Jurassic Park - Excursion Printanière par

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Continuation / Action / Aventure

5 Isla Guard

Catégorie: G
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Isla Guards

 

 

Jonathan regarda l’assiette que la serveuse venait de déposer sur la table.

- Heureusement que je suis bien payer, dit-il une fois la serveuse éloignée.

Les trois autres partirent à rire pour approuver son commentaire.

- Ne vous en faites pas, répondit Kevin, la semaine prochaine nous allons recevoir une cargaison de nourriture américaine.

 

L’équipe d’Isla Guards avait décidé de prendre une pause avant que le gouvernement vienne inspecter leur poste de garde. Oliver, Kevin, Jonathan et Marc avait décidé d’aller casser la croûte dans un restaurant de style fait maison où tous les employés sont de la même famille. Malgré le commentaire de Jonathan Morta, ils appréciaient la nourriture. Depuis cinq ans, ils venaient tous manger la nourriture d’Amérique du Sud dans ce petit restaurant. Ils connaissaient tous les employés de la place. Ils avaient même développé une petite amitié. Kevin regarda sa montre. Dans cinquante-trois minutes le représentant du gouvernement allait rendre une visite à l’équipe dans leur poste de garde. Ce n’était pas inhabituel car à tous les ans il y avait une visite. Mais cette fois il n’y avait pas que le représentant. Un visiteur qui s’intéressait au travail qu’Isla Guards exécutait. C’est ce qui intrigua Kevin.

- Je n’aime pas le visage que tu as, dit subitement Jonathan.

Kevin sorti de sa bulle.

- Pardon ?

- Je n’aime pas le visage que tu as, répéta Jonathan. Tu as la même à chaque fois que vous allez sur une des deux îles.

- C’est à propos de la visite tout à l’heure.

- De quoi t'inquiètes-tu ? Ce n’est que de la routine.

- C’est seulement la personne de plus qu’il y aura.

- D’après toi qui est cette personne ?

- Je sais qu’il est américain … c’est tout.

Jonathan fit un signe de tête

- Ça sera l’occasion de nous refaire en matériel, dit ce dernier.

- Je l’espère. Mais n’oublie pas que nous n’avons pas intercepté personne depuis trois mois. Je ne crois pas qu’ils vont fermer notre bureau mais c’est plusieurs dollars en jeu. Ils parlent déjà de couper nos salaires, alors rajouté du matériel …

- Mais combien de vie crois-tu que nous avons sauvé en cinq ans ? Et je ne crois pas que ce soit fini. Le monde parle encore de ces îles et des animaux qui y habitent. Notre travail est loin d’être terminé.

- Tu as raison, Jo. Mangeons maintenant.

Le reste du repas se fut en rigolade. Jonathan n’avait pas vue Kevin rire depuis longtemps.

 

De retour à la base, tout le monde se met à son poste. Kevin entra dans son bureau et commença à rédiger son rapport. Dix minutes plus tard Un groupe de trois personnes se présenta à la porte. De l'image vidéo de la caméra de surveillance, Kevin n’avait reconnu que le représentant. Qu’en aux deux autres individus, Bay supposa que c’était l’invité spécial et le ministre de la défense du Costa Rica.

- Bonjour monsieur Cortez, dit Kevin d’une voix de bonne humeur dans le microphone. Je vous ouvre.

Il appuya sur le bouton, mit son veston et sorti de son bureau. Il était vêtu d’une paire de jean propre, de soulier de course, une chemise jaune perle et un veston bleu. C’était son habillement de tous les jours. Il était assez propre et il se présentait comme un homme sérieux. Il devait être crédible comme chef du commando. Il passa devant tout le monde en leur disant que les patrons étaient là et de rester le plus sérieux possible. Il soupira en se rappelant les mises en scène d’Oliver et Marc. Kevin entra dans le hall d’entrée.

- Bonjour messieurs, dit-il en jeta un rapide coup d’œil à tout le monde.

Son regard s’arrêta sur le troisième homme. Son visage lui rappela quelqu’un de son jeune temps mais il n’avait pas le souvenir de son nom.

Cortez lui présenta tout le monde.

- Kevin Bay, je vous présente le ministère de la défense, dit-il en pointant de la main l’homme de gauche.

Il était en habit militaire. Un homme assez vieux, Kevin l’avait déjà vue au palais de justice cinq ans auparavant, quand il alla présenter son projet Isla Guards. De l’interrogation passa dans la tête de Kevin à propos de sa présence à la base. Quoi qu’il en soit, ses questions auront réponses plus tard. Kevin regarda l’homme de droit. Habillé assez modestement : chemise bleu et paire de jean; son visage l’agaçait vraiment beaucoup.

- Et voici le célèbre paléontologue, Alan Grant.

Kevin resta figé pendant quelques secondes.

Alan Grant; l’idole de Kevin du temps qu’il était étudiant. Il se sentait gêné de ne pas l’avoir reconnu tout de suite. Il l’avait oublié depuis qu’il est revenu d’Isla Nublar, il n’y pensait plus. D’ailleurs il y a des tas de chose auquel il ne pensait plus : sa famille, ses amis, ses ambitions, ses rêves … sa vie. Il ne pensa plus à rien. Il ne fut plus rien. Mais il devait jeter la faute sur lui-même …

Ses pensées furent interrompues quand Grant lui tendit la main. Kevin lui serra la main en disant à quel point il était heureux de le voir ici.

- Le Dr Sattler m’a parler de toi Kevin … je peux te tutoyer ?

- Il n’y a aucun problème, Dr Grant.

Impressionné ! Kevin était simplement impressionné.

- Ils sont ici pour une raison précise, expliqua Cortez. Le Dr Grant est intéressé par l’idée que vous avez eue et il a insisté pour visiter votre installation.

- Je suis touché, ajouta Kevin.

- Le ministre de la défense est là pour vérifier la capacité de votre équipement et l’évaluation de votre demande de nouveaux matériels.

- Je suis ici pour vérifier si ce que vous avez demandé en vaut la peine. Votre budget n’est pas illimité, donc nous devons savoir comment vous déboursez les sept cent milles dollars américains que vous avez à chaque année.

- Il y a aucun problème. Commençons la visite.

Kevin glissa une carte magnétique dans la fente et composa un code numérique de cinq chiffres. La porte s’ouvrit.

- La sécurité est importante pour l’organisation que nous avons. Nous avons chacun notre carte magnétique de plus notre code qui est individuel. Nous en avons un par carte.

En arrière de la porte, les visiteurs découvrirent la salle de contrôle. Une salle d’ordinateurs. Des fils dépassaient du plafond et il y en avait qui traînait sur le plancher. Il n’y avait aucune fenêtre. Le seul éclairage qui y avait venait des néons accrochés sur les murs. Comme décoration, des plans de la côte pacifique du Costa Rica, de Isla Nublar et de Isla Sorna, ainsi que des tracés de route aérienne et maritime. Dans le mur de gauche trois portes donnaient à des salles différentes. Sur le mur central un écran géant plat donnait une image qu’il y avait sur une des ordinateurs. Ça ressemblait à une image, vu de satellite, d’Isla Nublar. Entre le mur central et le mur de gauche une plante artificielle y était accotée.

- Comme vous voyez, commenta Kevin, la décoration y est pauvre. Nous limitons vraiment le budget dans le nécessaire.

- Je vois, dit le ministre. Et votre équipe ?

Kevin présenta chaque membre de son équipe. Il commença par le plus proche.

- Jonathan Morta, le surveillant en chef et le responsable de l’équipement électronique et informatique. C’est-à-dire : ordinateurs, système GPS, système de communication radiophonique, système complet de météorologie de la région, pour prévoir la température et savoir combien de temps il nous reste avant une tempête, le système de surveillance de la base, etc. Il va vous expliquer plus en détails le fonctionnement des ordinateurs devant lui.

            Les visiteurs se tournèrent face aux écrans. Il y en avait trois. Jonathan commença son explication :

- Sur le premier écran, nous avons une vue de haut grâce à un satellite de l’espace. Pour l’instant c’est Isla Nublar. Vous pouvez voir en plus grand sur l’écran plat derrière vous.

Jonathan appuya sur une touche et l’écran montra Isla Sorna.

- Maintenant voici le Site B, ou Isla Sorna.

Les visiteurs firent un signe de tête. Jonathan appuya sur la même touche. La côte du Costa Rica apparut sur l’écran.

- Voici la côte du pays. C’est le rapprochement maximum que nous avons.

- C’est quand même assez détaillé, commenta monsieur le ministre.

Il se retourna vers Jonathan en attendant une réponse de sa pare. Jonathan se contentant de continuer la visite de son poste de travail en parlant de ce que le deuxième écran présentait. Ils virent tous que l’écran était divisé en plusieurs parties et ils montraient, pour la plupart, des pourcentages. La partie du milieu représentait une carte de la partie ouest du Costa Rica.

- Cet écran présente les prévisions météorologiques. Ces renseignements nous parviennent directement du bureau de Météo du Costa Rica. C’est assez fiable, je dirais, pour ce que nous avons besoin de savoir.

Morta remarqua que le ministre avait peu d’intérêt pour ce renseignement, alors il passa au dernier écran.

- Celui-ci, s’occupe du repérage GPS.

Jonathan pitonna un code sur son écran. L’écran se changea et les visiteurs se penchèrent sur celle-ci. Il vit tout d’abord un plan du Costa Rica, suivit d’un zoom sur la côte ouest, ensuite vers la partie centrale et enfin sur Puerto Cortés. Un point rouge clignota.

- Ce point rouge, expliqua Morta, c’est ce téléphone que vous voyez à côté de moi.

Jonathan pointa son téléphone.

- Dans ce cas, continua-t-il, je peux suivre toute l’équipe peut importe où elle se trouve sur la planète, même sur une des deux îles.

- C’est très bien, approuva le ministre.

- Et nous n’en avons pas seulement sur nous mais sur les véhicules de mission aussi.

Jonathan re-pitonna sur le clavier. L’écran fit le même numéro mais au-dessus de Isla Nublar. Un autre point rouge clignota.

- Ce point rouge, continua Morta, c’est le Hummer que nous utilisons sur Isla Nublar quand nous y allons.

- Quand vous dîtes ‘’nous’’ vous parlez de vous quatre ? demanda le ministre.

- Non ! répondit Kevin. Monsieur Morta est le seul qui reste à la base. De cette façon il est en mesure de nous surveillé et de veiller sur nous, en quelque sorte.

- Et si vous n’êtes pas là, ou quand vous dormez, qu’est-ce qui se passe ?

- Il y a une sorte de pilote automatique, commença à expliquer Jonathan. Le satellite est programmé pour nous avertir, à l’aide d’une sirène, en pleine nuit, ou d’un signal quand nous sommes à l’extérieur. Si le satellite voit un bateau s’approcher trop prêt, il crie. Finalement c’est comme si j’étais là, à la différence qu’il avertie seulement en ‘’extrémisme’’, c’est-à-dire que seulement quand une embarcation touche presque à l’île; et si un nuage bloque la vue, il agit comme moi, c’est-à-dire qu’il ne voit rien. Ceci cause un véritable problème.

- Je comprends, dit le ministre. À part de cela je vois que c’est très bien surveillé.

- Avez-vous des questions ? demanda Kevin.

- Pas à propos de cela, non.

- Moi oui, dit le Dr Grant. Pourquoi ne pas faire exploser les îles ?

- La réponse est simple, répondit le ministre. Le ministère de l’environnement nous l’interdit. Nous ne pouvons pas détruire un lieu faunique où vit des animaux, peu importe l’espèce.

- Très bien, répondit Grant. Votre explication est claire.

- Maintenant vous êtes d’accord à ce que nous passons au responsable des véhicules ?

Tout le monde répondit oui avec un signe de tête. Oliver Wolf se leva en serrant la main de tout le monde.

- De combien de véhicules disposez-vous ?

- Nous disposons de 6 véhicules en tout. Soit : un hélicoptère Dauphin 5A 365 N. Sa capacité de passagers est de huit. Il peut y avoir un seul pilote ou deux, il n'y a aucuns problèmes. Il est posté dans la cours, nous nous en servons pour nous rendre sur les îles ou pour intercepter un bateau ou un avion. Nous possédons également un bateau. Un Glastron Aventura-235, d’une longueur de 26 pieds. Pratique en cas d’urgence, ou aussi pour nous rendre sur une des deux îles ou intercepter un bateau se dirigeant sur l’une d’entre elles. Nous sommes déjà servit quand l’hélicoptère était sur Isla Sorna et que nous devions nous rendre sur Isla Nublar.

- Qui est-ce qui s’occupe de les entretenir ?

- C’est également mon travail.

Le ministre fit un signe de tête en indiquant qu’il avait compris.

- Les véhicules sur les îles sont tous des véhicules à quatre roues, continua Wolf. Sur Isla Sorna et Isla Nublar nous possédons un Dodge Durando. Tous deux modifiés selon les besoins. Très sécuritaire, ces véhicules possèdent une carrosserie modifiée prévue pour recevoir des chocs violents. Pour des explorations de nuit, elles sont dotées de lumières perfectionnées à quartz. Il y a des civières à l’arrière et un nécessaire de premier soin. Ils sont de couleur verte forêt, histoire de camoufler un peu, et nous y avons ajouté une ligne oblique de couleur rouge. Cette ligne empêche que les gros herbivores nous attaquent.

- Ils ont peur de cette ligne ?

- Nous ne savons pas exactement s’ils ont peur mais depuis que nous avons ça leur comportement envers nous est moins agressif. Nous avons su récemment que John Hammond utilisait le même procédé pour ses véhicules.

- Et les deux autres véhicules ?

- Sur Isla Nublar, en plus du Durango, il y a un Hummer. Il a les mêmes caractéristiques, les mêmes couleurs. C’est pratique d’avoir deux véhicules, car nous pouvons nous séparer pour retrouver les ‘’fautifs’’ que nous devons chercher plus rapidement. Sur Isla Sorna, nous possédons une Subaru Impreza WRX Wagon. Un véhicule tout terrain, petit et léger. Car sur le Site B les chemins sont plus étroits, donc un gros véhicule serait presque inutile. La Subaru a les mêmes couleurs que les autres, carrosseries aussi renforcées, il contient un nécessaire de premier soin, lumières pour la nuit également valable. Son coffre ne contient pas de civière mais il possède un nécessaire d’escalade et de camping. Et tous les véhicules sont électriques. Ils fonctionnent à batteries et à l’énergie solaire. La durée des batteries est de douze heures. De cette façon, nous ne polluons pas et nous ne dérangeons pas le climat des animaux.

- Pour résumer, dit le ministre, deux véhicules par îles et deux véhicules pour vous y rendre; et ces véhicules fonctionnent sans carburant. Les routes sont en bonne condition ?

- Martin Guiterrez a fait dégager les routes et reconstruit des ponts pour les trous qui s'y sont formé avec le temps pour aider au passage des véhicules. Nous pouvons facilement nous déplacer.

Il réfléchit pendant quelques secondes. Grant interrompu le silence.

- Le dernier membre de l’équipe, il s’occupe de quoi ?

Marc Shaftner se leva et serra la main à tout le monde en se présenta.

- Marc Shaftner, spécialiste des armes et matériels. Comment allez-vous ?

Wolf avait déjà préparé un document qu’il distribua aux trois visiteurs. Le document présenta des croquis les outils qu’il avait designer. Il commença l’explication :

- J’ai pris des armes existantes et je les ai modifiées pour notre sécurité. La première page c’est le modèle ME-PP-CT. Un petit pistolet à balles explosives. Il décharge à la fois du PP-7 et du Colt, qui sont principalement relié dans ce petit modèle très original. Nous en possédons trois, donc un chacun. Sur la deuxième page, nous avons un ME-12.45. Comme vous pouvez le voir cette arme ressemble à un calibre douze coupé, à la différence que celle-là est portative, très maniable et surtout très destructrices. Il est utilisé seulement sur les îles. Nous en avons une par île. La troisième page montre notre arme la plus puissante que nous avons. Le ME-30-06-GR est un lance grenade ainsi qu’une carabine longue, d’une porté très puissante. Pratique pour nous défendre contre des gros prédateurs.

Le ministre sembla un peu contrarié. Kevin s’en inquiéta un peu.

- Nous en avons seulement une comme cela avec nous, continua Wolf. La page suivante vous montre une de nos grenades. Le modèle ME-GRENADE.FRAG est une grenade de fragmentation avec minuterie à quatre explosions avec lesquelles on touche une plus grande surface cible.

Cette fois, la réaction du ministre ressembla à un air choqué. Marc se demanda où était le problème.

- Nous avons aussi deux autres armes de pointe portatives, continua-t-il. Le ME-MAGNUM-12.5 et le ME-PP-CT. Ce sont des petits pistolets, très efficaces. Nous en avons chacun un modèle de chaque. Balles explosives, un zoom disponible sur le ME-MAGNUM-12.5.

- Des armes avec une aussi grande puissance de feu est-il aussi nécessaire ? demanda le ministre.

Shaftner sembla surpris de la question.

- C’est déjà très dur d’abattre un éléphant qui pèse 3 tonnes, répondit-il avec un ton un peu arrogant. Il y a des dinosaures qui ont dix fois ce poids. Et de plus, les dinosaures meurt lentement, jusqu’à qu’ils n’aient plus de sang. Pendant ce temps, ils foncent droit sur vous et pensent encore à vous dévorez. Notre sécurité est très importante. La perte de vie humaine fut réduite à zéro grâce à ces armes. Alors je dirais que Oui ! Cette aussi grande puissante de feu est nécessaire.

Kevin regarda Marc avec un gros air d’étonnement. Il devina que Kevin voulait dire que les chances que la défense leur donne plus d’argent devenaient de plus en plus minces. Il se contenta d’hausser les épaules pendant que le ministre regarda Cortez et Grant. Jonathan et Oliver se regardèrent et retournèrent à leur écran d’ordinateur. Le silence dura dix secondes. Grant le brisa en posant une question :

- Est-ce tout pour les armes ?

- Oui ! répondit Wolf. Le matériel que nous utilisons est particulier. Comme monsieur Morta vous l’a dit, nous avons des téléphones avec système de repérage GPS. Nous sommes tout le temps en communication grâce au Head Set. Ainsi nos actions ne sont pas nuits. Pour les cas de nuits, nous avons des lunettes à vision de nuit. Mais se ne sont pas les modèles habituels que vous connaissez. Les nôtres sont des modèles très récents qui arrivent tout droit du Japon.

Il montra une image du modèle dont il parle. Cela ressemblait à une paire de lunette fumée sport mais à la différence que la teinte était verte et qu’ils étaient plus gros qu’une paire de lunette ordinaire. Un petit boité de contrôle se tenais à l’arrière de la tête.

- Il y a un bouton sur le côté gauche. Cela permet d’activer les visions de nuits. Ainsi nous pouvons les porter le jour, pour nous protéger contre le soleil et la nuit pour nous permettre de voir clair.

- Ces équipements ont dû coûter une petite fortune, commenta le ministre.

- L’avantage, monsieur le ministre, c’est que nous les avons payé en un seul versement. Sinon c’est seulement pour les renvoyer dans le but de les réparer.

Le ministre regarda Shaftner. Encore une fois il le trouva manquant de courtoisie et de politesse. Cela l’agaçait plus qu’assez.

- Autre chose ? demanda le ministre.

- Non ! répondit Marc. C’est tout pour ma part.

- Alors continuons la visite, ajouta Kevin en avança vers une première porte. Entrez.

Les trois hommes entrèrent. Kevin regarda Marc avec un air colérique et fit aller sa  main horizontalement sur son coup. Il entra à son tour. Une fois la porte fermée, le ministre prit la parole :

- Où est le problème de monsieur Shaftner ?

- Que voulez-vous dire ? demanda Kevin.

- Est-il au courant de la personne que je suis et de qui que je représente ? Je l’ai trouvé très arrogant et il me répondait comme si j’étais un imbécile. Je le prends comme une insulte de sa part.

- Veuillez l’excuser, monsieur. Vous avez raison, il a été un peu trop arrogant envers vous. Je ne peux vous expliquer son comportement, mais je vous jure que je vais m’assurer que cela n’arrivera plus.

- J’ai le regret de vous dire, monsieur Bay, que parce que un membre de votre équipe a agit d’une manière peu correct envers moi, vos arguments pour obtenir votre surplus seront inutile.

Kevin le regarda sans rien dire. Le représentant demanda de parler seul à seul avec le ministre et le Dr Grant. Kevin sorti de la pièce. Après avoir fermé la porte, il alla voir Marc.

- Ça ne te tentait pas de rester un minimum poli ? demanda Kevin d’un ton autoritaire.

- Je n’ai que répondu à ses questions, répondit-il en haussant les épaules.

- En répondant de la sorte, tu brûles nos chances d’avoir de meilleurs équipements.

Marc allait prononcer quelques mots mais il se retenu. Après tout, même si Kevin était le plus jeune des quatre, il était le commandant en chef d’Isla Guards et que même s’ils étaient amis, une fois à la base, le grade devait être quand même respecté.

La porte s’ouvrit. Kevin fut demandé à l’intérieur.

La pièce fut celle du bureau de Kevin et la salle de conférence. Les membres de l’équipe se rassemblaient ici pour un rapide briefing avant de partir en mission. La pièce était présentable. Un néon au plafond et la lampe sur le bureau de Kevin éclaira la pièce. Le ministre était assit à place habituelle de Kevin. Le Dr Grant et Cortez étaient assit l’un en face de l’autre. Kevin s’installa en face du ministre.

- La situation est la suivante, commença le ministre. J’ai eu conscience de votre rôle auprès de tout le monde et du matériel dont que vous avez besoin. J’ai scruté le rapport et j’ai lu que vous aviez arrêté 26 personnes au total.

- C’est exact, confirma Kevin.

- Et vous avez été cherché trois personnes sur les vingt-six.

- En effet !

- Et que votre dernière opération remonte à il y a trois mois.

- Oui, ce fut un groupe de jeunes américains.

- Et que la perte de vie humaine est évaluée à 0 %.

- C’est vrai !

- Alors voici mes conclusions : Pour l’instant, la situation ne nécessite pas de nouveaux matériels. Votre système est assez complet et opérationnel. Avant que vous ne disiez quelques choses, monsieur Bay, je tiens à ajouter que je suis au courant de ce qu’il vous est arrivé dans le passé et que je sais l’importance que votre travail consiste. Il est vrai que sans vous, beaucoup plus de monde aurait tenté de poser pied sur une des îles. Alors je ne peux pas, pour des raisons monétaires, vous accorder le crédit supplémentaire. Mais je vous laisse avec le même crédit que les autres années. Je crois dire sans me tromper, que cela vous suffira amplement.

Kevin s’apprêta à ouvrir la bouche.

- Inutile, coupa le ministre, cette décision est prise. Comptez-vous chanceux. Sans monsieur Cortez et le docteur Grant votre budget aurait été réduit de  25 %.

Il se leva. Les autres firent de même.

- Je vous remercie tout de même, commença Kevin. Je comprends votre décision et les raisons qui vous ont motivés à l’appliquer. Je ne vous en veux pas le moindre du monde.

Il serra la main du ministre.

- Je suis content de vous l’entendre dire, dit ce dernier sans aucune sympathie. Mais nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve.

 

Jonathan regarda les quatre hommes sortir de la salle de conférence. Il n’avait pas bougé, les yeux toujours fixés sur les écrans. Il pitonna sur le clavier et l’image montra Isla Sorna, vu de haut.

- Avant de partir, s’interrogea le ministre, dit moi si votre nourriture est incluse dans le budget annuel.

- Tout à fait, expliqua Kevin. Nous avons tous les quatre groupes d’aliment. Aucuns superflus sinon nous le payons de nos poches.

- Bien !

Ils sortirent tous. Dehors le soleil brillait et la température était endurable. Le ministre alla directement à la voiture. Grant et Cortez restèrent pour parler avec Kevin.

- Désolé mon cher, dit Cortez. Nous avons essayé de vous aider du mieux que nous avons pu. Monsieur Shaftner devrait surveiller sa façon de parler.

Il serra la main de Kevin et partir vers la voiture.

- Sache que je te comprends, dit Grant en replaçant son chapeau. J’ai cru savoir, aussi que Jonathan Morta vous avait sauvé grâce à mon dernier livre.

- Effectivement, répondit Kevin. Donc je dois vous remercier.

- Ce n’est pas nécessaire. Passez une bonne journée.

- Pareillement, dit Kevin en lui serra la main. Mes compliments au Dr Sattler.

- Je n’y manquerai pas, conclut Grant en se dirigeant vers la voiture.

Kevin regarda la voiture démarré et s’éloigné. Il soupira en entra dans la base.

 

- Alors, quel est le verdict ? demanda Marc.

Kevin le regarda avec des yeux qui laissaient deviner la réponse.

- Notre budget n’est pas réduit mais pas augmenté non plus; et nous n’avons pas de nouveaux équipements.

- Tu lui as expliqué le pourquoi nous le voulions ? demanda Jonathan sans levé les yeux d’une des écrans.

- Oui ! C’est le pourquoi il n’a pas réduit. Mais les commentaires de Marc l’ont fait hésiter sur l’augmentation.

Oliver et Jonathan se retournèrent pour regarder Shaftner.

- Bon ! Congé pour tout le monde, ajouta Kevin avant d’entrer dans son bureau. Bonne journée.

- Marc, poissons ou pizza ?

- Pizza, dit Marc après une petite période de réflexion.

Tous deux s’en allèrent en riant. Après dix longues minutes d’observation d’images satellite montrant les même graphiques et même tableaux, Jonathan se leva et entrant dans le bureau de son ami Kevin sans cogner. Il vit son ami la tête étendue sur son bureau entrain de visionner des dossiers à l’ordinateur.

- Ça va bien ? demanda Jo.

- Est-ce que tu t’es déjà demandé qu’est-ce que les gens que nous avons interceptés font de leur vie maintenant ?

- Non ! répondit Jonathan en cherchant le sens de la question. Pourquoi ?

- Je vois ici le dossier de Dave Katz et de sa sœur Alex. Ils ont réussi à amerrir sur Isla Nublar. Pourquoi déjà ?

- Cela date de combien de temps ?

- De treize mois et onze jours.

Jonathan leva les yeux au ciel pour réfléchir.

- Ils avaient jeté l’ancre assez loin de l’île et ils ont utilisé leur habit de plongée. Après avoir essayé de les contacter avec leur radio que nous avons décidé d’agir.

- Oui, je m’en souviens maintenant. Heureusement que nous sommes arrivé à temps. Dix minutes de plus et ils réveillaient les Raptors dans leur nid.

Nid des Raptors.

Jonathan eu un frisson en entendant ces mots. Un souvenir terrible lui remonta en mémoire. Jamais il n’oublia ça. Jamais …

- Est-ce que tu te souviens des autres survivants ?

Jonathan revenu à la réalité.

- De notre expérience ?

-  Oui !

- Je crois que Mireille est partie vivre avec Olivier Guitierrez. Pour ce qui en est de sa sœur, j’imagine qu’elle est revenue chez elle. Le Dr Sattler est retourné enseigner, pour ce qui en est des autres … Je n’en ai aucune idée.

- Crois-tu que nous les reverrons un jour ?

- Tu sais, l’avenir peut nous jouer de vilains tours.

            En guise de réponse, Kevin se contenta seulement de hausser la tête.

- Tu sais, commença Kevin après un long silence, je crois que le fait que Oliver et Marc n’ont pas connu la même expérience que nous, explique leur comportement aussi enfantin face à la situation et l’importance de notre travail.

- C’est vrai. Mais ils sont tout de même efficaces.

- Heureusement.

- Viens ! Je te paie un verre.

- Merci Jonathan.

Ils se levèrent et sortirent de la pièce.

 

Dehors, Kevin pitonna le code de sorti sur le panneau prévu à cet effet. En se dirigeant vers la voiture de Jonathan, Kevin regarda les autres voitures stationnées. La Jeep grise de Marco était là. Donc ils étaient partis avec l’Explorer d'Oliver. Kevin caressa la carrosserie de sa Tiburon jaune en se demandant pourquoi il l’avait acheté. Il monta dans la Mustang grise de Jonathan. Le premier souvenir que Kevin avait de cette voiture, remonta à il y a cinq ans quand, pour la première fois il entra chez Morta Automobile.

- Avec le salaire que tu as, tu peux te payer une nouvelle voiture. Elle date d’au moins trente ans.

- Les vieux modèles sont les meilleurs et très dur à tuer, répondit Jonathan en démarrant. Et ma paye sert à lui donner du carburant.

Kevin eut un petit rire. Il regarda les nuages au loin.

- Ces putains de tempêtes nous gênent pour notre travail.

- En as-tu parlé au ministre ?

- Il ne m’en a pas laissé le temps. Son idée était déjà faite.

- Ces politiciens … marmonnant Jonathan.

- Ouais !

Jonathan prit le virage et se dirigea vers la taverne Costaricaine.

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