Les Amours de Radimir Vynoque - volume 2 : disparitions à Poudlard

Chapitre 2 : La chouffaubeurre

4214 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 01/02/2026 12:05

"-  ESPÈCE DE SALE RACLURE DE BIDET ! PUTERELLE DE LA LUNE ! VOUS ÊTES UNE HONTE POUR TOUS VOS ANCÊTRES ! DE MON TEMPS ON VOUS AURAIT ENFERMÉ AUX CACHOTS PUIS BRÛLÉE EN PLACE PUBLIQUE POUR VOTRE INCOMPÉTENCE !


-  Non mais ce n’est pas de ma faute, répliqua l’Amolissante éplorée dans de grands gestes de mains. Je vous jure que je n’ai rien vu ! Je suis en grave dépression, mon lapin est mort hier d’un coup de chaud. Vous voyez bien que je porte le deuil ! Je ne vous mens pas ! Je suis au plus bas, mais je viens quand même travailler et vous, vous m’acculez !


-  MAIS QU’EST-CE QU’ELLE BABILLE LA GUEUSE, rétorqua le Vynoque. QUI A EU L'IDÉE DE PEINDRE UNE GRELUCHE PAREILLE ? C’EST A CAUSE DE VOUS QUE MON SNAPE S’EST FAIT ENLEVER ! S’IL LUI ARRIVE QUELQUE CHOSE VOUS AUREZ SA MORT SUR LA CONSCIENCE ! D’AILLEURS, QUI NOUS DIT QUE CE N’EST PAS ELLE QUI A TOUT ORCHESTRÉ ?! ELLE ÉTAIT SUR LES LIEUX DU CRIME APRÈS TOUT ! AH ! LA VERMINE ! ELLE M’A CHAPARDE MON SEVERUS ! VOUS ALLEZ VOIR CE QUE VOUS ALLEZ VOIR ! JE VAIS VOUS TIRER LES VERS DU NEZ MOI ! MACGONNAL ! DÉFROQUEZ LA ! JE M’EN VAIS LA FESSER JUSQU'A CE QU’ELLE CRACHE LE MORCEAU !


-   Mais enfin Radimir, s’opposa alors Macgonnal désespérée. Arrêtez donc ! Vous voyez bien que la pauvre est sur le point de vomir !


-   ELLE N’EST MÊME PAS EN MESURE DE RESTER PROPRE, ET ELLE ÉTAIT SENSÉE PROTÉGER MON SNAPE ?! QU’ELLE RENDE TRIPES ET BOYAUX ET MÊME LES OS ! JE M’EN BALANCE L'ARRIÈRE TRAIN ! SEVERUS SNAPE, PROFESSEUR ÉMÉRITE DE CET ÉTABLISSEMENT, A DISPARU ET J’ENTENDS TROUVER DES RÉPONSES MÊME SI POUR CELA JE DOIS ME SALIR LES MAINS ET LA CRAVATE ! C’EST ELLE QUI A FAIT LE COUP ! J’EN SUIS MAINTENANT PERSUADÉ ! DIS-MOI OU TU L’AS CACHE, BIGLEUSE DE MALHEUR !


               Vynoque était à présent en train d’asséner de rudes coups de ventre contre le visage peint de l’Amolissante devant toute l’assistance sidérée de professeurs réunie dans le bureau saccagé de Snape.


-   Maintenant ça suffit ! s’exclama Macgonnal alors que l’occupante du tableau avait à présent la tête dans un seau. Vous devenez ridicule Monsieur Vynoque ! Un tableau ne peut pas kidnapper un homme, surtout pas celui-là ! Si Severus a été attaqué, c’est par un être de chair et d’os. Pouvez-vous nous faire le plaisir de revenir à la raison à présent ?


-    Mmmmmmmmmmorf, concéda notre professeur rond qui bouillait toujours d’une rage folle. Soit. Cherchons un autre coupable. Mais vous ne m’ôterez pas de l’idée que c’est cette croûte à bésicles qui a fait le coup ! Je vais garder un œil sur toi ma nénette, et le bon ! Je vais te suivre à la trace crois moi !


-    Bon, s’exclama le fantôme Karl qui n’en pouvait plus de ne pas être maître de la situation. Cet évènement tragique requiert des mesures particulières et, en tant que directeur de Poudlard, c’est à moi que revient la charge de les appliquer. C’est pourquoi, le cœur lourd, je me nomme nouveau professeur de potion de l’école. Je reprendrai les cours de notre bien aimé Snape afin que les élèves continuent à suivre leur cursus complet malgré ces temps troublés. Bien. Vous pouvez disposer à présent.


-     Mais, s’écria le Vynoque. C’est tout ? Et pour retrouver le Severus qu’est-ce qu’on fait ?


-     Oh bah ça ! Vous voyez avec Liliane Potiront au secrétariat, moi je vais me coucher ! J’ai des cours de potion à préparer !


-     PAR SAINT ANTOINE ! MAIS QUI EST-CE QUI M’A REMPLI CETTE ÉCOLE DE ZOZOS COMME CA ?! ON VOUS DIT QUE SNAPE S’EST ÉVAPORÉ DANS LA NATURE ! FAITES QUELQUE CHOSE BON SANG D’BOIS ! VOUS MERITEZ D’ETRE CLOUÉ À LA PORTE À CÔTÉ DE L’AUTRE ENFUMEUSE LÀ !


               Alors que Radimir s'apprêtait à en venir aux mains avec le fantôme, la Fèche, voulant protéger son aimé, se jeta sur notre professeur rond et le cloua au sol. Les babines retroussées, elle bavait de rage sur le visage dodu du Vynoque qui se débattait comme il pouvait :


-    POUUUUUUAAAAAH ! MAIS RAPPELEZ-MOI VOTRE CANASSONS DE MALHEUR ! ELLE DÉGOULINE PAR TOUS LES TROUS !


-    Je n’en ferai rien, Monsieur Vynoque, répliqua Karl un sourire aux lèvres, car après tout, qui nous dit que ce n’est pas VOUS le coupable ? C’est bien vous que nous avons retrouvé sur les lieux du crime. De plus, vous aviez un motif : tout le monde sait que vous êtes très épris de Snape, mais celui-ci passait toutes ses journées avec William MacMolsby depuis quelques jours. Vous avez voulu le confronter à ce sujet, vous vous êtes emporté comme à votre habitude et l’avez tué. Puis vous avez caché le corps et accusé cette pauvre Amollissante pour brouiller les pistes.


               En entendant ces accusations, le visage de Radimir devint d’un rouge écarlate. Dans un hurlement de colère noire, il attrapa la Fèche par la crinière et l’envoya valdinguer sur la Desbourde qui se trouvait à l’autre bout de la pièce. La fumée lui sortait des oreilles lorsqu’il s’adressa de nouveau au fantôme Karl :


-    COMMENT OSEZ-VOUS ? Écoute-moi bien le foutriquet : j’ai pas tué Snape ! Et non pas que ça vous concerne mais j’ai un alibi. Je suis resté toute la nuit éveillé avec mon elfe personnel, qui pourra témoigner de ma présence dans la chambre jusqu’à ce matin où je suis sorti prendre mon petit déjeuner à la vue de tous dans la salle du banquet ! Ensuite, cet anglo-saxon de MacMolsby est venu m’indiquer que Snape requerait ma présence à ses côtés. Quand je suis arrivée, j’ai retrouvé son bureau dans cet état et ce cher enfant de jais avait disparu… La seule personne qui était présente avec moi c’était cette FOUTUE PAUVRESSE PEINTURLURÉE PLACARDEE A LA PORTE !"


               L’Amolissante, qui s’était crue tirée d'affaires, blêmit, mais elle fut sauvée par un vacarme retentissant. Des cris stridents suivis de coups sourds résonnèrent dans les couloirs de l'École et se rapprochèrent de plus en plus du bureau du professeur de potions. Soudain, une oie, plus noire que la nuit, déboula dans la pièce les ailes déployées. Une seconde plus tard, le Astruk débarqua à sa poursuite, un couteau à la main et vêtu d’un tablier. Il pourchassa la volaille entre les pieds des professeurs, prêt à l’embrocher. Dans sa course, la pauvre bête trouva refuge derrière les gros cuissots du Vynoque. Le sang de Radimir ne fit alors qu’un tour et il s’interposa entre l’elfe et l’oie.


"-    BAS LES PATTES MAROUFLE, s’exclama-t-il avant de prendre le sombre animal dans ses bras.


               Le volatile fixa le professeur rond dans les yeux un court instant puis poussa un cacardement puissant. Radimir en était à présent convaincu : cette oie était Snape. Il reconnaissait dans les plumes de l’animal les reflets d’argents de la chevelure de Severus, voyait dans ses yeux toute l’intelligence du professeur de potions, et trouvait même que les deux individus possédaient le même bec crochu.


-    Astruk ! QU’AVEZ-VOUS FAIT A MON SNAPE ?! PARLEZ SOMBRE MÉCHEUX !


               Le pauvre elfe regarda son maître sans comprendre :


-    Mais camarade, vous voyez bien que ce n’est pas le professeur. C’est votre repas du midi. Vous me l’avez fait acheter en août pour que je l’engraisse et vous la serve à Poudlard. Je l’ai élevé auprès de Jacques selon les principes révolutionnaires pendant trois semaines !


-    VOUS MENTEZ COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ! JE VOIS BIEN QUE C’EST LUI ! RETRANSFORMEZ LE SUR LE CHAMP OU JE M’EN VAIS VOUS POURFENDRE !


               A ces mots, Vynoque lâcha l’oie et retourna empoigner la Fèche par la tignasse afin d’écraser Astruk sous son poids. Paniqué, le Karl s’interposa :


-    Par pitié Radimir, lâchez ma femme ! Elle est pleine ! Elle porte toute une portée de nos chers bambins ! Ne vous en servez pas comme gourdin, de grâce !


-   De toute façon, ce petit être chevelu n’est pas coupable, objecta la Desbourde remise sur pied. Moi je sais qui est derrière tout ça ! C’est le MacMolsby ! Ses problèmes de famille l’ont d’abord poussé à se débarrasser de Dumbledore, et Snape l’a découvert ! Il l’a éliminé à son tour, je vous le dis ! Et je suis la prochaine sur la liste, moi qui ai tout élucidé…


-    Elle a raison, renchérit le fantôme. Pensez-y Monsieur Vynoque ! William MacMolsby est la dernière personne à avoir vu Dumbledore en vie ! Et ce matin, ne nous avez-vous pas dit qu’il vous avait transmis un message de Severus avant sa disparition ? De plus, il cherche à prendre ma place de directeur depuis la rentrée. C’est lui, c’est sûr !


-     Monsieur MacMolsby est la dernière personne que j’ai vu entrer dans cette pièce, confirma l’Amolissante toujours nauséeuse.


-     Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !"



               Radimir laissa retomber la Fèche sur le sol. Il attrapa ensuite l’oie, qui était en train de dévorer un carnet rempli d’une écriture vert sombre, et fit couiner ses chaussures rageusement hors de la pièce sous les regards des professeurs soulagés.


               Vynoque bouillait de rage. Il devait bien admettre que le raisonnement de Karl tenait debout. Il était bien décidé à régler ses comptes avec cet ostrogoth. D’ailleurs, il arrivait déjà devant la porte de son bureau. Il ouvrit la porte violemment d’un coup de ventre et surprit le professeur en plein rendez-vous avec une de ses thésardes. Radimir dégagea la jeune fille sans ménagement et revint plaquer sa panse devant le professeur de sortilège intrigué :


"-    C’est toi qui m’as volé Snape ? demanda Vynoque directement. Parce que si oui je te préviens : il va t’arriver de graves bricoles ! Je comprends bien que tu sois désespéré d’avoir perdu mon corps, mais ce n’est pas une raison pour t’en prendre à ce cher Severus ! Rends-le-moi maintenant, et je promets de tout oublier.


-     Radimir, que tu me refuses pour un autre, d’accord. Que tu me souilles le visage sous la douche et t’enfuis comme un lâche, passe encore. Mais comment oses-tu m’accuser d’une telle chose ? S’il y a bien quelqu’un ici qui doit pâtir du départ de Snape c’est moi ! Voilà des semaines que nous travaillons ensemble sur la disparition de mon frère et tous les autres kidnappings qui se produisent à Poudlard, tout en essayant de réduire l’influence de Karl et son cerbère dans l'École. Lui parti, je me retrouve esseulé et dans une situation très complexe. Non. Severus a dû faire une découverte majeure sur toute cette affaire et il en a payé le prix fort.


-     Alors reprenons ses recherches ! Mettons à jour ce qu’il a bien pu découvrir et servons-nous en pour partir à sa recherche ! Hâtons-nous !


-     Malheureusement Radimir, la période où je te rendais des services gratuitement est révolue. J’ai d’autres Fèche à fouetter."


               Vynoque, touché en plein cœur par ses propres mots, en tomba à la renverse. Une fois au sol, il éclata en sanglots. Versant toutes les larmes de son corps, il déplora enfin pleinement l’évanouissement de l’amour de sa vie. Il était tellement désespéré qu’il alla même jusqu’à s’excuser auprès de William pour son comportement. MacMolsby ne put rester de marbre face à cette vision déchirante, et aida Radimir à se relever. Il lui offrit ensuite une tasse de thé bien chaude avant de reprendre la parole d’une voix douce et profonde :


"-    Je vais t’aider à retrouver Snape. Et tu m’aideras à retrouver Albus. Severus et moi étions convaincus que l’Ange de la Mort a un rôle à jouer dans cette histoire. Mais savais-tu que depuis les évènements de l’année dernière, le Ministère de la magie a fait jeter un sort sur tous les bâtiments publics d’Angleterre, dont Poudlard, pour empêcher cette Créature Lubrique d’y pénétrer ? Ce qui signifie que si c’est bien l’Ange de la Mort qui est responsable de ces disparitions, elle a un complice dans cette école qui l’aide à entrer et sortir d’ici sans être vue. A ce jour, hormis Dumbledore et Snape, quinze élèves ont disparu. Je pense que tous ces enlèvements sont liés les uns aux autres, mais je ne sais pas comment. Snape était mon seul allié parmi les professeurs. Et avec Karl aux commandes de l’établissement, impossible d’obtenir de réelles informations. C’est pourquoi ce soir, j’ai rendez-vous avec deux étudiantes au Chaudron Baveur pour essayer d’obtenir des indices. Ce sont deux des élèves les plus influentes de l'École, elles savent tous les complots qui se trament du côté des étudiants. Si elles n’ont aucun renseignement à m’offrir aujourd’hui, elles seront des complices primordiales pour la suite de cette enquête. Tu les connais, ce sont les deux Serdaigles aux papillons que tu avais déguisés en toi l’année dernière.


-     Mmmmmmmmmarf ! s’exclama Vynoque. Je ne me lierai pas avec ces zouaves là si j’étais toi. Elles ne t’apporteront rien de bon ! Elles n’ont cessé de me faire tourner en bourrique l’année dernière.


-      Eh bien moi je les aime bien. Et elles pourront nous être très utiles pour retrouver Snape.


-      Mmmmmmrf. Soit ! Mais de là à les retrouver dans une taverne ! Ce n’est pas un lieu bien conventionnel pour rencontrer des élèves. D’autant plus que ces deux-là, c’est de sacrées vicelardes : elles n’ont pas que des idées catholiques en tête !


-      Je sais ce que je fais. D’ailleurs, j’aurais besoin de toi ce soir. J’ai peur pour leur sûreté en dehors du château. J’aimerais que tu les accompagnes entre l'école et le bar. Mais de loin ! Ne va pas les effrayer ! Si elles étaient au courant de ta présence, je doute qu’elles accepteraient de me rencontrer. D’accord ?"


               Le Vynoque bougonna qu’il acceptait cette tâche ingrate. Les deux hommes se serrèrent alors la main, dans un demi-sourire. Ils étaient maintenant partenaires pour la seconde fois de leur vie.


 

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               A 18h ce soir-là, Radimir se retrouva alors à rouler le plus discrètement possible dans les fourrés afin de ne pas se faire repérer de ces deux Serdaigles de malheur qui marchaient gaiement jusqu’au Chaudron Baveur. Elles y arrivèrent sans embûches et passèrent la porte de la taverne en vitesse. Vynoque se releva tant bien que mal, couvert de feuilles mortes, et tira sur la laisse qu’il tenait en main. L’oie noire, qui était accrochée à l’autre bout, s’approcha alors du professeur rond. Ensemble, ils marchèrent du même pas dandinant jusqu’à l’entrée du bar et s’y engouffrèrent. Les jeunes étudiantes avaient déjà rejoint William à une table au fond de la pièce et avaient commandé une première tournée de Chouffaubeurre. Radimir et son volatile, qu’il avait nommé Snapy, allèrent s’installer à couvert.


Attablé devant une tisane, notre professeur rond commençait déjà à trouver le temps long au bout d’une demi-heure de vive discussion du côté de la table d’en face. Il avait bien tenté de faire la causette à Snapy, mais celle-ci était occupée à dévorer un bol de cacahuètes. C’est alors que soudain, le Vynoque fut frappé d’une vision d’horreur. La plus petite des Serdaigles, celle qui portait des lunettes, avait doucement approché sa main de la cuisse du MacMolsby, avant de la poser sur le genou de son professeur. « Mais elle est complètement débauchée. Elle n’a donc plus aucune limite ? Enfreindre la pudeur de son propre professeur ! A-t-on déjà entendu une idée plus scandaleuse que celle-ci ? Morf ! Elle va en prendre un coup quand William va la repousser comme une malpropre. »


Radimir en eu donc un coup au cœur quand le beau William, avec un regard bienveillant, pris la main de la jeune Serdaigle, maintenant rouge pivoine, et la tapota gentillement. Le Vynoque en chu d’émotion hors de sa chaise provoquant un tremblement de terre qui rapprocha encore plus les corps de William et de son élève. « Il a perdu la raison ! Il a perdu son honneur ! Sa propre étudiante ! Mazette ! Si j’avais pu croire qu’il avait un esprit aussi dépravé ! Même moi je n’ai jamais osé toucher à une fesse de mes propres élèves ! Et pourtant, j'ai enseigné le vernaculaire à l’arrière cousin germain de Louis XVI ! Le posséder aurait fait évoluer mon statut social à une vitesse folle ! Mais moi, j’ai une pudeur et une vertu INTACTE ! »


Sourde aux tumultes moraux du Vynoque, la plus grande des deux Serdaigles, toute innocente, s’enivrait gaiement, inconsciente de ce qui se tramait sous sa propre table. Radimir crut une nouvelle fois s’évanouir sous la honte quand elle commença à raconter en détails leurs rencontres de l’année passée au MacMolsby. Survoltées, les deux Serdaigles riaient de bon cœur et entreprirent même de dessiner un Vynoque cul-nul sous la douche sur un des murs de la salle.


Lorsque la plus grande des deux étudiantes se leva de sa chaise pour « aller faire pipi », notre professeur rond cru que son calvaire était terminé : « Elle va se vider la vessie et les boyaux, puis elle voudra rentrer à coup sûr ! » espérait-il. Mais la mascarade était loin d’être terminée.


" -CHOUFFONS ! " s’exclamèrent-ils bientôt tous en cœur avant de trinquer.


Radimir, lui, était mortifié. Couvert de honte. Mais aussi de plus en plus en colère. Une nouvelle demi-heure plus tard, on peut même affirmer qu’il bouillait d’une rage folle. La goutte d’eau dépassa le vase lorsque la petite Serdaigle, décidemment bien décidé à retenter son coup, tendit cette fois la cheville pour aller chercher celle de son professeur.


Cette fois-ci, c’en était trop pour le Vynoque qui décida d’intervenir. Rebondissant sur sa prodigieuse panse, il parvint à atterrir au beau milieu de la table de nos trois compères qui s’écrasa sous le poids du professeur. Une seconde plus tard, Radimir s’était relevé, la moustache frémissante et délivra un sermon sans précédent à notre joyeuse troupe enivrée :


"-    Il est l’heure de fermer boutique ! Vous devriez avoir honte tous autant que vous êtes pour votre comportement licencieux dignes des pires marauds de votre espèce ! Vous les gueuses ! Vous mériteriez d’être expulsées de Poudlard pour atteinte à la pudeur ! La devise de votre maison n’est-elle pas : « Une bonne sorcière est une sorcière propre » ? Vous voici souillées jusqu’à l’os ! Rentrez immédiatement vous repentir de vos péchés avant que le courroux de vos ancêtres ne s’abatte sur vous ! Et que ça saute ! Et toi William, malandrin ! Tu aimerais que j’aille raconter à ta bonne mère la du Barry que tu déshonores tes propres élèves en public ? Est-ce que tu es possédé par l’Ange de la Mort ? Qu’est-ce qui t’a pris ? A sauter sur une engeance pareille ! Mieux aurait valu la Desbourde !


-    Radimir, lança William saoul une fois que les Serdaigles furent sorties, on dirait bien que tu es jaloux !


-    Jaloux ? rétorqua Vynoque en détournant le regard. Warf, warf, warf ! Plutôt être jaloux d’un pot de chambre ! Allez ! Il est temps de te mettre au lit ! Regarde moi l’état dans lequel tu es ! Snapy ! On remballe !


Vynoque sortit du Chaudron Baveur cette nuit-là en portant un MacMolsby assoupi par l’alcool sur son ventre et son oie noire sous le bras.


 

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"-    Mais je te jure ! Il est introuvable, s’exclama d’une voix forme une grande Serdaigle aux longs cheveux bouclés. Je suis sûre que mon corps l’a aspiré et qu’il est resté coincé quelque part. Je ne vois pas d’autre solution ! Ou alors je l’ai fait tomber en allant aux toilettes… J’espère que quelqu’un l'a ramassé et qu’il me le rendra. Je devrais mettre des affiches dans Préolard demain. D’ailleurs je me suis cognée très fort la tête aux wc, j’en ai un mal de crâne fou !


-    Chhhhhutt, lui murmurra son amie à lunettes. Parle moins fort ! Tu vas nous faire repérer. Si Juliette apprend qu’on a découché, elle va nous faire passer un sale quart d’heure ! Rentrons vite !


-     Ah non, couina alors la plus grande des deux, je refuse de passer par ce couloir ! Il y a un énorme tableau avec des pies dedans ! C'est des oiseaux de malheur ça ! Faisons un détour !


-    Mais enfin, le seul autre chemin possible c’est par les cachots ! Je n’ai pas envie de passer devant le bureau où Snape a disparu à cette heure-là. Prenons ce chemin, il est plus rapide !


-      Pas les petites pies, pas les petites pies, chantonna alors son amie enivrée."


La petite à lunettes dû ainsi se résoudre à s’enfoncer dans les dédales des escaliers menant aux cachots. Elles débouchèrent dans le couloir qui passait devant les appartements du professeur de potion. Elles en avaient parcouru la moitié quand soudain, un grincement retentit derrière elles. Elles se retournèrent en même temps et leurs visages se déformèrent de terreur. Elles voulurent pousser un cri, mais n’en n’eurent pas le temps. Un instant plus tard, il ne restait plus sur le sol où elles se tenaient auparavant qu’un papier que l’une des deux avaient réussi à sortir de sa poche avant de s’évaporer. Il s’agissait d’un contrat. Il était signé par Radimir Vynoque.

 


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