduisants, les soirées mémorables... Tout y passait.
Mais soudain, Sophie afficha un sourire mystérieux.
Elle fouilla dans son sac et en sortit un petit carnet en cuir vieilli.
Le silence tomba instantanément.
Trois paires d'yeux fixèrent l'objet du mystère.
— Où est-ce que tu as trouvé ça ? demanda Iris, sa curiosité piquée à vif.
— Dans le grenier, répondit Sophie en caressant la couverture du bout des doigts. C'est à ma mère. Ça date d'avant ma naissance.
Immédiatement, les trois filles se redressèrent sur leurs coudes, plus qu'attentives.
— Attends, attends... intervint Léandra, fronçant les sourcils. Tu veux dire que... tu sais enfin qui est ton père ?!
Sophie haussa les épaules avec nonchalance.
— Pas vraiment... mais disons que j'ai des pistes.
— Des pistes ?! s'exclama Naya, les yeux pétillants. Tu veux dire que ta mère a laissé un indice dans ce carnet ?!
Sophie gloussa et feuilleta quelques pages, son doigt suivant les lignes d'une écriture élégante et familière.
Puis elle s'arrêta sur un passage précis.
— Il se trouve que le dernier été de ma mère avant ma naissance a été... Elle marqua une pause théâtrale avant de lever les yeux vers elles. Disons... mouvementé.
Les trois filles échangèrent un regard incrédule.
— Tu déconnes... souffla Iris. Ta mère est une sainte.
— Apparemment, pas quand elle était jeune, répondit Sophie, un sourire en coin.
Léandra croisa les bras, sceptique.
— J'y crois pas. Madame Papadakis est un modèle de vertu. Je l'ai vue nous fixer avec désapprobation chaque fois qu'on évoquait une histoire un peu... croustillante !
Sophie haussa un sourcil, malicieuse.
— Oh, vraiment ? Elle tapota la page du carnet et jeta un regard espiègle à ses amies.
— Écoutez ça...
Sophie adopta une voix plus posée et laissa ses doigts glisser lentement sur les pages du carnet, comme pour savourer l'instant.
Les trois filles retenaient leur souffle, leurs yeux fixés sur elle avec une impatience presque palpable.
Puis, d'une voix claire, Sophie lut :
— "Nous sommes tous au Terrier pour le mariage. Je n'arrive pas à croire que, dans cette tempête, Lupin et Tonks aient eu à cœur de faire un truc pareil. Mais bon, chacun fait comme il veut. Au moins, le séjour ici m'a permis de revoir Viktor.
Les regards se croisèrent dans un silence chargé de sous-entendus.
Elle continua :
— "Ses années à jouer au Quidditch en professionnel ont eu un effet bénéfique sur lui : il est encore plus musclé qu'avant... J'en ai eu un bon aperçu hier soir, près du lac, pendant notre bain de minuit improvisé."
Un silence.
Puis une explosion de réactions.
—Attends, attends, attends ! s'écria Iris, lui arrachant presque le carnet des mains. Ta mère a pris un bain de minuit avec un joueur pro de Quidditch appelé Viktor ?!
Sophie ricana, visiblement ravie de leur réaction.
Léandra, sous le choc, commença à marmonner à voix basse :
— Viktor... Viktor... Elle plissa les yeux, comme si elle essayait de résoudre une énigme.
Puis, comme frappée par la foudre, elle porta une main à sa tête.
— Non. NON. NE ME DIS PAS QUE... Elle inspira brusquement. Tu es en train de nous dire que Viktor Krum pourrait être ton père ?!
Sophie haussa un sourcil théâtralement.
— C'est une possibilité, non ?
Un éclat de rire général secoua la pièce.
— Je n'arrive pas à croire que Madame Papadakis ait eu une vie secrète pareille... soupira Naya, s'effondrant sur le lit, hilare.
— Et surtout avec Viktor Krum... murmura Iris, les yeux pétillants. T'imagines si c'était vraiment lui ?
Les filles n'avaient même pas eu le temps de se remettre du choc de Viktor Krum que Sophie feuilletait déjà plus loin dans le carnet, un sourire malicieux aux lèvres.
— Attendez... lança-t-elle, les yeux pétillants d'excitation. Ce n'était pas le seul à avoir son attention à ce mariage...
Trois paires d'yeux se braquèrent sur elle, pleines d'attente.
— Non... souffla Léandra, suspendue à ses lèvres.
— Si... confirma Sophie en esquissant un sourire en coin.
Elle prit une grande inspiration et lut à voix haute :
— "Ronald est venu me voir ce matin, il voulait me parler en privé. Nous avons marché jusqu'à un champ isolé du Terrier et nous y avons passé tout l'après-midi, profitant des plaisirs de la vie. Ron a toujours été spécial pour moi, et je suis contente d'avoir pu renouer avec lui après l'année stressante que nous avons passée."
Silence total. Puis, une réaction explosive.
— Attendez, attendez... Ronald ? Comme... LE Ronald ? s'exclama Léandra, les yeux ronds.
— Le Ron Weasley ?! Naya ouvrit la bouche, la referma, puis l'ouvrit de nouveau comme un poisson hors de l'eau. Le héros de guerre ? Le meilleur ami du Survivant ?! TA MÈRE ÉTAIT AVEC LUI ?!
Sophie ricana, visiblement ravie de leur réaction.
— Eh bien, il semblerait que ma très sage et respectable mère ait eu ses moments de folie...
— Mais c'est énorme ! s'écria Léandra, frappant le matelas avec enthousiasme. C'est une légende vivante ! Tout le monde connaît son nom, même dans le monde moldu ! Il a combattu Voldemort, il a survécu à la grande bataille... et il a eu une aventure avec ta mère ?!
— Ta mère... a eu une histoire avec Viktor Krum ET Ron Weasley ?! s'exclama Naya, complètement dépassée.
— J'ai du mal à y croire... souffla Léandra.
— Je crois qu'on a sous-estimé Madame Papadakis... ajouta Iris, incrédule.
— Tu ne crois pas si bien dire... murmura Sophie, un sourire énigmatique au coin des lèvres.
— QUOI ?! s'écrièrent Naya et Iris en chœur, leurs voix résonnant à travers la pièce.
Sophie afficha un sourire en coin, savourant pleinement l'effet dramatique de sa révélation.
Elle feuilleta le carnet, laissant un suspense insoutenable planer, puis reprit d'une voix posée :
— "Harry est venu me rejoindre dans la grange après le dîner. Heureusement, personne n'a remarqué notre absence. Nous devions vraiment profiter de ce temps ensemble avant notre départ. La nuit a été productive, et au petit matin, j'étais vraiment en paix. Harry a toujours su comment me détendre."
Silence total.
Les trois filles avaient la mâchoire pendante.
— Je vais faire un malaise, murmura Léandra, portant une main tremblante à son front.
— NON. PAS POSSIBLE. Iris bondit hors du lit, les mains sur la tête. Harry Potter ? LE Harry Potter ?!
— Celui qui a sauvé le monde ?! enchaîna Naya, complètement abasourdie. Celui dont les livres d'histoire parlent encore ?!
Sophie hocha lentement la tête, un sourire énigmatique aux lèvres.
— Apparemment, ma mère et lui étaient... assez proches.
— Assez proches ?! s'étrangla Léandra. Sophie, il a littéralement partagé une nuit "productive" avec elle dans une grange !
Naya se couvrit le visage de ses mains, secouant la tête comme si elle essayait de remettre ses idées en place.
— Je refuse d'y croire. Ce n'est pas possible. Ta mère a littéralement conquis les trois plus grands sorciers de son époque ?!
— Je suis en train de revoir toute mon existence, souffla Iris.
Sophie était hilare face à leurs réactions.
— Je vous l'avais dit... ce carnet est une mine d'or.
— Une mine d'or ?! s'exclama Naya. C'est une révélation HISTORIQUE !
Léandra la fixa, soudainement sérieuse.
— Attends...
Sophie sentit immédiatement la tension dans sa voix.
— Quoi ? demanda-t-elle, intriguée.
— Ta mère n'a jamais voulu parler de son passé, n'est-ce pas ?
— Non...
— Je sais juste qu'elle a quitté l'Angleterre après le décès de mes grands-parents, et s'est isolée sur cette île pour reprendre la ferme de l'arrière grand-père Nikos. Je pensais trouver d'autres journaux mais il n'y avait que celui-ci au grenier.
Un silence pesant s'abattit dans la pièce.
Le regard de Sophie passa d'une amie à l'autre, son sourire s'effaçant légèrement.
— Tu es en train de dire que... ma mère cache quelque chose de plus grand ?
— Je dis juste que ce n'est pas normal. Léandra croisa les bras, l'air grave. Et si ta mère n'était pas seulement... une ancienne petite amie de Krum, Weasley et Potter ?
- Elle est peut être aller à l'école avec eux, ils ont l'air d'avoir le même âge... la question resta en suspend
— Ce n'est pas étonnant que ta mère n'ait jamais dit qui est ton père... s'exclama Léandra, la bouche encore entrouverte sous le choc. Elle ne doit même pas le savoir elle-même !
Naya éclata de rire, une main plaquée sur sa poitrine, visiblement à moitié en état de choc.
— Et nous, on pensait que c'était une femme sérieuse ! Elle vivait sa meilleure vie cet été-là !
Sophie, les joues légèrement rosies, referma doucement le carnet, le serrant contre sa poitrine alors qu'elle réfléchissait à tout ce qu'elle venait de lire. Et que comprendre.
Un silence pesa dans la chambre.
Puis, Léandra, incapable de contenir sa curiosité, s'avança sur le lit.
— Il y a quoi après dans le journal ? demanda-t-elle avec impatience.
Sophie ouvrit les dernières pages et les tourna lentement, comme si elle redoutait ce qu'elle allait y trouver.
— Rien... murmura-t-elle finalement.
Les trois filles se penchèrent, intriguées.
— Comment ça, rien ? s'étonna Iris.
— Après le mariage, plus aucune nouvelle. Sophie tapota légèrement les pages vierges du bout des doigts. Les autres pages sont vides.
Les filles se regardèrent, partagées entre excitation et perplexité.
— Mais... alors... commença Naya.
Sophie mordilla sa lèvre inférieure, plongée dans ses pensées.
— Vu qu'il n'y a pas de date précise... Si le mariage a eu lieu en juin, alors...
Elle marqua une pause.
— Les dates correspondent plus ou moins avec ma naissance.
Un frisson parcourut les quatre jeunes femmes.
— Oh mon dieu... souffla Iris, les yeux écarquillés. Ça veut dire que...
Sophie prit une profonde inspiration, puis haussa les épaules avec une grimace.
— Ça veut dire que je ne sais toujours pas qui est mon père.
Elle marqua une pause, puis ajouta avec un petit sourire nerveux :
— Mais j'ai maintenant trois suspects principaux.
Les filles retinrent leur souffle.
— Et... Sophie fit tourner le carnet entre ses doigts, son sourire s'élargissant. J'ai trouvé un moyen de le découvrir.
Silence abasourdi.
Léandra, Iris et Naya la fixèrent, attendant qu'elle éclaire ses propos.
Puis, Iris cligna des yeux, l'air perplexe.
— Attends, attends... Tu veux dire que...
Sophie haussa un sourcil et afficha un sourire malicieux.
— J'ai trouvé un moyen.
Léandra, toujours incrédule, se redressa sur le lit, les bras croisés.
— Quel genre de moyen ?
Sophie fit volontairement durer le suspense, faisant tourner le carnet entre ses mains avant d'annoncer d'un ton satisfait :
— Après quelques recherches...
Elle marqua une pause dramatique, savourant chaque seconde d'anticipation, puis lâcha la bombe :
— J'ai invité Harry Potter, Ronald Weasley et Viktor Krum à mon mariage.
Les trois amies restèrent figées.
Comme si elles avaient reçu un sortilège de Stupéfix.
Le silence était assourdissant.
Puis, d'une seule voix :
— QUOIIII ?!
Sophie éclata de rire en voyant la réaction de ses amies.
— Je leur ai envoyé une invitation, expliqua-t-elle avec une nonchalance feinte, faisant tourner le carnet entre ses doigts.
— Attends, c'est complètement dingue, s'étrangla Léandra, encore sous le choc.
Sophie fit durer le suspense, savourant l'instant, avant d'afficher un sourire triomphant.
— Et devinez quoi ?
Les trois filles retinrent leur souffle.
— Ils ont répondu. Ils viennent.
Le silence dura une fraction de seconde.
Puis Léandra manqua de s'étouffer.
— Non mais... tu réalises ce que tu as fait ?!
Sophie haussa les épaules avec un faux air innocent.
— J'appelle ça une enquête sur mes origines.
Iris posa une main sur son front, comme si elle était prise d'une soudaine migraine.
— Oh par tous les dieux... souffla-t-elle. Ça veut dire qu'ils vont être réunis dans la même salle... au mariage...
Elle leva des yeux horrifiés vers Sophie.
— Et qu'ils ne savent même pas pourquoi tu les as invités ?!
Sophie haussa un sourcil espiègle.
— Exactement.
Naya, qui était restée bouche bée, secoua la tête, à mi-chemin entre l'admiration et l'effroi.
— J'admire ton audace... mais, Sophie, ça va être un chaos absolu !
Sophie afficha une moue faussement innocente.
— Peut-être...
Elle laissa planer un silence calculé, puis haussa les épaules.
— Ou alors... ce sera l'occasion d'obtenir enfin des réponses.
Le poids de ses mots s'installa dans la pièce.
Ses amies la fixèrent, partagées entre fascination et panique.
Puis, Léandra éclata de rire et leva les bras au ciel.
— Ce mariage va être l'événement de l'année. Et moi, je veux une place au premier rang pour voir ça !
Les filles explosèrent de rire, s'imaginant déjà la scène surréaliste qui allait se produire.
Mais, au fond d'elle, Sophie sentait une bouffée d'excitation mêlée d'appréhension.
Elle n'avait aucune idée de ce qui allait se passer lorsque ces trois hommes se retrouveraient face à face.
Sur le continent, Harry et Ron observaient la navette s'éloigner, filant à toute vitesse vers l'île sans eux.
Ron, visiblement contrarié, croisa les bras en grognant :
— On aurait dû courir plus vite...
Harry, lui, haussa un sourcil amusé.
— Ou arriver à l'heure... répliqua-t-il avec un sourire en coin.
- On serait arrivé à l'heure si on avait pu prendre un portoloin directement pour l'île
- l'île est en territoire moldu je te rappelle
Ron lui lança un regard noir, mais avant qu'il ne puisse répliquer, un cri enthousiaste retentit non loin du quai.
— Harry ! Ron ! C'est vous ?
Les deux hommes sursautèrent et tournèrent la tête vers la voix.
Sur le pont d'un voilier à la coque blanche, une silhouette athlétique leur faisait de grands signes.
Viktor Krum.
Ron cligna des yeux, éberlué.
— Tu plaisantes...
Avant qu'il ne puisse ajouter quoi que ce soit, Viktor sauta souplement sur le quai et s'avança vers eux, un large sourire aux lèvres.
— Quelle surprise ! lança-t-il avec son accent toujours aussi marqué. Que faites-vous en Grèce ?
Harry et Ron échangèrent un regard perplexe, avant que Harry ne réponde :
— Nous sommes invités à un mariage.
Viktor haussa un sourcil, manifestement intrigué.
— Ah bon ? Moi aussi !
Un silence s'installa.
Ron, toujours méfiant, plissa les yeux.
— Et tu connais l'un des mariés ?
— Non. Viktor secoua calmement la tête. C'est pourquoi je voulais aller sur l'île. J'ai reçu une invitation sans explication, alors j'ai décidé de voir de quoi il s'agit. Vu que la saison est fini j'en ai profité pour venir en bateau depuis Monaco, j'adore cette ville il y a plein de sorciers célébrent là bas, vous devriez venir un de ses jours vous feriez des ravages.
- Merci pour l'invitation Viktor mais pour l'instant nous avions le même projet que toi.
Un silence plus pesant encore s'abattit sur eux.
Puis, Ron se frotta la nuque, lançant un regard méfiant à Viktor.
— Attends une seconde... Il fit une pause, comme si l'idée était trop absurde pour être vraie. On est tous les trois invités... et aucun de nous ne sait pourquoi ?
Viktor haussa légèrement les épaules, visiblement intrigué mais pas inquiet.
— Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus... Peut-être une vieille connaissance commune ? Des nouvelles d'Hermione
Harry fronça les sourcils, une drôle d'impression se logeant dans son esprit.
— Non pas depuis son départ. La dernière fois qu'on s'est tous les 3 retrouvés dans la même pièce... c'était...
— L'anniversaire des dix ans de la bataille de Poudlard, compléta Ron, se rappelant la grande réception organisée par le ministère.
Viktor hocha lentement la tête.
— Oui. Cela fait longtemps...
Un instant de réflexion suspendit la conversation, avant que Viktor ne désigne son voilier d'un signe de tête.
— Vous avez raté la navette ?
— Ouais... grogna Ron, frustré.
— Alors montez. Viktor esquissa un sourire tranquille. Je vous emmène sur l'île cela devrait prendre la journée. Nous aurons le temps de parler et de comprendre cette histoire.
Harry et Ron échangèrent un regard.
Ils savaient que quelque chose ne tournait pas rond...
Mais ils étaient déjà trop impliqués pour reculer.
Harry haussa les épaules.
— Pourquoi pas ?
Ils grimpèrent à bord du voilier, sans se douter que ce voyage allait les mener droit vers des révélations inattendues...