Le commencement

Chapitre 8 : Je m'appelle Thomas.

6694 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 28/06/2020 16:02

Chapitre 8 : Je m'appelle Thomas !




Je reprend soudain connaissance, bondissant du sol pour me mettre à quatre pattes, toussant et crachant mes tripes…! Je vomis de l'eau en quantité et une fois ma crise passée, je réalise que je me trouve dans une sorte de cabine où d'ascenseur qui gravit un certain nombre d'étages à grande vitesse…! Je suis à moitié dans le noir, complètement trempé et un vacarme assourdissant me plonge dans la panique la plus totale... ! Je n'ai pas le moindre souvenir de ce que je fou la…! Ni même de qui je suis…! Mon cœur s'affole…! Je sue à grosse goutte…! Mes mains tremblent…! Je me sens complètement déstabilisé… Je me jette à une grille tirant de toutes mes forces en hurlant…

  • À L'AIIIDEEE….!!!!!!

Mais soudain, l'ascenseur ralentit d'un coup, ce qui me plaque brusquement au sol et la cabine finit par s'immobiliser…!

Le plafond coulisse, s'ouvrant sur un ciel bleu, laissant entrer le soleil ce qui m'aveugle quelques minutes… Le temps que ma vue s'habitue à cette luminosité, j'aperçois simplement des ombres qui se dessinent au-dessus de moi…! J'entends des voix, sans comprendre les mots tellement j'étais en panique… Où suis-je putain…?

Les ombres finissent par prendre forme et je me rends compte qu'il s'agit d'une dizaine de garçons qui me regardent en riant… L'un d'eux ouvre la grille et il descend dans la cabine avec moi… Le rouquin barraqué, m'attrappe par le col de mon t-shirt.

  • Ça va ? Pas trop secoué ? Me demande-t-il en me soulevant du sol.
  • …!

Impossible de lui répondre… Je me sentais en crise de panique totale… D'ailleurs, il n'attends pas ma réponse et il me jette brutalement hors de la cabine… Je m'écrase au sol, me retrouvant aux pieds des autres garçons qui rient de mon état de panique…

  • J'crois que ce gars va m'aider en cuisine…!
  • Haha ! Vu sa tronche il fera un bon Torcheur…!

Ils se rassemblent tous autour de moi, y allant chacun de sont petit commentaire… Mais mon cœur bat si fort dans ma poitrine que j'arrive à comprendre qu'une seule chose… Je dois fuir… Fuir…!

Je bondis du sol, bousculant certains sur mon passage et je partais en courant aussi vite que possible…!

  • Hey !! Le nouveau est un coureur !! Hurlait l'un d'eux.

Je n'y prête pas attention et je poursuis ma course effrénée comme si ma vie en dépendait…! Mais soudain, je me prends les pieds dans des hautes herbes et je perds l'équilibre, m'écrasant au sol de tout mon long…

J'entendais tous les garçons rire de ma chute, mais c'est en regardant tout autour de moi que je me rends compte que je me trouve dans une sorte de prison…!

  • Ouais regarde bien tu vas comprendre…! Hurle l'un d'eux amusé.

Les murs étaient faits de métal et aussi hauts que des immeubles… Nous étions piégés dans un carré d'herbe avec une seule ouverture dans le mur… Je me sentais si mal… Si troublé que je perdais connaissance…




3 heures plus tard.



Des voix lointaines venaient me tirer difficilement de ma léthargie… J'ouvre les yeux, reprenant doucement connaissance… Je me rends compte rapidement que je me trouve dans une sorte de cage… Une fosse pour être précis, fermée par une barrière faite de bois et de corde. Je tentais de remettre mes idées en place mais impossible de me souvenir de quoi que ce soit… Le premier souvenir que j'ai, c'est quand je me suis réveillé dans cette boîte toute à l'heure… Je ne me souviens même pas de mon nom… Mais bon sang… Qu'est-ce qui m'arrive… Qui-suis-je…? Où suis-je…? C'est horrible… L'angoisse s'empare de nouveau de moi… Et ma respiration commence à s'accélérer légèrement…

Mais soudain, deux garçons passent devant la fosse ce qui me fait sursauter de peur… Je me blotti contre le mur du fond et il passe devant ma cage sans me prêter attention…

  • Ramène ton cul bouffon, j'attends pas encore trente-six mille ans !
  • Ouais ouais deux minutes !!

Une fois loin, j'ose m'avancer pour regarder un peu aux alentours… Je voyais des garçons, que des garçons d'ailleurs, qui travaillaient la terre, qui s'occupaient d'animaux et qui construisaient même des cabanes… Il semblerait qu'on est piégé dans une sorte de carré d'herbe, entouré par d'immenses murs de métal avec une seule et unique ouverture dans le mur. Sûrement une sortie… Il faudrait que je m'échappe pour me sortir de cet enfer… Je tente alors de défaire le cordage, mais il était solidement noué et je n'arrivais à rien avec mes mains tremblantes.

Mais d'un coup, un garçon à la peau brune surgit devant la cage…! De peur je m'éjecte au fond de la fosse, observant l'homme avec attention…

  • Salut le nouveau. Déclare-t-il en ouvrant la cage.
  • Je m'appelle Alby. Interdiction de se tirer maintenant, alors je voudrais savoir ton nom et savoir si tu te souviens de quelque chose ?
  • Je sais… Je… Je sais pas... Je ne me souviens de rien… Pourquoi je ne me souviens de rien…? Je pose mes mains sur ma tête fermant les yeux. Que m'arrive t-il…?
  • Calme toi, reprit-il, on est tous passé par là. Je vais t'expliquer. Alby me tend sa main pour m'aider à sortir…

Après une seconde d'hésitation, je décide de le suivre… Je voulais des explications pour savoir qui je suis et qu'est-ce qui m'arrive…?

En sortant de la fosse, Alby me fait visiter ce qu'il appelle le "Bloc"… Mais il me raconte aussi l'histoire de tous les "blocards". Une histoire similaire à la mienne…

  • Tout comme toi, on est tous arrivés par la boîte sans souvenir. Chaque mois, elle remonte avec un petit nouveau et des vivres.
  • Je ne comprends pas... Qui nous a amené là ? Dis-je intrigué.
  • On ne sait pas, on se contente de survivre.
  • On est vachement nombreux… Constate-je…

Si un nouveau gars remonte chaque mois, ça signifie que ça fait longtemps qu'ils sont là vu le nombre qu'on est…

  • On est cinquante-deux avec toi. Répondit-il.
  • Mais… Ça veut dire que vous êtes là depuis longtemps ?
  • Cinq ans et deux mois maintenant.
  • Cinq ans ? M'étonnais-je.
  • Ouaip

Cinq ans qu'ils sont enfermé là…? C'est… un cauchemar…? Hors de question que je reste là aussi longtemps…

Mais une question me turlupine, si ça fait cinq ans qu'ils sont là et qu'un nouveau remonte chaque mois alors… On devrait être soixante deux et pas cinquante deux…?

  • Grimpe le nouveau ! M'ordonne Alby une fois arrivé à ce qui ressemble être une tour de guet.

Je grimpe à l'échelle et une fois tout en haut de la tour je découvre notre prison… Un carré d'herbe, arboré, avec quelques bâtiments ici et là… Une vision bien triste…

  • Ce n'est pas grand chose, mais c'est tout ce qu'on a. Reprit Alby. On a travaillé dur pour former cette communauté et avoir ce minimum de confort.
  • Mais Alby…? Dis-je en posant mes mains sur la rembarre, observant les garçons qui se trouvent dans le jardin.
  • Une question le nouveau ?
  • On devrait être plus nombreux si ça fait cinq ans…? Je me trompe ?
  • Non… En effet, tu as raison. Confirme t-il. Mais… On a connu des jours sombres…
  • Des jours sombres…? Répète-je surpris. Que voulait-il dire par la…?
  • Écoute, dit-il en me fixant dans les yeux, on a trois règles ici. La première, tu fais ton boulot. On n'a jamais eu de glandeur ici.
  • La deuxième, tu ne frappes jamais un Blocard. Et la dernière… Tu ne vas jamais, jamais de l'autre côté. Dit-il en pointant la faille dans le mur.
  • Il y a quoi là-bas ?
  • Rien de bon pour toi. Bien, maintenant suis moi. Conclut-il en tapotant mon épaule.

Cette conversation avec Alby ne m'a pas appris grand chose… Je sais juste que nous sommes piégé ici et que je n'ai pas le droit de sortir…

Alby m'entraîne jusqu'à un bâtiment qui semble être les dortoirs, puisque je vois des lits disposés un peu partout dans une grande pièce. Certains sont à l'écart, dissimulé derrière des rideaux ou des planches de bois et certains autres sont même dans des pièces à part, ressemblant à des chambres. Mais une grosse majorité des lits sont les uns à côté des autres, parfois à même le sol…

  • C'est là que tu vas dormir. M'indique t-il.
  • Ah d'accord…
  • Ma chambre est juste derrière. Mais si jamais tu as besoin, n'hésite pas à venir me voir. Dit-il en me montrant une cabane un peu à l'écart du dortoir.
  • Tu as une chambre toi…?
  • Oui, privilège d'être un ancien. Me sourit-il. En fait, tous les Matons ont le droit à une chambre à part. Explique-t-il.
  • Ah... Maton ça signifie chef…? Le questionnais-je.
  • C'est ça. Tu auras l'occasion de rencontrer les autres plus tard. Pour le moment, je vais te laisser entre les mains de Chuck. Ce soir tu te repose, mais demain, dit-il en me pointant du doigt, Newt te trouvera un travail.
  • C'est qui ça ?
  • Tu verras bien. Conclut-il en passant à côté de moi, tapotant mon épaule.

Plus loin, je le vois s'adresser à un petit garçon joufflu qui tenait un balai et un sceau. Puis, il me pointe du doigt et le garçon joufflu ne tarde pas à me rejoindre.

  • Salut le nouveau ! Je m'appelle Chuck. Ravie de te connaître ! Déclare-t-il avec un grand sourire.
  • Salut…
  • Hé hé! T'inquiète le nouveau, Reprit-il en posant le balai et le sceau, au début c'est très dur ici car tu te souviens de rien et tu connais personne, mais tu vas finir par te trouver une place.
  • Mais... Je ne comprends rien... Pourquoi on est là ? Demandais-je troublé.
  • On ne sait pas. Je crois que l'on doit être des sujets d'expérience. C'est ce que disent les anciens.
  • Des… sujets d'expériences…? Soufflais-je.
  • Ouais… Bon, je vais te trouver un lit ! Déclare soudain le garçonnet.

Il allait ouvrir un grand placard et il sortait un vieux matelas pourri et crade… Il le tira jusqu'à un coin de la pièce, qui se trouvait pas loin des chambres fermées des matons. Il le dépose à côté d'un matelas qui avait déjà une couverture et quelques objets maladroitement dissimulés sous l'oreiller… Ensuite, il ajoute une couverture et un oreiller dessus, et déclare en se tapotant les mains.

  • Ici ça sera parfait ! Juste à côté de mon lit !
  • Par terre ?
  • Ouais, désolé mais les nouveaux ne sont pas prioritaires pour les vrais lits et encore moins pour les chambres. Dit-il en regardant la chambre d'un Maton.
  • T'es nouveau aussi alors ? Demandais-je surpris.
  • Je suis là depuis trois mois ! Dans les derniers arrivée il a y moi, puis Antoine, puis Fred et enfin toi ! M'explique t-il.
  • Ok…
  • La vie ici n'est pas facile…! On doit bosser tous les jours. Mais heureusement on est une communauté soudée !
  • Ah…?
  • Ouais ! Tu vas vite voir qu'ici c'est tous les jours pareils. On se lève, on mange, on travaille, on mange, on travaille, on dort, on se lève…

Le petit Chuck était bien sympathique, mais honnêtement, je n'écoutais plus vraiment ce qu'il disait… En fait, j'étais vraiment intriguée par ce qui se trouvait derrière cette ouverture dans le mur. Cet endroit interdit pour moi… Mais ma curiosité me pousse à aller jeter un coup d'œil. Aussi, je décide de partir sans attendre vers l'ouverture pour aller voir ça de plus près.

  • Hey…! Tu fais quoi ?! On a pas le droit d'y aller ! Me crie Chuck qui m'emboite immédiatement le pas.
  • J'y vais pas, je regarde juste. Répondis-je en m'approchant encore un peu plus du long couloir sinistre…
  • T'approche pas…! S'inquiète le garçon joufflu.
  • T’inquiète, promis je ne passe pas… Je regarde… juste…

J'observe attentivement le couloir qui ne semble pas avoir de fin… Mais soudain au bout de celui-ci, je voyais des garçons revenir en courant. Il passait à côté de moi, me dévisageant de haut en bas. L'un m'adresse un petit sourire, mais l'autre, un asiatique plutôt balèze, me lance un sale regard… Il n'a vraiment pas l'air commode…

  • Je pensais qu'on avait pas le droit d'y aller ? Dis-je en me retournant vers Chuck.
  • Non, c'est nous qui n'avons pas le droit d'y aller. Mais les coureurs si, c'est les seuls à avoir le droit de partir dans le labyrinthe.
  • Labyrinthe ? M'étonnais-je.
  • Heu…! J'ai dis Labyrinthe…?! Dit-il en posant une main sur sa bouche comme s'il avait dit une bêtise.
  • C'est un labyrinthe ?! Soufflais-je.
  • Oublie ça…!

Mais brusquement, alors qu'on discutait tranquillement, un rouquin immense me jette violemment au sol et me traîne par le bras loin de la porte…!

  • Putain lâche moi enfoiré ! Chose qu'il fait en me lâchant dans l'herbe, exprès sur une crotte de chèvre…
  • T’as pas le droit de passer tu piges pas le nouveau ?! S'exclamait le roux d'une voix agressive.
  • C'est quoi ton problème ?! Répondis-je de colère, bondissant du sol pour lui faire face sans peur.
  • Attend le nouveau, viens ! Dit Chuck en me tirant par le bras.
  • Ouais, cassez-vous avant que je t'en colle une ! Grogne l'autre abruti de rouquin tout en pointant son poing vers moi.
  • Tss…!

Même si j'étais furieux, je préfère laisser tomber et suivre Chuck qui me tire loin de lui. Seulement avant même qu'on ne regagne le dortoir, je vois les immenses murs de métal coulisser dans un vacarme assourdissant, venant clore le Bloc… Et tout ça dans l'indifférence total des Blocards…

  • Mais qu'est-ce que… ? Soufflais-je abasourdi.
  • Les portes se ferment pour la nuit.
  • Mais... ?
  • Elles s'ouvrent tous les matins à six heures et se ferment tous les soirs à dix-neuf heures. M'explique Chuck.
  • Comment… c'est possible ?
  • Je sais pas… Dit-il avant de me donner un coup dans le ventre.
  • Aie ! T'es fou ?! Me plaignais-je.
  • Non c'est toi le fou ! T'as failli te battre avec Gally ! Il aurait pu t'atomiser… !
  • Pff... Il est vraiment con celui-là ! Et j'ai pas peur de lui…! Grognais-je.
  • Tu devrais ! Me préviens Chuck.
  • Pourquoi ?
  • C'est le maton des Bâtisseurs... Il est super strict et autoritaire… Et super fort… Souffle-t-il limite de peur.
  • Bâtisseur…? Répète-je.
  • Ceux qui construisent les cabanes et tout le matériel aussi. Et puis si ça se trouve, demain tu vas te retrouver avec lui…!
  • Allez, viens le nouveau.

C'est vrai que demain un blocard nommé Newt doit me trouver un travail… Mais si je me retrouve avec ce Gally, ça risque de mal se passer. T'façon, je suis coincé ici… Donc on verra bien demain…

Pour le reste de la soirée je suivais Chuck qui gentiment m'explique et me montre tout ce que je dois savoir sur le Bloc et comment vivre là…

À l'heure du dîner, après avoir fait un saut dans la salle de bain pour une douche plus que nécessaire à cause de se con de Gally, on passait tous les deux à table. Il fallait d'abord faire la queue pour avoir sa ration et celle-ci était distribuée par un gars que tout le monde surnomme Frypan. Au moment de passer face au grand black, celui-ci m'adresse un sourire amical et déclare en me servant une généreuse portion.

  • Tiens le nouveau ! Alors pas trop dur ta première journée ?! Tu te souviens de quelque chose ?!
  • Heu... Je …
  • T'inquiéte pas ! Ça va venir ! Tiens, mange ça et tu m'en diras des nouvelles !
  • Ouais, merci… Répondis-je simplement en prenant l'assiette en main.

Lui au moins, il semblait sympathique et amical avec moi, exactement comme Chuck. Je ne peux pas en dire autant du reste des blocards qui me parlent à peine…

Je rejoins Chuck à une table et après avoir pris ma première bouché, le garçon joufflu me demande.

  • Alors le nouveau, tu aime la bouffe du Bloc ?
  • Ça va… C'est plutôt bon. Dis-je plutôt surpris.
  • Frypan est un magicien de la cuisine ! Haha !
  • Je vois…
  • Ce n'est pas pour rien qu'il est le maton des cuistots !
  • Je suppose… Soufflais-je plongeant ensuite en pleine réflexion.

Ça ne fait pas longtemps que je suis là, mais je commence à comprendre comment fonctionne le Bloc. Chacun ici semble avoir un rôle à tenir et il y a plusieurs postes bien définis. De ce que j'ai compris il y a Bâtisseurs, Scarleurs, Torcheurs, Trancheur et enfin le seul et unique boulot qui m'intéresse : Coureur… Pour moi, il est hors de question que je reste ici à bosser la terre… Je veux sortir… Je veux sortir et comprendre pourquoi j'ai atterri dans cet enfer et surtout qui je suis…?!

Alors que le pauvre Chuck me racontait sa vie sans que je ne l'écoute, je lui coupe la parole et je demande de but en blanc.

  • Alby m'a dit que j'allais avoir un boulot demain, mais moi je veux devenir coureur. Comment on fait ?
  • Quoi ? Tu veux être coureur ? S'étonne Chuck qui en laisse tomber sa cuillère.
  • Ouais ! J'ai pas l'intention de rester là les bras croisés, alors qu'on est piégé comme des rats…!
  • Bah, je sais pas trop… Je crois qu'il faut être sélectionné.
  • Par qui ?
  • Je sais pas, tu demanderas à Newt demain. Répondit-il en haussant les épaules.
  • C'est qui Newt ? Je ne peux pas lui demander ça maintenant ?
  • Non, tu risque de te faire jeter par les autres matons qui l'accompagnent. Regarde, tu vois la table là-bas ?

Chuck pointe une table du doigt et j'aperçois un garçon aux cheveux blonds et au visage enfantin, assis à une grande table qui semble réunir tous les Matons. A sa droite se trouve l'asiatique, qui fait partie des coureur et en face de lui Alby.

  • Le blond plutôt mignon c'est Newt. Reprit Chuck avec le sourire. C'est lui qui va te trouver un travail demain !
  • Il est sympa ? Demandais-je en me retournant vers Chuck.
  • Oh oui, très ! C'est mon blocard préféré !
  • Ah ?
  • Tu verras ! Impossible que tu ne l'apprécie pas !
  • Ok… Soupirais-je.

Je me résignais à parler à Newt ce soir et je termine mon repas en compagnie de Chuck.

Une fois fini, je ne lâche pas le garçon joufflu d'une semelle… Heureusement qu'il est là, car mine de rien grâce à lui je me sens un peu mieux ici… On ne tarde pas à rejoindre le dortoir, comme la plus grosse majorité des Blocards, et on rejoint nos lits qui se trouvent côte à côte. Je m'allonge sur le vieux matelas, tirant la couverture sur moi… Je ne suis vraiment pas sûr de bien dormir avec ce matelas… Mais, va falloir que je m'en contente pour le moment…

  • T'inquiète le nouveau, avec la cabane qui est sur pilotis, on est à l'abri de la plus grosse majorité des insectes ! Dit-il pour me rassurer.
  • On serait quand même mieux sur sommier… Soufflais-je.
  • Hé hé! Peut-être que si tu deviens un coureur, tu auras le droit à un vrai lit !
  • Peut-être…
  • Bon, je suis fatigué le nouveau! Je risque de ne pas mettre de temps à m'endormir. Dit-il en s'étirant.
  • Pareil…
  • Tu verras, parfois le soir il fait super froid ici et parfois très très chaud ! Donc prévoit toujours une couverture bien chaude à côté de ton lit !
  • D'accord... Merci du conseil et… Pour tout le reste, Chuck. Lui souriais-je.
  • De rien le nouveau ! Me sourit-il en retour. Allez, bonne nuit ! Conclut-il en s'enroulant dans sa couverture.
  • Bonne nuit à toi aussi.

Je lui tourne le dos et je ferme les yeux quelques instants… Je me sentais épuisé… J'ai beau essayer de me souvenir de mon nom, ou d'un détail avant que je ne me réveille dans la boîte, mais rien ne me vient… Puis soudain, des bruits provenant du labyrinthe m'empêchent de m'endormir… C'est comme si des choses métalliques bougeaient…! Ça ne semblait pas choqué les autres Blocards qui dormaient toujours paisiblement… Il fallait que de longues minutes s'écoulent avant que je n'arrive à m'endormir…




"Wicked est bon…!"

"C'est dans l'intérêt de tous, comprends-le…! Tu n'es pas un traître…"

"Un traître…!"



7 heures plus tard.


J'ouvre brusquement les yeux… Choqué par ce que j'ai entendu en rêve… Ces deux voix féminines, ces femmes dont je ne vois pas le visage me parlaient dans mon rêve… J'ai l'impression de bien les connaître… Mais… Parles-t-elles de moi…? Suis-je un traître et est-ce pour ça que je suis… la…?

  • Debout le nouveau ! Lève-toi ! S'écrit soudain Chuck dans mon dos. Je sursaute dans mon lit surpris par son intervention qui me sort brusquement de mes pensées…
  • Tu m'as fais peur… Soufflais-je en passant une main sur mon visage.
  • Il est déjà huit heures du matin ! Je vais manger !

Chuck partait au réfectoire alors je bondissais de mon lit pour ne pas le perdre de vue. J'étais pas encore très à l'aise ici, alors je ne voulais pas trop manger et évoluer ici sans lui…

On partait voir Frypan qui servait encore les rations pour le petit déjeuner.

  • Alors le nouveau ?! Comment tu trouve ma bouffe ? Me questionne-t-il affichant toujours son grand sourire.
  • Oh bah c'était super bon franchement. Lui répondis-je sans mentir.
  • Ah bien ! Haha ! J'espère que tu vas venir bosser avec nous ! On a toujours besoin de Blocards en cuisine !
  • J'en serais ravie. Lui souriais-je. Même si intérieurement je ne pensais qu'à devenir un coureur…

Après avoir récupéré mon plateau, je partais m'asseoir en compagnie de Chuck qui se dépêchait d'engloutir son repas. Personnellement, j'avais beaucoup de questions en tête ce qui me coupe un peu l'appétit… Mais je me force à manger, car je sens que la journée qui m'attends risque d'être assez intense…

  • Tu ne manges pas ? Me demande Chuck intrigué.
  • Oh... Si, t'inquiète. Dis-je en plongeant la cuillère dans mon plat.
  • Surtout ne loupe pas le dej du matin ! Il est servi entre cinq heures et neuf heure.
  • D'accord... Mais c'est pas un peu tôt cinq heures ?
  • Bah les coureurs se lèvent à cinq heures pour partir dès l'ouverture des portes dans le labyrinthe. Puis, les matons se lèvent en général à cette heure-là aussi.
  • Ah d'accord…
  • Bon, reprit le garçonnet en se levant d'un bond, je te laisse j'ai du travail ce matin ! Je dois récolter tout le fumier pour les Scarleurs !
  • Ah… Super…
  • À plus tard le nouveau ! Dit-il en me saluant, me laissant seul face à mon bol…

Il semblait très motivé à aller récolter le fumier… J'avoue que j'ai du mal à comprendre d'où lui vient toute cette joie de vivre alors qu'on est enfermé dans cet enfer…

C'est donc seul que je termine mon repas et après avoir apporté ma vaisselle sale à la cuisine, je me retrouve sans savoir quoi faire… Je me dirige vers le dortoir, cherchant le fameux Newt du regard. C'est alors que je vois le blondinet venir vers moi, m'adressant un sourire.

Contrairement aux autres gars du bloc, lui semblait beaucoup plus propre et soigné. Il portait une chemise très large pour sa fine carrure et en dessus on pouvait deviner un débardeur près du corps de couleur rouge argile. En bas, il avait un pantacourt et des petites savates légères aux pieds mais ce qui me frappe, c'est sa façon de marcher. Il semble boiter d'une jambe... Une fois à ma hauteur, le blond me tend sa main, que je saisis immédiatement, et déclare d'une voix amicale.

  • Salut le nouveau, je m'appelle Newt.
  • Salut...
  • Donc, on t'as mis au parfum je suppose ? Me demande-t-il en posant ses mains sur ses hanches.
  • Ouais plus ou moins... Tu dois me trouver un travail, c'est ça ?
  • Exactement. Personne ne glande ici. Me prévient-il.
  • J'avais pas l'intention de glander. Précis-je.
  • Parfait alors. Dit-il en venant tapoter mon épaule, m'entrainant avec lui.
  • Donc, je dois faire quoi ? Dis-je en le suivant.
  • Avant toute chose, je vais t'expliquer les différents postes.
  • Je suis déjà un peu au courant… Mais…
  • Ici, me coupe-t-il en arrivant face à un bâtiment. Tu as le stockage des outils des Torcheurs.
  • D'accord mais…
  • Un Torcheur est chargé d'effectuer les différentes tâches de ménage ou d'entretien. Leurs rôles c'est de toujours garder nos espaces de vie commun niquel en gros.
  • Ok…Seulement… Soufflais-je en essayant de l'interrompre. Seulement le blond semblait lancé, car il poursuivait.
  • Là, tu as le bâtiment des Trancheurs. Dit-il en pointant un autre bâtiment du doigt. Ils sont chargés d'élever le bétail et ensuite de le tuer pour qu'on puisse le manger.
  • Ici c'est l'infirmerie, avec les deux Medjacks, Clint et Jeff. Ils sont d'ailleurs très souvent occupés à soigner les plaies des trancheurs. Dit-il en lâchant un petit rire.
  • Mais Newt…?
  • La c'est le domaine des Bâtisseurs et des Briquetons. Poursuit-il sans fin… C'est eux qui sont chargés de l'entretien des bâtiments et de leurs constructions. Mais c'est aussi eux qui fabriquent tout ce qui est chaise, lit, table, outils, ect… Tu me suis le nouveau ?
  • Je te suis…
  • Parfait ! Car voici le domaine des Scarleurs ! Enchaîne-t-il en me montrant les jardins où je voyais toutes sortes de légumes pousser. Comme tu peux le voir, les Scarleurs s'occupent des plantations et du jardin. C'est là que je travaille la majorité du temps. M'indique-t-il.
  • D'accord, mais si moi je veux devenir coureur ? Me lance-je.
  • Tu veux devenir coureur ? S'étonne Newt.
  • Oui, pourquoi ? Grimace-je.
  • Tu sais quoi le nouveau, dit-il en posant sa main sur mon épaule, affichant un grand sourire, j'ai sincèrement cru que tu avais le potentiel pour devenir coureur quand je t'ai vu partir en sprint à ton arrivée, mais ça c'était avant que tu te vautre ! Hihi ! Super ta gamelle ! Se moque-t-il…
  • Je suis sérieux, je veux vraiment être un coureur. Insiste-je.
  • Écoute le nouveau, être coureur ce n'est vraiment pas dans les cordes de tout le monde. Le labyrinthe est vraiment dangereux… Crois-moi.
  • Je m'en fiche, je ne veux pas rester là à attendre que le temps passe…! Je veux me sentir utile…! Argumente-je.
  • Je comprends. Mais tu sais, il ne s'agit pas que de courir bêtement pour trouver une sortie. Une fois dans le labyrinthe, il faut mémoriser chaque couloir, chaque fois que tu tournes pour ne pas te perdre. Et surtout, il faut rentrer avant que les portes ne se referment. Sinon…
  • Sinon…?
  • Sinon tu es mort. Aucune des personnes qui se sont retrouvées piégées dans le labyrinthe ne sont revenues…
  • Ils meurent de quoi…? Demandais-je surpris.
  • À cause des Griffeurs.
  • C'est quoi…?
  • Des créatures… Elles sortent la nuit et tuent tous ceux qui sont bloqués dans le Labyrinthe.
  • D'accord, mais comment on fait pour être coureur, à qui je dois m'adresser ? Le questionnais-je toujours aussi déterminé malgré ses explications.
  • Heu… T'as pas dû bien entendre ce que je viens de te dire…? Tout le monde fuit le boulot de coureur… T'as pas beaucoup de chance de survivre là bas et…
  • C'est ce que je veux faire ! Le coupais-je.
  • Bon… Dans ce cas si tu es vraiment déterminé, fait tes preuves dans le Bloc avant.
  • Comment ?
  • Intègre-toi au groupe. Me conseil t-il.
  • Et c'est toi qui décide ensuite ?
  • Oh non, c'est Minho. Le chef des coureurs.
  • C'est qui ?
  • L'asiatique. Tu as dû le croiser hier, non ?
  • Ah... Super … Il a l'air aussi sympa que Gally… Soupirais-je.
  • Hahaha ! Newt se mit à rire de bon cœur. Tu sais, reprit-il, si tu veux te faire bien voir par Minho, évite ce genre comparaison !
  • Désolé c'est sorti tout seul…
  • Bon allez, suis-moi, je t'amène pour ton premier job ! Dit-il en posant sa main sur mon épaule.
  • Super…
  • Tu sais, le but des prochains jours c'est qu'on te trouve le boulot où tu te sens le mieux, et où tu es le plus utile.
  • Ok.
  • Donc chaque jour tu iras dans un groupe différent. Ça va te permettre de faire connaissance avec tout le monde comme ça.
  • D'accord et je commence par quoi ?
  • Bâtisseurs.
  • Rah… Super… Soupirais-je.

Ça ne pouvait pas tomber plus mal… Je sais que le maton des bâtisseurs c'est le rouquin… Et je ne l'apprécie pas spécialement celui-là… Je sens que ça va mal tourner…

Mais vu que je n'ai pas vraiment le choix, je suis le blondinet jusqu'au fameux groupe de Bâtisseurs.

  • Gally, l'interpelle Newt.
  • Tiens, Newt… Ça va ? Dit-il en venant lui serrer la main.
  • Ça va, sourit-il aimablement, je te confie le nouveau pour la journée. Lui indique Newt en attrapant mon bras pour me pousser face au rouquin.
  • Ah… Le nouveau…! Répondit Gally qui croise les bras, bombant le torse pour se grandir.
  • Salut. Dis-je en me redressant bien droit face à lui aussi. Je ne voulais pas qu'il pense que j'ai peur de lui cet abruti.
  • Soit sympa avec lui, d'accord Gally ? Demande gentiment Newt qui glisse sa main le long du bras du maton.
  • Je… Je vais essayer. Répondit le rouquin visiblement troublé.

Il dévisage le blond de la tête au pied et j'avoue que je trouvais cette scène… Très bizarre… C'est comme si… Newt tente d'user de ses charmes pour qu'il soit sympa, et en plus ça semble fonctionner… Enfin, je me fais probablement des films…

  • Bon je vous laisse, reprit le blond qui lâche le bras du maton. Il se rapproche ensuite de moi et il pose sa main sur mon épaule et me souffle d'une petite voix. Si tu as besoin de quoi que ce soit, viens me trouver.
  • Ok… Approuve-je.
  • À plus tard.

Il tapote mon épaule et s'éloigne me laissant seul avec le Maton des Bâtisseurs.

  • Bon le nouveau, commence-t-il, je vais pas y aller par quatre chemins, ici c'est moi le boss, tu obéis aux ordres que je donne et surtout, tu la ferme.
  • Tu vas arrêter de m'appeler le nouveau. Grognais-je.

Ma réponse qui défie l'autorité suprême de cette abruti attire l'attention des bâtisseurs et des briquetons qui s'attroupent rapidement autour de nous.

  • Ah ouais ? Et comment tu veux qu'on t'appelle ? La tâche ?! Répond le Maton affichant un sourire provocateur… D'ailleurs, sa réplique faisait bien rire ses potes… Il poursuit alors content de sa blague : Ouais voilà les gars ! On va l'appeler la tâche !

Personnellement je me contente de contenir ma colère pour ne pas frapper cet idiot…

  • Allez bouge toi la tâche ! Fit le Maton en me bousculant du doigt pour ensuite se diriger vers le mur de la grange. On a du pain sur la planche aujourd'hui ! Pas le temps de traîner…!
  • Et je dois faire quoi ? Grognais-je en le suivant à contrecœur.
  • Tu vas bosser avec Antoine, tu vas réparer ce foutu mur, compris ? Dit-il en pointant du doigt un garçonnet au cheveux noir pas plus haut que trois pommes.
  • J'ai pas entendu ! Demandait Gally en me prenant par mon t-shirt.
  • Compris. Lui répondis-je en poussant sa main d'un geste vif.
  • Bien, au boulot fainéant ! Gronde-t-il.

Gally partait enfin et il me laisse seul avec le petit Antoine. Ce garçon aussi grand que Chuck mais beaucoup plus mince, ne semblait pas très bavard. Il ne me regarde même pas et continue de travailler minutieusement.

  • Heu… Alors... Je dois faire quoi ? Demandais-je un peu mal à l'aise.
  • Tu prends les planches et tu les clous. Dit-il toujours sans me regarder.
  • Heu... Ok…

Je prends les planches et j'exécute ma tâche... Ça me saoule vraiment de faire ça… J'ai pas envie de traîner ici et me sentir inutile… J'ai envie d'aller dans le labyrinthe pour me barrer de cet enfer et enfin découvrir qui je suis… Mais aussi pourquoi on m'a envoyé ici comme tous ces garçons…?

Mais alors que j'étais un peu perdu dans mes pensées, Antoine me retire le marteau des mains et me dit.

  • Pas comme ça le nouveau. Je te montre.
  • D'accord, merci… Lui souriais-je.
  • Tu dois la positionner comme ça et mettre les clous, ici et ici. M'indique-t-il.
  • D'accord. Approuvais-je en m'exécutant.
  • Bien, parfait.

Pendant que je posais la planche, je me rappelle que Chuck m'a dit qu'Antoine était l'un des derniers arrivés aussi. Vu que ça ne fait pas longtemps qu'il est là, il y a peut-être moyen qu'il me donne de bon conseils pour survivre ici.

  • Alors c'est comment de vivre au Bloc ? Lui demandais-je sans détour.
  • Difficile. Répondit-il en penchant la tête. Une réponse qui a le mérite d'être honnête.
  • De survivre ?
  • Non, de cohabiter avec certains blocards. Souffle-t-il.
  • Ah ouais, je vois… Comme avec ce connard de Gally.
  • Chut…! Fit-il immédiatement, posant un doigt devant sa bouche. Il affichait un visage tétanisé par la peur.
  • Pourquoi ? M'étonnais-je.
  • S’il t'entend… Tu vas passer un sale quart d'heure… Me prévient-il.
  • Qu'il vienne… Grognais-je sans crainte.
  • Tu devrais le craindre, tu sais…?
  • Pourquoi ?
  • Il est capable de tout. Grimace-t-il comme s'il en avait fait l'amer expérience.
  • Jamais j'aurais peur d'un type comme lui. Puis, les autres Matons sont là pour nous protéger, non ?
  • Non pas vraiment… Gally est le bras droit d'Alby. Personne n'ose le contredire.
  • Ah...

Super, je me rends compte que ce n'est peut être pas une communauté aussi soudée que ce que prétendait Alby… Visiblement on a plutôt affaire à une dictature…

  • Alors, ça boss ici ?! S'exclamait soudainement Gally dans notre dos.
  • Heu…Oui…oui… Souffle Antoine qui se fait le plus petit possible.

Mais alors qu'on ne s'y attendait pas, Gally nous bouscule et arrache brutalement les planches qu'on vient de poser.

  • Tu fous quoi putain ?! Grogne-je furieux.
  • C'est n'importe quoi ce travail…! S'écrit-il en jetant tout par terre. Il attrape ensuite Antoine par le bras et le soulève face à lui. Ce n'est pas comme ça que je t'ai montré abruti…!

Le pauvre petit mec semblait complètement tétanisé… J'interviens alors, posant ma main sur son poignet pour qu'il lâche le petit.

  • Pas la peine de t'énerver comme ça ! Gally lâche immédiatement Antoine et me bouscule d'un violent coup de coude.
  • Un problème la tâche ?! S'énerve-t-il de plus bel.
  • Ouais, c'est toi le problème ! Ose-je lui répondre.

Mais le Maton était si furieux qu'il m'attrape par le col de mon t-shirt et me dit d'une voix menaçante.

  • Tu ferais mieux de faire attention à ce que tu dis sale connard !
  • Ah ouais, sinon quoi ?! Dis-je sans crainte, le défiant du regard.
  • T’as de la chance qu'on ne puisse pas frapper un Blocard, sinon crois-moi, tu serais déjà au tapis la tâche…! Gronde-t-il en devenant rouge de colère.
  • Tss…! Si tu crois que j'ai peur de toi…! Réplique-je sans peur.
  • Continue ton boulot abruti et correctement cette fois ! Dit-il en me repoussant d'un coup sec. Que je ne revienne pas…! Sinon ça va barder…! Me prévient-il.
  • T'as qu’à le faire toi même si t'es pas content ! Le provoque-je encore.

Seulement cette fois, Gally se retourne brusquement vers moi et me donne un violent coup de poing en pleine tête. La puissance du choc fut telle que je fus projeté en arrière… Complètement sonné par son coup… Tous les Bâtisseurs s'attroupent autour de nous et ils répètent tous en chœur « Baston », comme s’ils voulaient qu'on continue à se battre… Mais moi, je peine à me relever… Ma vue était trouble et je me sentais limite partir…

Quand soudain, je sens des mains délicate venir tenir ma tête… Une forme se dessine au dessus de moi, et je vois le visage enfantin de Newt prendre forme. Il grimaçait d'inquiétude et dit en fixant Gally.

  • T'es complètement taré ?!
  • C'est de sa faute ! Il me provoque ! Répliquait le rouquin furieux.
  • Et alors ? T’as oublié l'une de nos règles principale ?! S'époumone le blondinet.
  • Mais c'est de sa faute putain !! S'écrit-il furieux.
  • Medjacks venez s'il vous plaît…!

Deux garçons venaient m'aider à me relever et j'étais rapidement amené à l'infirmerie... Mais juste avant qu'ils ne m'embarquent, j'entendais Newt dire à Gally : « J’ai fermé les yeux sur plein de choses mais là, tu dépasses les bornes Gally…!  ». Je ne savais pas vraiment de quoi il parlait, mais visiblement Antoine avait raison quand il disait que Gally avait tout pouvoir ici… Mais j'étais si mal et sonné que ce n'était pas trop le moment pour y penser… Une fois allongé sur le lit de l'infirmerie, avec une crème pour soulager la douleur, je décide de fermer les yeux cinq minutes…



"Wicked est bon…

Tu nous as trahis…

Thomas"


J'ouvrais les yeux, troublé, sentant du froid sur ma tête... Je tombais immédiatement sur le visage amical de Newt, qui tenait un tissu froid contre mon visage… Sa bouche de chat m'adresse un sourire et il dit d'une petite voix douce.

  • Ça va mieux le nouveau ?
  • Thomas. Rectifie-je en m'asseyant pour lui faire face.
  • Thomas ? Répète t-il surpris.
  • Je m'appelle Thomas.
  • Oh... D'accord, Thomas. Me sourit-il gentiment.
  • Cet enfoiré… Grognais-je en serrant le poing.
  • Pourquoi Gally t'as frappé ? Me demande-t-il.
  • Parce que je lui ai dit de faire son foutu boulot tout seul !
  • Pourquoi ça ?
  • Il a détruit notre travail et a hurlé sur nous sans raison…! Explique-je à Newt.
  • Ah…
  • Ah ? C'est tout ? M'étonnais-je de sa simple réaction…
  • C'est Gally… Souffle-t-il en détournant le regard.
  • Ce n'est pas une excuse !
  • Je sais…
  • Ouais et moi je sais que toi et les autres Matons vous fermez les yeux sur plein de choses le concernant…! Grognais-je en le fixant dans les yeux. Newt grimace légèrement et réplique sèchement.
  • Tu ne sais rien Thomas. Alors si j'étais toi, je me ferais petit.
  • Il est hors de question que je me laisse marcher sur les pieds par un connard pareil !
  • J'irais en parler à Alby, ça ne peut pas rester sans conséquence ce qu'il t’a fait. Dit-il en se levant.
  • Oui… Merci… Me calme-je un peu.
  • En attendant, repose toi. Tu retourneras bosser que demain, d'accord ? Conclut-il avec un petit sourire.
  • Pas avec lui j'espère ?
  • Non, t'inquiète.
  • Merci Newt. Dis-je en le regardant s'éloigner.
  • De rien Thomas.

Newt quitte l'infirmerie… C'est vrai qu'il est sympa comme mec... Heureusement qu'il a pris ma défense face à Gally… Je ne sais pas si j'aurais été de taille face à lui… Mais une chose est sur, je ne me laisserais jamais faire…! Après je dois aussi le remercier, car grâce au coup qu'il m'a donné, je me souviens de mon nom : Thomas !



A suivre...!


Prochain chapitre : Être un Blocard.


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