Avant que tu ne changes: Akashi X reader

Chapitre 12 : Colère et échappée

1179 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 04/11/2025 12:01

PDV t/p


Je ferme la porte derrière moi avec un bruit sec. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, mais ce n'est pas seulement la tristesse qui m'envahit. C'est une colère brûlante, presque douloureuse.

J'ai l'impression qu'Akashi se moque de moi. Qu'il joue avec mes sentiments comme s'ils n'étaient rien. Comme si tout ça n'était qu'un jeu pour lui, un simple exercice de contrôle.


Un souvenir. Rien de plus.

Cette phrase tourne en boucle dans ma tête, cruelle et glaciale. Je me sens trahie. Comme si tout ce que j'avais cru vrai n'était qu'une illusion.


Pourquoi revient-il ? Pourquoi me cherche-t-il, puis me rejette-t-il aussi froidement ?

Je serre les poings, mes ongles s'enfonçant dans la paume. Tout ce que je veux, c'est crier, hurler que je ne suis pas un souvenir, que je ne suis pas un jeu.


Mais les mots restent coincés dans ma gorge.


— T/p ?


Daisuke est là, silencieux, attentif. Il voit mon visage fermé, marqué par la peine et la colère contenue. Il s'approche doucement, comme si j'étais fragile, et pourtant, je me sens prête à exploser.


— Tu n'as pas à subir ça toute seule, murmure-t-il.


Je détourne les yeux, incapable de parler.


— Tu sais, j'ai pensé à quelque chose, continue-t-il doucement. Ce week-end, je pars à Tokyo. Je vais voir un vieil ami. Je relève la tête, un peu surprise.


— Ça te dirait de venir avec moi ?

— Pourquoi ?

— Pour changer d'air. Pour te sortir de tout ça, de cette ambiance lourde. Tokyo, c'est grand, ça bouge, ça fait du bien de s'éloigner parfois.


Je reste silencieuse un moment. L'idée de partir loin, même juste pour un week-end, me tente plus que je ne veux l'admettre.


— Je veux pas te forcer, précise Daisuke. Mais tu n'as pas à rester enfermée dans ta peine. Je serai là. Et mon pote, c'est quelqu'un de bien. Tu verras, ça pourrait te faire du bien.


Je finis par hocher la tête, à contrecœur, mais avec une lueur d'espoir au fond de moi. Peut-être que cette échappée me fera du bien.


— Merci, dis-je enfin, la voix cassée.


Daisuke me sourit, un sourire sincère et rassurant.


— T'inquiète pas. On va s'occuper de toi.


Alors que je ramasse mes affaires, je réalise que, pour la première fois depuis longtemps, je ne me sens plus complètement seule.

Peut-être que ce week-end à Tokyo sera le début de quelque chose.


Ellipse temporelle de la fin de semaine.


Les jours ont défilé sans qu'elle ne daigne y prêter attention.

Chaque matin, elle se levait, passait ses journées à remplir ses cours, à sourire et rire avec les autres comme si tout allait bien. Elle faisait comme si Seijuro n'existait pas.


Nous somme samedi matin, le rythme régulier du train me berce doucement. Assise à côté de Daisuke, je fixe le vide, les yeux perdus dans les reflets flous du paysage. Il y a un poids dans ma poitrine, un mélange de fatigue et d'appréhension.


— Tu veux me parler de lui ?

Sa voix brise le silence, douce mais posée.


Je tourne la tête vers lui, surprise par la question directe.


— De qui ?

Je feins l'indifférence, mais il me connaît trop bien.


— De Seijuro. L'histoire entre vous.


Je serre les lèvres, hésite, puis souffle finalement.


— C'est compliqué. On se connaît depuis longtemps, mais tout ce qu'on n'a pas dit pèse plus que ce qu'on a pu exprimer.


Daisuke hoche la tête lentement.


— Tu sais, même si on était très jeunes... Akashi et moi, on avait un lien.

Je baisse les yeux, cherchant les mots justes.

Ce n'était pas juste une amitié banale. On se comprenait sans parler, on était là l'un pour l'autre, comme deux pièces d'un même puzzle.Je serre les poings, la gorge nouée.

 Mais on ne savait pas ce que c'était vraiment, pas encore. On a sûrement réalisé trop tard ce qu'on ressentait. Et moi... j'ai dû partir.


— Tu penses qu'il ressent toujours la même chose pour toi ? demande-t-il prudemment.

Je garde le silence quelques secondes, le regard perdu dans le paysage qui défile.


— Je... je ne sais pas vraiment, finis-je par dire. Sûrement que non... vu ce qu'il m'a dit. Ou alors... peut-être qu'il veut juste garder le contrôle sur lui-même, rester le meilleur, et ne pas avoir de "distraction".


Ces mots me brûlent la langue. Parce qu'Akashi n'avait jamais été comme ça avec moi. Jamais froid, jamais calculateur. Avec moi, il avait toujours baissé la garde. Il avait toujours été... lui.


— Et toi ? Qu'est-ce que tu ressens pour lui ? demande alors Daisuke.


Je baisse les yeux, incapable de répondre tout de suite.

— Je ne sais plus trop... avoué-je d'une voix basse. Je pensais qu'en revenant au Japon, je retrouverais le Seijuro que je connaissais. Celui qui me comprenait, qui m'écoutait... Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.

Je sens ma gorge se serrer.

— Il m'a beaucoup blessée... et, je crois, déçue. Déçue de lui, et de ce qu'il est devenu.


Daisuke fronce légèrement les sourcils, mais sa voix reste douce.

— Tu sais, t/p... tu mérites mieux que ça. Mieux que quelqu'un qui ne sait pas voir ta valeur.


Je relève les yeux vers lui, touchée par sa sincérité.


— Merci...


Il esquisse un petit sourire rassurant, et pendant un instant, je sens une part du poids sur ma poitrine s'alléger, même si la blessure reste là.


Le train ralentit, les lumières de Tokyo s'étirent devant nous comme un océan de néons et de vie.

L'annonce retentit dans les haut-parleurs, et une vague d'agitation parcourt les passagers. Les valises roulent, les voix se mêlent, et la ville semble déjà nous avaler.


— On est arrivés, dit Daisuke en se levant.

Je l'imite, attrapant mon sac, le cœur battant un peu plus vite.


En descendant sur le quai, l'air est différent. Plus dense, plus vivant. La foule se presse dans toutes les directions, les annonces se succèdent, et les panneaux lumineux clignotent au-dessus de nos têtes.


— Viens, on doit rejoindre quelqu'un, m'indique Daisuke en me prenant doucement par la main pour éviter que je me perde dans la masse.


Nous traversons les couloirs bondés, la chaleur humaine et le bruit me donnant presque le tournis.

Daisuke marche avec assurance, comme s'il connaissait parfaitement le chemin. Il s'arrête devant une sortie légèrement en retrait, là où la foule est moins compacte.

Au loin, j'aperçois une silhouette qui nous attend.


Elle est grande, imposante même, une carrure qui se démarque de la foule.


— Hey, Daisuke t'es enfin là! nous fit le garçon une fois arrivé près de lui.


— Salut Kagami, ça va depuis tout ce temps?



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