Le Revers de L'Infini - Tome 4 : Infini
[ NOTE ]
Si quelque chose te paraît bizarre, c’est probablement parce que tu as sauté un épisode. Va relire le chapitre précédent avant de continuer. Crois-moi, cette fois, chaque détail compte - Gojo Satoru
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Le combat dure depuis maintenant une quarantaine de minutes.
Quarante minutes d’impacts continus, de collisions d’idées et de forces, de lois du monde brutalement réécrites puis brisées à nouveau. Le ciel n’est plus qu’une cicatrice béante, striée de failles lumineuses et d’ombres brûlées. Chaque échange a arraché un fragment de réalité : des immeubles se sont dissous en poussière énergétique, le sol s’est plié comme de la chair fatiguée, et l’air lui-même vibre encore, saturé de malédictions et d’Infini.
Sukuna serre la mâchoire.
— …Agace-moi encore un peu.
Gojo roule des épaules, presque déçu.
— Mais c’est déjà fait…
Il ne finit pas sa phrase… son Sixième Œil se contracte d’un coup. Une vibration. Au-dessus. Shirosae tourne brusquement la tête. L’espace, loin derrière eux, se déchire en une brève distorsion, une faille dans le domaine. Une coulée de noir, un écho du cauchemar labyrinthique. Des cris à peine audibles, perdus, lointains.
Aya.
Gojo ne la voit pas, mais il sent la secousse dans l’énergie de Shirosae. Le dragon tremble, ses yeux se voilent une fraction de seconde. Puis, sans prévenir, elle se détourne.
Un arc gracieux, ample, brutal, elle s’élance vers la distorsion, disparaît vers un autre pan du domaine, là où Aya chancelle, blessée, quelque-part dans l’espace que Raku a fracturé.
Gojo sent immédiatement la différence. L’Infini ne disparaît pas. Mais il retombe un peu. Comme une vague qui cesse de monter. Pas de chute. Une baisse. Suffisante.
Sukuna le sent aussi. Ses lèvres se retroussent lentement en un rictus satisfait.
— On dirait que ta chance t’a tourné le dos.
Gojo essuie la sueur à sa tempe d’un revers de main. Son souffle est plus court. Son cœur frappe plus fort. Mais son regard… reste d’une netteté terrifiante.
— Pas la chance, corrige-t-il calmement. Juste… quelqu’un d’autre à surveiller.
Il se redresse, ancré. Sukuna le fixe, comme on observe une fissure prometteuse dans un mur trop solide. Puis il frappe.
Un bras se lève. Des lames d’énergie jaillissent, nettes, chirurgicales, plus rapides que le son. La première est arrêtée. La seconde effleure la barrière. La troisième passe.
Elle entaille l’épaule de Gojo en profondeur. Le sang éclabousse le sol noirci dans un contraste violent. L’impact le force à reculer d’un pas. Puis un autre. Il pose un genou au sol, la respiration brièvement hachée. Mais ses yeux… ne clignent pas.
— Joli tir, lâche-t-il, presque admiratif. Fallait profiter de l’instant.
Il se redresse lentement. Son manteau blanc est taché de rouge, mais l’Infini autour de lui reste stable, dense, obstiné, comme une mer qui refuse de se retirer.
— Va falloir que je m’adapte, voilà tout.
Sukuna éclate d’un rire bas, cruel.
— Il perd de son blanc, ton manteau…
Il lève les deux mains. Cette fois, ce ne sont plus des lames, mais des flèches de feu, saturées d’une énergie maudite ancienne, lourde, prédatrice. Elles déchirent l’air en hurlant.
Gojo pulse à peine. Les flammes dévient. Se fragmentent. S’éteignent avant même de l’atteindre. Il ne leur accorde même pas un regard.
— Pas deux fois la même erreur.
Sukuna ricane, prêt à continuer de jouer. Son regard glisse pourtant, malgré lui, vers la lumière blanche de Shirosae, au loin. Il voit le lien. Il comprend. Son sourire s’élargit.
Gojo n’a pas bougé d’un centimètre. Ses yeux suivent la trajectoire du regard de Sukuna avec une sérénité glaciale, comme s’il l’avait anticipée avant même que le combat ne commence. Sa voix tombe, calme, absolue :
— Tu n’y arriveras jamais…
Il rapproche lentement ses paumes. L’espace entre elles se contracte, compressé à l’extrême. Un noyau de lumière se forme, minuscule, silencieux, terrifiant. La densité qu’il contient fait grincer la réalité.
— Alors ? demande-t-il, presque aimable. Tu bouges ou je te force ?
Sukuna se place volontairement dans la trajectoire de Gojo en ricanant.
— Je suis joueur ! Fais voir !
L’Infini se resserre. Et pour la première fois depuis le début du combat, Sukuna comprend qu’il n’a pas trouvé une faille, il vient de déclencher une punition. Gojo rapproche lentement ses paumes. L’air entre elles ne se contente pas de vibrer : il hésite.
Comme si l’espace lui-même doutait de la suite à donner.
Le Bleu se condense d’un côté, vorace, affamé, tirant tout vers son centre avec une gravité qui nie la distance. De l’autre, le Rouge pulse déjà, instable, répulsif, prêt à rejeter violemment toute chose hors de son existence. Deux absolus. Deux négations. Deux lois qui n’ont jamais été faites pour se rencontrer.
Entre les mains de Gojo, elles refusent de cohabiter. Ça grince. Ça grésille. Pas un bruit physique, plutôt un cri mathématique, une équation qui refuse sa propre solution.
L’espace se tord, étiré comme un tissu tiré dans deux directions incompatibles. Les ruines autour d’eux vibrent sans encore se briser, comme si le monde retenait son souffle. Violet se forme peu à peu. Pas celui de Shinjuku. Plus stable. Plus dense. Comme si l’Infini Sublime lui avait permis de recalibrer l’impossible. Le vide et le rouge coexistent dans le plasma de l’attaque, tournoyant en silence.
Sukuna ricane de plus belle.
— Tu rejettes un violet dans un espace déjà saturé de tes techniques ? Tu veux te suicider avec moi, Gojo ?
— Non.
Gojo sourit, presque doux.
— Je veux m’assurer que tu repars en morceaux.
Sukuna comprend. Et pour la première fois depuis des siècles… il comprend. Ses pupilles se rétractent brutalement. Son sourire disparaît. L’instinct hurle. Ce n’est pas une attaque. Ce n’est pas une technique : C’est une correction.
Gojo murmure, presque pour lui-même, comme un professeur récitant une vérité trop dangereuse pour être criée :
— …équation imaginaire…
Le point entre ses paumes implose. Puis explose. Une couleur qui n’existe pas jaillit dans la fissure. Un blanc violacé, trop dense pour être de la lumière, trop silencieux pour être une déflagration. Ce n’est pas une énergie qui se propage, c’est une absence active, une négation qui avance.
Gojo tend la main. Le Violet est libéré. Ce n’est pas une attaque qui traverse l’espace. C’est l’univers qui, l’espace d’un instant, décide de corriger une erreur de calcul.
L’air est arraché de l’intérieur même de son volume, déchiqueté sans explosion visible. Les roches au sol se pulvérisent avant même d’être touchées, réduites en poussière conceptuelle. Les murs s’effacent net, sans débris, sans fracture, simplement supprimés.
Le son arrive après. Une onde sourde, étouffée, irréelle. Comme si tout vibrait dans un autre plan, trop lent pour suivre ce qui vient de se produire.
Sukuna n’a plus le temps de reculer. Le Violet le traverse. Pas comme une lame. Pas comme un choc. Mais comme un effacement.
Le sol s’ouvre sur son passage, laissant une cicatrice parfaitement lisse, interminable, comme si un dieu avait passé une gomme sur la réalité. Les deux bras droits de Sukuna disparaissent instantanément, broyés, dissous, ni chair ni énergie, simplement retirés de l’équation.
Le hurlement qui s’arrache à sa gorge est inhumain, déchiré, brut. Il se fracasse contre les ruines, résonne dans un monde qui n’a plus vraiment de forme. Sukuna chancelle, la respiration hachée, étranglée, le torse secoué de spasmes violents.
— Tu es… fort… je l’admets…
Les mots sortent avec peine, arrachés à une fierté mutilée.
Gojo retombe légèrement sur ses talons. Ses doigts tremblent encore du contrecoup. Son souffle râpe sa gorge. Créer un Violet n’est jamais gratuit, même pour lui. Même maintenant.
Mais ses yeux ne quittent pas Sukuna. Il avance d’un pas. Puis d’un autre. Lentement. Son souffle est court, mais parfaitement maîtrisé. Il n’y a plus de sourire. Plus de provocation. Seulement une résolution froide.
— Je ne cherche plus à t’impressionner.
Sa voix est basse. Calme. Définitive.
— Je fais ce qui doit être fait.
Et dans ce silence chargé de poussière violette, même Sukuna comprend une chose terrible Ce combat n’est plus un duel. C’est une exécution différée.
Sukuna grogne. Un son rauque, viscéral, arraché à une gorge brûlée par l’orgueil et la douleur. Malgré son état, malgré les membres manquants, malgré la réalité qui vient de le rejeter, il force son corps à bouger. Il se redresse à moitié, titube… puis, dans un éclat de haine pure, il fonce. Pas vers Gojo. Vers la lumière. Vers Shirosae et vers Aya
L’instant se fracture. Le cœur de Gojo se contracte brutalement, comme frappé de l’intérieur. Ce n’est plus de la colère, c’est un réflexe primal, absolu. Son regard s’embrase, l’Infini rugit autour de lui.
— T’y penses même pas !!
Il bondit. Mais même amoindri, Sukuna est monstrueusement rapide. Son corps originel reste une machine à tuer millénaire. Un rire éclate, rebondit dans les strates du domaine.
— Tu crois que je vais me contenter de toi ? Si je détruis cette gamine et sa créature, je détruis ta triche.
Gojo ouvre l’Infini à fond. Le monde ralenti. Chaque particule de poussière, chaque fil d’énergie, chaque éclat du sol fêlé, tout est visible, détaillé, dans la clarté absolue du Sixième Œil. S’il laisse faire… Le lien se brise. Aya est morte. Shirosae tombe. L’Infini retombe encore. S’il fonce uniquement sur Sukuna… Il n’arrive pas à temps. Alors il fait ce que seul Satoru Gojo peut faire. Il tend la main.
— Infini : Reconfiguration
Sa voix coupe l’air. Il plie l’espace. Non pas pour agresser ou se défendre, mais pour redessiner la distance. Il n’y a plus de “loin”. Il n’y a plus de “près”. Il n’y a que lui, Sukuna, et la ligne entre eux… ramenée à zéro.
Sukuna ne comprend trop tard. Il se jette vers l’avant… et se heurte à l’Infini repositionné. Gojo apparaît entre lui et la direction de Shirosae, main tendue.
— Tu touches pas à mes gamins. Tu veux jouer au prédateur ? reprend Gojo, la voix tranchante. Mauvais territoire.
Sukuna grogne puis sourit. Une lame d’os surgit du propre flanc, façonnée à partir de sa cage thoracique, qu’il arrache comme si ce n’était rien. Il la façonnne en javelot, une pointe maculée, prête à transpercer. Il la projette violement vers Gojo. L’impact est brutal.
Le javelot percute la barrière invisible, se fissure, éclate. Des fragments filent partout, lacérant la surface du domaine. Certains brisent l’Infini par endroits. Une coupure passe.
Une ligne incise la joue de Gojo. Une autre lui entaille l’épaule. Une troisième traverse son flanc, juste assez pour cisailler la peau. Le sang jaillit, cette fois. Vrai. Chaud. Rouge. Il vacille un instant.
Sukuna sourit.
— Tu saignes, Gojo.
Gojo le regarde. Ses cheveux blancs sont maculés de rouge, sa joue traversée d’une ligne fine, son flanc collant. Mais ses yeux… Ils brillent d’un éclat d’acier.
— J'ai jamais dit que je ne saignerai plus jamais, répond-il. J’ai dit que je ne tomberai pas deux fois pour le même connard.
Sukuna éclate de rire.
— Tu continues de faire le malin alors que tu tiens à peine debout ?
— Je tiens très bien.
Gojo fait un pas. Le domaine gronde. L’Infini se rétracte légèrement, cesse de tout engloutir, se concentre autour de lui. Il ne couvre plus tout le champ, mais se resserre comme une forteresse compacte, circulaire. Un noyau. Un espace clos.
Sukuna fronce les sourcils.
— Tu réduis ta portée, Gojo ? Tu te fatigues ?
— Non.
Gojo lève la main.
— Je me concentre.
L’air se fige. Le bruit disparaît. Même les échos de la présence de Shirosae se font lointains, doux. Aya est hors de la ligne de mire pour l’instant. Ne restent ici que deux choses : Infini. Et Malveillance.
— Tu sais ce que j’ai compris aussi, Sukuna ? murmure-t-il, voix plus basse.
Le Roi des Fléaux lézarde un sourire.
— Rejouer, c’est pas revivre.
Un silence.
Gojo s’avance.
— Cette fois, tu n’as plus tes jouets. Plus Megumi. Plus le monde entier comme terrain de jeu. On est juste toi et moi. Et la note de Shibuya à régler.
Sukuna gronde.
— Et si tu crois que je suis le même qu’à Shinjuku…
Il relâche une vague de pouvoir. Son aura craque, se referme sur lui comme une armure tatouée. Il contracte son domaine intérieur, pousse une version concentrée de son sanctuaire dans ce noyau étroit. Des lames sont prêtes à jaillir de partout.
— …alors t’es encore plus con que ce que je pensais.
Gojo sourit.
— Et toi, t’as vraiment du mal avec l’idée d’être vu pour ce que t’es.
Il lève les mains. L’Infini sublime tremble de nouveau, puis se condense, plus aucune trace de vaste paysage blanc. Tout se réduit à un espace restreint, oppressant, où même le temps semble hésiter. Les informations cognitives, elles, ne saturent plus en mode “déluge” comme dans le domaine classique. Elles se resserrent, se densifient, ciblées. Un domaine révisé. Un domaine optimisé.
Sukuna fronce les sourcils. Une goutte de sang glisse sur sa tempe.
— …Qu’est-ce que tu as fait ?
Gojo souffle un rire.
— Rien... Je te parle et tu vas m’écouter…
Un pas.
— Tu m’as déjà tué une fois.
Un deuxième.
— Tu as possédé un gamin qui ne t’avait rien demandé.
Un troisième.
— Tu as transformé Shibuya en boucherie.
Quatrième.
— Et derrière tout ça…
Son regard se durcit.
— T’es toujours persuadé d’être la plus grande menace de ce monde.
Sukuna ricane, même en haletant.
— Je le suis.
Gojo secoue la tête.
— Non.
Il pense à Raku. À son rire silencieux, à son vide. À ce qu’elle a fait du monde et de leurs mémoires.
— Tu n’es même plus le boss final ici, Sukuna.
L’instant d’après, il bouge. L’Infini n’est plus seulement barrière. Il devient vecteur. Il redirige les trajectoires, force les angles, plie chaque tentative de Sukuna contre lui-même.
Le Roi des Fléaux frappe, les lames jaillissent de partout. Elles sont déviées. Certaines reviennent le lacérer. D’autres se brisent dans le vide.
Gojo ne cherche plus à jouer. Il ne cherche plus à tester. Il exécute. Chaque geste est précis, chirurgical. Là où autrefois il se serait amusé, laissé distraire par son propre génie, il reste désormais fixé sur un seul objectif : terminer.
Une explosion de rouge ravage le bas du corps de Sukuna, mettant un genou à terre.
Une implosion locale de bleu comprime une de ses jambes, la brisant de l'intérieur. Un autre claquement du rouge pur, simple, brut déchire ce qui reste de son épaule.
À la fin, Sukuna est là. À genoux. Deux bras manquants, l’autre pendu, la jambe tordue.
Son corps immortel, enfin forcé à reconnaître sa limite. Il lève la tête. Son regard n’a pas perdu sa flamme.
— Tu crois…
Sa voix est rauque.
— …que tu as gagné, Gojo ?
Gojo s’arrête devant lui. À portée. Un vieux réflexe voudrait lui dire de ne pas s’approcher.
Mais il sait. Cette fois, il sait.
— Ouais, répond-il. Je crois, ouais.
Il lève la main. Pas besoin de charger. Pas besoin de surjouer. Juste une extension de volonté.
Sukuna le fixe. Un rire bref secoue sa poitrine ravagée.
— Tu m’élimines.
Ses yeux glissent un instant vers le haut du domaine. Vers un point que ni Gojo, ni lui ne peuvent vraiment voir, mais que tous deux sentent.
— Mais elle…
Il sourit, large, sanglant.
— Elle est pire que moi.
Le roi des fléaux éclate d’un rire rauque, brisé, presque hystérique.
— Elle me surpasse ! Elle sait où frapper. Elle sait comment tu vas mourir !
Il halète, ses yeux brillants de folie.
— Mais t’inquiète pas, Gojo… je reviendrai !
Il projette encore des lames, mécaniquement, comme un animal blessé qui mord par réflexe.
Gojo glisse entre elles. Gracile. Précis. Inévitable. Une lame frôle son flanc. La chaleur du sang s’échappe. Il l’ignore. Il est déjà au-dessus de Sukuna, suspendu dans l’air, un vortex d’énergie inversée concentré dans sa main.
— Non, dit-il simplement. T’as volé trop de vies.
Gojo s’avance. Chaque pas est mesuré. Définitif.
— Ce que tu ressens, là ?
Il s’arrête juste au-dessus de lui. Son regard est fendu d’un calme presque inhumain.
— C’est pas la douleur. C’est l’absence.
Il lève légèrement la main.
— L’absence de tes doigts. L’absence de ce qui te permettait de revenir.
Ses yeux brillent, froids, lucides.
— Tu ne reprendras plus jamais un corps.
Gojo ne cligne pas. Son regard ne fuit pas.
— Je sais qu’elle est pire.
Un battement.
— C’est pour ça qu’on en a fini, toi et moi.
Ses yeux brillent, froids, lucides.
— Tu ne reprendras plus jamais un corps.
Il lève le bras.
— Infini : Zéro.
Il referme la main. Ce n’est pas spectaculaire. Sukuna ne hurle pas. Il se dissout. Comme si l’Infini retirait simplement sa présence de l’équation. Une erreur rayée. Une ligne de code supprimée.
Gojo reste immobile, la main toujours levée. Son flanc saigne. Son épaule le lance. Sa joue le brûle. Il ne bouge pas. Mais il demeure immobile. Longtemps. Le silence est si profond qu’il semble avaler la poussière elle-même. Puis, très lentement, il tourne la tête. Aucune victoire dans son expression. Aucun soulagement. Seulement cette vigilance froide. Cette lucidité glacée qui ne l’a pas quitté une seule seconde.
Ses yeux activés percent l’air. Regardent par-dessus son épaule. Vers le cœur du domaine. Sa voix tombe comme une sentence.
— Suivante.
La suite vendredi entre 20h et 22h... Si tout va bien.